La colonisation de l’Algérie : Au nom de la civilisation ! 01/04

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La France « voulait » civiliser l’Algérie
Rien que cela !

La colonisation, ce fléau de l’humanité

« C’est la civilisation qui marche contre la barbarie.
C’est un peuple éclairé qui va trouver un peuple dans la nuit.
Nous sommes les Grecs du monde, c’est à nous d’illuminer le monde. »
Victor Hugo

On ne peut prétendre civiliser un peuple qui a derrière lui
1500 ans et de la plus haute civilisation !
Des Traditions, des Coutumes, des Écoles et des Universités.

« Il ne se peut imaginer un pire visage des choses
qu’où la meschanceté vient à estre legitime»
Montaigne, dans les Essais, à propos du prétexte de la religion.

Des populations peuvent revenir à des civilisations primitives,
par suite de guerres destructrices ou par un processus dégénératif démentiel.
Le mythe de la race supérieure, le surarmement, l’arrogance et l’ignorance, quand ils sont réunis, détruisent aussi, ceux dont ils sont atteints.

«Si nous venons à disparaître, défendez nos mémoires.»
Didouche Mourad.
Allah yerham Chouhadas.
Dr Mohamed ZEMIRLINE

SOMMAIRE
I – La civilisation, définition 03
II – La colonisation, un phénomène ancien 04
III – Introduction 08
IV – Extermination des amérindiens. 13
V – Afrique Histoire et Civilisation 17
VI – Les peuples ont eu des civilisations derrière eux 19
VII – Quand on n’a pas d’histoire 22
VIII – L’Islam a interdit les guerres et instauré la Paix 27
IX – Les Hommes ne font pas l’Histoire 34
X – Les Grecs du monde. La civilisation qui marche sur la barbarie 39
XI – Guerre contre la religion et christianisation 47
XII – Tentative d’intégration 52
XIII – Les exterminations 53
XIV – Le Travail forcé 56
XV – Les Droits de l’Homme 62
XVI – L’ignorance destructrice 64
XVII – – L’occident a échoué jusqu’à présent 74
XVIII – Conclusion 78

La colonisation de l’Algérie
Au nom de la civilisation ! 01/04
I – La civilisation, définition
Wikipédia
Le terme civilisation a été utilisé de différentes manières au cours de l’histoire.
La civilisation, c’est d’abord l’ensemble des traits qui caractérisent l’état d’évolution d’une société donnée, tant sur le plan technique, intellectuel, politique que moral, sans porter de jugement de valeur. À ce titre, on peut parler de civilisations au pluriel et même de civilisations primitives…
Au XIXe siècle la civilisation, alors envisagée comme un idéal à atteindre et comme un processus de transformation de la société vers cet idéal, fut la principale légitimation donnée à la colonisation impérialiste. Il s’agissait de « civiliser » les peuples du monde dans une vision hiérarchique et évolutionniste des degrés de civilisation auxquels ceux-ci avaient accédé.
… il n’est pas plus aisé de savoir ce qu’est une civilisation qu’une religion ou une culture, des idées par ailleurs elles aussi assez vagues et qui sont parmi celles les plus employées pour décrire ce que sont les civilisations. Pour Bertrand Binoche « Après avoir prédit le triomphe de la civilisation, on peut bien annoncer le choc des civilisations, mais cela ne contribue pas à y voir plus clair. »
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Civilisation)

Ce qu’il y a de bien dans cette définition, c’est qu’on retrouve tous les mots dont on a besoin :
« Période ou Ère puis idéal. »
« Principale légitimation donnée à la colonisation impérialiste. »
Une ère n’est pas obligatoirement une civilisation.
Un idéal ? « Science sans conscience, n’est que ruine de l’âme ! ».
Légitimation ? Faudra savoir de quoi on parle ! Par contre, on va y voir clair !II- La colonisation, un phénomène ancien.
Pas chez les civilisés !!! Revisiter les 1500 ans occultés !

La colonisation, c’est un phénomène ancien que l’on rencontre dans les « civilisations » antérieures, Civilisations entre guillemets parce que le mot est employé habilement pour indiquer une période puis pour s’accorder un développement ou une avancée de l’humanité.
Tous les peuples ont eu à jouer un rôle dans la vie de l’humanité durant une période, ils ont eu leur temps mais pas obligatoirement une civilisation au sens nouveau du mot : Aujourd’hui, le terme implique un progrès de l’humanité dans son bonheur, la paix et la justice sociale en sont les éléments nécessaires.
Les découvertes du feu, du fer ou de la roue constituent des progrès indéniables pour le bonheur de l’humanité et constituent des tournants décisifs dans l’histoire de l’humanité. Les périodes de leurs découvertes, ne peuvent obligatoirement, constituer des civilisations, plutôt une ère ou une simple période.
Il en est ainsi de la découverte de la bombe atomique et vu qu’elle fut appliquée directement contre l’humanité : c’est un fléau.

Le mal n’est jamais appelé que par son nom et on ne peut prétendre le placer au même rang que le bien, au contraire il n’a aucune place dans la morale de l’humanité, quand celle-ci en a, bien sûr.
Leurs utilisations contre l’humanité ou à tout autre dessein affectant le bonheur et le bien être de l’humanité ne peuvent être considérées comme éléments de civilisation.

« La colonisation est l’héritage de tous les grands empires et on doit en être fiers! » dit un philosophe (dont je n’ai pas retenu le nom).
L’esclavage aussi, Monsieur ! L’extermination des peuples pour « votre confort ».
Le servage aussi a été la base de cette civilisation occidentale et on n’a fait qu’en modifier un peu sa composante.

