Algiers

ALGER, 20 juin 2013 (AFP)

Les sociétés algériennes du secteur énergétique ont décide de ne plus travailler avec les entreprises étrangères impliquées dans des affaires de corruption, a annonce jeudi le ministre algérien de l’énergie et des Mines Youcef Yousfi.

« Les sociétés du secteur de l’énergie et des mines ont décide de ne plus travailler avec les entreprises (étrangères) impliquées dans des affaires de corruption », a-t-il dit devant le parlement lors d’une séance consacrée à questions orales.

Les sociétés publiques du secteur sensible de l’énergie en Algérie « vont défendre leurs intérêts et réclamer d’être indemnisées auprès des (entreprises) jugées coupables et poursuivre en justice toute personne impliquée », a-t-il précisé.

« Le partenariat étranger doit se faire dans le respect de la loi », a-t-il souligné.

« Il faut être vigilant quant à la façon d’attirer les investisseurs potentiels », a encore estimé le ministre.

Le groupe public algérien d’électricité et de gaz Sonelgaz avait annoncé le 11 juin avoir placé le géant canadien de l’ingénierie SNC Lavalin sur une liste noire pour le versement présumé de pots-de-vin en échange de contrats en Algérie.

« Pour les affaires en cours, nous devons laisser la justice mener ses investigations. Elle seule est en mesure de régler ces affaires sereinement et au rythme qui lui convient », a-t-il ajouté, réitérant des propos tenus plus tôt cette semaine à propos de cadres de Sonelgaz placés sous contrôle judiciaire dans une affaire de malversations présumées.

Il s’agissait dans ce cas de « surcouts » liés à la construction de deux centrales électriques par les groupes français Alstom et américain General Electric.