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	<title>Algerie Network Blog</title>
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	<description>Portail de la Diapora Algérienne ; Blog</description>
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		<title>À la veille du congrès national du FFS, voici un rappel de son parcours de 1989 à 2013.</title>
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		<pubDate>Tue, 21 May 2013 19:09:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>boubekeur Ait Benali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la suite des événements d’octobre 1988, l’ouverture démocratique, survenue certes au forceps, voit enfin le jour. Bien que le FFS ait une longue expérience derrière lui, il n’en reste pas moins que cette nouvelle ère lui permet d’œuvrer pour l’instauration de la démocratie en Algérie, sans être accusé d’atteinte à la souveraineté de l’État. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/303043_501819729897907_211871609_n.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-1077" alt="303043_501819729897907_211871609_n" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/303043_501819729897907_211871609_n-300x286.jpg" width="300" height="286" /></a>À la suite des événements d’octobre 1988, l’ouverture démocratique, survenue certes au forceps, voit enfin le jour. Bien que le FFS ait une longue expérience derrière lui, il n’en reste pas moins que cette nouvelle ère lui permet d’œuvrer pour l’instauration de la démocratie en Algérie, sans être accusé d’atteinte à la souveraineté de l’État. Car, pendant la période du parti unique, toute revendication visant à émanciper le peuple algérien de la dictature était assimilée à un complot. Résultat des courses : le FFS a payé un lourd tribut. L’assassinat d’Ali Mecili, compagnon de lutte de Hocine Ait Ahmed, le 7 avril 1987, par les services secrets algériens, s’inscrivait dans cette logique de châtiment des opposants.<br />
Quoi qu’il en soit, en dépit de la multiplication des coups d’estocades, le FFS a maintenu sa ligne politique. Cela dit, après 26 ans d’existence clandestine, le FFS peut enfin mener son action politique. Mettant son expérience au service de la cause démocratique, le FFS multiplie alors les initiatives. En outre, bénéficiant d’une aura particulière, les idées du FFS sont largement partagées. D’ailleurs, le retour au pays du leader du FFS, Hocine Ait Ahmed, le 15 décembre 1989, est accueilli avec enthousiasme par le peuple algérien. Partant, son discours transparent suscite un engouement et déclenche une véritable dynamique. À ceux qui lui prêtent une volonté de se venger, Ait Ahmed explique lors d’une conférence de presse à Paris, une semaine avant son retour en Algérie, que le FFS est un parti bâtisseur. « Je ne rentre pas à Alger le coteau entre les dents », répond-il. En un mot, cela veut dire que le FFS jouera amplement son rôle politique, mais il ne cédera pas sur les principes sue lesquels il s’est battu depuis sa création.<br />
Cependant, étant donné la fin du monopole du parti unique sur la vie politique, les partis sont désormais appelés à solliciter le suffrage des électeurs. Doté d’une base solide, le FFS est prêt à se lancer dans la bataille électorale. Le 31 mai 1990, dans une manifestation populaire, le FFS rassemble près d’un million de personnes à Alger. Même le FIS et le FLN n’ont pas fait mieux. Malheureusement, le gouvernement opte pour un calendrier électoral où les priorités sont uniment inversées. Alors que le FFS préconise l’élection de l’Assemblée constituante, le pouvoir convoque, pour le 12 juin 1990, le corps électoral pour la tenue des élections locales. Justifiant le refus du FFS de participer à cette échéance électorale, Ait Ahmed argue le choix du parti au journal suisse « Le Matin » en affirmant: « Du dehors, on le perçoit peut-être ainsi, de façon négative, à l’intérieur, le boycottage est perçu comme radicalisation nouvelle. C’est le refus d’élections fausses, accompagné de la revendication d’un socle constitutionnel nouveau par l’élection d’une Assemblée constituante. » Bien évidemment, le temps a donné raison au FFS puisque ces élections ont été conçues dans le but de confier les collectivités locales, dépourvues bien entendu de moyens, afin de les discréditer.<br />
Profitant du répit momentané qu’offre le calendrier après les élections locales, le FFS prépare sereinement ses assises. En fait, pour se doter des organismes dirigeants, le FFS déploie ses efforts, dès le début de l’année 1991, en vue de tenir son premier congrès national. Celui-ci a lieu du 13 au 16 mars 1991. Réclamant ouvertement la restitution du pouvoir au peuple, le FFS axe son travail pédagogique sur la nécessité de construire un État de droit. Dès 1991, les rédacteurs du rapport de synthèse des travaux du congrès mentionnent le risque de l’avortement du processus démocratique. « Les tentations totalitaires, les doctrines sécuritaires et les prétextes d’ordre public sont autant de tentatives vaines d’arrêter une évolution inéluctable », concluent-ils.<br />
Cependant, au slogan du parti « pour une Algérie libre et prospère », le pouvoir occulte manigance déjà en vue de revenir sur les acquis d’octobre 1988. La destitution de l’équipe réformatrice et le report des élections législatives prévues en juin 1991 corroborent cette thèse. Et si l’alliance du FFS avec les réformateurs (Mehri-Hamrouche) n’avait pas été sabotée, le résultat des élections législatives aurait donné naissance, selon les propres mots d’Ait Ahmed en 1998 (voir le film « Algérie 1988 :2000. Autopsie d’une tragédie »), à un gouvernement républicain et réformateur.<br />
Quoi qu’il en soit, malgré les grenouillages du régime, le FFS croit en la volonté populaire. D’ailleurs, les résultats des élections législatives du 26 décembre 1991 ne lui donnent pas tort. En effet, à l’issu de ce scrutin, le FFS arrive en deuxième position avec 25 sièges, devant le FLN avec 16 sièges, mais derrière le FIS(188). En l’absence de culture politique, les résultats donnent lieu des interprétations et des surenchères fallacieuses. Bien que le FFS invoque le respect de la démocratie, le pouvoir occulte et ses relais s’agitent sans vergogne. En tout cas, renvoyant dos à dos les partisans de l’État policier et ceux de la République intégristes, le FFS estime que la partie n’est pas définitivement perdue. Il appelle alors au rassemblement de toutes les forces démocratiques et de toutes les voix qui sont restées silencieuses jusque-là. Le 2 janvier 1992, les Algériens répondent favorablement à son appel. Prenant la parole, Hocine Ait Ahmed rassérène les manifestants en déclarant que « l’espoir est toujours permis ».<br />
Malheureusement, les manœuvres en vue de mettre un terme à l’expérience démocratique ont précédé cette formidable mobilisation de l’espoir. Le 11 janvier, le haut commandement militaire referme la parenthèse démocratique. Dès lors, le combat politique est relégué au second plan. Mais cela n’empêche pas le président du FFS de multiplier les initiatives en vue de sortir de cet engrenage infernal. Pour le FFS, le régime ne peut diriger à lui tout seul cette période cruciale. La solution adéquate, selon lui, réside dans la recherche d’un contrat national. Mais, pour le moment, seules les armes s’expriment. Pendant trois ans, les partisans du tout sécuritaire rejettent tout dialogue. Et quand ils invitent les partis, ces derniers ne sont là que pour écouter. Du coup, aux fausses solutions du régime, l’opposition algérienne, qui se réunit à Rome, dont le rôle de Hocine Ait Ahmed est communément salué, suggère une solution à la crise. Ainsi, dans la plateforme de Sant Egidio, il est prôné la renonciation à l’emploi de violence pour accéder au pouvoir ou pour s’y maintenir. Réunissant les courants politiques majoritaires en Algérie en 1991, cette plateforme, comme tout le monde le sait, est rejetée par le régime dans le fond et dans la forme.<br />
Tournant le dos à l’opinion publique, le régime tente d’introniser le ministre de la Défense, Liamine Zeroual, à la tête de l’État. Le 15 novembre 1995, le candidat du régime est élu, dès le premier tour, à une majorité écrasante. Refusant de cautionner la mascarade électorale, où le résultat est connu d’avance, le FFS boycotte naturellement la joute. Cela dit, bien que le pouvoir s’entête dans sa démarche du tout sécuritaire, le FFS, par la voix de son président, ne se résigne pas. Au projet de la révision constitutionnelle proposé par le chef de l’État, Hocine Ait Ahmed lance « un appel pour la paix » en Algérie. Par ailleurs, malgré une campagne limite haineuse envers le FFS, le parti décide de participer aux élections législatives du 5 juin 1997 et locales du 23 octobre 1997. Sachant d’emblée que les jeux sont pipés, le FFS développe tout au long de la campagne électorale un discours politique axé sur la paix civile en Algérie. Hélas, au lieu de rétablir la confiance avec le peuple, le régime emprunte au gouverneur Naegelen en 1948 ses méthodes de fraude. Résultat des courses : la restitution des rênes du pouvoir au peuple est renvoyée aux calendes grecques.<br />
De toute évidence, malgré les vicissitudes de la vie politique, le FFS suit de près l’évolution de la situation. En tout cas, à chaque fois qu’une conjoncture nécessite son intervention, il le fait sans fard ni acrimonie. Ainsi, lorsque le chef de l’État, Liamine Zeroual, décide d’écourter son mandat à l’automne 1998 en promettant au passage la consécration de l’alternance au pouvoir, Hocine Ait Ahmed décide de s’engager dans la bataille électorale. « Je n’hésiterais pas à me dresser contre toute tentative de détourner de son cours cette élection présidentielle », avertit-il, le 17 mars 1999, en cas de recours à la manipulation et aux pratiques anciennes. Trahissant à nouveau leur promesse, les dirigeants veulent plébisciter leur candidat, Abdelaziz Bouteflika. À la veille du scrutin, les six candidats se retirent de la course, laissant ainsi le candidat de l’armée seul en lice. Ne dégréant pas cet affront, le chef de l’État mal élu recourt au référendum le 16 septembre 1999 en vue d’acquérir la légitimité qui lui fait défaut.<br />
Depuis cette date, le FFS ne participe qu’à des élections locales. En fait, un parti proche du peuple ne peut s’épanouir qu’au contact des citoyens. En 2002, le FFS boycotte les élections législatives, mais il participe aux élections locales du 10 octobre 2002. Toutefois, plaçant les intérêts de l’Algérie en général et de la Kabylie en particulier au dessus de tout calcul politique, le FFS refuse que la région tombe entre les mains des aventuriers. D’ailleurs, à l’instar des expériences passées, le temps va donner amplement raison au FFS dans la mesure où les délégués arrouch deviendront, notamment à l’occasion des élections locales anticipées de 2005, les alliés de l’administration. Quant aux élections présidentielles de 2004 et de 2009, le FFS n’y participe pas. Prônant un boycott actif, sa campagne de proximité est bien perçue par la population. En fait, hormis la clientèle du régime –elle grandit hélas d’année en année –, les Algériens, comme le prouvent les faibles taux de participation, boudent les urnes. Sautant tous les verrous, notamment la clause limitant le nombre de mandats présidentiels, le régime annihile par la même occasion toutes les chances d’alternance au pouvoir.<br />
D’une façon plus globale, cela se traduit par le renforcement de l’État de non-droit. Bien que le FFS ne cesse de tirer la sonnette d’alarme, le régime, soutenu par les grandes chancelleries, obstrue toutes les voies de changement. En 2011, les lueurs d’espoir apparaissent enfin. Cela dit, bien que la crise politique algérienne ne soit pas si éloignée de celle des voisins maghrébins, dans une note magistrale du 18 mars 2011, Hocine Ait Ahmed recommande la vigilance. Adepte du changement pacifique, il fait une distinction entre les révoltes en cours. « Si les mobilisations populaires tunisiennes et égyptiennes nous rappellent dans leurs prémices « le printemps démocratique » (89-91), le scandaleux bain de sang déclenché par El Gueddafi rappelle quant à lui la furie éradicatrice des années 90 qui a déclenché –à l’intérieur et à l’extérieur des institutions –des Algériens contre d’autres Algériens durant toute une décennie », avertit-il. Pour le FFS, le changement doit émaner du peuple en recourant aux méthodes pacifiques. C’est ce que Hocine Ait Ahmed appelle « la voie algérienne vers la libération de la dictature ». De la même manière, bien qu’il ne croie pas à la tenue des élections propres, le FFS opte pour la participation tactique aux élections législatives du 10 mai 2012. À ceux qui jouent la mouche du coche, le FFS inscrit sa participation dans une « stratégie de construction pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu ».<br />
En somme, malgré une campagne virulente à son encontre, à l’intérieur comme à l’extérieur du parti, le FFS tient bon. En tout état de cause, quoi qu’en disent ses détracteurs, le FFS reste incontournable dans la vie politique algérienne. L’action des députés du FFS sur le terrain prouve, si besoin est, la bonne santé du parti et le respect des principes qui ont présidé à sa naissance. Enfin, malgré l’annonce du président, Hocine Ait Ahmed, de ne plus briguer la présidence du parti, son combat et sa sagesse seront toujours au cœur de l’action du FFS. Finalement, c’est dans ce contexte particulier, mais serein, que le FFS s’apprête à tenir les travaux de son cinquième congrès. Grâce à l’engouement des organisateurs, toutes les conditions semblent réunies pour faire de ce rendez-vous un événement historique à la hauteur de la stature de son président.<br />
Vive l’Algérie,<br />
Vive le FFS,<br />
Langue vie à Hocine Ait Ahmed.</p>
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		<title>Pour que 2014 soit l’année de changement en Algérie.</title>
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		<pubDate>Mon, 20 May 2013 08:21:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>boubekeur Ait Benali</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dans l’état où se trouve le pays, la sortie de crise passe indubitablement par la constitution d’un pôle démocratique puissant. Sa mission consiste à rassembler toutes les forces saines du pays en vue de succéder au pouvoir qui s’est installé, rappelons-nous, par la force en 1962. En fait, bien que la rente pétrolière comble les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images4.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1073" alt="images" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images4.jpg" width="251" height="201" /></a>Dans l’état où se trouve le pays, la sortie de crise passe indubitablement par la constitution d’un pôle démocratique puissant. Sa mission consiste à rassembler toutes les forces saines du pays en vue de succéder au pouvoir qui s’est installé, rappelons-nous, par la force en 1962. En fait, bien que la rente pétrolière comble les carences de ce régime, il est temps pour les Algériens, après un laisser-aller de plusieurs décennies, de penser à l’avenir de leurs enfants. « Et pourtant l’Algérie, au moment d’importants bouleversements stratégiques qui se dessinent entre 2013/2020, a besoin d’un profond changement si elle veut préparer l’après hydrocarbures et éviter sa marginalisation au niveau des relations politiques et économiques internationales », écrit l’expert Aberrahmane Mebtoul.<br />
De toute évidence, cette situation scabreuse ne peut être évitée que grâce à un sursaut national émanant de l’Algérie profonde. Car, il est inutile d’espérer, comme l’écrit Brahim Tazaghrat dans une contribution à El Watan, que le salut vienne du régime. Bien que ce dernier veuille se maintenir vaille que vaille lors du prochain scrutin, les Algériens doivent lui infliger une sanction électorale sans précédent. Pour convaincre les sceptiques, il suffit juste de dresser, sans complaisance ni esprit revanchard, le bilan calamiteux des cinquante dernières années. En effet, en éloignant le peuple de la gestion du pays, les différents successeurs à la tête de l’État ont pour préoccupation principale la pérennisation du système. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette politique désastreuse a conduit le pays au dépérissement.<br />
