1. Lemsine Aicha

Femme de lettres algérienne d’expression française. Auteur de romans et d’essais, elle a aussi écrit pour la presse algérienne et à l’étranger. Conférencière internationale, spécialisée dans l’histoire de l’Islam, l’islamisme politique et le droit des femmes musulmanes, elle fut durant plusieurs décennies régulièrement invitée à intervenir dans des séminaires et congrès à travers le monde. Épouse de l’ambassadeur d’Algérie: en Espagne (1965-1970), Royaume de Jordanie (1977-1984) – Grande-Bretagne & Irlande (1984-1988) et au Mexique (1988-1991), Aïcha Lemsine, est qualifiée par le magazine londonien « The Lady Diplomat » comme « une personnalité fascinante, hors du commun »

source : wikipendia

Lemsine s’est retirée dans son silence mais elle écrit toujours. On attend ses prochains romans avec ferveur !

2. Zineb Azouz

Enseignante universitaire en mathématique, elle a une  plume acide d’une monstrueuse authenticité.

On lit dans libération pour s’en convaicre :

«L’Algérie est une fiction. Le peuple est livré à la société de consommation et à l’islamisme. Ici on ne pose pas de questions. La preuve, l’opposition ne demande jamais de comptes. C’est une opposition de harem», explique Zineb Azouz, prof de maths à la fac de Constantine. Cette femme, d’une incroyable témérité, aussi fidèle à ses ennemis qu’à ses amis, est qualifiée «d’anarchiste», voire «d’insoumise», et passons sur «les qualificatifs peu glorieux dont on m’affuble», dit-elle. Elle possède un cran inouï et ce sens de la formule qui claque comme un fouet : «Gendarmes partout, Etat nulle part.» Ses étudiants ? «Ils ont intégré le fait ne pas s’opposer sinon c’est le bâton. Si vous appelez cela une dictature molle, vous… Sans éducation il n’y a pas de révolte. Ce qui achève l’Algérie, c’est qu’il n’y a plus de transmission du savoir et pas la volonté d’accueillir les meilleurs cerveaux formés à l’étranger C’est à croire que le pouvoir a peur d’eux. Et toujours pas une école d’agriculture dans le grenier de Rome…»

lire aussi son blog dans le site Algerie Network

3. Malika Challal: Malika Ch

Elle a l’envergure d’une future femme politique, une vision globale réaliste du monde tel qu’il est géré. Elle milite autours d’elle et sur son compte facebook pour la paix, pas la paix dans le monde, mais la paix entre ses amis d’Algérie, de France, de Belgique ou autres pays francophones. Chose très importante, Malika traduit et propose à ses amis de comprendre les interventions en langue française.

« Je souhaite apporter quelque chose pour le dialogue entre les peuples, et les cultures ». Tout est dit. Une petite voix de l’autre côté de la Méditerranée, mais qui représente un monde à l’avenir radieux. Une petite voix, mais qui, jointe à des milliers d’autres petites voix, dans tous les pays, contribue à faire avancer le monde vers une tolérance, voir une compréhension de l’autre. Une voix de citoyenne, de femme du peuple, qui n’aime pas le racisme, d’ou qu’il vienne, qui n’accepte pas l’antisémitisme dans son pays, qui comprend qu’il faut différentier une poignée de sionistes certes très riches et très influents, avec une famille juive qui fait sa prière, tout simplement, comme le font les musulmans ou les chrétiens.

source

4- Rebecka Bourahla

Ingénieur d’État en Agronomie, puis expert agronome, au service des agriculteurs les plus démunis , en proposant des expertises gratuites, membre fondateur de l’association  » El gheith d’envergure national, fondatrice et administratrice du groupe FB APUI (Algérie plurielle unie et indivisible), engagée dans la lutte contre le cancer auquel elle a dédié une page  » tous contre le cancer  » et enfin la place de l’humain quel qu’il soit , sans considération aucune liée à l’ethnie, la religion, la région ou la race n’est tolérée ce qui l’a motivé à créer sa page  » l’humain d’abords  » Militante acharnée pour l’instauration d’une vraie république, NI OUMMA, Ni BALKANISATION de l’Algérie Son crédo : « Algérienne zen et décomplexée, je ne souffre d’aucun manque identitaire … »

5- Zora Sadouni Ghediri

Messaouda Sadouni est maître de conférences, HDR à l’université d’Alger 2 et docteur en psychologie clinique.

Elle se consacre a plusieurs thèmes et fléaux sociaux et psychologiques en Algérie pour toutes catégories de citoyens.

Pour la protection des enfants, elle s’occupe du harcèlement en milieu scolaire ; humilier, insulter, frapper, menacer, intimider, rumeurs, moqueries, etc.

6. Farida Oughlissi

Farida Oughlissi est une femme que rien ne prédestinait à sillonner le pays pour défendre toutes les causes ‘perdues’, mère de deux enfants, sa vie bascule le jour où l’homme de sa vie, son mari Maamar Oughlissi est arrêté sur son lieu de travail à Constantine, il était cadre cheminot, elle était femme au foyer. Devenue femme de disparu forcé et malgré deux filles en bas âge, sans ressources, elle reconnaît un jour la voiture de son mari dans la quelle il a été embarqué par les forces du DRS. Farida est membre fondateur de la coordination nationale des familles de disparus, elle est aussi de tous les combats, chômeurs, femmes contre le GDS, gaz de schiste, blogueurs et journalistes en prison.

Farida ne connaît ni repos ni répits, elle répertorie les victimes et ne lésine devant rien pour lutter contre l’oubli, son engagement pour les droits de l’homme lui a valu arrestations et bastonnades à plusieurs reprises, mais rien n’y fait. Farida a réussi à faire condamner l’Algérie par la commission des DH de l’ONU et sur plus d’un cas.

Farida et ses amies (qu’elle a connues quand toutes se retrouvaient au tribunal dans l’espoir de voir un des leurs sortir du fourgon de la police pour être présenté devant le juge) ont démoli plus d’un préjugé à propos de ces femmes dites islamistes et d’islamistes, elles sont les amies, les sœurs et les mères de tous les opprimés et chômeurs, les premières à s’être présentées devant la mère de Tamalt, les premières à recevoir les chômeurs et tous les militants chez elles et les premières à avoir amené ces mères qui ne savent ni écrire sur le terrain de la LUTTE.

Pour tous ces combat Farida mérite la légion d’honneur: celle du peuple et non pas celle du pouvoir !

 

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