Présidence, généraux, services secrets voilà donc des sujets désavantageux qu’on évoque à n’en plus finir depuis pas mal de temps dans la presse bon marché. Si l’élite « éclairée » radote, la plèbe quant à elle, cela fait si longtemps qu’elle en a eu ses doses et n’en veut plus entendre de « ce monde exécrable ».

On change donc Dupont pour tartempion et la valse continue. Peu de choses changent pour les intérêts du peuple et du pays.

Ainsi vont les nouvelles de la république bananière algérienne. Par journaux interposés, ils s’échangent éhontés des amabilités. Aussi les uns et les autres sortent des dossiers. Les seconds couteaux toujours jugés et condamnés dans des procès scandaleux. On ne se fait pas de cadeaux sous l’œil intéressé des nombreux pseudos qui jubilent dans les réseaux sociaux.

Nous avons qu’assez constaté La corruption et l’impunité qui ont toujours de beaux jours devant elles.

Alors que la majorité guettant un signe, est toujours en attente de véritables changements qui instaureront la démocratie. En vain. Nous n’en finissons pas avec les régressions. Bien loin des vœux du peuple qui n’en peut plus. Des années de contre-révolution ont –elles finies par avoir raison de ce peuple algérien qui avait tant résisté vaillamment à la puissance mondiale française de l’époque (1954-1962) !

Certains se souviennent des années de « socialisme spécifique », ces deux décennies post –indépendance de 1962. Il y avait tant de discrétion en haut lieu et le respect du peuple existait encore ; beaucoup de hauts responsables étaient quasiment effacés. Il y avait encore assez de pudeur. Et aussi l’espoir cultivé de bâtir un jour une Nation. « L’Algérie en ces temps était la Mecque des révolutionnaires ».

On ne priait pas vers dieu l’argent adulé. Le vieux médecin me racontait souvent que « du temps de Boumediene ils se permettaient même pas les responsables de s’octroyer un stylo comme cadeau durant les signatures de contrats avec des sociétés étrangères »

C’est avec un immense regret que nous constatons les régressions sur ces plans depuis le tournant « libéral de 1980 ». Et cela n’augure toujours rien de bon. Où va l’Algérie? Nous ne cessons pas de nous le demander ou plutôt de ne plus nous le demander.

Nous sommes dans un labyrinthe de conneries et nous avons besoin d’un Icare pour nous faire voler au-dessus de ces problèmes primitifs sans fins quand les nations sont déjà parties pour l’espace : Les sociétés de savoir ! C’est vrai que la connerie nous coûte plus cher que l’éducation quand le système d’éducation, notre dernier espoir, est lui aussi gangrené par l’ignorance. La boucle est bouclée pour l’Algérie à moins d’un miracle apocalyptique !

Amokrane Nourdine