Cette fixation à se croire toujours supérieur aux autres perdure et reste la déformation principale de l’homme faible qui ne cesse de fantasmer.
La grandeur d’un empire n’est pas dans ses crimes. Malheureusement les définitions se multiplient et la « sagesse » se retrouve partout comme dans « La bonne colonisation ».

« Charlemagne, de son côté, n’avait pour se permettre le massacre de quatre ou cinq mille Saxons que le droit du vainqueur.

Quant à l’acte de Théodose d’avoir invité huit mille personnes à une fête dans l’intention de les massacrer ensuite, il n’y a point de terme pour le qualifier. »

Le colonel de Montagnac, 15 Mars 1843
Le colonel de Montagnac, qui avouait lui-même :
«Pour chasser les idées noires qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes. Non pas des têtes d’artichauts mais des têtes d’hommes» ?
« Lettre à René, de ton ami Kamel » La Tribune.
« Tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants… En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens ! » Le colonel de Montagnac, 1843.
A défaut de Cayenne, on l’envoie en Algérie ! Ou plutôt les « mauvais » sont déjà partis, lui c’est un « Civilisé… »

Larbi Ben M’hidi torturé et assassiné :
Bigeard : Je m’étais attaché à lui (Nda : Bigeard succombe à l’émotion, il pleure).
(MENSONGES ET CALOMNIES D’UN TORTIONNAIRE. DEVENU GÉNÉRAL DE L’ARMÉE FRANÇAISE. Vérités sur l’arrestation de Larbi Ben M’hidi (II).)
(http://www.lesoirdalgerie.com/articl…/2005/…/07/article.php…).
Incroyable « repentance » ! On rêve…

Au troisième millénaire, un général américain : « J’aime bien me rendre en Afghanistan, pour des parties de chasse, pas de gazelles mais de vrais afghans !»
Et les scalper puisque vous y êtes ! Général Lee… Nuremberg ne devrait plus chômer !

« On raconte qu’un certain jour Hitler s’était rendu dans un centre pour arriérés mentaux. Les fous lui ont sauté dessus dans la cour. Le protocole pris au dépourvu, s’empressa de dégager Le Fureur. Les fous portaient tous la même moustache ! Est-ce vous le fureur, au premier, au deuxième, tous criaient et chacun se dressait comme : Je suis Le Fureur ! Déroutés, ils prennent un du tas et s’en allèrent : le lendemain matin est déclenchée une guerre mondiale ! »
L’histoire ne dit pas ce que sont devenus les autres ! Tous ces autres fous… Avec la guerre, on les a certainement lâchés dans la nature ! C’est pour cela qu’on en retrouve encore, partout…

« Il y a des gens d’une certaine étoffe ou d’un certain caractère avec qui il ne faut jamais se commettre, de qui l’on ne doit se plaindre que le moins qu’il est possible, contre qui il n’est même pas permis d’avoir raison. »
La Bruyère, Les Caractères (De la société et de la conversation – 28)

« La philosophie : interroger le réel quant à son être d’une façon rigoureuse et argumentée de façon à esquisser une compréhension de notre rapport à l’être, au monde et des principes de nos actions. » Wikipédia. Merci Wikipédia !

À ne jamais dénoncer clairement les indignités quand tel est le rôle attendu, on en devient forcément complice.
Heureusement : C’est la sagesse qui fait le philosophe et non l’inverse.
L’étroitesse d’esprit ne dévoile qu’une discrimination raciale et un mépris de l’autre, mus par l’ignorance.
Le nazisme aussi avait ses philosophes, chacun est libre de se placer parmi eux, mais ne saurait être mieux considéré ; ses adeptes ne peuvent en être fiers !
Du nazisme au colonialisme, c’est kif kif. Cela devrait figurer comme synonymes et dans tous les livres!
Plus grave même, la spoliation des richesses, en passant par des guerres civiles, des famines, un asservissement, en plus d’une extermination programmée, au nom d’une supériorité débile ; le tout avec l’utilisation de la religion et la manipulation de leurs propres peuples ! Tout ceci ne peut entrer dans un dictionnaire mais une encyclopédie du crime.
Quelqu’un avait fait remarqué, honnêtement :
« Notre confort dépend de leur misère ».

L’histoire seule saura définir et classer ces déformations de l’humanité, combien même tenterons nous de les occulter.
« Le mal commis par les nazis ne révèle pas une tare dans l’âme allemande, mais une capacité de barbarie dans la nature humaine. » Laurent Laplante.
Un homme à part ce M. Laurent Laplante, d’une objectivité et d’une sincérité, presque au-dessus de tout ce que j’ai pu découvrir, dans tous les sujets qu’il avait abordés.

La colonisation au nom de la civilisation ne veut dire autre chose que coloniser au nom de sa supériorité ! Merci pour cette Grande Invention, ces mots sont d’une très grande valeur et confirment qu’on ne peut civiliser un peuple qui avait plus de mille ans de la plus noble civilisation, celle de la Paix dans le monde ! Celle qui a posé les bases de toutes les avancées actuelles, dans tous les domaines !
On verra dans la suite que les colons arrivés à destination, avaient effectivement, découvert La Civilisation : Une Lapalissade !

Louis XIV, le Roi Soleil, qui avait cherché à neuf reprises à nous civiliser, avait brillé pour avoir signé « Le Code Noir », qui donnait au maître le droit de vie et de mort sur ses esclaves !
Aujourd’hui aussi malheureusement, c’est interdit par tous les codes mais on détourne l’appellation, sans papiers, émigrés… Le travail des femmes n’est-il pas encore sous valorisé, dans ces Merveilleux pays ?
L’inquisition, avait fait plus de 500 000 victimes, en quelques siècles, brûlées sur le bûcher. L’esclavage arrive à temps pour sauver bourreaux et victimes !
L’une des « bonnes » découvertes de l’Occident.
En même temps comme par hasard, on abrogeait l’Édit de Nantes, qui interdisait certaines pratiques dans le commerce et la finance.

