Mécanisme de propagande ou comment utiliser “sagement” les médias.

Comment faire passer une réforme non désirée par la population ? Comment masquer une affaire compromettante pour un politicien en pleine campagne électorale? Ou comment juste préparer une population à la guerre ? Une solution toute simple = Les médias.

 

«Si on ne peut pas le dissimuler, trouvons une diversion.»

«Un prix est soit une récompense pour un effort fourni, soit un hochet, soit du vent.

Qu’il vienne de Nobel ou pas n’y change rien.»

Le rôle des médias n’a jamais été aussi important que de nos jours. Qu’ils soient imposants comme les grands chaines télévisées ou comme les médias alternatifs virtuels, ils ont un point commun : Ils prennent l’actualité, les informations, les news, bref, tout ce qui est plus ou moins diffusable.

Pour un parti politique, l’usage est multiple. Un ex ministre en mal de popularité peut par une simple (et persistante) allusion à des viennoiseries parvenir à redorer son blason au sein de son parti et espérer glaner des voix chez son concurrent. Et pendant que les personnes concernées s’offusquent des termes utilisés pour les dénigrer (je ne blâme pas, des vannes au pain au chocolat j’ai distribué mon quota), l’attention est détournée pour d’autres manœuvres politiques non moins déplorables, comme la mise en place de lois anticonstitutionnelles (même liberticide) de la part du camp en place au pouvoir.

Avoir un accord avec les gros médias dans ce genre de cas de figures est nécessaire pour réaliser ce genre de manipulation. C’est un système où tous les acteurs gagnent. Les journalistes sont récompensés en deniers de Judas, le politicien en mal de renommée apparait comme un héros (vu que les personnes qu’il attaque sont censées être les méchants) et le pouvoir en place impose sa législation incognito.

Ici on ne parle même pas de la « presse people », qui est un pain béni pour les politiciens. Les émanations putrides de Madonna font plus de bruit qu’un président iranien contestant l’utilité des armes nucléaires. Et ce n’est pas un hasard, si Kim Kardashian est plus connue que le pape du révisionnisme.

Parlons un peu d’économie, l’Union européenne a reçu la Prix Nobel de la Paix. Le summum de l’ironie étant qu’il n’y a techniquement aucun argument le justifiant. En tout état de cause, l’attribution est révélatrice de la pourriture ambiante :

–          Corruption des juges du Prix Nobel,

–          Les plus importants pays de l’Union européenne étant eux même les plus gros exportateurs d’armes au monde,

–          La situation catastrophique des états membres de l’UE en crise pour ne citer que la Grèce et l’Espagne,

–          Délocalisations massive des entreprises et suppression d’emplois un peu partout en Europe,

–          Ingérence belliqueuse des Etats dans le conflit syrien vs djihadistes made in CIA&co,

Et j’en passe des meilleures…

Pour préparer une population à la guerre, rien ne vaut une propagande orchestrée par une machinerie médiatique bien huilée. L’idée étant de donner corps à la guerre, un Etat a besoin au pire d’une population indifférente. Au mieux ? D’une population remplie de volontaires prêts à servir de chair à canon. Par propagande, on entend ici le principe désignant un ensemble d’actes décidés par une élite au pouvoir pour influer sur le comportement et les pensées du plus grand nombre dans le but de les rallier à soi. Ou du moins, dans le camp voulu.

Un aristocrate anglais pacifiste, Lord Ponsonby a résumé ainsi les principes de la propagande utilisée lors de la Première Guerre Mondiale (son propre pays compris) pour diaboliser les allemands.

« Il faut faire croire =

1.    que notre camp ne veut pas la guerre,

2.    que l’adversaire en est responsable,

3.    qu’il est moralement condamnable,

4.    que la guerre a de nobles buts,

5.    que l’ennemi commet des atrocités délibérées, (pas nous)

6.    qu’il subit bien plus de pertes que nous,

7.    que Dieu est avec nous,

8.    que le monde de l’art et de la culture approuve notre combat,

9.    que l’ennemi utilise des armes illicites (pas nous),

10.  que ceux qui doutent des neuf premiers points sont soit des traitres, soit des victimes des mensonges adverses (car l’ennemi, contrairement à nous qui informons, fait de la propagande). »

Ce qui compte, c’est d’avoir avec soi ce qui est alors appelé l’opinion publique. Pour ce faire, rien de plus simple lorsque le principe est acquis. Les moyens sont les suivants :

–          Bombardement continu d’articles orientés,

–          Manipulation et diffusion de faux sondages,

–          Manipulation d’informations, au mieux incomplètes, au pire complètement fausses,

–          Mises en scène avec acteurs de scénario où ce qui est désigné comme ennemi agit en tant que tel (faux islamistes agressant des citoyens lambdas par exemple).

Une bonne propagande utilisant les moyens cités plus haut pour faire croire à la population les dix types de mensonge a techniquement déjà remportée la bataille d’opinion qui maintient la cohésion derrière l’Etat.

Le principe est le même lorsqu’il s’agit de mener en sous-marin une guerre civile. Le tout étant de bien désigner les ennemis et de ne SURTOUT PAS les laisser se défendre, ou s’organiser.

Rachid Guedjal

 

Note ;

– lire le livre Propaganda de Edward bernay


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