Tout compte fait, et sans aller fouiner dans un passé lointain, l’ère Bouteflika symbolise à elle seule l’échec du modèle de la gestion opaque. Bien que certaines mauvaises langues puissent parler de quelques réalisations, il n’en reste pas moins que les scandales qui les ont suivies ont foulé l’honneur du pays au sol. En outre, sans une conjoncture financière favorable, due exclusivement à l’augmentation des prix du pétrole, ces réalisations auraient-elles pu être accomplies ? Pour être objectif, à moins que l’on soit malhonnête, il est difficile de soutenir une telle idée. D’ailleurs, l’histoire nous enseigne qu’à chaque fois que les prix du pétrole ont dégringolé, l’Algérie était en difficulté.<br />
Quoi qu’il en soit, la priorité est désormais de créer les conditions pour rendre le changement possible. En plus, depuis la chute des dictatures en Afrique du Nord, l’Algérie ne peut pas rester à la queue du peloton. D’autant plus que les ingrédients qui ont permis les changements dans ces pays sont les mêmes en Algérie. Quant aux régimes, à des degrés différents, leurs points communs se résument à peu près comme suit : l’arbitraire, la corruption généralisée et l’incompétence. Cela dit, chaque pays a son histoire et ses spécificités. En tout état de cause, grâce à la vigilance des partis démocratiques, à l’instar du FFS, à vrai dire l’un des seuls partis qui placent l’intérêt de l’Algérie au dessus des calculs politiciens, le changement doit intervenir pacifiquement. D’ailleurs, existe-t-il un parti qui appelle à une autre voie ?<br />
Par ailleurs, bien que chaque parti soit libre de faire la lecture de la conjoncture que vit l’Algérie, certaines propositions sont difficilement soutenables. En effet, l’appel à l’armée de déposer Bouteflika, en vertu de l’article 88 de la constitution, répond-il à l’impératif de changement ? Comment peut-on s’associer à l’analyse des communistes algériens qui considèrent que la crise algérienne commence avec l’arrivée de Bouteflika au pouvoir ? Pour eux, il suffit que l’armée reprenne le pouvoir –est-ce qu’il l’a perdu dans la réalité ? –pour que tout redevienne normal. Or, la vraie revendication est la restitution du pouvoir au peuple. Ce qui veut dire que le dirigeant tient le mandat du peuple pour une période donnée. Que la majorité ait raison ou tort, elle peut gouverner, sans entrave, pendant le mandat que lui a confié le peuple. Et si l’opposition peut faire mieux, elle devra convaincre les Algériens lors des futures échéances.<br />
Hélas, pour l’instant, on n’en est pas là. Les rênes du pouvoir sont toujours entre les mains des dirigeants inamovibles. Du coup, la priorité consiste à mettre fin à cette emprise. À ce titre, le mouvement des chômeurs du Sud constitue un point de départ. L’alliance de ces mouvements avec les forces politiques saines du pays permettrait de réaliser le projet républicain pour lequel des Algériens ont donné leur vie. Ainsi, à l’occasion de l’élection présidentielle de 2014, ces forces doivent parvenir à constituer un pôle capable de battre, électoralement parlant, le candidat du régime et ses relais. Pour parvenir à ce résultat, chaque Algérien, conscient de la nécessité impérieuse de construire un État juste, doit veiller à ce que sa voix soit entendue. « Sécuriser politiquement l’élection d’avril 2014, c’est mettre en place un dispositif assurant la transparence du vote et excluant toute fraude d’où qu’elle vienne, en commençant dès aujourd’hui à assainir le fichier électoral quitte à le reprendre dans son intégralité », suggère Brahim Tazaghart. Mais, la meilleure façon de sécuriser l’élection est de ne pas se laisser voler sa voix. Et chaque électeur, peu importe son choix, doit s’assurer que sa voix a été prise en compte.<br />
Pour conclure, il va de soi que cette mission n’est pas une sinécure. Bien que le régime soit incapable de construire le pays, force est de reconnaitre que sa capacité de détruire les oppositions est intacte. D’ailleurs, si ces dirigeants avaient consacré autant d’efforts à bâtir le pays, l’Algérie aurait connu un sort meilleur. Hélas, ce n’est pas le cas. Et comme en 1954, il appartient aux Algériens, épris notamment de justice sociale, de sauver le pays.<br />
Ait Benali Boubekeur</p>
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		<title>Il y a 55 ans, l’alliance paras-ultras permet le retour du général de Gaulle au pouvoir.</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 16:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>boubekeur Ait Benali</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans l’histoire contemporaine, il y a certaines dates qui changent véritablement le cours d’une nation. Celle du 13 mai 1958 marque de façon indélébile l’histoire de la France. Elle est d’autant plus importante dans la mesure où elle prend à contre-pied ceux qui veulent empêcher l’évolution des autres peuples. Par ailleurs, bien que revendication de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1065" alt="images" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images2.jpg" width="275" height="183" /></a>Dans l’histoire contemporaine, il y a certaines dates qui changent véritablement le cours d’une nation. Celle du 13 mai 1958 marque de façon indélébile l’histoire de la France. Elle est d’autant plus importante dans la mesure où elle prend à contre-pied ceux qui veulent empêcher l’évolution des autres peuples. Par ailleurs, bien que revendication de l’indépendance soit irréversible, car dès novembre 1954 l’objectif des initiateurs de la lutte armée était la libération du pays, le changement de régime politique en France va indubitablement influer sur la suite de la guerre d’Algérie.<br />
En fait, la faiblesse de la IVème République, face notamment au chantage permanent du lobby colonial, ne permet pas d’envisager une solution équitable du conflit algérien. Bien que l’événement relève de la politique franco-française, il n’en reste pas moins que le sort de l’Algérie était l’enjeu principal. Pour étayer cette thèse, Alger n’est-il pas le point de départ de la contestation ? Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a 55 ans, l’alliance entre les paras et les ultras parvient à achever le régime grabataire des partis.<br />
De toute évidence, bien que les différents présidents de Conseil aient offert tous les moyens à l’armée en vue d’écraser la révolution algérienne, le lobby colonial, à mesure que l’indépendance de l’Algérie devient inéluctable, s’affole. Pour annihiler l’espoir de tout un peuple, le lobby cherche désormais à placer l’homme de son choix à la tête de l’État français. Tout de même, force est de reconnaître que le climat politique, marqué par instabilité politique, leur est favorable. De plus, à la fragilité des institutions de la IVème République, les ultras disposent d’un soutien de taille, en l’occurrence celui de l’armée. Bien que son rôle consiste à protéger la République, son engagement dans les guerres, d’Indochine d’abord et d’Algérie ensuite, l’éloigne de la métropole, estime Yves Courrière, dans « l’heure des colonels ».<br />
Dans ce cas, l’alliance des colons avec l’armée ne peut conduire qu’à la chute de la IVème République. En plus, comme le souligne si bien Michel Winock, dans « l’agonie de la IVème République », bien avant le 13 mai 1958, l’armée disposait de tous les pouvoirs en Algérie. À deux reprises, lors du rapt aérien, le 22 octobre 1956, de la délégation extérieure du FLN et lors de l’expédition punitive contre le village de Sakhiet Sidi Youcef, le 8 février 1958, le commandement militaire n’a pas jugé nécessaire d’aviser le gouvernement. Quant aux colons, bien avant ces deux événements, ils avaient humilié le président du Conseil, Guy Mollet, lors de la journée des tomates. Ce jour-là, ils avaient réussi à empêcher la nomination du général Catroux comme gouverneur de l’Algérie.<br />
Du coup, après la chute du gouvernement Félix Gaillard, le 15 avril 1958, les ultras et les paras mettent au point leur plan machiavélique. Désormais, ils ne veulent plus influencer la politique de Paris, mais ils veulent jouer les premiers rôles. Pour ce faire, ils cherchent une tête d’affiche leur faisant défaut. Néanmoins, pour des raisons différentes de celles animant les deux groupes, les gaullistes saisissent la balle au bond en y intégrant la contestation. Leur but est de permettre le retour du général de Gaulle aux Affaires. Quoi qu’il en soit, bien que leur poids politique soit insignifiant en 1958 [ils ont obtenu 585764 voix aux élections législatives du 2 janvier 1956, soit 2,6% de suffrages exprimés], les gaullistes jouent sur le prestige de l’homme du 18 juin. Ainsi, le 13 mai 1958, l’alliance entre les ultras, les paras et les gaullistes est définitivement scellée. Lors de la formation du comité de salut public (CSP), les gaullistes sont représentés par Léon Delbecque. Présidé par le général Massu, ce comité exige la formation d’un gouvernement dirigé par le général de Gaulle. En dépit de l’investiture, le 14 mai à 2 heures du matin, du nouveau président du Conseil, Pierre Pflimlin, par 273 voix contre 124, les contestataires ne désarment pas. Le 16 mai, le président du CSP envoie un message au président de la République, René Coty, dans lequel il l’incite à faire appel au général de Gaulle. « Toute autre solution est génératrice de deuils, de misère et désespoir », avertit le général Massu.<br />
Cependant, la disposition du général de Gaulle à assumer les responsabilités de la nation accélère les événements. Mêlant les tractations politiques (la rencontre à Saint-Cloud entre De Gaulle et Pierre Pflimlin le 27 mai 1958) et le chantage au coup d’État (la préparation du plan militaire, appelé « Résurrection », en vue de renverser tout autre gouvernement), le général de Gaulle est investi par le parlement le 1er juin 1958. Tout compte fait, entre ceux qui qualifient le retour de Gaulle aux Affaires de coup d’État, à l’instar de Mendès France, et ceux qui évoquent le vote des députés –faut-il signaler par ailleurs que sans le chantage, ces derniers n’auraient pas voté pour le général de Gaulle –, l’historien Michel Winock qualifie ce retour du général de Gaulle au pouvoir de «coup d’État de velours ».<br />
En somme, sans afficher ses véritables intentions, le général de Gaulle joue, dans le premier temps, la prudence. Trois jours après son investiture, il se rend à Alger. Du balcon du gouvernement général, il déclare avoir compris ce qui s’est passé à Alger. D’emblée, le général s’assigne pour mission de renforcer son pouvoir. Bien qu’il ne remette pas en cause le principe de détruire la révolution algérienne, le plus célèbre des hommes politiques français ne croit pas non plus à la seule solution militaire. À ce titre, le rappel en métropole des généraux qui ont permis son retour au pouvoir s’inscrit immanquablement dans la logique de privilégier une solution politique. Enfin, bien que les intérêts français soient défendus jusqu’à l’ultime round de la négociation, grâce à la fermeté du général de Gaulle, la solution de paix devient enfin une idée effective. Et c’est dans ce sens que cette date est importante pour l’Algérie. Elle est d’autant plus importante que la résolution du conflit n’avait aucune chance sous le régime des partis.</p>
<p>Ait Benali Boubekeur</p>
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		<title>SEULE LA PREUVE PERSUADE L’ESPRIT D’UNE VERITE.</title>
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		<pubDate>Sat, 11 May 2013 14:42:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nourredine BELMOUHOUB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nourredine Belmouhoub]]></category>

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		<description><![CDATA[par Nourredine Belmouhoub Cette question est posée aux magistrats des cours et tribunaux de mon pays, auxquels je demande de toujours l&#8217;avoir à l&#8217;esprit dans leurs délibérés. Le complot grossier qui vise à faire taire ma voix, a pour objectif non avoué d’enterrer les revendications légitimes du Comité de Défense des Internés des Camps du [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/AC-202.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1050" alt="Dignité" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/AC-202.jpg" width="974" height="1020" /></a></p>
<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/TRIBUNAL.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1051" alt="TRIBUNAL" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/TRIBUNAL.jpg" width="1145" height="570" /></a><br />
par Nourredine Belmouhoub</p>
<p>Cette question est posée aux magistrats des cours et tribunaux de mon pays,<br />
auxquels je demande de toujours l&#8217;avoir à l&#8217;esprit dans leurs délibérés.</p>
<p>Le complot grossier qui vise à faire taire ma voix, a pour objectif non avoué d’enterrer<br />
les revendications légitimes du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud,<br />
et pourquoi pas celle d&#8217;un peuple qui souffre.</p>
<p><strong>Par : Nourredine BELMOUHOUB *</strong><br />
Faire mon procès, c&#8217;est faire le procès de leur lâcheté et celui de l’indifférence généralisée, c&#8217;est cautionner la misère et l&#8217;oubli.</p>
<p>J’ai osé m&#8217;opposer à l’auteur de la première violence, pendant que bon nombre s’aplatissait devant lui. J’ai dit non à l’oppression, à l&#8217;exploitation et au mépris. Sans céder ni rentrer dans les rangs des corrompus et des vendus. J’ai connu la prison et je n’ai jamais demandé réparation, sur mes épaules reposent les souffrances des internés des camps de la honte, ces hommes et ses femmes abandonnés à leur sort, oubliés et marginalisés depuis longtemps par un système sans aucun état d’âme. J’ai refusé de me soumettre au dictat et continué la lutte des sans voix pour le respect et la dignité. J’ai dit et je le répète, l&#8217;intégrité est l&#8217;ennemi de la corruption comme les intègres sont les adversaires des corrompus, j’ai été mis à l&#8217;index, poursuivi et pourchassé. D&#8217;accusation en accusation, des mercenaires tentent de noircir mes propos et de salir ma réputation. Le procès est enfin prêt et l&#8217;accusation est bien ficelée. Une plainte, contre ce rebelle intraitable, convaincu et militant engagé des droits de l’homme, a été déposée par un pion du système.</p>
<p>En vérité ce qu’on me reprocha c’est mon enthousiasme, ma conscience et mon engagement du côté des opprimés, crime suprême et offuscation majeure. Que dire de ceux qui piétinent les ambitions les plus légitimes, écrasent les revendications les plus justes, privent les gens de leur liberté, installent l&#8217;insécurité, traumatisent les enfants, font peur aux femmes et terrorisent la société ?</p>
<p>Je ne suis pas celui qui prive les pauvres gensde leur pain quotidien mais celui qui les accompagne dans leur souffrance et leur misère et qui tente d&#8217;ouvrir toutes ces portes de l&#8217;espoir que l’égoïsme de certains a fermé devant leurs yeux.</p>
<p>Faire mon procès, c&#8217;est faire le procès de leur lâcheté et de l’indifférence généralisée, c&#8217;est cautionner la misère et l&#8217;oubli.</p>
<p>Le complot grossier qui vise à faire taire ma voix, a pour objectif non avoué d’enterrer les revendications légitimes du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud dont l’honneur m’est fait d’être le porte-parole, et pourquoi pas celle d&#8217;un peuple qui souffre.</p>
<p>La recherche de la vérité étant l’objectif majeur de tout procès pénal, les questions liées à l’origine et à la valeur de la preuve sont d’autant plus importantes qu’elles ne peuvent être dissociées des impératifs d’efficacité qui doivent guider la conduite de la procédure pénale jusqu’à son terme. Cette préoccupation hélas n’a pas prévalue le long de la procédure pénale ayant accompagnée le procès relatif à l’affaire ou je fus victime d’un kidnapping. A commencer par le juge d’instruction qui a eu recours à un procédé déloyal, aboutissant à faire échec aux règles de celle-ci et aux droits de la défense. Une sorte de « machination » à but de dénaturer un fait délictueux avéré, stratagème qui a vicié la recherche et l’établissement de la vérité, et qui me permet de dire qu’il a été porté atteinte au principe de la loyauté des preuves. Ce dont je prouverais un peu plus loin.</p>