«Là où le soleil de la culture est bas, même les nains ont une ombre de géant…»
Karl Kraus
Avec les médias, cela devient encore plus facile ; en deux ou trois temps, dit-on.

III – Introduction

La France disait qu’elle venait ramener la civilisation à l’Algérie, le peuple Algérien avait son identité, un patrimoine culturel riche, Architecturale, Science, Art, Le Savoir-faire et le Savoir-être.
On ne peut prétendre civiliser un peuple qui a derrière lui 1500 ans et de la plus haute civilisation ! Des Traditions, des Coutumes, des Écoles et des Universités.
Que d’historiens n’ont fait que singer leurs maîtres, des illuminés et des imposteurs qui durant des siècles ont canalisé, censuré et déformé l’Histoire, trompant l’humanité et par là même, « sortant » de l’Histoire ! Leurs noms devront être retirés de Notre Histoire, leurs places avec les charlatans et les chamans.
Justifiant leur ignorance puis leurs guerres ils cherchèrent à effacer 1500 ans de la vie de l’humanité !
La civilisation arabo-islamique a eu son tour, elle a eu sa croissance normale, son apogée et sa décadence, le plus simplement du monde comme toute autre civilisation, laissant le tour à une suivante, « Gharizatou Al Hayette », (L’énigme de la vie). Suivante qui n’est encore, jamais apparue, détournée par des guerres, l’esclavage, les colonisations et l’appauvrissement des peuples : l’ignorance même. Un accident de l’Histoire !
On vous parlera des calendes grecques ou romaines, deux à trois milliers d’années auparavant, faisant abstraction, de toute la civilisation arabo-musulmane, qui pourtant fera le lit de la « civilisation » occidentale !

La « Djahiliya », l’ère de l’ignorance. Leur meilleur roi, celui qui avait brillé, et « illuminé » tout leur monde, n’avait jamais pris de bain durant toute sa vie ! Louis XIV. Par ignorance : ils avaient peur de l’eau, qui durant longtemps fut considérée comme véhiculant des maladies.
En Terre d’Islam la Djahiliya c’est « Avant l’arrivée de l’Islam », avant 622.
Avec l’arrivée de l’Islam, une civilisation nouvelle, complète, libérant l’homme, lui conférant toutes les libertés pour son épanouissement ainsi que pour vivre en paix ! Islam = Paix. Paix et d’abord paix, pour ceux qui s’obstinent à occulter cette signification. Merci de régler vos montres !
L’Islam, la tolérance, l’égalité des peuples dans leurs différences, leurs religions et leurs croyances.
Quand à l’eau, le musulman faisait avec, ses ablutions, cinq fois par jour !

L’Islam religion universelle et ne devant être imposée à personne ! L’exemple, l’humilité, l’amour de son prochain feront que des peuples entiers adoptent cette religion. Jamais par la force, l’épée ou les bûchers !
Quand durant huit siècles l’Europe s’entretuait dans des guerres de religions, La Paix et la Science, régnaient à quelques pas, à côté, en Andalousie, au Maghreb et dans le reste du monde !
« En 1492, les Temps Modernes débutent et avec eux une suprématie européenne… » (Histoire de France, pedagene.creteil.iufm.fr).
On ne le savait pas ! Il n’est jamais trop tard, pour bien faire.
Mais la montre s’en est arrêtée là !!! Avec les arabes.

Noureddine M, lematindz.net
« L’instruction élémentaire est pour le moins aussi rependue chez eux que chez nous ; il y a des écoles de lecture et d’écriture dans la plus part des villages et des douars » (E. Pellissier in M. Kaddache)».

« Notre seul supériorité sur eux c’est notre artillerie, et ils le savent. Ils ont plus d’esprit et de sens que les européens, et on trouvera un jour d’immenses ressources chez ces gens-là qui savent ce qu’ils ont été… » (Duc de Rovigo). Voilà un général de 1830 qui ne manque pas de vision puisqu’il voit déjà les fumées de novembre 1954.
« …cette race (les algériens) intelligente, fière, guerrière et agricole » (Napoléon 3).
… La France en 1830: « … un pays où souffraient quatre millions de mendiants, quatre millions d’indigents… ou 27000 communes sur 38000 n’avaient pas d’école, ou plus de la moitié des soldats étaient illettrés. »
(Noureddine M. : http://www.lematindz.net/…/15166-mot-et-maux-du-colonialism…).

– M. Lacheraf
Lors de l’occupation française de l’Algérie le taux d’analphabétisme est de seulement 5% estimé par les français en 1830, d’après les dires d’un randonneur allemand Wilhelm Himbra lors de sa visite à Alger en Décembre 1831: «Nous avons délibérément cherché un arabe en Algérie ne sachant pas lire et écrire, mais je ne l’ai pas trouvé, alors que j’ai constaté que dans les pays du sud de l’Europe, il est rarement rencontré celui qui peut lire parmi les personnes. » Mais le taux d’alphabétisation est tombé à l’occupation par la politique coloniale française, l’augmentation de l’analphabétisme 92,2% (3,8% seulement savent lire) en 1901.
Au début du 19ème siècle, l’Algérie était parmi les états les plus civilisés de l’empire ottoman, le taux d’analphabétisme était plus bas qu’en France. Ceci était acquis grâce aux madrasas et les écoles coraniques qui jouaient un rôle culturel et éducatif très important.
Lorsque la France a mis les pieds en Algérie et devant les difficultés militaires que trouvaient ses forces pour envahir le pays, les dirigeants français étaient conscients que la colonisation culturelle pourrait faciliter la tache aux militaires. C’est pour cela qu’elle s’est attaquée en premier lieu aux écoles coraniques et aux centres éducatifs, de nombreux d’entre eux ont été fermés, et l’enseignement de la langue arabe a été prohibé, seules les écoles francophones étaient autorisées à diffuser le savoir : En conséquence, le taux d’alphabétisme a chuté rapidement pour atteindre les trois pour cent à la fin du 19ème, Ce n’est pas étonnant, c’est la logique de toute colonisation , et ça ose venir écrire dans les manuels d’histoire et enseigner que les colonisateurs ont apporté de bonnes choses comme les écoles etc. Alors que le but de cette colonisation était justement l’abrutissement des populations soumises afin qu’elles ne questionnent jamais le rôle du colonisateur et sa place.
«L’Arabe, en 1830, savait lire et écrire. Après un demi-siècle de colonisation, il croupit dans l’ignorance» (cité par M. Lacheraf dans L’Algérie, nation et société, 1978).

