Archives de l’Algérie française (1830-1904), en ligne

Un nouveau département vient d’être mis en ligne, et pas n’importe lequel puisqu’il n’existe plus : l’Algérie Française. L’initiative provient des Archives Nationales de l’Outre-Mer, l’ANOM.

Envahie en 1830 suite au fameux soufflet du dey avec son éventail, contre le consul de France, et dont le geste entraîne la rupture diplomatique avec la France, l’Algérie va devenir colonie française pendant plus de 130 ans.
De nombreux français vont tenter leur chance, et s’installer en Algérie. D’autres y seront déportés. Plusieurs générations se succèderont sans quitter l’Algérie, ce qui explique que lors de l’indépendance de 1962, le déracinement de bon nombre de familles sera vécu très cruellement, et hante toujours les mémoires aujourd’hui. Et ils sont nombreux, les « pieds-noirs » à la recherche de leurs racines. Cette mise en ligne est donc une aubaine, même si elle n’est hélas pas complète :

« De 1830 à 1962 les registres d’état civil dit européen ont été établis en deux exemplaires selon la règle métropolitaine. Lors de l’accession de l’Algérie à l’indépendance, ces registres sont restés en Algérie où ils sont conservés.
Le ministère des Affaires étrangères a entrepris entre 1967 et 1972 la reproduction sur microfilm d’une partie de ces registres, environ les deux tiers. Certaines communes manquent en totalité et d’autres sont incomplètes.
Ce sont ces microfilms qui ont fait l’objet d’une numérisation. A l’initiative du ministère de la Culture, il a été établi en 2003 une base alphabétique des actes de 1830 à 1904, aux noms et prénoms, qui facilite l’accès aux images numérisées. »

La période couverte par les documents numérisés s’étend de 1830 à 1904.

Procédure de consultation :

Rendez-vous d’abord à l’adresse suivante :
http://anom.archivesnationales.culture.gouv.fr/caomec2/


Sur la page d’accueil, seule la zone « Afrique » est pour le moment cliquable. Cela laisse espérer de beaux jours pour les autres types d’archives, et notamment les Caraïbes. Dans « Afrique », un seul choix : l’Algérie.


La page affichée vous propose un menu sur la gauche, et un récapitulatif des fonds numérisés sur la droite. Le formulaire est très simple : vous choisissez une commune et éventuellement un type d’acte, une année ou une fourchette d’année et un critère de tri. Attention aux zones « nom » et « prénom » : si vous ne trouvez pas votre ancêtre, cela ne veut pas dire qu’il ne figure pas dans les images, un erreur est vite arrivée dans une orthographe et mieux vaut chercher soi-même. Etant donné la non-exhaustivité des numérisations, nous vous conseillons de vous borner à un simple nom de commune.
Cliquez ensuite sur Lancer la recherche.
(NB : autres inventaires mène vers d’autres types d’archives, sans rapport avec l’Algérie).


Le détail des registres numérisés de la commune s’affiche alors sur une ou plusieurs pages, il vous suffit de cliquer sur l’icône représentant un œil pour accéder aux documents. Une nouvelle fenêtre s’ouvre alors en plein-écran.


La page de consultation est très habituelle : A gauche, des vignettes de toutes les pages numérisées, en colonne, et un petit menu de navigation : première page, page précédente, page suivante, dernière page.


En haut, toutes les fonctions habituelles de ce genre d’outil :


– un curseur qui sert à déselectionner les autres éléments lorsque l’un d’entre eux est sélectionné,
– zoom plus et zoom moins,
– la main pour faire bouger l’image avec son curseur,
– la zone de sélection qui propose un mini-menu dans l’image bien pratique,


– un affichage par menu déroulant aux tailles mentionnées,
– rotation gauche et droite,
– contraste,
– luminosité,
– RAZ pour remise à zéro,
– enfin à droite une aide qui récapitule en détail toutes ces fonctions.

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