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On le voit et on l’entend, le personnel politique réquisitionné pour la campagne présidentielle se déplace comme au temps de la fameuse harka des souverains maghrébins. Faute de réunir autant de personnes comme dans les temps anciennes, les délégations se fourvoient dans le drainage de la foule qui au lieu d’assembler les partisans réunit des spectateurs confinés dans des salles réservées à travers le pays et à l’étranger.

Les candidats à la présidence curieusement se cantonnent à réunir leurs partisans sans commune mesure avec leur impopularité auprès de la population. Il en résulte une disproportion entre la représentativité et l’engouement de la masse populaire On le voit et on l’entend, les candidats recrutent des aficionados comme les clubs de football. A la seule différence  qu’ils ne remplissent pas les stades mais des centres culturels ou les salles des mairies.

Au vu du peu d’engouement et de l’indifférence de la population qui ne croit pas à cette élection jouée d’avance, les candidats ou leurs représentants s’agitent à travers le territoire national mais faute de popularité, se concertent avec les potentats locaux. Ensemble ou tout du moins pour le clan présidentiel, ils manigancent la salade électorale et diront après tout, c’est l’Algérie profonde qui a choisi.

Les agences de presse rapportent que ici et là, les deux principales candidatures louent des salles et voyagent en jet privé à cout de milliards de dinars.  Alors d’où vient l’argent?

Nous ne savons pas ce que dit la loi électorale et non plus qui contrôle qui et qui, quoi et comment?  On le voit, on l’entend et on le lit c’est le flou artistique dans le domaine des dépenses de campagne. Même en ce domaine comme pour l’économie algérienne c’est l’opacité qui prédomine. Les deniers publics sont utilisés au bon vouloir des décideurs. Des six candidats, le premier pouvoir des officines et des antennes, semble peut être avoir opté pour un homme du sérail.

On ne sait jamais qui des deux clans du pouvoir l’emportera. Veulent-ils (les décideurs) que Benflis remplace Bouteflika pour nous dire que le changement a eu lieu ? Un autre traquenard qui durera encore des décennies. Une mauvaise nouvelle pour l’Algérie. Toujours la nasse.

RB

Prochain article, Benflis va-t-il se substituer à Bouteflika?