– Mais malgré 132 ans de colonialisme et Face à cette volonté coloniale de supprimer l’identité Musulmane algérienne pour s’emparer facilement des Algériens et de leur terre et grâce à Dieu et les Zaouïa ces ruches de savoir de lumière Coranique qui ont contribué a la préservation de l’identité Musulmane du peuple Algérien. Pendant la colonisation française de l’Algérie, la plupart des résistances sont portées par les confréries religieuses. L’histoire retiendra que des confréries ont lutté contre le colonisateur afin de préserver l’identité du peuple Algérien et sa terre.
Renforcement du «système éducatif» par l’Émir Abd El-Kader pendant sa lutte
(L’Émir Abd El-Kader) qui devait durer plus de quinze ans, contre l’envahisseur français, l’Émir a ressenti très tôt la nécessité du renforcement du «système éducatif» des populations de l’État, (ouest et centre de l’Algérie). Dès son intronisation, comme l’écrit A. Boutaleb :
«L’éducation des masses était parmi les préoccupations de l’Émir, ce qui n’étonne pas, de la part, d’un homme épris de culture, depuis son plus jeune âge. Son effort d’unification, allait donc de pair avec l’établissement d’un système d’éducation générale. Aussi bien dans les villes, que dans les campagnes, furent créées des écoles où des enfants apprenaient l’arithmétique. Cet enseignement était gratuit, de même que celui dispensé dans les zaouïas et les mosquées d’un niveau plus élevé».

Churchill rapporte l’attachement de l’Émir à l’éducation et ce dernier aurait écrit: «On envoyait, gratuitement, dans les zaouïas et les mosquées, ceux qui désiraient pousser leurs études et plus en avant leur éducation. Ils y trouvaient des tolbas, en mesure de les instruire, dans l’histoire et la théologie. J’attribuais aux tolbas, un traitement régulier dont le montant variait, avec leur savoir et leurs mérites. Encourager l’instruction paraissait tellement primordial à mes yeux, qu’il m’arriva plus d’une fois, de faire grâce à un criminel, d’une condamnation à mort pour la seule raison qu’il était taleb».
Une importante bibliothèque fut ainsi créée par la collation des manuscrits. Cette bibliothèque inestimable sera détruite, lors de prise de la Smala de l’Émir, par les troupes françaises en 1843.
Ce trophée est allé enrichir le butin personnel de Bugeaud, qui pour la première fois a été exposé lors de «l’Année de l’Algérie en France»

Illettrés, trente ans auparavant ce fut des serfs durant des siècles, rustres, sauvages et sanguinaires ils sont arrivés nous « civiliser » ! Par groupes d’une trentaine de familles, mal vêtus, souvent pieds nus, on leur distribuait des terres, les nôtres !» Rapportent nos ancêtres.
Trompés et leurrés ils ne furent que des khmamsas (Simples gérants) des riches comptoirs de la métropole jusqu’au jour où ils n’eurent plus besoin d’eux, ils les rejetèrent à la mer ! Une Lapalissade pour ceux qui tournent encore en rond !
Aux français « d’Algérie », on vous a leurrés, utilisés et rejetés mais personne, Personne même les plus illuminés n’ont jusqu’à ce jour mis à nu cette « malversation » ! L’Algérie est notre pays, la France le votre, notre problème nous le connaissons, le votre est avec ces financiers qui ont su vous utiliser et vous aveugler, vous entraînant dans des aventures périlleuses et criminelles.
Des victimes peuvent vous demander réparation, en commençant par moi-même, simple citoyen qui a vu la souffrance et la misère qu’ont vécu nos parents.

Michel Habart
« Ce qu’il faut dit Tocqueville, c’est donner des livres à ce peuple curieux et intelligent. Ils savent tous lire. Et ils ont cette finesse et cette aptitude à comprendre, qui les rend supérieurs à nos paysans de France. »

– Ils arrivaient par groupes d’une trentaine de familles, avec femmes, enfants et bagages, mal vêtus, souvent pieds nus, ne sachant pas parler ni écrire le français… On leur affectait des terres, qu’on a pris soin de reconfigurer, prises aux autochtones, qu’on a éloignés, déplacés ou exterminés…
Les expropriations « légales », ne viendront que beaucoup plus tard, par des lois infâmes, faites par des criminels qui se font juristes, et se donnent le droit d’affamer des familles entières, en les privant de leurs terres ! Au nom de La Civilisation !!! Et de la Croix !
Je ne voudrais pas faire d’amalgame, mais c’est la vérité et cela a choqué, preuve que les gens chez lesquels ils arrivaient, étaient civilisés!

