Cet article tente d’analyser les processus qui ont conduit à l’émergence et au renforcement du secteur privé des soins en Algérie durant la décennie quatre‑vingt‑dix. Il insiste sur ces multiples recompositions qui vont s’opérer entre l’État, les spécialistes du secteur public et celui du privé, permettant à de nouveaux acteurs d’investir le champ de la santé. Les imbrications entre les logiques sociales déployées par les pouvoirs publics et les médecins spécialistes, montrent bien la prédominance d’un marché difforme des soins, à l’origine du renforcement du secteur privé qui se « nourrit » des dysfonctionnements des hôpitaux mais aussi d’un mode de régulation bureaucratique et centralisé du système de santé.

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