<p>Comme le Tribunal, la Cour d’appel a admis qu’un enregistrement vidéo fourni par une caméra « policière » de surveillance placée sur la voie publique, pouvait valablement constituer un élément permettant de rapporter la preuve, sans toutefois se demander pourquoi la bande de la caméra de surveillance de la maison de la presse, couvrant justement le champ d’où je fus kidnappé, n’a pas été prise en considération. L’intérêt supérieur de la manifestation de la vérité justifie-t-il la recevabilité de moyen de preuves, à l’évidence douteuses, usinées dans le but de noyer la vérité, alors qu’en d’autres circonstances et autres lieux les caméras de surveillance n’ont tenu aucun rôle, les affaires Boudiaf, Ali Tounsi, l’incendie de la Grande poste, le vol au parquet d’Alger, ou alors la « fuite » de chekibkhelils ont là pour le confirmer.</p>
<p>Ainsi en ne respectant pas la loyauté nécessaire dans la recherche de la vérité, et l’inconsidérationde la preuve que j’ai fournie à savoir, la déclaration publique et sous serment du témoin de mon kidnapping, la Cour a écarté une preuve immuable et porté atteinte au droità un procès équitable ma défense et collatéralement, à celui de la défense. Faut-il encore rappeler qu’aucune disposition légale ne permet au juge d’écarter les moyens de preuve produits par les parties au seul motif qu’il n’aurait pas été convaincu par un témoignage, prêté sous serment. Dans ce cas à quoi sert un témoin, à moins que sa déclaration ne permette pas au procès d’aller dans le sens voulu ailleurs. Faut-il encore précisé qu’il ne devrait être statué sur l’accusation que &#8220;sur le fondement de preuves loyalement obtenues, ce qui injustement fut loin d’être le cas.</p>
<p>Cependant, à partir du moment où la justice a fait le choix d’ouvrir largement le droit d’engager l’action publique en se constituant partie civile, au &#8220;risque d’une privatisation rampante de mon procès pénal et de son instrumentalisation, dans quel intérêt ?&#8221; Une question se pose nécessairement pour savoir si les preuves émanant de l’autorité publique de poursuite ne devraient pas être soumises aux mêmes exigences que celles produites par une partie : prévenu, accusé, victime ou partie civile.</p>
<p>On fait prêter serment aux témoins, pourquoi les agents de l’état ne sont-ils pas soumis à cette même règle, seraient-ils au-dessus de tout soupçon ? La recherche de la vérité n’est-elle pas l’objectif majeur de tout procès pénal ? Les questions liées à l’origine et à la valeur de la preuve ne sont-elles d’autant plus importantes qu’elles ne peuvent être dissociées des impératifs d’efficacité et de célérité qui doivent guider la conduite de la procédure pénale jusqu’à son terme ?</p>
<p><strong>La loi fut-elle appliquée telle qu’elle est écrite ?</strong></p>
<p>En réalité autant dans sa forme que dans le fond, mon procès pareillement devant le tribunal délictuel qu’en appel, il ne fut qu’une bouffonnerie judiciaire qui se résume à cette question : « La loi fut-elle appliquée telle qu’elle est écrite ? » Pour moi qui de victime, par l’effet d’un jeu malsain, brodé loin du périmètre de la Justice, j’ai été rendu coupable par ceux que mes actions continues à déranger, je demeure avec une profonde amertume convaincu que le verdict prononcé à mon encontre par le Tribunal de Sidi M’Hamed –Alger- et confirmé par la Cour d’Appel, répondait plus à un scenario tramé ailleurs par des théoriciens de la manipulation de la justice, qu’à une application saine et sereine de la loi.</p>
<p>Mon procès éminemment politique, il n’a été en aucun cas tenu compte des règles procédurales qu’impose la loi, d’abord au stade préliminaire :</p>
<p>- Suite à mon dépôt de plainte le 30 octobre 2011 à 10h 30’, sous le N° 11/22508 près de la Cour d’Alger contre X, pour kidnapping et séquestration arbitraire, le même jour à 14h, je fus convoqué par le juge de la 3é chambre d’instruction, et non moins Doyen des juges. Cette précipitation reflète un peu soit dit la panique, alors que la lenteur dans la diligence des affaires portées devant les juges, sont le problème majeur dont souffrent les justiciables, et que ne cessent de dénoncer la défense.</p>
<p>Ce n’est qu’après mon dépôt de plainte que le procureur de la république ordonna l’ouverture d’une enquête à travers un communiqué de l’APS dans les termes suivants :</p>
<p>« Le Procureur de la république du tribunal de Sidi M&#8217;Hamed a ouvert une information judiciaire suite à la plainte contre X déposée par l’avocat de Nourredine BELMOUHOUB. Cette information judiciaire a été ouverte sous les chefs d’inculpation de crimes d&#8217;enlèvement et de séquestration d&#8217;un individu sans ordre des autorités constituées(*), conformément aux articles 291, 292 et 293 bis du code pénal. »</p>
<p>Communiqué largement relayé par la presse nationale, mais pourquoi avoir attendu le dépôt de ma plainte, alors que le parquet était tenu d’engager une action judiciaire quand eut lieu mon kidnapping :</p>
<p>- Pour définir s’il s’agissait d’un enlèvement avéré et non une simple disparition ;<br />
- Afin de préserver l’intégrité physique ou la vie de la victime en danger ;<br />
- Pour Collecter des éléments d’informations permettant de localiser la victime ;<br />
- Diffuser un message d’alerte par différents vecteurs : chaînes de télévision, stations de radio, agence de presse. Le message d’alerte devant indiquer un numéro de téléphone permettant aux témoins potentiels d’aviser immédiatement les autorités de toutes informations utiles à la localisation de la victime. Ce dispositif exceptionnel nécessite une mobilisation considérable des enquêteurs afin de traiter les appels de la population dans les meilleures conditions possibles.</p>
<p>Bizarrement, bien que la plainte était au nom de mon avocat, et bien que le communiqué du procureur précise que la plainte a été déposée par mon avocat, à ma question posée au juge pour savoir pourquoi mon conseil n’avait-pas été invité, sa réponse fut : « Il ne s’est pas constitué ».</p>
<p><strong>De qui se moquait-il, en piétinant la loi.</strong><br />
Curieusement en violation flagrante et délibérée des règles procédurales, le doyen des juges a enfreint la loi. Se passant du service de la greffière, il s’est arrogé le droit de cumuler sa fonction avec celle de sa greffière pour « dresser » les procès-verbaux de l’instruction, en prenant le soin de s’assurer qu’elle était ma formation linguistique, arabophone ou francophone, A quoi j’ai répondu : francophone.</p>
<p>En vérité je ne peux que m’enorgueillir et dire que l’instruction de « mon affaire », aura été chez nous la plus rapide de toute l’histoire judiciaire. Il a fallu un peu moins de trois mois au juge pour instruire, auditionner les témoins et reconstituer les faits, alors que nombreux avocats se plaignent de la lenteur de l’instruction qui dure une, voire plusieurs années. En fin de compte ce juge finit part accorder un sibyllin et obscur non-lieu a X. Soustraite au débat d’un tribunal, l’affaire vienttout simplement d’être enterrée. Mais pouvait-il exercer avec indépendance d’esprit la plénitude des attributions que lui confère la loi ? On ne saurait trouver plus belle illustration de la théorie de la délégation de pouvoir.À la lumière de ce simple exemple de détournement de justice, avant de questionner l&#8217;aptitude des accusés à comparaître, peut-être faudrait-il davantage évaluer l&#8217;aptitude à juger des magistrats.</p>
<p>Une déception de plus découlant de l’inexplicable absence du mouvement des « défenseurs des droits de l’homme » à mon procès ce 28 octobre 2012 devant le Tribunal de Sidi M’Hamed, une défection difficile à oublier qui restera un sentiment de frustration mémorable, quant à l’injustice de trop, ça restera unfait marquant certes, mais comparé à ce dont j’ai déjà subi en termes d’injustice, d’arbitraire et de dénis de droit, ce énième abus n’aura était qu’un insignifiant feu-follet, dont l’objectif inavoué visait d’une part et d’abord à justifier l’interdiction de quitter le territoire national qui m’est signifiée, et d’autre, pour m’intimider, ce qui en rien n’aura diminué ma quête de justice.</p>
<p>Je tiens à préciser qu’il serait insensé de tenter d’exploiter ce sentiment, de vouloir le traduire ou de conclure hâtivement qu’il s’agirait ici d’un désistement de ma part, d’un fléchissement, enfin de l’abandon de mon combat contre l’inhumanité et l’iniquité. Toute conclusion allant dans ce sens, ne serait qu’un raisonnement mal intentionné, sinon une méconnaissance totale de l’étendue de ma volonté d’aller jusqu’où la loi et le droit me le permet sans égards aux menaces à l’intimidation et aux risques évidents sur un terrain hostile à la vérité et au bon sens.</p>
<p>Moi la victime je devins coupable et, le Dimanche 30 Septembre 2012 je fus assigné à comparaitre devant le Tribunal de Sidi M’Hamed –Alger- pour répondre au délit préfabriqué dont je devins coupable. Il apparait clairement qu’il s’agissait bien plus d’un procès éminemment politique, dont l’objectif inavoué mais nettement lisible n’était rien d’autre qu’une grossière mais subtile tentative de me réduire au silence, d’où la décision qui m’est notifié, m’interdisant de quitter le territoire national. Bien que je me fusse rendu tôt au tribunal, appelé à la barre, je n’ai même pas eu le temps d’y arriver que mon affaire fut renvoyée au 28 octobre 2012,je ne saurais dire pour quelle raison</p>
<p>Je reviens à ce que j’appellerais ici « mon procès » du 28 octobre 2012, ou la grande erreur de la représentante du Ministère public, comme pour le Doyen des juges ayant instruit cette affaire, c’était de ne pas avoir eu le courage de faire le pas en arrière qui les aurait remis sur la bonne voie. Je n’ai pas besoin de crier que je ne mets pas en cause les Magistrats dont la volonté de bien agir est certaine, je parle de ceux dont les réactions démesurément coléreuses sont à un point intolérables. J’irai jusqu’à dire que leurs réactions passionnelles -qui toutefois je l’avoue, m’ont laissé totalement indiffèrent-, sont tout le temps préjudiciables à la Justice même qui ne peut se faire que dans le calme, hors de l’abus d’autorité et de son désordre. On voulait coûte que coûte m’envoyer arbitrairement en prison, quoique je ne fusse pas coupable. A ce stade, qui est hors la loi, leur injustice ou moi la victime multiforme ? La Procureure de la république, était devenue un persécuteur qui délibérément, ignorait qu’un Etat de droit qui se respecte est un Etat d’équité, de légalité, de justice et non d’humeur, ou alors de soumission.</p>
<p><strong>Que le Pouvoir corrompe, et donc le Pouvoir absolu corrompe absolument.</strong><br />
Mon procès fut une bouffonnerie judiciaire, je ne me contenterais pas d’accuser cette mascarade judiciaire, j’apporte la preuve qu’il s’agissait bien d’une arlequinade ou mon droit à la défense fut le dernier de tous les soucis. On a feint de m’écouter, mais en aucun cas cela ne le fut sérieusement, je soulignerais que j’ai été empêché de dire le plus important, à savoir les infractions au Code de la procédure pénale, commises par le Doyen des juges –Juge de la 3éme Chambre d’Instruction du tribunal de Sidi M’Hamed-, lequel s’est substitué à la greffière affecté à son bureau pour les motifs dont il est le seul à connaitre les déraisons qui ont fait qu’il oublie que sa mission et de quérir la vérité, que son devoir est la quête de justice et non pas de tisser une toile riche en couleurs sinistres, pour noyer la vérité et préparer le terrain propice à l’exécution d’un plan machiavélique qui servirait de base à une légalisation de l’atteinte à mon droit à la libre circulation.</p>
<p><strong>Il ne suffit pas d’accuser, il faut prouver la culpabilité.</strong><br />
Accusé de graves délits, n’appartenait-il pas à l’accusation de démontrer – juridiquement parlant – qu’effectivement j’étais coupable ? Je rappelle ce principe de la justice : il ne suffit pas d’accuser, il faut prouver la culpabilité. Etait-ce le cas ? Malheureusement au cours de ce procès cela a été oublié. Appartient-il au montagnard que je suis de rappeler à ces juristes que la vérité judiciaire n’a absolument rien à voir avec la vérité policière. Ont-ils oublié l’éloquence judiciaire et les règles impératives qui viennent non seulement de la conscience humaine, mais aussi du code lui-même.</p>
<p>Ce code qui dit que les procès-verbaux de police n’ont valeur que de simples renseignements, lors de mon procès la conclusion policière a prévalue, devenant pour la Procureure, (et hélas pour bien d’autres) « une parole d’Evangile », alors que le devoir aurait dû lui commander d’inviter à la barre le témoin qui a assisté à mon kidnapping, à la place de me reprocher de ne l’avoir pas invité à se présenter devant le Tribunal, comme si cela ne lui incombait pas. Combien de gens innocents ont été condamnées sur la base de déclarations faites à la police, sous les menaces où entre deux séances de traitements inhumains. Où est la Justice dans tout ça ?</p>
<p><strong>Champion en matière d’enlèvements.</strong></p>
<p>Je sais pertinemment que le fait d’avoir dit haut et à vive voix au Tribunal, que c’était mon Idéal qui était jugé sous couvert d’une fallacieuse accusation, ou on voulait faire croire que mon kidnapping était le fruit de mon imagination. Mais s’est-on au moins demander pour savoir pourquoi aurais-je eu besoin de recourir à un tel scenario dans un pays champion enmatière d’enlèvements, qui comptabilise plus de 24 000 personnes kidnappées en février 1992 pour être déportées dans les camps de la honte, plus de 20 000 autres personnes kidnappées n’ayant jamais réapparues, aujourd’hui devenue l’Affaire des disparus que j’ai dénoncé en Mai 1997, ce pourquoi, je fus arrêté, torturé, emprisonné et jugés en Cour criminelle pour atteinte à la sécurité de l’Etat, par des juges cagoulés –comme au temps du Ku Klu Klan-.</p>
<p>Que les « fonctionnaires du droit », nous disent pourquoi aurais-je eu besoin d’inventer le crime de kidnapping dont je fus victime :</p>
<p>- Alors que je ne rêve ni de renommée, ni de strapontin, ni de Podium, ne voient-ils pas que je mesure 1,82m ?</p>
<p>- Pour faire souffrir un peu plus mes filles, déjà excessivement éplorées par l’assassinat de leur mère par des militaires en folie, qui ont bénéficiés d’une totale impunité?</p>
<p>- Le kidnapping dont je fus victime le 10 février 1992, faisant qu’aujourd’hui je sois atteint d’un cancer de la peau, ne constitue-t-il pas à lui seul un crime contre l’humanité.</p>
<p>- La tentative de meurtre à laquelle j’ai échappé le 10 Mai 1996 à Hammam Guergour ou un milicien coupable de tentative de meurtre à fait usage de sa kalachnikov fournie par l’armée, lequel a bénéficier de l’impunité, n’est-ce pas là un autre élément qui m’accorde le droit d’aller plus loin et plus haut que vos juridictions de faits,</p>
<p>- Mon arrestation, le 06 Mai 1997,la torture et les traitements brutaux dont je fus victime et mon incarcération durant 09 mois pour avoir dénoncé des faits moralement et juridiquement condamnables, en l’occurrence, des disparitions forcées.</p>
<p>- L’agression douteuse à l’arme blanche par un baltagia le 14 Septembre 2011, dont ma plainte est en hibernation à ce jour, pour des motifs imaginables, inavoués.</p>
<p>- Et enfin l’inconsidération de ma plainte contre le général Nezzar, n’est-elle pas une preuve suffisante de la négation de la loi et du droit ?</p>
<p><strong>Dans quelle argile est pétri ce modèle de magistrats ?</strong></p>
<p>A titre de victime et en qualité de Défenseur des Droits de l’Homme dont la mission essentielle est de dénoncer les violations des droits de l’homme d’où qu’elles viennent, de la même manière que la Justice est tenue d’appliquer la loi et de juger des faits et non des assertions tirées d’un insignifiant et piètre «roman» policier, comme cela fut le cas lors de la bouffonnerie judiciaire de ce 28 octobre 2012, troisième jour de Aid El Adha, (Fête du sacrifice) ou je fus livré en pâturage dans un procès à sens unique, et où j’ai évité de tomber dans le piège de l’énervement qui m’étais sournoisement tendu à travers un interrogatoire « orienté », qui ne laisse aucun doute quant à sa source.</p>