De nobles chefs coutumiers ârchs se virent réduits à l’état d’ouvriers agricoles payés en nature sur leur propre terre, qui leur avait été arrachée par des moyens «légaux». Les mêmes qui sont utilisés aujourd’hui en Palestine pour déposséder les propriétaires légitimes. Ou encore dans des pays souverains qu’on écrase par un endettement puis on arrive pour tout prendre, sous couvert d’ouverture du marché et de remboursement de la dette tout en s’assurant de maintenir les peuples anesthésiés sous une austérité, dépassant l’entendement. Ajoutant encore plus de dettes et de charges de ces mêmes dettes, Le cercle infernal !

Extermination des amérindiens
Extermination des amérindiens. Basile Y. (basile-y.com)
«… les Indiens et leur civilisation furent tellement détruits et maltraités par les Espagnols, qu’il n’en est rien resté de ce qu’ils étaient auparavant. Ainsi on les tient pour des barbares et pour des gens du plus bas degré. Mais en vérité, en matière de civilisation, ils pourraient en montrer à beaucoup de nations qui ont la présomption d’être civilisées.» (1)
1/. Fray Bernardino de Sahagún, HISTORIA GENERAL DE LAS COSAS DE LA NUEVA ESPAÑA, Mexico 1946, tome I, page 12.
(Fray Bernardino de Sahagún, moine francicain en «Nouvelle Espagne» (comme on appelait alors Le Mexique. Basile Y : basile-y.com).

Le niveau culturel des Incas et des Mayas était alors bien supérieur à celui des conquistadores, dont la plupart étaient des illettrés, et les Aztèques aussi auraient pu leur rendre des points dans ce domaine…
Bernal Díaz laisse libre cours à son talentueux lyrisme et (trente ans après la Conquista) écrit :
«… nous restâmes émerveillés et nous disions que tout cela semblait comme un enchantement, comme les contes du livre d’Amadis, de voir ces tours, ces sommets de pyramides, ces édifices surgissant de l’eau et le tout en maçonnerie. Il y avait des soldats qui se demandaient si tout cela n’était pas un rêve.» (1)
1/. Bernal Díaz del Castillo, HISTORIA VERDADERA DE LA CONQUISTA DE LA NUEVA ESPAÑA, Mexico 1955, page183.

«Les greniers publics regorgeaient de vivres» écrivait Louis Boudin tout en traitant les Indiens de «sauvages». Ces vivres n’étaient cependant pas de la manne tombée du ciel. Ils étaient le résultat d’une organisation réfléchie de l’économie agricole au service de tous, une économie DETRU1TE délibérément par nos barbares Européens dès leur arrivée :
«La FAIM fut une des plus grandes calamités qui flagellèrent les Indiens (1) au commencement de la conquista. Elle fut causée par la méthode des conquistadores qui consistait à raser leurs fermes et leurs terres ensemencées pour les obliger à se soumettre.» (2)
1/. Il s’agit ici des Indiens du Chili, pas des Peaux-Rouges de Benjamin Franklin.
2/. Fr. Valenzuele, HISTORIA DE CHILE, Santiago du Chili 1960, page 130.

Les Indiens ne souffraient jamais de faim.
«La famine, un fléau si connu alors dans chaque pays de l’Europe civilisée, était un mal inconnu dans les dominions des Incas» (1), écrit Prescott.
1/. W.H.Prescott, THE COMPLETE WORKS, Londres 1896, volume V, page 159.

Mancio Sierra Leguisano, dans une relation-testament envoyée à Philippe II, lui écrivait entre autres :
«Il faut que Sa Majesté Catholique le sache, nous avons trouvé ces contrées dans une situation telle, qu’il n’y avait ni un voleur, ni un homme vicieux; et je voudrais que Sa Majesté Catholique comprenne pourquoi je rédige cette relation. C’est pour décharger ma conscience et me connaître coupable, car nous avons transformé ces individus qui avaient tant de sagesse et commettaient si peu de délits et d’extravagances, que le possesseur de cent mille pesos d’or et d’argent laissait sa porte ouverte en fixant un balai ou un petit morceau de bois en travers de la porte pour indiquer qu’il était absent : ce signe conforme à la coutume suffisait pour éviter que quelqu’un m’entrât et ne prit quelque chose. Ainsi nous méprisèrent-ils quand ils virent parmi nous des voleurs.» (1)
1/. Louis Baudin, LA VIE QUOTIDIENNE AUX TEMPS DES DERNIERS INCAS, Hachette 1955, pages 132-134.

« Un balai ou un petit morceau de bois en travers de la porte pour indiquer qu’il était absent » : quelle coïncidence ! Nos colonisés l »ont-ils pris de chez eux ou est-ce les arabes ou les maures d’Espagne qui ont introduit cet usage, dans ces pays lointains ?
– C’est bien ce qui se faisait encore chez nous, (En Algérie), après l’indépendance, principalement pour se rendre à la mosquée, les heures de prière ! Apprenez, régalez vous, mes amis, l’histoire, sans les Histo-Riens, nous apprend bien des choses ! L’Islam avait fait le tour du mode !!! Cela les gêne… (mz)

Christophe Colomb et sa prouesse.
«Chaque bataille était une boucherie, et on lâchait les chiens sauvages contre les fugitifs sans défense, destinés à disparaître de ces îles en un peu moins d’une génération. Colomb établit un impôt en or en poudre par tête, et de ceux qui ne pouvaient le payer, il en embarqua 500 pour les vendre en Espagne en esclavage. La plupart en moururent.» (1)
«Cela» aussi était l’Oeuvre de Christophe Colomb!
1/. F.A.Kirkpatrick, LOS CONQUISTADORES ESPAÑOLES, Madrid 1960, page 26.

«Ce sont des gens très aimables et sans convoitises. Je certifie à Vos Altesses qu’il n’y a pas au Monde de meilleurs gens. Ils aiment leur prochain comme eux-mêmes et ont de très bonnes moeurs.» (3)

Don Vasco écrit de son côté sur le même sujet : «Les Indiens s’enfuient dans les montagnes pour se cacher dans des cavernes et entre les roches, afin d’éviter toute gent espagnole, comme la Mort et la Peste.» (1)
1/. HUMANISTAS DEL SIGLO XVI, édition UNAM, Mexico 1946, page 72.

