Il ne manque plus que Toufik pour aller soutenir les enseignants vacataires en grève de la faim !

A voir la brochette de Nécrophores et d’opportunistes qui se sont pointés pour prendre des photos avec les grévistes, et à lire cette banderole que nos ‘enseignants’ ont osé brandir (Bouteflika Ya Mahboub, el Idmage houwa el Matloub ; Bouteflika le bien aimé, c’est l’intégration dans le corps des enseignants qui est demandée) il y a lieu de rappeler un minimum de points, surtout que malgré l’horreur et les drames, nous sommes devant un remak des épisodes du GDS d’Ain Salah, au cours desquels les mannequins et pin up de l’opposition auto proclamée nous avaient offert un show de hâbleries et de fanfaronnades à propos d’une révolution qui partirait du sud :

– Soutenir les luttes sociales et les syndicats autonomes ne peut se faire avec des bipolaires et des pourris qui soutiennent ouvertement le pouvoir.

– Au delà du désastreux code du travail, de l’exercice du pouvoir par les illégitimes, de la gestion tyrannique, aberrante et stérile de l’éducation, au delà des injustices que subissent des générations entières d’élèves, si les enseignants vacataires n’ont pas compris contre qui il faut se battre mieux vaut qu’ils se taisent et qu’ils aillent passer le dit concours de recrutement.

Que cela soit clairement dit, les mouvements corporatistes qui prennent soin de ne pas fâcher les véritables maîtres ne méritent aucune compassion sur le fond, la charité et l’humanitaire n’ont pas de place dans ces espaces et ces situations.

Loin de donner des leçons aux profs exploités, mal formés et humiliés, permettez moi de dire à quel point j’ai honte de voir ce pitoyable spectacle qui nous est offert et imposé.

Une fois de plus, on ne peut que désenchanter, surtout en comparant au même mouvement au Maroc et aux discours hautement politiques que tenaient de jeunes stagiaires Marocains qui, au passage ont bel et bien passé toutes les étapes et difficultés académiques exigées, des discours qui ne manquaient pas de pointer le pouvoir, de vilipender le premier ministre, d’interpeller les porteurs de matraques sur l’avenir de leurs enfants d’abord, sur le droit de tous à une éducation de qualité et sur les politiques liberticides qui s’acharnent contre l’école publique.
On l’aura compris, c’est toute la différence entre les luttes pour les gamelles et les autres luttes, celles qui défendent un métier, un projet et une classe et qui n’ont pas peur de déplaire aux bourreaux.

Z.A.