<p>Je reste curieux de savoir où cette Procureure a-t-elle appris son droit, car au lieu de veiller à la stricte et juste application de la loi, afin que son respect soit conforme à l’Etat de Droit, elle ne se rendait plus compte qu’elle me reprochait le fait de ne pas être exact au sujet de la seconde ou des barbouzes m’ont kidnappé, (selon son entendement à la minute près), comme si j’étais obligé de me déplacer en regardant trotter les aiguilles de ma montre, Pour lui prouver qu’un être humain ne pouvait pas être assimilé à une horloge, je me suis payé le luxe de lui demander à haute voix, de me dire l’heure qu’il était sans regarder sa montre ou son portable. Je laisse à tout un chacun le soin d’imaginer qu’elle fut sa réaction, en me demandant dans quelle argile est pétri ce modèle de magistrats ?</p>
<p><strong>Une leçon publique d’urbanité.</strong><br />
Le fait mémorable dans ce procès, est que la représentante du Ministère public s’est alors échinée en monopolisant impudemment la parole, pour valoriser ses assertions, allant savamment jusqu’à vouloir ajuster tout le long du procès, un portrait bien noir de l’accusé que j’étais, allant jusqu’à faire valoir en vertu de ses convictions et en référence à sa vision et à la notion qu’elle se faisait de la justice, du droit et de la loi, que j’étais un extrême et redoutable rebelle.</p>
<p>Son réquisitoire tendancieux à l’évidence, vis-à-vis du justiciable que j’étais, par son style arrogant et provocateur fut un insignifiant pamphlet, de par sa médiocrité commandité par les auteurs des crimes et des violations multiples que j’ai dénoncé, pour tenter de justifier l’injustifiable et donner une explication insensée et erronée a la plainte déposée à mon encontre pour justifier mon Interdiction de Quitter le territoire national.Pour sa part, la Présidente n’a pas trouvé mieux que de démontrer publiquement qu’elle ignorait l’énoncé de l’Art 10 de la Déclaration Universelle des Droits de l’homme stipulant :</p>
<p>- « Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle »,<br />
Sinon comment expliquer le fait qu’elle ne m’ait pas permis d’aller jusqu’au bout de mon système de défense, ce qui lui aurait permis de comprendre qu’elle était en train de juger un apatride, sans la présence du représentant de la World Service Autority, dès lors que je lui ai remis la lettre du Ministère algérien de la justice, m’invitant à me présenter à cette Institution pour l’acquisition de la nationalité algérienne que j’aurais sollicité selon le document dont copie fut remise à la procureure, qui ne jugea pas utile de le prendre en considération après lecture, préférant appliquer les ordres et non la loi, au nom du peuple dont je fais fièrement partie.</p>
<p>Nullement impressionné par la stérilité et l’impudique jacasserie de la dame procureure, à quoi j’ai riposté en lui assenant une leçon publique d’urbanité à travers un système de défense auquel elle ne s’attendait guère, elle n’était pas accoutumé à ce genre de riposte d’un citoyen, à ses yeux « ordinaire », ce d’ailleurs pourquoi en retour, elle s’est échinée à requérir à mon encontre d’une voix « si basse » que je n’ai pu entendre, une peine de 02 années de prison ferme et 20 000 DA d’amende à l’encontre du coupable que j’étais à ses yeux. Ma manière de dire les choses ne pouvait que l’irriter, et lui déplaire.</p>
<p>Avant de renvoyer l’affaire pour délibération (délit d’aberration), la présidente selon la formule consacrée me demanda :<br />
- Qu’avez-vous à dire pour votre défense ? Ce à quoi j’ai répondu :<br />
- je le dirais devant le Dieu Eternel, le Jour où il nous jugera toutes et tous. En attendant :</p>
<p><strong>«حسبنااللهونعمالوكيل »</strong></p>
<p>En entendant ma réponse,drapée dans son costume de la vertu,la Procureure baissa les yeux. Oui elle a publiquement baissé les yeux et mis la main sur sa bouche. Je préfère mille ans de prison que d’entendre cetteinvocation à mon encontre.</p>
<p>Bien sûr elle ne s’attendait pas à cette réponse , et peut m’importait si l’avenir proche m’augurait des instants obscurément pénibles, oui peu importe, l’important est que je demeure debout avec une conscience légère à l’opposé de ceux qui s’étaient pris a plusieurs (dans les ténèbres) pour broder le procès-verbal de l’enquête préliminaire a l’aide d’une plume haineuse, d’une encre venimeuse, une langue menteuse et un esprit moralement en veilleuse, ou alors ceux qui drapés de l’habit droit-homéisme auront brillé par leur absence lors de mon procès me laissant découvrir que, Farouk Ksentini, n’est pas le seul à « barboter »dans la mare des droits de l’homme, et que la promotion, la protection et la défense des droits humains et des libertés fondamentales, ne sont pour beaucoup qu’une vitrine, quand ils ne sont pas sélectifs, ou tout simplement un fonds de commerce.</p>
<p>Je l’avoue, c’est décevant mais sans plus, dès lors que ceci ne m’empêchera pas de demeurer debout, dignement debout le front haut. Il y va de soi que lorsqu’on est déterminé, on a d’autant plus de force pour y résister, qu’on est tenu au risque de se surpasser aux prix d’efforts et de sacrifices qui altéreront peu à peu la santé et la diminue. Peu importe des lors que nul n’est éternel ici-bas, ou invulnérable d’aucune manière. C’est le prix de la dignité, en plus que la morale, le courage et la plume, resteront mes fidèles amis et mes meilleures armes, pour mener un combat pour la justice et le droit, contre les ténors de la bêtise et l’horreur, qui veulent effacer les graines « rebelles », celles qui portent en elles le sens de l’honneur et de la dignité.</p>
<p><strong>Le glaive de la répression.</strong><br />
Ma quête de justice et ma détermination conjuguées, ont finies par devenir une obsession plus forte que n’importe quelle autre motivation, même si l’histoire de notre tumultueuse justice, si troublée par des circonstances politiques qui ont compromis son cours normal projetait alors et clairement son imperfectibilité. Circonstances graves qui ne sont ni le fruit de la fatalité, encore moins le résultat d’un naturel incident de parcours imputable à la naïveté de l’homme. Que faire dans ce cas face à l’incurie planifiée ? Que dire quand la balance est faussée par la providence de tricheurs et de menteurs de tous bords ? Que puis-je espérer d’une exaltation judiciaire, conçue par les ténors de la bêtise et l’horreur qui veulent effacer les graines « rebelles », celles qui portent en elles le sens de l’honneur et de la dignité.</p>
<p>Dois-je préciser qu’il appartenait au Juge d’instruction de réquisitionner la bande enregistrée par la caméra vidéo de la maison de la presse, couvrant justement le lieu exact d’où je fus kidnappé. Cela n’a pas été fait, bien que relevant du champ précis de son autorité. En refusant de considérer la bande de cette caméra, le juge a d’abord déshonoré sa fonction ensuite la justice, et tout magistrat qui se respecte sait que cela relève du parjure, Il y va de même pour la présidente du tribunal qui a tenu à me condamné en premier ressort à un an de prison ferme, sans tenir compte et en violation de la loi, de mon témoin oculaire, ce qui me permet de dire qu’une grave atteinte a touché au principe même de la loyauté des preuves. Notre justice n’étant pas du tout en règle avec elle-même, au lieu d’une pure et simple nullitéde procédure ce sera une nouvelle aventure judiciaire, un parcours de combattant dont les obstacles seront la Cour d’appel d’Alger, ensuite la Cour suprême.</p>
<p><strong>Vaut-il vraiment la peine de poursuivre des études en droit, pour finir gauche et rampant?</strong><br />
Le 09 février 2013, je fus cité à comparaitre devant la Cour d’appel d’Alger, le choix de son président n’était pas du tout fortuit, choisi pour sa servilité sans réserve et si peu soucieux du respect qu’il devait à la justice,nul n’ignorait qu’il n’était pas à sa première trahison consciente de son devoir, donc la partie n’allait pas être facile. Il y a aussi le procureur qui porte le glaive de la répression,mais ma volonté étant plus forte face aux gladiateurs de la justice, j’étais prêt à releverce énième défi et à descendre aux arènes.</p>
<p><strong>Pour qu’on me croie, suis-je obligé de me mettre à mentir comme eux ?</strong><br />
Je reviens à ce que j’ai déjà affirmé et que je prouverai encore s’il le faut, pour mon pays, pour un Etat de droit égalitaire et communautaire, je ressens de la pitié pour la justice, et de la honte pour ces juges égarés dans le brouillard de la compromission et de ladocilité, des magistrats hélas qui n’ont voulu voir sur le banc d’accusation, que ce dont on leur a demandé de voir, un défenseur des droits de l’homme qui dérange, intraitable et dont il est souhaitable de se débarrasser à tout prix. J’ai dit une vérité qu’un témoin est venu sous serment et publiquement confirmer devant la Cour, nous n’avions pas été cru. Pour qu’on me croie, suis-je obligé de me mettre à mentir comme eux.J’en reviens souvent à cette thèse dont je suis passionnément attaché,pour l’avoirà mes dépends vérifiée. En rédigeant ce texte, j’ai eu comme l’impression d’avoir retrouvé une âme de substitut,faisant que pour le rédiger,à mon encre j’ai mélangé du vitriol.</p>
<p><strong>Le désir de vous montrer dociles !</strong><br />
Bien que la ponctualité ne compte en rien cheznos magistrats Le 09 février 2013, j’ai tenu à être tôt à la Cour d’Alger. Enfin vers 09h 30 le sempiternel « Mahkama » (la Cour), résonna dans la salle. Une fois que les membres de la cour se soient bien calés dans leur fauteuil, les procès à la chaine commencèrent. Incroyablebien que facilement vérifiable, même sur les visages des victimes se lisait une certaine appréhension mêlée à un apparent manque deconfiancequant à la droiture de la justice.La corruption, sinon la simple relation familiale, de bistrots ou alors les injonctions par téléphones, finissent toujours par déséquilibrer la balance dans de nombreux procès quand le juge a un fil à la patte.</p>
<p>L’intérêt de quelques-uns vaut-il la peine de troubler ainsi la justice ? Magistrats caporalisés –ées-, vous vous dites tout de même que mon agitation, que mon refus de vivre à genoux et mon obstination à demeurer fidèle aux principes que je défends moil’affamé de vérité et de justice, est payée trop chèrement par tout le mal qu&#8217;on nous accuse de faire en dénonçant vos scélératesses, en me condamnant, il n&#8217;y aura que cela au fond de votre verdict : le désir de vous montrer dociles.</p>
<p>Eh bien, vous vous tromperiez foncièrement, veuillez me faire l&#8217;honneur de croire que je ne défends pas ici uniquement ma liberté, il y a aussi la vôtre qui est prise en otage, En me condamnant à tort, vous touchez à ma dignité en restant esclaves, alors vous ne ferez que me grandir, en vous rapetissant. Ignorez-vous vraiment que, qui souffre pour la vérité et la justice s’ennoblit. Regardez-moi, messieurs : ai-je mine d’un vendu, de menteur ou de traître ? Pourquoi donc agirais-je ? Je n&#8217;ai derrière moi ni ambition politique, ni passion de sectaire, Je ne perçois pas d’honoraires pour cela.Électron libre, sans fil à la patte, librement libre, je suis un modeste et humble citoyen qui a donné une bonne partie de sa vie à la défense des droits humains. Quant à vous serviteurs serviles, à part servir la dictature, dites-moi, qu’aviez-vous fait de la vôtre ?</p>
<p><strong>Mon procès est un aveu de faiblesse politique de la part d’un État en difficulté.</strong><br />
Le 09 février 2013, appelé à la barre, le Président de la Cour d’appel me confirma sans avoir eu à le dire, qu’il ignorait totalement le contenu du dossier me concernant. Entamant mon audition d’un air hautain, il montra qu’il s’adressait à un coupable et non pas à un justiciable que jusque-là, la loi présume innocent, jusqu&#8217;à établissement des, ou de la preuve de la culpabilité. En guise de réponse, je lui fis part que je ne répondrais que lorsque mon témoin sera invité à prendre part aux débats, ce qui emmènera le représentant du ministère public d’intervenir, pour me demander si le témoin en question a été entendu par le juge d’instruction. Après avoir répondu affirmativement, il demanda au président de contrôler si la déclaration du témoin figurait dans le dossier, il finira par « découvrir » le procès-verbal de la déclaration du témoin de mon kidnapping. Cela démontre que c’était moi qui allait être jugé et non pas des faits. L’affaire sera renvoyée au 24 février 2013, après que le représentant du ministère est ordonné la convocation officielle du témoin.</p>
<p>En m’éloignant de la barre, il m’a été facile de remarquer que plusieurs individus ont aussitôt quitté la salle. Une fois hors de la bâtisse de la Cour d’Alger, l’un d’eux rendait discrètement des comptes, à l’aide d’un Walkie-Talkie de service.En fait, mon procès est un aveu de faiblesse politique de la part d’un État en difficulté, mais peut-il pour autant se réduire à cette seule dimension, alors même qu’enl’analysant, il est a noter qu’il s’agit surtout d’un procès visant à me contraindre au silence, et à protéger les responsables du crime contre l’humanité que je continue haut et fort, de dénoncer.</p>
<p>Être victime de la machine judiciaire est la pire des calamités qui pourrait atteindre une personne, ma condamnation en est une illustration particulièrement éloquente.</p>
<p>Ma condamnation, après un procès public basé sur des rapports de police reçus « en preuve », bien que les notes prises par des policiers ne sont jamais rendus publics, ou reçus en preuve lors des procès, dénote parfaitement à l’évidence, que mon affaire de kidnapping ne fut pas traitée d’une manière juste et équitable, et connote clairement que ma condamnation injustifiée est un déni de justice dans le sens le plus fondamental du terme. Cette violation du principe d&#8217;impartialité, ailleurs dans un Etat de droit qui se respecte, entrainerait l&#8217;annulation du procès. Les juges ne sont-ils pas tenus de fonder leurs verdicts sur &#8221; des motifs objectifs et sérieux &#8221; puisés dans des faits et non pas à travers des tissages aux motifs singulièrement détectables, qui justifient le sentiment de frustration, de colère et de révolte d’un homme condamné ou soupçonné injustement. Peut-on évaluer le potentiel de préjudice moral que cela creuse au fond de son âme.</p>
<p>En médecine il y a une différence entre l’erreur et la faute médicale, en justice l’erreur« réfléchie » est moralement irréparable, comme la calomnie, il en reste toujours quelque chose.Qui donc hormis la victimeest en mesure d’estimer, de juger le tort qui résulte de la gravité d’une condamnation injustifiée, édictée au nom précisément de la justice qui occasionne une douleur sourde, exceptionnelle. L’impuissance d’un justiciable, victime d’une administration sensée le protéger, est en effet le pire des paradoxes, est-ce pour autant le pire des maux face à quoi je baisserais les bras ? J’ai connu et subi pire.</p>
<p>Ici, on a jugé un homme qui a affronté un chef de gang, une des pires ordures que la terre algérienne ait portées, responsable de déportations, d’enlèvements, de tortures, d’assassinats, d’une criminalité sauvage qui a pris en otage la population algérienne dans son intégralité. Sait-on seulement quel enfer vivent les victimes de cet industriel du crime, et de sa bande ?Etre victime de la machine judiciaire, est la pire des calamités qui pourrait atteindre une personne, ma condamnation en est une illustration particulièrement éloquente, qui m’autorise d’appeler politique mon procès, il réunit un État persécuteur, des magistrats serviles, une culpabilité incertaine et une condamnation pour l’exemple.Ce sont là des figures éternelles de la comédie humaine ».</p>
<p><strong>Quoi de plus inique, de plus sordide qu’une justice bassement vénale, soit rendue par des mercenaires du droit</strong><br />