Exactement comme chez nous, en 1837, après la défaite de la ville de Médéa, mes aïeux se sont enfuis dans des montagnes, Tiberguent, en haut de Hamdania, anciennement « Camps des Chênes ». Ils y resteront une cinquantaine d’années, jusqu’à l’amnistie générale de 1888. Amnistie pour mieux les contrôler et pouvoir les utiliser dans les fermes des colons, ou contractuels, dans des casernes, les deux seuls créneaux existants.
Amnistie sans pouvoir récupérer quoi que ce soit, leurs terres ayant été distribuées aux colons… et autres, nouveaux notables.

Dès la naissance de la Nation Américaine…
«Le clou de cette campagne de nettoyage eut lieu près de Denver en 1864 lorsque le colonel J.W. Chivington, ancien ministre, conduisit une force armée contre le village Cheyenne de Black Kettle, qui devint la bataille de Sand Creek. Les Cheyennes exécutaient une danse religieuse et ne s’attendaient pas à l’attaque. Il était facile à la troupe d’effacer ce village de la face du Monde. Chivington ayant surpris un de ses soldats essayant de cacher un petit garçon Cheyenne, rappela à ses hommes que «Les lentes deviennent des poux». Ces mots devinrent célèbres parmi ceux qui combattaient les Indiens et parmi les colons de l’Ouest Américain.» (1)
1/. Robert Emmit, THE LAST WAR TRAIL, University of Oklahoma Press, 1954 et 1972, page 22.

L’Apocalypse. J.W. Chivington
… «Quand Chivington se rendit au quartier général du Fort Lyon, il fut chaudement accueilli par le major Anthony Chivington commença à parler de « collectionner les scalpes » et de « s’y mettre pour que ça saigne ». Anthony répondit en expliquant qu’il avait « attendu la bonne occasion pour leur tomber dessus ».»
Et ils leur sont «tombés dessus» :
«L’attaque dégénéra en massacre des hommes, des femmes et des enfants. Trente à quarante femmes avaient cherché refuge dans une excavation ; elles envoyèrent comme messagère une petite fille de six ans avec un linge blanc fixé à un bâton ; elle n’eut que le temps de faire quelques pas et fut abattue. Toutes les femmes réfugiées dans le trou furent ensuite tuées ainsi que quatre ou cinq hommes qui essayaient de les défendre. Elles n’offrirent aucune résistance. Chacune d’elles fut scalpée. Je crus apercevoir une femme enceinte au ventre tailladé et il me sembla voir l’enfant dans ses entrailles. Le capitaine Soule me confirma par la suite que je ne m’étais pas trompé. Je vis le corps d’Antilope-Blanche… et j’entendis un soldat dire qu’il en ferait une blague à tabac. … je vis une petite fille de cinq ans cachée dans un trou de sable ; deux soldats l’en extirpèrent, tirèrent leurs pistolets et la tuèrent, puis la traînèrent par un bras sur le sable. Je vis un grand nombre de bébés tués dans les bras de leurs mères.»
Cette longue citation est extraite des rapports officiels conservés au Sénat des États Unis sur le massacre des Cheyennes en 1864 (39e Congrès, 2e Session) et cités par Dee BROWN (2). Ce n’était pas le début de
1/. NdC : L’Église Méthodiste a depuis demandé pardon aux Indiens pour les exactions commises par J.W. Chivington.
2/. ENTERRE MON COEUR A WOUNDED KNEE, coédition Stock-Opera Mundi 1973, pages 120 à 126.
(Basile Y : basile-y.com)

– On ne peut pas dire qu’il y a des similitudes… Les mêmes criminels et les mêmes pratiques !

V – Afrique Histoire et Civilisation

« Cela m’amuse quand je vois encore des personnes affirmer que l’Afrique n’a pas d’Histoire… Elle a une histoire faite de millénaires, assez riches… »
Arrivé à l’islamisation de l’Afrique puis à l’esclavage : « Les musulmans n’ont pas le droit de prendre comme esclave un autre musulman… »
(L’invité Éric Orsenna, un grand historien : Émission « Au cœur de l’histoire » sur le Mali, par Franck Ferrant, le 24 Juillet 2014, sur Europe 1).

– L’Islam interdit toute agression, contre son semblable, quelles que soient ses convictions religieuses… sauf et uniquement dans les cas de légitime défense.
La guerre, l’invasion, l’occupation, la colonisation, l’esclavage sont absolument interdits en Islam.

Le Mali : Michel Collon
« Le Mali, en 1200 … c’était un très grand et vaste empire déjà avec un Parlement, 7 siècles avant la France… De grandes universités.
Il contrôlait un commerce important avec plusieurs pays et la langue arabe en était le facteur commun.
La France pour pouvoir prendre et contrôler définitivement ce commerce, elle a exterminé tous les professeurs d’arabe de l’époque, des milliers.
Jusqu’à présent il y a eu 205 dirigeants politiques maliens assassinés par le système colonial. » Michel Collon.

