N’ayons pas la mémoire courte. Un, deux, trois généraux emprisonnés…et aussi puissants qu’ils soient et ainsi présentés cela ne surprend nullement les algériens habitués au micmac au sommet qu’ils veulent cette fois encore inédit.

Cela ne surprend guère les algériens, car depuis surtout notre tragédie nationale 1990-2000 il y a eu tellement de disparitions, d’emprisonnement et de morts d’hommes et même des plus illustres. En haut et en bas de l’échelle. Nous avons malheureusement prit habitude à tout cela. Au fond du trou sans pouvoir rien faire.

Pour ce qui est des trois généraux emprisonnés, n’ayons pas la mémoire courte car en son temps par exemple feu kasdi merbah, l’évocation juste de son nom faisait trembler jusque dans les chaumières les plus reculées du pays. Et l’on sait comment il avait fini éliminé de son poste comme chef de la redoutable S. M (sécurité militaire) colonne vertébrale du régime.

Boudiaf que dieu ait son âme, on sait tous ce qu’il a fait pour le prestigieux FLN qui avait mené la lutte contre la quatrième puissance mondiale la France. On sait donc comment avait fini le père de la révolution assassiné ce 29 juin 1992 à Annaba.

On sait aussi comment avait été démis puis emprisonné le tout puissant général Belloucif chef d’état –major.

Depuis tout le temps en ce pays d’Algérie où tant de têtes tombent sans que s’érige ce pays, plus rien n’étonne les algériens S’il y a un signe que mes compatriotes attendent c’est celui de voir enfin le bout du tunnel.

Les algériens s’ils sont de plus en plus inquiets, c’est pour le devenir du pays et des générations futures, pour le pouvoir d’achat mise à mal et que pour que tout un chacun bénéficie de la présomption d’innocence et de la justice. Pour qu’enfin le droit triomphe de la force en notre pays.

Une question de suspens : Ces généraux ont-il vraiment quitté le pouvoir ? Comment savoir s’ils ont quitté quand on ne sait même pas si jamais il y étaient ou qu’ils ont jamais existé à part en photo ! Par contre on sait trop bien que ceux qu’on voit dans les écrans et qui font du bruit dans l’APN pour amuser la galerie médiatique ne sont pas dans le pouvoir mais dans le voile du pouvoir ….

En attendant le manque de transparence de l’état, la toile s’enflamme et les médias échafaudent des théories de conflits infondés et des histoires de série noire. L’Algérie n’est toujours pas sortie de son labytinthe !

Amokrane Nourdine