Ce simulacre de procès – et il n’est pas le seul-, est une véritable honte dans les annales judiciaires des cours et tribunaux de ce pays qui prétend être un modèle de probité, au niveau de ses institutions. Cette iniquité marque un degré de gravité supérieur de ce qui est injuste, par conséquent ce n’est pas commettre un pléonasme vicieux que de qualifier le traitement de mon procès de procédure déraisonnable et depratique violente et abusive.</p>
<p>Cette prévarication judiciaire prouve à l’évidence que la « réalité » véhiculée par les médias de service est trompeuse. Quand un juge fait preuve de partialité honteuse et rend une décision contraire à la prépondérance du poids de la preuve, ça devient attentatoire à la bonne justice.Quand son iniquité repose sur le fait qu’il ait statué par malveillance, négligeant manifestement de considérer les éléments fondamentaux de la preuve qui lui sont fournis, ça devient un outrage fait à l’équité par des magistrats formés à l’université du droit, avec l’argent du contribuable.Alors quoi de plus inique, quoi de plus sordide qu’une justice bassement vénale, soit rendue par des mercenaires du droit. Et dire que nombreux se complaisent à briser l’ordre de la loi, ce qui m’autorise de qualifier d’injustes, et le juge qui transgresse la loi et le magistrat qui se montre cupide et manque à l’égalité.</p>
<p>Ainsi le justiciable est pris en étau par une corporation de magistrats voyous, qui rendent volontairement des parodies de jugements que la cour valide aveuglément et en parfaite connaissance de la violation des lois républicaines.Comment des juristes arrivent-ils à ignorer sciemment, que le principe inique éminemment injuste, constitue en soit, un grave affront par son caractère abusif et discriminatoire à l’équité.</p>
<p>C&#8217;est effarant de constater que, de plus en plus de magistrats, se donnent le droit de s&#8217;attribuer la quasi &#8220;propriété&#8221; de disposer de la liberté des justiciables, en imposant des jugements irresponsables conforment à la volonté de nuire de leurs maitres, en restant serein sur d&#8217;éventuelles poursuites disciplinaires que génèrerait normalement,la violation de la loi dont ils sont coupables. Voilà ce qui favorise les dérives judicaires dont les magistrats se délectent, car il n&#8217;y a aucune procédure fiable pour juger les excès dont se rendent coupables ces pollueurs du droit et de la loi.</p>
<p><strong>La parole est-elle libre à l’audience ?</strong><br />
Le 24 Février, date commémorative de la nationalisation des hydrocarbures est un jour mémorable n’était-ce la mafieuse gestion du pays, c’était aussi la date ou je devais recomparaitre devant la Cour d’Appel, cette fois mon témoin était présent. Logiquement j’allais être appelé à la barre après le prononcer des délibérés ce qui ne fut pas le cas. Par calcul, ce ne sera que vers 16 heures que je fus appelé à la barre pour être jugé dans l’affaire enrôlée sous le N° 12/20524.</p>
<p>Tout était calculé, d’abord à cette heure de l’après-midi, la salle d’audience était beaucoup moins pleine que la matinée, ensuite une si longue attente pouvait user la patience de la défense, tout comme constituer un moyen d’énervement, mais le plus important est que les journalistes venus en nombre, tenus par le temps, ils ne pouvaient suivre les débats, spécialement dans cette affaire, Car tenus de rejoindre leurs rédactions respectives pour la clôture des journaux. J’avoue que le procédé est de bonne guerre, autant fut-il hypocritement scélérat.</p>
<p>Et ce n’est pas tout, puisque le président de la cour ira jusqu&#8217;à me demander de retourner dans la salle, renvoyait-il a tantot la confrontation en décidant de juger une autre affaire ? À l’instar d’autres magistrats protégés dans leurs dérives par la puissance des réseaux, qui contrôlent le système judiciaire à tous les niveaux, ce président de la cour d’appel voulait-il dire : La justice c&#8217;est nous ? Ne se rendait-il pas compte qu’il se rapetissait en me réconfortant.</p>
<p>Mon tour arriva enfin et me revoilà à la barre.Passée les formalités d’usures relatives à l’identification, le président connu pour son excès de zèle, commencera à jouer le rôle qu’il devait tenir en s’amusant à déclarer à haute voix :</p>
<p>- Tu peux parler librement, ici, ton droit à la défense est garanti,<br />
Cette trompeuse introduction n’est-elle pas l’aveu qu’ailleurs ce droit n’est pas assuré ? Ce pourquoi je lui ai répondu :</p>
<p>- Je l’espère car ceci n’a pas été le cas devant le tribunal de Sidi M’Hamed, c’est pourquoi<br />
j’ai interjeté en appel.</p>
<p>Il m’a tout de même démontréqu’il ignorait que je n’allais surement pas attendre sa permission pour me défendre face à un collectif de magistrats, qui en plus de sa médiocre façon de rendre justice, allait tout simplement appliquer des ordres reçus, auxquels il n’allait pas désobéir, soit par peur, sinon par docilité.</p>
<p>- Sais-tu pourquoi tu vas être jugé, tu t’es rendu coupable d’une fausse déclaration qui a été<br />
prouvée par l’enquête menée par la police, basée sur caméra.</p>
<p>- Monsieur le président, j’aurai aimé ne pas parler de caméra, cependant puisque cela a été<br />
Evoqué, je demande comment la camera qui n’a pas vu qui a tué Boudiaf, aurait-elle pu voir mon kidnapping.<br />
Désarçonné publiquement par ma réponse, le président faillit se lever pour balbutier :</p>
<p>- Boudiaf est mort et enterré, son affaire est classée alors il ne faut pas en parler.<br />
Une question traversa mon esprit, comment ce petit fonctionnaire du droit pouvait-il se permettre de classer une affaire où il est question de l’assassinat en direct de celui qui fut son président ?</p>
<p>- Mais Monsieur le président c’est vous qui aviez évoqué la caméra, c’est pourquoi j’ai tenu</p>
<p>A rappeler ce fait, d’ailleurs ce n’est pas le seul cas, la caméra n’a pas vu non plus qui a assassiné le directeur général de la sureté nationale, comme elle n’a pas vu qui a brulé une aile de la Grande poste avant le passage de François Hollande ? Et puisqu’il est question de caméras, je me demande pourquoi celle, sous le champ de laquelle j’ai été kidnappé n’a pas été prise en considération, pourquoi cette bande a échappé à l’instruction ?</p>
<p>- De quelle caméra parles-tu ? me demanda-t-il d’un air irrité.</p>
<p>- Celle de la Maison de la presse, justement placée pour surveiller l’endroit où j’ai été</p>
<p>Interpellé, avant d’être kidnappé en présence d’un témoin, aujourd’hui présent dans la salle.<br />
Je me demande pourquoi le président ne l’avait pas appelé à la barre, sans toutefois chercher à le savoir, il était le seul à connaitre le secret, toutefois lui ayant indirectement rappelé sa présence, il ne lui resté qu’a l’inviter, et enfin le témoin allait être entendu.<br />
Ayant perdu le fil de l’audition le président me demanda :<br />
- Mais pour quelle raison tu aurais été kidnappé ?<br />
- Monsieur le président je ne peux pas répondre à cette question, c’est aux exécutants et à leurs commanditaires de mon kidnapping quelle devrait être posée, seuls eux le savent.<br />
- Et pourquoi spécialement toi ?<br />
- Monsieur le Président, le 28 Aout 2001 j’ai déposé une plainte contre le général khalednezzar au tribunal AbaneRamdane, plainte en hibernation à ce jour, après l’audition de ce général les 20 et 21 Octobre 2011par la procureure du tribunal Suisse, le 23 du même mois, alors que je me rendais à la maison de la presse, en présence du témoin, j’ai été interpellé par trois personnes en tenue civile, lesquels après un contrôle d’identité, m’en demandé de les accompagner. N’ayant rien à me reprocher, respectueux de la loi, et en plus que leur véhicule était doté d’un gyrophare, j’ai fini par être embarqué et la suite tout le monde la connait.</p>
<p>Un fait unique dans les annales de la justice algérienne, diront par la suite plusieurs avocats, après que n’ayant rien trouvé à dire, le président de la cour d’appel, bizarrement me lança :<br />
- Si tu es fatigué, tu peux aller t’asseoir dans la salle!</p>
<p>C’était inouï, pour la simple raison qu’avant moi, une dame d’un Age très avancé, et bien qu’elle se tenait difficilement debout à la barre à l’aide d’une béquille, le président ne pas eut l’humanité del’inviter à aller s’asseoir, alors que moi, présumé coupable, et bien que d’apparence en très grande forme, j’ai quitté la barre pour aller m’installer avec des amis venus me soutenir, dans ce procès qui m’opposé à la mafia politico-juridique. En vérité c’était bien plus pour éviter mes répliques auxquels il n’était pas accoutumé. Moi aussi d’ailleurs,je n’avais pas envie de parler à ce larbin.</p>
<p>Appelé à la barre, mon témoin rapporta les faits après avoir prêté serment, et comble de l’ironie, ce n’est qu’après avoir fini d’apporter son témoignage,que le procureur général adjoint demanda au président de contrôler l’identité du témoin. Pensait-il que tout le monde est faussaires, comme les juges dénoncés par l’honorable Monsieur Benyoucef Mellouk, précurseur de l’affaire des juges faussaires.<br />
Une fois la parole au procureur, ce dernier évita de faire un long réquisitoire, en donnant l’impression qu’’il s’adressait à lui-même, il se contentera pour remplir sa « mission » de requérir d’une voix entre les lèvres, un durcissement de la peine.<br />
La plaidoirie des quatre Avocats qui m’ont dignement et gracieusement défendu a un très haut niveau elle les honore, ils ont démontré juridiquement et techniquement, que les motifs évoqués contre moi, étaient fallacieux et mensongers. Et ont publiquement prouvé mon kidnapping.<br />
Le président pressé de se débarrasser de moi, finira par me demander :<br />
- Qu’est-ce que tu as encore à dire ?<br />
J’ai fait semblant de réfléchir un petit instant avant de lui décrocher :<br />
- Où est la justice dans tout ça ?<br />
Il finira par griffonner une date dans le dossier de cette affaire et sans oser me regarder, il lança :<br />
- Affaire en délibéré pour le 03 Mars 2013</p>
<p>Sincèrement, j’aurais préféré un jour après, à savoir le 04 mars date ou ma défunte épouse fut grièvement blessée par balles par des militaires en folie, ca m’aurait servi pour la commémoration de deux injustices, le crime dont fut victime mon conjoint et celui de ma condamnation arbitraire. C’est d’ailleurs pourquoi, j’ai tenu à ne pas me présenter à la date fixée, mais le lendemain.</p>
<p>En ce 24 Février, date commémorative de la nationalisation des hydrocarbures, à la même date, c’est ma liberté qui était en jeu mais peu m’importe.</p>
<p>Pour la peine à l’emprisonnement, au cas où en dernier ressort elle sera maintenue, cela me permettrait en Défenseur des droits de l’homme de voir ce qui se passe dans nos prisons et de le dénoncer.<br />
- Quant à l’amende ils n’auront qu’à soustraire les 100 000 DA de ce que l’État me doit pour :<br />
- L’internement arbitraire dont j’ai été victime,<br />
- Le Cancer de la peau découlant de mon arbitraire internement<br />
- L’Assassinat de mon conjoint par des militaires<br />
- La tentative de meurtre dont je fus victime.<br />
- Leurs 03 Agressions » sur commandes »<br />
- Mon emprisonnement arbitraire pour acte citoyen.<br />
- Je passe sur les petites bricoles et le vol de mon Mobilier après mon internement.<br />
- Comme je passe sur le cas de mes enfants rendus orphelins.</p>
<p>Finalement la courette d’appel a maintenu la peine initiale, soit un an de prison ferme et 100 000 DA d’amende. Les choses ne font que commencer, ce verdict est un élément supplémentaire venu alourdir et grossir le nombre de violations, d’abus, d’arbitraire et d’injustice que je cumule, que je retiens et que je ferais Incha Allah valoir contre ceux qui ont détruit ma vie, empoisonné l’existence de ma famille et terni l’image de marque de mon pays.</p>
<p>Ne m’étant pas présenté à la date prévue, cela me donne le droit d’attendre -à la place des 08 jours, délais de cassation- que la cour d’appel m’expédie une copie du jugement rendu. A la place c’est un huissier de justice qui fut chargé de le faire, cependant ce dernier, plus enclin à jeter un famille à la rue, à la place de me remettre à domicile le document en question, a préféré la voie postale, d’où m’est parvenu un télégramme m’invitant à me présenter à la poste, pour finalement ne rien trouver.</p>
<p>Averti de ce procédé hypocritement classique, ayant pour objectif de « tuer » la durée prévue pour la cassation, ce qui au bout ferait que la peine devienne définitive, un jeu auquel s’est prêté un huissier de justice qui m’a rappelé un autre huissier qui la fin du mois d’Aout 2001, appelé pour accomplir une mission rémunérée relevant de sa compétence, a pris la fuite, abandonnant dans le feu de l’action son cartable, en apprenant qu’il devait signifier ma plainte à khalednezzar.</p>
<p>Ayant prévue dans ma feuille de route le recours à cette honteuse ruse, j’ai pris de pourvoir en cassation auprès du greffe de la Cour d’Alger le 18 Avril 2013 sous le N° 13/02263.</p>
<p>* Crimes d&#8217;enlèvement et de séquestration d&#8217;un individu sans ordre des autorités constituées : Ce qui insinue clairement que les autorités constituées peuvent ordonner des crimes d’enlèvements et de séquestration d’un individu.</p>
<p>* Défenseur des droits de l’homme – Cellule des droits de l’homme du front du Changement National,<br />
Porte-parole du Comité de Défense des Internés des Camps du Sud.</p>
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		<title>Et si le peuple s’invitait aux élections présidentielles de 2014.</title>
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		<pubDate>Thu, 09 May 2013 20:41:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>boubekeur Ait Benali</dc:creator>
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				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1044" alt="images" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images1.jpg" width="290" height="174" /></a>Dans un numéro spécial, l’hebdomadaire « Jeune Afrique » consacre un dossier au chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika. En fait, à moins d’une année du plus grand rendez-vous électoral, l’état de santé de Bouteflika constitue, selon Cherif Ouazani, l’élément clé de cette joute. Bien qu’une échéance pareille, notamment dans les pays démocratiques, se décide sur la base de l’adhésion du peuple à un projet, en Algérie, la dictature ne laisse malheureusement aucun choix aux électeurs. Sauf que cette fois-ci, la mayonnaise risque de ne pas prendre. Ou alors, les décideurs, contre vents et marées, vont-ils imposer la candidature du chef de l’État en exercice, dont les capacités physiques s’amenuisent de jour en jour ? Pour l’heure, toutes les supputations sont possibles. De toute façon, à mesure que les changements intervenus en Afrique du Nord relèvent du passé, le régime reprend ses anciennes habitudes. Il y a quelques jours, le président du groupe parlementaire du FFS, Ahmed Betatache, est passé à tabac par la police pour avoir soutenu le rassemblement des demandeurs d’emploi. Dans un pays de droit, une telle atteinte aux libertés provoquerait –et c’est une simple mesure disciplinaire –le départ du ministre de l’Intérieur.<br />
De toute évidence, bien que les révoltes nord-africaines en 2011 aient présagé la fin de l’emprise du pouvoir sur la vie politique en Algérie, grâce à la manne pétrolière, le a réussi à court-circuiter la dynamique de changement en élargissant le cercle de sa clientèle. Partant, malgré un demi-siècle de la gestion catastrophique, force est de reconnaitre que le maintien de la même équipe à la tête de l’État ne semble pas connaitre son épilogue de sitôt. Les initiatives des deux sages, Hocine Ait Ahmed et Abdelhamid Mahri en 2011, n’ont pas eu assez d’écho. En fait, étant donné la puissance de feu du pouvoir, il va de soi que sa défaite ne peut intervenir qu’en recourant aux moyens pacifiques. À ce titre, le vote sanction constitue la solution idoine.<br />