Le Mali : Basile Y
En 1518, l’historien-voyageur Maure Hassan Ibn Muhammad… ou… Leo AFRICANUS, avec ses relations sur les splendeurs de l’Afrique qu’il avait visitée en long et en large. L’africaniste anglais Basil Davidson écrit :
«Leo décrivit Tombouctou alors que cette ville était la capitale culturelle de l’Empire de Songhaï. Du temps de Leo, des villes comme Tombouctou et Dienné avaient acquis une réputation de villes d’accueil pour les Savants et les Études. Des érudits musulmans s’y rendaient pour ajouter à leur esprit plus de Savoir. Les hommes de lettres africains auraient pu prendre leurs doctrines au Caire mais leurs idées étaient bien propres. Ils réunissaient autour d’eux des étudiants et des disciples, et écrivaient richement dans tous les domaines»…
«Quelques uns de leurs travaux ont acquis une autorité presque classique et sont encore utilisés aujourd’hui…»… «Les bibliothèques de ces savants étaient à l’origine des remarques de Leo, qu’à Tombouctou le commerce des livres était une meilleure source de profit que n’importe quel autre commerce.»
C’était cela les «primitifs Nègres» que la «Mission Civilisatrice» voulait sauver du «cannibalisme». Et la relation de Leo Africanus concerne une époque où les élites de l’Europe commençaient seulement à prendre contact avec le Savoir. Aujourd’hui du Savoir nous en avons à en vendre…

Mais il n’y eut pas que l’immense Empire Songhaï à être musulman en Afrique Noire durant le Moyen Age. De très nombreux petits États (Mombassa, Malindi, Mogadiche et autres) longeaient la côte Est de l’Afrique avant l’arrivée des premiers européens (les Portugais). Le plus brillant de tous ces États était KILWA, d’après toutes les descriptions faites par le géographe et voyageur tangerois Ibn Batouta au milieu du XIVe siècle comme celle ci-dessous :
«Kilwa est une des plus jolies et bien construites villes du monde. Son ensemble est bâti avec élégance.» écrivait-il.
L’archéologue anglais Neville Chittick découvrit en 1961 les splendeurs enfouies de cette ville, telles que les avait décrit Ibn Batouta.
Kilwa servait de trait d’union entre Afrique et Extrême Orient, d’où arrivaient en son port parfois des navires chinois.
« Lorsqu’en 1500 les Portugais atteignirent les premiers le port de Kilwa sous le commandement de Pedro Alvares Cabral, ils furent émerveillés par les maisons en pierre de corail, dont de très nombreuses à trois ou quatre étages ‘comme en Espagne’ rapporte un scribe qui accompagnait Cabral. Les Portugais étaient surpris de voir ce peuple. ‘En ce pays il y a de riches marchands’ écrivait ce scribe, beaucoup d’or, d’argent, d’ambre, de musc, et des perles. Les habitants sont habillés de vêtements en coton fin, en soie, et beaucoup de choses fines, et ils sont Noirs. »
Cette insistance sur le mot «Noirs» parce qu’il s’attendait à des «cannibales Nègres». Tellement sauvages qu’«En 1413 Anselm d’Isalguier retourna à Marseille et à Toulouse, accompagné d’une princesse africaine qu’il avait épousée, et d’une suite de serviteurs africains parmi lesquels il y avait un médecin qui édifia le monde médical en France, pour avoir traité un personnage non moindre que le Dauphin.»
Mais aujourd’hui encore, sont très nombreux en Europe ceux qui croient sérieusement à la légende du «cannibalisme» en Afrique. Les caricatures représentant un missionnaire en train de bouillir dans un chaudron pendant que des Noirs dansaient autour, on en voyait encore avant la guerre de 1939-1945 dans maints et maints journaux…
(Basile. Y : EUROPE ET MONDE ARABE. LA PAILLE ET LA POUTRE. Propagation et colonialisme. basile-y.com)

VI – Les peuples ont eu des civilisations derrière eux

Ce que beaucoup tendent à oublier ou à négliger, c’est que les autres, ces peuples qui sont paralysés aujourd’hui, ont derrière eux des civilisations, de plus de mille ans, pour certains. Ils sont parvenus à les asservir mais ils n’ont pu les « dominer » dans leurs âmes ou leurs religions.

On vous fabrique une image des plus horribles sur l’Islam, avec une aggravation médiatique immonde. On les affuble de monstres et de scènes d’horreur, pour une grande partie irréelles mais toutes commandées et télécommandées par de grands criminels, se cachant derrière des conduites « morales ». L’Islam est devenu le fléau de l’humanité, n’en croyez rien, réfléchissez et cherchez la vérité et ce qui se cache, par vous-même.
Par ailleurs, les pays arabes ou musulmans ne représentent pas l’Islam, depuis longtemps pour certains. La colonisation directe et indirecte par la suite, en a fait des amas de cultures diverses, opposées le plus souvent mais surtout destructrices, dans des buts, non avoués mais que trop visibles.

« Que leur a t-il fait Mohamed, pour avoir construit un si grand empire ! Dira Napoléon, sans poudre ni canons et qui est resté plus de mille ans après lui ».

Une magnifique image, descriptive, prophétique même, venant d’un si grand homme ! L’Islam étant une religion universelle, ne peut disparaître: La Paix et La Tolérance, sauf une autodestruction de l’homme!

«Nos sociétés sont marquées par la présence de clivages de toutes sortes et notre propos sera de les décoder plutôt que de les effacer, même si à certains moments il est bon de les mettre entre parenthèses, ce qui relève au demeurant d’une cyclicité.»
… Il ne sert à rien de pratiquer la politique de l’autruche et de refouler ce qui a vocation à structurer notre civilisation. Au demeurant, ces clivages nous interpellent en ce que nous en avons le plus souvent perdu le sens et que nous ignorons d’où ils viennent et comment ils se perpétuent. La tentation est forte de substituer à ces clivages anciens de nouveaux mais est-ce vraiment possible ou vaut-il mieux de les assumer ?
…L’Anthropologie fonctionnelle est foncièrement optimiste, elle part du postulat que les hommes ont pensé une société idéale, canalisant et instrumentalisant les énergies sauvages, c’est à dire que la guerre, notamment, n’a pas été programmée mais sublimée, elle n’est donc pas, en soi, un événement pertinent mais un accident, un dérapage causés par la non conscience des clivages diachroniques et synchroniques.
Il importe de comprendre l’altérité, de donner sens à l’autre et non pas de le nier dans sa différence en voulant être lui ou en voulant le faire nous au nom d’un processus mimétique devenu le credo d’une certaine modernité.
(Jacques Halbronn, le 08.01.2003, hommes-et-faits.com.)

