Prānā = souffle, respiration, énergie vitale / Āyāma= prolongation, maîtrise, contrôle

« Lorsque le souffle est agité, l’esprit est agité. Lorsque le souffle est immobile, l’esprit est immobile le yogi atteint alors l’immobilité » (Hatha yoga pradīpikā).

Qui n’a jamais remarqué les fluctuations de la respiration ? Souffle et mental sont en parfaites interactions : dans un état d’agitation, de colère ou de peur, le souffle est rapide et s’emballe. A contrario, dans un état serein, de joie ou de calme, le souffle est posé, la respiration lente et régulière.

Le prānā circule dans le corps à travers des canaux appelés nādīs qui se déclinent par milliers (72 000 selon certains écrits).

Trois nādīs sont considérés comme les plus importants : sushumnā, idā et pingalā.

Sushumnā se situe le long de la colonne vertébrale. Idā et pingalā circulent de part et d’autre de sushumnā depuis la base du tronc et se terminent dans la narine gauche pour Idā et dans la narine droite pour pingalā.

Le prānāyāma a des effets apaisants sur le corps et le mental, il favorise la circulation des énergies subtiles. Il se pratique généralement après les asanās, assis en lotus ou en tailleur la colonne parfaitement redressée, le ventre tenu, nuque longue.

A l’aide de la main droite, le pouce ouvre et ferme la narine droite tandis qu’annulaire et auriculaire joints ouvrent et ferment la narine gauche.

Pratiloma (à rebrousse poil), anuloma (dans le sens du poil) et nādī sodhana (purification des nādīs) developpent la concentration, équilibrent hémisphères droit et gauche du cerveau, apaise le mental.

Namaste /