Malheureusement, le silence de la majorité, notamment lors des législatives de mai 2012, offre un temps de répit à un régime incompétent et défaillant. Du coup, la seule voix audible est celle des courtisans. « Élite, opinion et classe politique avaient alors imaginé que la prochaine présidentielle scellerait le passage de témoin aux générations postindépendance. Seulement voilà, cette hypothèse a été balayée par une campagne lancée par les partis et les personnalités de premier plan avec pour slogan « Ouhda Rabi’a » (quatrième mandat) », souligne le correspondant de Jeune Afrique. Justifiant leur appel, ces derniers estiment qu’un quatrième mandat permettra à Bouteflika de parachever les réformes qu’il a lancées en 1999. Or, malgré le record de longévité à la tête de l’État, le bilan de Bouteflika n’est pas reluisant. Marqués par la multiplication des scandales financiers (il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’une affaire de détournement ne vienne allonger la liste déjà remplie), les trois mandats présidentiels sont, par rapport aux moyens dont dispose le pays, en deçà des attentes.<br />
En outre, sur le plan de la communication, sous l’ère de Bouteflika, les Algériens ne sont jamais autant méprisés. La dernière sortie médiatique du chef de l’État ne remonte-t-elle pas à l’an dernier ? Même la prise d’otage du complexe d’In Amenas, où le site névralgique du pays a été attaqué, n’a pas fait réagir Bouteflika. Du moins, il n’a pas estimé utile d’informer son peuple du danger guettant la patrie. Selon Ouazani, les rares fois où l’on peut voir le chef de l’État, c’est à l’occasion des funérailles des anciens « présidents ». « Lors des obsèques d’Ali Kafi, le 17 avril, Abdelaziz Bouteflika avait les traits tirés, le pas hésitant. Son proche entourage, notamment Saïd, son frère cadet et conseiller spécial, se tenait à ses côtés, en alerte permanente. À deux reprises, le président a eu des vertiges et a failli perdre l’équilibre », rapporte-t-il.<br />
Cependant, bien que le but de cette note ne consiste pas à polémiquer sur la maladie du chef de l’État [culturellement, cela ne fait pas partie de l’éducation algérienne], force est de reconnaitre que ceux qui souhaitent la candidature de Bouteflika pour le prochain scrutin ne sont pas sérieux. Après cinquante ans de retard, n’est-il pas temps que la question du pouvoir soit redéfinie ? À ce titre, la conclusion du journaliste de « Jeune Afrique » est tout simplement une offense à ceux qui rêvent d’une autre Algérie. « En somme, 2014 serait une équation à plusieurs inconnues dont la clé serait détenue exclusivement par une personne : Abdelaziz Bouteflika », conclut-il. Il va de soi que la construction d’un pays ne peut pas reposer sur une telle idée. Cela dit, bien que le pouvoir en place soit le seul responsable de la déliquescence de l’État, la démission des Algériens ne peut pas être passée sous silence. En effet, en dépit du recourt systématique à l’emploi de la force par le régime, cela ne disculpe pas pour autant le peuple. Car, son atonie contribue indubitablement à la détérioration du pays. Mais, comme le dit le proverbe : il n’est pas trop tard pour bien faire. Ainsi, à l’occasion des élections présidentielles de 2014, le peuple algérien, dans le respect des idées de chacun, devra participer massivement au rendez-vous électoral. Sans manifester ni la haine ni le rejet, il serait préférable que son choix aille vers le candidat qui n’a aucun lien avec le pouvoir actuel. Et si le nouvel élu a du vrai sang algérien, il devra respecter le peuple et travailler dans l’intérêt général. Et c’est là que se trouve la solution de l’équation algérienne. Partout dans le monde, la vraie clé, c’est celle que détient le peuple et non pas un groupe ou une personne.<br />
Ait Benali Boubekeur</p>
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		<title>Il y a 68 ans, l’Est algérien est mis à feu et à sang.</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 08:09:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>boubekeur Ait Benali</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Histoire]]></category>

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		<description><![CDATA[La violence du 8 mai 1945 relève du génocide. Sans minimiser l’ampleur de la répression du 1er mai 1945, par rapport à celle du 8 mai, celle-là fait passer a posteriori les autorités coloniales pour des gentilles. En fait, bien que le bilan avoisine la quinzaine de morts, cet événement est devenu presqu’un fait anodin. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1040" alt="images" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/05/images.jpg" width="240" height="179" /></a>La violence du 8 mai 1945 relève du génocide. Sans minimiser l’ampleur de la répression du 1er mai 1945, par rapport à celle du 8 mai, celle-là fait passer a posteriori les autorités coloniales pour des gentilles. En fait, bien que le bilan avoisine la quinzaine de morts, cet événement est devenu presqu’un fait anodin. En tout cas, malgré les précautions prises par les chefs nationalistes, le rouleau compresseur colonial saisit l’occasion pour donner un coup de massue au mouvement national. En effet, au moment où la France célèbre la fin de la domination nazie, ses représentants en colonie massacrent sans retenue ceux qui réclament, à leur tour, la fin du joug colonial. Bien que cette sujétion soit présentée par le pouvoir métropolitain comme une aventure humaine, la mentalité des colons, pour ceux qui la subissent tous les jours, se situe aux antipodes de la liberté. D’ailleurs, les manifestations de mai 1945 consistent avant tout à rappeler leur situation intenable.<br />
Par ailleurs, si la France n’avait pas oublié si vite les réactions des habitants de l’Algérie lors de la débâcle de 1940, elle aurait pu être à l’écoute des « indigènes ». Et pour cause ! Au moment où les Français de métropole décriaient la collaboration de Philippe Pétain, ceux d’Algérie ont accueilli avec enthousiasme la chute de la troisième République. Et paradoxal que cela puisse paraitre, les Algériens paraissaient alors plus solidaires de la France meurtrie que les colons. En tout cas, hormis un groupe retreint des militants du PPA qui ont évoqué une association avec l’Allemagne nazie, le mouvement national, dans son ensemble, a rejeté cette idée.<br />
Cependant, après le débarquement américain, le 8 novembre 1942, à Alger, les deux communautés, algérienne et pied-noir, ne réagissent pas de la même façon. Bien qu’on ne puisse pas parler d’une position unanime de telle ou telle population, une minorité de colons va combattre de toutes ses forces le rassemblement auquel appelait la résistance française. « Quant à vous, monsieur de Gaulle, qui trainez dans la honte et dans le sang les lambeaux d’un uniforme français, vous êtes un misérable, un traitre et un assassin », s’en prend l’Écho d’Oran au général de Gaulle en septembre 1942. Quoi qu’il en soit, pour les Algériens aussi, la position est mitigée. Refusant de s’engager dans les mêmes conditions que celles de la Grande Guerre, les notables, à leur tête Ferhat Abbas, envoient un message, le 22 décembre 1942, aux autorités coloniales. « Avant que les musulmans d’Algérie ne consentent aux sacrifices que l’entrée en guerre annonce, ces derniers demandent qu’ils soient assurés de se battre pour leur propre affranchissement politique et ne restent pas privés de droits et des libertés essentielles dont jouissent les autres habitants de ce pays », écrivent les auteurs du futur Manifeste. En tout cas, bien que les activistes du PPA rejettent la politique de conscription obligatoire, force est de reconnaître que 173000 Algériens rejoignent l’armée française, dont 87500 engagés.<br />
Cela dit, l’acceptation tacite des doléances algériennes est-elle une façon de les berner dans le but de les faire participer à l’effort de guerre ? A posteriori, il ne subsiste aucun doute sur la mauvaise foi des autorités coloniales une fois le danger s’est éloigné. Ainsi, aux revendications égalitaires, la réforme du 7 mars 1944 ne va pas plus loin que le projet du Front populaire en 1936. Dans ce cas, le rejet de ces réformes, par les Algériens, est unanime. D’ailleurs, même les modérés trouvent le projet anachronique. Pour les autorités coloniales, la divergence d’approche ne peut être résorbée qu’en déplaçant le débat sur le terrain de la violence. Anticipant un éventuel soulèvement des Algériens, le secrétaire général du gouvernement général, Pierre-René Gazagne, recourt à l’intrigue en vue de décapiter les AML et le PPA.<br />
En tout état de cause, dès le 1er mai, le plan semble bien fonctionner. Pire encore, ce qui attend les Algériens, une semaine plus tard, dépasse l’imaginaire. D’une façon générale, à l’annonce de la capitulation des nazis, les AML, en prenant soin d’éviter de manifester dans les villes où il y a eu des incidents graves la semaine précédente, organisent des défilés pacifiques. Ces derniers visent deux objectifs : célébrer la fin du nazisme et afficher leur sentiment national. D’ailleurs, sur ce dernier point, le 8 mai 1945, l’hilarité, partout dans le monde, supplante pour un moment les douleurs engendrées par la barbarie nazie.<br />
Hélas, les autorités coloniales refusent aux Algériens le droit de revendiquer cette même liberté. À Sétif, dès 8 heures du matin, le 8 mai 1945, près de 2000 manifestants se rassemblent devant la mosquée de la ville. Comme pour les défilés du 1er mai, les instructions sont nettes : pas d’armes. Tout compte fait, bien que les Algériens arborent d’abord les drapeaux des Alliés, la présence de l’emblème national sort les policiers de leur gond. « C’est à ce moment que tout dérape quand un inspecteur tire, tue le porte-drapeau [Sâal Bouzid] et deux coups de feu en soutien partent du café de France », note l’historien Jean Louis Planche. Par ailleurs, malgré la répression, les manifestants tiennent à déposer la gerbe de fleurs au monument aux morts. Le car de gendarmerie, qui a eu vent de ce qui s’est passé, fonce alors sur les manifestants, fauchant plusieurs d’entre eux. Dans leur repli, ces derniers tuent deux colons, dont l’ancien maire Deluca. Bien que les soupçons aillent en direction des manifestants, un témoignage, cité par Jean Louis Planche, révèle que l’ancien maire a été tué par son ancien adjoint.<br />
Toutefois, à 182 kilomètres de là, le même scénario se répète à Guelma. Le sous-préfet Achiary, futur chef de l’OAS, intime l’ordre aux manifestants de jeter leur drapeau, leur pancarte et leur banderole. L’emblème étant sacré, le porte-drapeau refuse d’obtempérer. « Comme sous un coup de fouet, Achiary saisit le revolver dont il s’est armé, entre dans la foule droit sur le porte-drapeau et tire. Son escorte ouvre le feu sur le cortège qui s’enfuit, découvrant dans son reflux le corps du jeune Boumaza », relate Jean Louis Planche. Le lendemain, la répression va crescendo. L’Est algérien est désormais soumis à un quadrillage sans précédent de l’armée. Ainsi, à Sétif, les seuls Algériens qui peuvent circuler en ville sont ceux à qui un brassard blanc a été délivré. À Guelma, à partir du 9 mai, la chasse à l’homme commence. En fait, la milice du sous-préfet Achiary perquisitionne au peigne fin les locaux des AML. Du coup, tous les militants dont le nom figure sur les listes est systématiquement arrêté. La plupart d’entre eux y laisseront leur vie sous la torture. Cette répression aveugle se propage, dans les jours qui suivent, à plusieurs villes de l’Est algérien. À Kherrata, par exemple, les suspects sont jetés tout bonnement du haut des falaises. Bien que la maitrise de la situation soit totale, l’aviation et la marine interviennent intensément à partir du 10 mai 1945. Et à chaque action répressive, les pertes se comptent à foison.<br />
En somme, en croyant déjouer une insurrection –alors que le traquenard est mis en place par l’administration coloniale –, toutes les forces de sécurité sont mobilisées. Cela dit, est-ce que tous les services sont au courant de ce piège ? En tout cas, que ce soit le cas ou pas, il va de soi que le piège a bien fonctionné. Pour l’historienne Annie Rey Goldzeiguer, « le soulèvement du 8 mai est un moindre mal, car il est une fausse manœuvre. Il aurait été autrement tragique si le PPA y avait participé ». Pour justifier l’affirmation de l’historienne, deux exemples corroborent amplement cette thèse. La première est fournie par Lamine Debaghine, le premier responsable du PPA en l’absence de Messali. « Comment aurais-je pu prendre la responsabilité d’une insurrection alors que je venais d’envoyer mon père et ma femme à Sétif où ils se trouvaient le 8 mai », déclare-t-il dans une réunion du bureau politique du PPA. Quand on connait l’importance de la famille en Algérie, on comprend facilement le sens de cette déclaration. Enfin, venant féliciter le gouverneur général pour la victoire des Alliés, Ferhat Abbas, secrétaire général des AML, est arrêté le même jour au siège du gouvernement général. Quant au bilan, les chiffres, des uns et des autres, sont diamétralement opposés. Finalement, si on connait le nombre de Français d’Algérie tués (102), il n’en est pas de même des victimes algériennes. Pour Mohamed Harbi, le chiffre varie entre 15000 et 45000.<br />
Ait Benali Boubekeur</p>
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		<title>Pourquoi les Algériens et l&#8217;Algérie sont toujours en retard du reste du monde moderne ?</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 11:26:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Jamouli Ouzidane]]></category>

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		<description><![CDATA[On a raté les deux siècles passés de révolutions politiques et industrielles dans le monde. Nous avons été colonisés plus d&#8217;un siècle et nous sommes restés toujours dans un sous développement chronique depuis un demi siècle avec en prime une décennie noire. Que se passe t-il à ce peuple et ces générations successives de la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/04/monde-moderne1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-969" alt="monde-moderne1" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/04/monde-moderne1.jpg" width="952" height="530" /></a><br />
On a raté les deux siècles passés de révolutions politiques et industrielles dans le monde. Nous avons été colonisés plus d&#8217;un siècle et nous sommes restés toujours dans un sous développement chronique depuis un demi siècle avec en prime une décennie noire. Que se passe t-il à ce peuple et ces générations successives de la honte ? est-il a ce point congénitalement incapable de se libérer des autres et surtout de lui même pour rentrer enfin dans la modernité ?</p>
<p>Nous avions tout pour réussir ; une indépendance, une démographie de jeunes potentiels, des ressources naturelles inimaginables quand d&#8217;autres pays sous développés moins nantis ont réussit leur développement et miracle sud asiatique !</p>
<p><strong>Histoire ; L&#8217;algérien n&#8217;a pas l&#8217;âme guerrière !</strong><br />
Une histoire infinie de colonisations sous des formes diverses. l&#8217;Algérie semble ne jamais avoir été libre même quand elle a été indépendante ! L&#8217;algérien a toujours été soumis et incapable de prendre son destin local en main. Il préfère la fonction d&#8217;esclave à celle de maitre car la vraie liberté exige un combat de survie perpétuel contre des prédateurs perpétuels.</p>
<p>L&#8217;algérien n&#8217;a pas l&#8217;âme guerrière ; quand il fait un combat, il ne le finit jamais. La guerre d&#8217;Algérie n&#8217;a jamais été finie. Elle s&#8217;est arrêté dans une indépendance confisquée. Le printemps algérien s&#8217;est arrêté dans un bain de sang non pas contre l&#8217;étranger mais contre nous -autres. L&#8217;algérien est fatigué, il veut juste survivre sous la douceur d&#8217;un maitre compassionnel qui lui promet une sécurité sans paix et une survie sans réelle prospérité.</p>
<p><strong>Politique ; du socialisme au libéralisme !</strong><br />
Un début plein d&#8217;espoir avec Benbella mais déjà un coup d&#8217;état de Boumediene, un dictateur éclairé, qui se sent investit de la mission divine de sauver la nation d&#8217;elle même. Une période florissante pour plein de dictateurs qui vont naitre dans le monde arabe et africain post coloniale. Boumediene avait le mérite au moins de mettre la société dans le travail mais en empruntant une voie socialiste à la soviétique pris dans l&#8217;étau de la guerre froide. Boumédienne avait au moins la bonne foi mais pas la bonne vision et encore moins les bons outils. On ne peut le juger en dehors de sa conjecture ; la guerre froide et la décolonisation.</p>
