Mouharem, le ‘vivre ensemble’ et les islamologues de la chaîne 3 !

Marre de ces thèmes maçonniques qu’on nous impose à tout va, y compris maintenant dans les pseudo discours religieux, n’hésitant pas pour ce faire à appeler à la rescousse les derniers remparts des minimas de la respectabilité intellectuelle.

La chaîne 3 qui a déjà fait dans un passé récent les éloges de l’égalité des genres, nous propose comme thème pour parler Mouharem, le ‘vivre ensemble’, une phrase stridente, deux mots clés avec lesquels nous avons déjà été assommés il n’y a pas si longtemps, à coup de médailles et de portraits, et ce, lors de ces cérémonies où les mi-Zaouias, mi sectes sionisées, ont célébré, armés de Burnous, le ‘vivre ensemble’ des ripoux, par les ripoux et pour les ripoux.

De quel ‘vivre ensemble’ parle-t-on au juste ? Celui qui s’adresse aux opprimés, aux vaincus et aux stigmatisés ou celui qui interpelle les vendeurs d’armes, les colonisateurs, les faiseurs de pensées , les geôliers de Guantanamo ou leurs aides de camp dans le monde Arabe ?

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore bien vu, ce thème du ‘vivre ensemble’ est le nouveau cheval de Troie qui se donne pour mission d’acculer les musulmans des classes sociales suspectes, non maîtrisables, c’est à dire avant tout pauvres, sur les questions du sionisme, du mariage pour tous et du terrorisme, de tous les points de vue, islamique ; c’est une philosophie tortueuse qui veut faire passer par exemple les Palestiniens et les peuples Arabes pour des antisémites primitifs à qui il faut impérativement expliquer la soumission au plus fort en la faisant passer pour une émancipation et une victoire contre la haine, une haine véhiculée forcément par cet Islam !

Est-ce bien utile de rappeler que Moharem, et en déplaise aux amateurs de festins et de pétards, qui marque le début de l’année chez les musulmans, est avant tout le symbole des opprimés et des persécutés qui ont fait de la Hijra, l’immigration, l ‘exil, le bannissement, un emblème et un pilier de la lutte et non celui de la fuite ou de l’abdication, un rappel éternel du refus et de l’obligation morale et religieuse ni de se se soumettre ni de normaliser avec les plus forts quand leur règne n’est que prédation et crimes, car les musulmans n’ont pas fui la Mecque juste pour une vie meilleure, pour manger à leur faim, prier sans être persécutés et s’en contenter, mais ce fût pour bâtir un ETAT, pour revenir à la Mecque dont ils ont été chassés, pour construire une autre société et une nation régie par la justice, où pauvre, riche, ancien esclave, noir, blanc, homme, femme, noble, chef de tribu, musulman ou non, étaient les mêmes aux yeux de la loi ; un monde réel et non fictif où les richesses étaient équitablement partagées, où les palaces et les privilèges étaient criminalisés et où un juif pouvait ester en justice un général ou même un futur Kalife,

N’hésitant pas, et sans pudeur, à mêler la Sirra Ennabawiya à ces fadaises du ‘vivre ensemble’, c’est au nom de cette thématique s’apparentant au refrain que les invités de la chaîne 3 sont venus ce matin de Mouharem, nous rappeler par exemple qu’à Alger il y avait toutes les communautés, tous les lieux de culte et qu’il y avait même des quartiers juifs !! A la belle découverte !

Comme si la lutte inachevée d’ailleurs, du peuple des indigènes musulmans n’était qu’une continuité logique de l’inquisition en Espagne, une inquisition, qui n’aurait d’ailleurs touché que les Synagogues paraît-il !

Ainsi, nos éclairés en gandoura, en Burnous ou en costume cravate continuent de se faire les agents de la nouvelle vitrine pour parler, et sous l’égide des principes pseudo universels, des droits de l’homme en rattachant bien sûr le tout à la loge des Faussaires du ‘vivre ensemble’, ces mêmes prédateurs qui adorent véhiculer les clichés à succès relatifs à la Fatma qu’on tabasse et qu’on obligé à porter le voile mais n’abordent jamais les chapitres sur la Fatma à qui les services secrets arrachent son enfant à peine adolescent pour l’envoyer faire du Jihad en Syrie et en Libye, sur celle qui est esclave chez les Wahabites, opératrice à 200 Euros le mois auprès des multinationales de la téléphonie au Maroc ou encore prisonnière torturée systématiquement en Israël ou en Turquie, sur ces femmes Algériennes qui se battent seules depuis plus de 20 ans pour les victimes de disparitions forcées.

Qu’on ne nous trompe pas, les rappels sur le ‘vivre ensemble’ au même titre que la pratique de l’humour et des caricatures ne peuvent être légitimés que si elles sont l’outil des plus faibles et des plus démunis matériellement et socialement, et non l’inverse, c’est à dire, une autre arme de propagande aux mains des plus riches et des plus puissants.
En aucun cas et sous aucun motif fallacieux, nous ne laisserons ceux qui nous empêchent de vivre, venir nous donner les leçons sur ‘le vivre ensemble’, le partage, la justice le respect de l’autre, les droits des femmes, la dignité, les relations sociales et inter communautaire et nous faire oublier que nous ne sommes que des sous citoyens en sursis, dont les droits les plus élémentaires sont bafoués au quotidien.

Z.A.