Plus simplement, les hommes ne doivent pas se faire des guerres, chacun cherchant à s’imposer ou imposer sa culture mais doivent apprendre à vivre ensemble et chercher ce qui les rapproche.
Une civilisation est un ensemble de réalisations contribuant à l’amélioration du mode de vie de l’humanité et de son bonheur. Voilà la signification exacte transformée et admise par le temps.
Le reste ne sont que vides, taches ou accidents de l’histoire. Ainsi on ne peut dire que les barbares avaient eu une civilisation.
Nos dictionnaires sont différents des leurs!

Les droits de l’Homme ; la liberté d’expression ; la protection de la race humaine ; la protection de la nature ; le rapprochement des peuples ; la répartition des richesses ; la Paix dans le monde.
Pourquoi avoir à détailler tout cela, les gens sont sensés les connaître, que chacun fasse son bilan honnêtement : ce sont les lignes de la main pour celui qui veux les lire et ne pas se mentir : il y trouvera tout son avenir !

Depuis la disparition de la civilisation arabo-islamique, aucune autre n’est apparue ou a pu prendre le relais. Relais le plus naturel du monde.
La civilisation arabo-islamique a eu son tour, elle a pu instaurer la Paix et la tolérance. Elle a apporté beaucoup au bonheur de l’humanité, elle a eu son ascension, son apogée puis son arrêt le plus normalement du monde, après mille cinq cent ans, pour laisser la place à une autre, « l’énigme de la vie ». (Gharizatou al Hayette !) Une autre qui n’est pas encore arrivée !
La période de la meilleure symbiose des peuples et des religions, où l’esclavage n’avait pas eu cours ; de la vraie égalité entre les sexes, des femmes professeurs d’universités. L’École publique et gratuite, des Universités, des Bibliothèques et des centres de recherches, subventionnés par l’état.
De l’instauration des hôpitaux, de la santé publique et de la médecine gratuite. Du développement de l’autopsie, de la chirurgie dans toutes ses branches.
Période où l’on a pratiquement terminé l’étude de la Terre, du ciel et des mers, où l’on a pu mesurer le temps et les lumières ; où l’homme a posé les bases de toutes les mathématiques et sciences d’aujourd’hui.
La période où sont apparus les plus grands droits sociaux de l’homme, allocations familiales, redistribution des richesses. Où l’argent ne se louait pas. L’hypothèque et les intérêts n’avaient pas cours.
La période où une centaine de peuples n’avaient aucune frontière mais une seule langue et une seule foi, La Paix. Où les guerres étaient interdites, (Celle de L’Espagne et qui n’en est pas une est expliquée dans un article à part).
Toutes les drogues et les autres formes de dépendance: alcool, tabac, substances dopantes, n’avaient cours.
L’art avait eu toute sa place et même la cuisine est devenue un art.
Où l’on n’a jamais profané un tombeau, non par ignorance ou par religion mais par respect à l’héritage culturel de tous, (Pyramides et autres, notamment !).
Et qui l’a fait la première fois et n’a cessé de le faire même aujourd’hui, avec les deux Bouddhas géants, conservés pourtant des millénaires, par ce qu’on appelle encore aujourd’hui des barbares, les afghans, des musulmans.

Les gens ne cherchent que leur bonheur et la manière d’y accéder honnêtement en accord avec leurs convictions et leurs consciences ! Ils ont tous leurs religions ou leurs doctrines, elles leur indiquent toutes, ces repères, mais ils ne les ont pas encore réellement rencontrés.
Si l’on veut vraiment les conforter dans leurs croyances et espérances répondez honnêtement à ces questions ; ils sauront s’en servir sans s’autodétruire !
La civilisation partie, cette autre n’est jamais venue, elle a manqué son rendez-vous !!!
Plusieurs bons chrétiens n’ont pas hésité à le constater et le faire savoir dans des temps impossibles mais ils ont prouvé leur bonne foi, certains en faisant semblant de plaisanter d’autres en enveloppant la pilule, mais ils l’ont fait :
La première, difficile mais peut être sincère :
« En arrêtant les arabes à Poitiers, nous avons arrêté la civilisation! » (Maupassant)
« Mohamed a rendu Dieu à l’humanité… en brisant les idoles » (…….)
« Les richesses comme tous les autres biens sont la propriété de Dieu» (Le Saint Coran).
La majorité des doctrines et des religions le signifient mais l’Islam l’a réalisé pendant plus de mille ans. Pourquoi nous faire perdre notre temps et passer sans avoir vécu alors que Dieu nous a donné un exemple magnifique ainsi que ses résultats :
Intellectuels, gens de lettres et de sciences vous avez la responsabilité de montrer et non de cacher l’histoire et les bons exemples !
Non pour que les gens se convertissent à l’Islam, Dieu cherche d’abord à ce qu’on soit et qu’on reste des humains !

Si toutes nos connaissances ne nous ont pas permis de regarder jusque devant soi, c’est qu’elles n’ont servi à rien.
A Suivre…
Le 1er Novembre 2016
Dr Mohamed ZEMIRLINE

La colonisation de l’Algérie : Au nom de la civilisation ! 01/04
La colonisation de l’Algérie : Au nom de la civilisation ! 02/04
La colonisation de l’Algérie : Au nom de la civilisation ! 03/04
La colonisation de l’Algérie : Au nom de la civilisation ! 04/04