<p>Une dictature et un système qui allait s&#8217;effondrer 20 ans après pour laisser place a une démocratie et une libéralisation de façade ! La démocratie est truquée et la libéralisation est uniquement celle de la consommation qui maintenant est payée par les hydrocarbures et demain par la dette des banques étrangères grâce aux crédit à la consommation des citoyens mais aussi et surtout des entreprises et même de l&#8217;état algérien !</p>
<p>L&#8217;état Algérien n&#8217;a jamais été maitre de notre destin politique ou économique. Il a légué la bonne gouvernance et la bonne gestion aux institutions étrangères ; banques mondiales et FMI dont l&#8217;objectif est connu de tous ; Privatiser et piller les ressources du pays !</p>
<p>Pour la politique étrangère, on est passé de la rébellion socialiste discursive contre le capitalisme à un silence cosmique ; Une absence totale de la scène internationale et même nationale. Que fait le président exactement dans sa citadelle et que font ces élus à part lever le bras du oui et gesticuler dans une langue arabe décousue des discours de bois digne de la classe d’alphabétisation ?</p>
<p>Que peut-faire un gouvernement non représentatif du génie du peuple ? Il n&#8217;a pas les compétences pour gérer la complexité et il est infecté de parasites qui nous inondent de corruption. Il est juste attelé aux priorités ; ces révoltes continues des jeunes masses infinies qui demandent logements et emplois avec violence car les structures locales sont toutes corrompus.</p>
<p>Un élu comme n&#8217;importe quel directeur ne sert pas, en réalité, il ne sert à rien ! Il se sert de l&#8217;état et de l&#8217;institution comme de son propre royaume. Aucun contrôle de gestion et aucun gestionnaire de projets au sens macro et micro économique ! On ouvre des milliers de postes de travail bidons pour satisfaire la révolte et on double le salaire de tous ceux qui font la grève pour acheter la paix sociale !</p>
<p><strong>Éducation, science et technologies ; l&#8217;infection plagiaire</strong><br />
Nous avons les dernières universités non pas du monde occidental mais du monde arabe et même en Afrique ! Nos universités n&#8217;ont aucune lien avec l&#8217;industrie et le développement. Nous ne produisons presque rien comme publications scientifiques significatives et des patents dans les nouvelles technologies !</p>
<p>Le mal n&#8217;est plus dans nos étudiants mais nos enseignants qui bouclent la boucle de la médiocrité ; le but est de donner des diplômes doctorants bidons à autant de personnes possible ! Une réforme universitaire du LMD plagiée sur le système français qui lui l&#8217;a plagié du système anglo-saxon sans aucune considération de la localité. Le plagiat est une infection endémique qui a mis fin au géni local algérien !</p>
<p><strong>Industrie et développement ; de l&#8217;est a l&#8217;ouest</strong><br />
Nous avons raté nos développements successifs en reproduisant les mêmes erreurs du passé. Nous ne faisons que suivre les réformes de l&#8217;extérieur sans jamais faire confiance à notre propre génie. La raison est que notre université ne fait pas sortir de vrais génies pour prendre en charge le défi du développement !</p>
<p>Nous avons suivi aveuglément le socialisme russe que nous avons chanté ensemble dans les révolutions agraires et nous chantons aujourd&#8217;hui un autre refrain ; celui du libéralisme sauvage américain.</p>
<p>Les projets de développement comme le projet de l&#8217;autoroute ou celui de Desertec sont 100 % étrangers avec des figurants folkloriques algériens ! C&#8217;est les chinois et les canadiens qui conçoivent et construisent pour nous non pas nos satellites mais nos routes, nos maisons et nos mosquées ! Vont-ils rester pour les maintenir en marche avec des couts encore plus faramineux; Une autoroute ca se maintient et une usine, il faut acheter les milliers de pièces détachées que nos entreprises devaient fabriquer localement et concevoir aussi !</p>
<p><strong>Culture ; du génie authentique au starlette francophile</strong><br />
Notre culture a connut des pics durant la colonisation ave des génies authentiques comme les Mouloud Mammeri, Mouloud Feraoun,  Kateb Yacine &#8230;devenus des classiques quand les nouvelles générations ne peuvent reprendre le flambeau de la créativité.</p>
<p>Nous avons maintenant une cohorte de soi-disant plumitif qui chantent encore la révolution algérienne avec des ballets qui frisent la débilité. On a des séminaires de la culture par une ministre de la culture qui frise l&#8217;indécence !</p>
<p>A l&#8217;Étranger, nous avons des plumitifs starlettes qui écrivent pour les éditeurs francophiles ; Cracher sur l&#8217;Algérie, son peuple, sa religion et sa culture &#8230; et vous aurez les prix, les visas et les nationalités . Dans la colonisation on avait l&#8217;esclave qui travaille dans les champs mais aussi celui qui sert à la maison du maitre ; un peu comme le rat de la campagne et celui de la ville.</p>
<p>Une illustration de cette décadence est dans la starlette  Yasmina Khadra, avec 36 ans d&#8217;analphabétisme dans l&#8217;armée, devenu directeur d&#8217;un centre culturel et qui jongle une valse à mille temps entre Alger et Paris. Nous sommes loin du génie compassionnant du maitre d&#8217;école de Mouloud Feraoun ! Ceci démontre la chute démesurée de l&#8217;âme authentique algérienne !</p>
<p><strong>Religion ; un débat sur le sexe des anges !</strong><br />
Les algériens sont pris en tenaille dans le tourbillon d&#8217;un débat malsain sur l&#8217;islam. Quel islam voulons-nous ? C&#8217;est la question qui tue ! Comment voulez vous une réponse unanime acceptable par tous ? C&#8217;est rentrer dans des débats infinis alors que le débat est sur les nano technologies, les bio technologies et les info technologies.</p>
<p><strong>Voila mes interrogations fondamentales aux islamistes primaires ;</strong></p>
<p>1- Dieu le Grand n&#8217;a pas peur de mourir et n&#8217;a pas à être protégé par des illuminés. Pourquoi doivent t-il le protéger des musulmans ou obliger les musulmans a être PLUS musulmans par la force ? Dieu nous aurait rendu meilleur s&#8217;il voulait. Il disait au prophète ; tu n&#8217;es qu&#8217;un avertisseur (anta illa nadir)!!!!</p>
<p>2- qui représente dieu sur terre alors que l&#8217;islam justement refuse toute représentation humaine entre dieu et son croyant ? Quel représentativité et droit ont-ils sur nous en ISLAM ?</p>
<p>3- Il faut combattre les islamistes au nom de l&#8217;islam ; C&#8217;est a dire au nom de la liberté ! Personne au monde n&#8217;a le droit de toucher à notre liberté individuelle de pensée et de conscience ; ma relation privée et intime avec dieu. Seul dieu sera mon juste ;la ikraha fi addine !</p>
<p>Le problème des algériens n&#8217;est pas religieux , il est économique et technologique. Nos islamistes sont ici silencieux !</p>
<p>Les autres nations baignent dans les sociétés de savoir synergique en réseaux de neuronnes tandis que nous dormons dans nos milles et une nuits sur le discursive des sexes des anges ; Nous sommes en retard. Quand allons nous enfin commencer notre route de développement ? Avons nous le luxe de perdre plus de temps quand on est déjà à des années lumières des autres nations ?</p>
<p>C&#8217;est pour cela que je dis qu&#8217;il faut se battre pour ne pas avoir la religion dans la constitution mais juste un article ; la LIBERTÉ de pensée, de religion, de conscience et d&#8217;expression est garantie à tous les citoyens sans discrimination aucune. C&#8217;est la meilleur façon de préserver la religion de toute utilisation de ceux qui se SERVENT d&#8217;elle au lieu de la SERVIR !</p>
<p><strong>L&#8217;avenir ; à la lisière du chaos</strong><br />
Que faire avec une démographie galopante, des ressources énergétiques non renouvelables qui vont tarir, une population mal cultivée, éduquée et formée dans tes nouvelles technologies de demain ? Qu&#8217;attendre d&#8217;un peuple qui attend tout de la vache de l&#8217;état ; une éducation, santé, logement, emploi &#8230;gratuit comme un droit divin ? Quel droit avons nous sur ce pays quand on ne fait aucun devoir d&#8217;honnêteté primaire et de sueur secondaire ?</p>
<p>Un principe de thermodynamique dit ; si quelque chose est mauvaise et vous faites rien, elle ne peut qu&#8217;empirer jusqu&#8217; a la catastrophe. La question qui reste n&#8217;est plus s&#8217;il y&#8217; aura un tsunami en Algérie mais quand ?</p>
<p>Il nous reste encore une dernière lueur d&#8217;espoir de nous ressaisir dans ces moments fatals de bifurcation pour prendre la bonne décision avec deux choix ; Extinction ou Mutation, Être ou ne plus Être !</p>
<p>L&#8217;espoir est dans ses milliers d&#8217;algériens patriotiques anonymes ; politiciens, éducateurs, médecins, étudiants, responsables, artistes &#8230; qui se battent encore et toujours à leur niveau local pour l&#8217;avenir de nos enfants à tous.</p>
<p>L&#8217;espoir est dans ceux qui servent des principes mais ne se servent jamais de ces mêmes principes ; De nouveaux moudjahidines qui donnent leur sueurs mais n&#8217;exigent jamais une subvention à vie pour ce devoir de citoyens !</p>
<p><strong>Jamouli Ouzidane pour Algerienetwork</strong></p>
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		<title>Faouzi Skali : Le souvenir de l’Être profond</title>
		<link>http://algerienetwork.com/blog/faouzi-skali-le-souvenir-de-letre-profond/</link>
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		<pubDate>Thu, 18 Apr 2013 11:16:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mouloud Belabdi]]></category>

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		<description><![CDATA[Mouloud Belabdi Comment assimiler, vivre la transcendance tout en étant dans le monde ? Cela est-il possible ? Oui, nous répondent les traditions de la non-dualité dont le soufisme est un des représentants. Dans le soufisme qui est un volet intérieur à l’Islam, nous dit Faouzi Skali, « il y a accomplissement d’une éducation qui permet à l’homme [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/04/faouizi.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-964" alt="faouizi" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/04/faouizi.jpg" width="337" height="548" /></a></p>
<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/mouloud-belabdi/">Mouloud Belabdi </a></p>
<p>Comment assimiler, vivre la transcendance tout en étant dans le monde ? Cela est-il possible ? Oui, nous répondent les traditions de la non-dualité dont le soufisme est un des représentants. Dans le soufisme qui est un volet intérieur à l’Islam, nous dit <strong><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Faouzi_Skali" target="_blank">Faouzi Skali</a></strong>, « il y a accomplissement d’une éducation qui permet à l’homme de vivre dans un éternel présent où les réalités subtiles sont perçues à travers la manifestation des événements contingents ».</p>
<div>Faouzi Skali nous offre dans son dernier livre « <strong><a href="http://www.cles.com/livre/le-souvenir-de-l-etre-profond" target="_blank">Le souvenir de l’Être profond </a></strong>» une « plongée au cœur d’une confrérie soufie contemporaine » et décrit pour la première fois le rapport avec son maître <strong><a href="http://www.tariqa.org/SidiHamza.php" target="_blank">Sidi Hamza</a></strong>, au Maroc. Il montre ainsi à partir d’exemples et d’expériences comment le soufisme constitue une tradition vivante insérée dans la vie quotidienne.</div>
<div></div>
<div>Le livre est construit autour de l’enseignement de Sidi Hamza de la confrérie <strong><a href="http://www.tariqa.org/voie1.php" target="_blank">Quâdiriya Boudchichiya</a></strong>. Sidi Hamza, un des rares maîtres vivants du monde soufi,  « incarne la permanence d’une sagesse éternelle qui n’est en fait ni d’Orient ni d’Occident et qui demeure accessible en dépit de la turbulence de notre temps ».</div>
<div></div>
<div>Cet enseignement ne repose pas sur la connaissance de la langue arabe. Il est ouvert à celles et ceux qui sont en quête de sens, de leur propre sens, au-delà de toute croyance.  Comme le souligne l’éditeur dans la quatrième page de couverture, le livre de Faouzi Skali démontre que « l’Islam véhicule un véritable message de paix et d’amour s’il est vécu dans sa dimension mystique ».</div>
<div></div>
<div><strong>Pour aller plus loin</strong> :</div>
<div><b><a href="http://www.cles.com/enquetes/article/peut-rever-une-diplomatie-spirituelle" target="_blank">Peut-on rêver à une diplomatie spirituelle ?</a> </b>Entretien avec Faouzi Skali, propos recueillis par Patrice van Eersel -</div>
<div><strong><a href="http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-le-soufisme-avec-faouzi-skali-2012-05-06" target="_blank">Le soufisme avec Faouzi Skali</a> -</strong> Émission &#8220;Les racines du ciel&#8221; de France Culture<br />
<strong><a href="http://www.institut-soufi.ca/IsmFr/Decouvrir.html" target="_blank">Institut soufi deMontréal</a></strong> - À découvrir</div>
<div></div>
<div><a href="http://algerienetwork.com/blog/mouloud-belabdi/">Mouloud Belabdi </a></div>
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		<title>Le peuple algérien bientôt dans la rue</title>
		<link>http://algerienetwork.com/blog/le-peuple-algerien-bientot-dans-la-rue/</link>
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		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 09:21:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Brahim Younessi]]></category>

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		<description><![CDATA[La production mondiale de céréales baisse assez fortement, alors que celle de l’Algérie augmenterait, selon les chiffres officiels, sans, cependant, couvrir la forte demande nationale toujours en hausse. Bien que les importations de blé auraient, par voie de conséquence, chuté, d’après les autorités politiques du pays, passant de 7,45 millions de tonnes à 6,29 millions [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/04/tunisie_0.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-959" alt="tunisie_0" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/04/tunisie_0.jpg" width="940" height="705" /></a></p>
<p>La production mondiale de céréales baisse assez fortement, alors que celle de l’Algérie augmenterait, selon les chiffres officiels, sans, cependant, couvrir la forte demande nationale toujours en hausse.</p>
<p>Bien que les importations de blé auraient, par voie de conséquence, chuté, d’après les autorités politiques du pays, passant de 7,45 millions de tonnes à 6,29 millions de tonnes l’année dernière, l’Algérie continue d’importer pour plus de 2 milliards de dollars de blé tendre et dur, si l’on tient compte des chiffres avancés par l’office algérien des statistiques. La facture reste, quand même, lourde, d’autant que les prix ne cessent de grimper sur le marché mondial à cause nous l’avons signalé, de la baisse de la production provoquée par les conditions climatiques défavorables (sécheresse ou gel) et l’explosion de la consommation chinoise de blé.</p>
<p>Le Global Trends 2030 que le National Intelligence Concil a fait paraître, il y a quelques semaines, soutient qu’avec la démographie galopante, les changements climatiques et l’augmentation de la demande alimentaire, le monde se dirige vers une déstabilisation inéluctable, pouvant provoquer de nombreux conflits voire une guerre.</p>
<p>Il y a deux ans, confronté à une contestation populaire à la suite d’une brusque augmentation de produits de base, le gouvernement algérien avait acheté plusieurs millions de tonnes de blé, impactant ainsi les prix mondiaux, de crainte que des émeutes n’éclatent, comme en octobre 1988, en cas de pénurie.</p>
<p>Alors que le pouvoir d’Alger fait face à des manifestations récurrentes de chômeurs, dans la nuit de vendredi à samedi encore, la ville de Ouargla a connu des troubles au cours desquels un adolescent a été tué, l’union générale des commerçants et des artisans algériens a appelé à l’augmentation du prix de la baguette à, au moins, 10 dinars.</p>
<p>Bien que les prix des produits alimentaires de large consommation soient soutenus par l’Etat, ce que le FMI lui demande d’abandonner, une augmentation du prix de la baguette serait très mal accueillie par la population exaspérée par ses conditions de vie déplorables. Cette augmentation, si elle entrait en application, rognerait considérablement le pouvoir d’achat déjà faible des familles les plus modestes.</p>
<p>En effet, un travailleur au Smig fixé à 18.000 dinars verrait sa facture sensiblement gonflée par cette hausse. Pour une famille de six personnes qui consomment, dans les milieux pauvres, dix à huit baguettes par jour, consacrerait 14%, au moins, de son budget à l’achat de pain, soit une augmentation de près de 30%.</p>
<p>Lorsque dans d’autres pays, la hausse du prix de la baguette est de l’ordre de 3 centimes maximum, en Algérie, elle est de 3 dinars.</p>
<p>L’inflation et les prix à la consommation n’ont cessé de s’accroître ces douze derniers mois et le dinar ne cesse, de son côté, de se déprécier. Ces phénomènes sont, en même temps, des symptômes et des conséquences d’un système politique et d’une économie bloqués.</p>
<p>La production mondiale de céréales baisse assez fortement, alors que celle de l’Algérie augmenterait, selon les chiffres officiels, sans, cependant, couvrir la forte demande nationale toujours en hausse.</p>
<p>Bien que les importations de blé auraient, par voie de conséquence, chuté, d’après les autorités politiques du pays, passant de 7,45 millions de tonnes à 6,29 millions de tonnes l’année dernière, l’Algérie continue d’importer pour plus de 2 milliards de dollars de blé tendre et dur, si l’on tient compte des chiffres avancés par l’office algérien des statistiques. La facture reste, quand même, lourde, d’autant que les prix ne cessent de grimper sur le marché mondial à cause nous l’avons signalé, de la baisse de la production provoquée par les conditions climatiques défavorables (sécheresse ou gel) et l’explosion de la consommation chinoise de blé.</p>
<p>Le Global Trends 2030 que le National Intelligence Concil a fait paraître, il y a quelques semaines, soutient qu’avec la démographie galopante, les changements climatiques et l’augmentation de la demande alimentaire, le monde se dirige vers une déstabilisation inéluctable, pouvant provoquer de nombreux conflits voire une guerre.</p>
<p>Il y a deux ans, confronté à une contestation populaire à la suite d’une brusque augmentation de produits de base, le gouvernement algérien avait acheté plusieurs millions de tonnes de blé, impactant ainsi les prix mondiaux, de crainte que des émeutes n’éclatent, comme en octobre 1988, en cas de pénurie.</p>
<p>Alors que le pouvoir d’Alger fait face à des manifestations récurrentes de chômeurs, dans la nuit de vendredi à samedi encore, la ville de Ouargla a connu des troubles au cours desquels un adolescent a été tué, l’union générale des commerçants et des artisans algériens a appelé à l’augmentation du prix de la baguette à, au moins, 10 dinars.</p>
<p>Bien que les prix des produits alimentaires de large consommation soient soutenus par l’Etat, ce que le FMI lui demande d’abandonner, une augmentation du prix de la baguette serait très mal accueillie par la population exaspérée par ses conditions de vie déplorables. Cette augmentation, si elle entrait en application, rognerait considérablement le pouvoir d’achat déjà faible des familles les plus modestes.</p>
<p>En effet, un travailleur au Smig fixé à 18.000 dinars verrait sa facture sensiblement gonflée par cette hausse. Pour une famille de six personnes qui consomment, dans les milieux pauvres, dix à huit baguettes par jour, consacrerait 14%, au moins, de son budget à l’achat de pain, soit une augmentation de près de 30%.</p>
<p>Lorsque dans d’autres pays, la hausse du prix de la baguette est de l’ordre de 3 centimes maximum, en Algérie, elle est de 3 dinars.</p>
<p>L’inflation et les prix à la consommation n’ont cessé de s’accroître ces douze derniers mois et le dinar ne cesse, de son côté, de se déprécier. Ces phénomènes sont, en même temps, des symptômes et des conséquences d’un système politique et d’une économie bloqués.</p>
<p>La production mondiale de céréales baisse assez fortement, alors que celle de l’Algérie augmenterait, selon les chiffres officiels, sans, cependant, couvrir la forte demande nationale toujours en hausse.</p>
<p>Bien que les importations de blé auraient, par voie de conséquence, chuté, d’après les autorités politiques du pays, passant de 7,45 millions de tonnes à 6,29 millions de tonnes l’année dernière, l’Algérie continue d’importer pour plus de 2 milliards de dollars de blé tendre et dur, si l’on tient compte des chiffres avancés par l’office algérien des statistiques. La facture reste, quand même, lourde, d’autant que les prix ne cessent de grimper sur le marché mondial à cause nous l’avons signalé, de la baisse de la production provoquée par les conditions climatiques défavorables (sécheresse ou gel) et l’explosion de la consommation chinoise de blé.</p>
<p>Le Global Trends 2030 que le National Intelligence Concil a fait paraître, il y a quelques semaines, soutient qu’avec la démographie galopante, les changements climatiques et l’augmentation de la demande alimentaire, le monde se dirige vers une déstabilisation inéluctable, pouvant provoquer de nombreux conflits voire une guerre.</p>
<p>Il y a deux ans, confronté à une contestation populaire à la suite d’une brusque augmentation de produits de base, le gouvernement algérien avait acheté plusieurs millions de tonnes de blé, impactant ainsi les prix mondiaux, de crainte que des émeutes n’éclatent, comme en octobre 1988, en cas de pénurie.</p>
<p>Alors que le pouvoir d’Alger fait face à des manifestations récurrentes de chômeurs, dans la nuit de vendredi à samedi encore, la ville de Ouargla a connu des troubles au cours desquels un adolescent a été tué, l’union générale des commerçants et des artisans algériens a appelé à l’augmentation du prix de la baguette à, au moins, 10 dinars.</p>
<p>Bien que les prix des produits alimentaires de large consommation soient soutenus par l’Etat, ce que le FMI lui demande d’abandonner, une augmentation du prix de la baguette serait très mal accueillie par la population exaspérée par ses conditions de vie déplorables. Cette augmentation, si elle entrait en application, rognerait considérablement le pouvoir d’achat déjà faible des familles les plus modestes.</p>
<p>En effet, un travailleur au Smig fixé à 18.000 dinars verrait sa facture sensiblement gonflée par cette hausse. Pour une famille de six personnes qui consomment, dans les milieux pauvres, dix à huit baguettes par jour, consacrerait 14%, au moins, de son budget à l’achat de pain, soit une augmentation de près de 30%.</p>
<p>Lorsque dans d’autres pays, la hausse du prix de la baguette est de l’ordre de 3 centimes maximum, en Algérie, elle est de 3 dinars.</p>
<p>L’inflation et les prix à la consommation n’ont cessé de s’accroître ces douze derniers mois et le dinar ne cesse, de son côté, de se déprécier. Ces phénomènes sont, en même temps, des symptômes et des conséquences d’un système politique et d’une économie bloqués.</p>
<p>La production mondiale de céréales baisse assez fortement, alors que celle de l’Algérie augmenterait, selon les chiffres officiels, sans, cependant, couvrir la forte demande nationale toujours en hausse.</p>
<p>Bien que les importations de blé auraient, par voie de conséquence, chuté, d’après les autorités politiques du pays, passant de 7,45 millions de tonnes à 6,29 millions de tonnes l’année dernière, l’Algérie continue d’importer pour plus de 2 milliards de dollars de blé tendre et dur, si l’on tient compte des chiffres avancés par l’office algérien des statistiques. La facture reste, quand même, lourde, d’autant que les prix ne cessent de grimper sur le marché mondial à cause nous l’avons signalé, de la baisse de la production provoquée par les conditions climatiques défavorables (sécheresse ou gel) et l’explosion de la consommation chinoise de blé.</p>
<p>Le Global Trends 2030 que le National Intelligence Concil a fait paraître, il y a quelques semaines, soutient qu’avec la démographie galopante, les changements climatiques et l’augmentation de la demande alimentaire, le monde se dirige vers une déstabilisation inéluctable, pouvant provoquer de nombreux conflits voire une guerre.</p>
<p>Il y a deux ans, confronté à une contestation populaire à la suite d’une brusque augmentation de produits de base, le gouvernement algérien avait acheté plusieurs millions de tonnes de blé, impactant ainsi les prix mondiaux, de crainte que des émeutes n’éclatent, comme en octobre 1988, en cas de pénurie.</p>
<p>Alors que le pouvoir d’Alger fait face à des manifestations récurrentes de chômeurs, dans la nuit de vendredi à samedi encore, la ville de Ouargla a connu des troubles au cours desquels un adolescent a été tué, l’union générale des commerçants et des artisans algériens a appelé à l’augmentation du prix de la baguette à, au moins, 10 dinars.</p>
<p>Bien que les prix des produits alimentaires de large consommation soient soutenus par l’Etat, ce que le FMI lui demande d’abandonner, une augmentation du prix de la baguette serait très mal accueillie par la population exaspérée par ses conditions de vie déplorables. Cette augmentation, si elle entrait en application, rognerait considérablement le pouvoir d’achat déjà faible des familles les plus modestes.</p>
<p>En effet, un travailleur au Smig fixé à 18.000 dinars verrait sa facture sensiblement gonflée par cette hausse. Pour une famille de six personnes qui consomment, dans les milieux pauvres, dix à huit baguettes par jour, consacrerait 14%, au moins, de son budget à l’achat de pain, soit une augmentation de près de 30%.</p>
<p>Lorsque dans d’autres pays, la hausse du prix de la baguette est de l’ordre de 3 centimes maximum, en Algérie, elle est de 3 dinars.</p>
<p>L’inflation et les prix à la consommation n’ont cessé de s’accroître ces douze derniers mois et le dinar ne cesse, de son côté, de se déprécier. Ces phénomènes sont, en même temps, des symptômes et des conséquences d’un système politique et d’une économie bloqués.</p>
<p><a href="http://algerienetwork.com/info/blog/brahim-younessi/itemlist/user/81-brahimyounessi.html" rel="author">Brahim Younessi</a></p>
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		<title>De Nuremberg à Gaza</title>
		<link>http://algerienetwork.com/blog/de-nuremberg-a-gaza/</link>
		<comments>http://algerienetwork.com/blog/de-nuremberg-a-gaza/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 22 Mar 2013 22:27:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nourredine BELMOUHOUB</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nourredine Belmouhoub]]></category>

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		<description><![CDATA[Par : Nourredine BELMOUHOUB* Pourquoi donc faudrait-il encore continuer à évoquer les horreurs commises durant la Seconde guerre mondiale, qui ont non seulement incité les Nations Unies à faire du développement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, un de leurs buts. Elles ont aussi fortement marqué les activités de l’ONU, notamment [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/03/img002.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-945" alt="img002" src="http://algerienetwork.com/blog/wp-content/uploads/2013/03/img002.jpg" width="334" height="206" /></a></p>
<p>Par : Nourredine BELMOUHOUB*</p>
<p>Pourquoi donc faudrait-il encore continuer à évoquer les horreurs commises durant la Seconde guerre mondiale, qui ont non seulement incité les Nations Unies à faire du développement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, un de leurs buts. Elles ont aussi fortement marqué les activités de l’ONU, notamment au cours des cinq années qui ont suivi sa création. Certaines de ces activités avaient pour objet la liquidation des problèmes de la Seconde guerre mondiale ; ces problèmes avaient trait à l’arrestation et au châtiment des personnes coupables de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, &#8211; ce qui indiscutablement, et indéniablement est le cas pour le génocide islamophobe qui se commet à Gaza, et ou des personnes âgées, des femmes et des enfants sans défense, subissent sous le regard complaisant d’une grande partie de l‘humanité un crime génocidaire ayant pour particularité, une sauvagerie dont seuls les sionistes détiennent le secret, sans que ceci n’émeuve ou ne dérange la conscience – et les Nations Unies ont réaffirmé à ce propos la responsabilité internationale des personnes coupables de tels crimes.<br />
Alors pourquoi faudrait-il encore et toujours évoquer les horreurs de la deuxième guerre mondiale, lorsque des femmes et des enfants sont, à Ghaza la meurtrie, exterminés sous l’oeil de la communauté internationale avec un silence synonyme de complicité. La question lancinante qui vient à l’esprit est : Ou est cet occident démocrate qui se targue civilisateur, dépositaire autoproclamé des droits de la personne humaine ? Ou donc se terrent les donneurs de leçons en matière de promotion, de protection et de défense des droits de l’homme ? Ne voient ils donc pas le crime contre l’humanité qui se commet à Ghaza ? N’entendent-t-ils pas le bruit des bombes, mêlé aux cris des enfants et des femmes de Gaza ? L’occident si apte, et si prompt à ruer dans ses brancards comme une vierge effarouchée, lorsqu’il s’agit du Tibet, ou bien du Soudan, aurait-il soudainement perdu la voix en raison d’une cécité morale, et oublié l’énoncé de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ( DUDH ).</p>
<p>Il n’est écrit nulle part, ni dans la Déclaration des Droit de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789, ni dans la D.U.D.H du 10 décembre 1948, encore moins dans le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques ( PIRDCP ) du 16 décembre 1966, et ou alors dans la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 28 juin 1981, que la population civile sans défense de Gaza est exclus du colloque des humains, et qu’a ce titre, elle peut subir tortures et massacres à grande échelle sous le regard de donneurs de leçons droits homéismes et d’objecteurs sélectifs de conscience – ceci pour les courtisans et ou commerçants des Droits de l’Homme -, comme cela s’est déjà vu à Sebra et Chetila, sous le règne criminel du « sharon-gnard », que la vie a vomi, et que la mort refuse.</p>
<p>Ou donc est passé cet occident apte à gesticuler en gémissant quand un chaton n’aurait pas pris sa tétée à l’heure, ou encore lorsqu’un requin blanc manque de proie, et qui affiche sans aucune honte, une indifférence qui relève de l’insensibilité, et qui juridiquement constitue une non assistance à population en danger, donc une complicité, face au crime génocidaire massif en violations flagrantes et délibérées de la Convention de Genève, et surtout de la morale humaine élémentaire, dont sont victimes des femmes, des enfants et des personnes âgées sans défense, dont le seul crime est celui d’être Musulmans. Un crime contre l’humanité dis-ai je, en violation du Droit International en général, et en particulier de la Résolution 2675 (XXV), qui affirme les Principes fondamentaux, touchant à la protection des populations civiles en périodes de conflits armés. Qu’en est il du silence de l’occident en ce qui concerne l’islamophobe génocide de Gaza, bien que la DUDH est sensée servir d’impératif moral, garantissant la protection des Droits de l’Homme, les Libertés fondamentales et la Dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine.</p>
<p>Quant à la passivité des dirigeants arabes et musulmans, il s’y trouve plusieurs explications, la première serait peut être une quelconque compromission dans des affaires louches que connaît le monde de la politique, la seconde, pourquoi pas une compromission d’un genre hors politique, comme la corruption et les affaires louches, quant à la troisième supposition , il pourrait bien s’agir d’un phénomène qui relèverait de la haute trahison, pour cause et pourquoi pas, d’une secrète compromission avec le Sionisme international.</p>
<p>*Défenseur des Droits de l’Homme</p>
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