Algérie, quand la chute du prix du baril de pétrole fait flamber les prix.

0
155

« La vraie civilisation doit être conçue en fonction des êtres les plus déshérités de la société, les plus pauvres, des plus souffrants, des plus malheureux. Ainsi le veulent les exigences de la charité sans laquelle il n’y a pas de salut pour le monde… », Monseigneur Duval Surnommé Mohamed Ben Duval par les colons

Pour cause de la chute du prix de baril de pétrole en 2014, l’Algérie fait face à la dévaluation du dinar et depuis 2015 à la hausse des produits alimentaires et de certains services. La tendance des prix de détail des produits alimentaires de large consommation, en Algérie, était à la hausse en 2015 jusqu’à même un «quasi-doublement des prix» pour certains produits agricoles frais par rapport à l’année d’avant, nous apprennent les chiffres communiqués par le ministère du Commerce. Ceux qui en pâtissent déjà sont les plus démunis en bas de l’échelle comme naguère aux temps bénis des colonies.

Si l’on examine quelque peu, l’histoire récente du pays, longtemps l’injustice des colons et les affres dues à la colonisation pour les indigènes dont les plus démunis n’accédaient à rien. En ces temps, les Algériens s’ils n’étaient pas massacrés, ils vivaient de rien, ne mangeaient pas à leurs faims et n’accédaient pas aux demeures décentes. Puis vint en novembre 1954, le déclenchement de la révolution algérienne allant crescendo durant sept années de violences et de misères.

Alors que la révolution algérienne et les deux décennies post indépendance de 1962 dites de « socialisme spécifique » avaient sortis des millions de démunis de l’ombre des misères, le tournant libéral depuis les années 1980 s’avérait meurtrier pour les couches défavorisées.

Et la période des pétroles chers dés les années 1999 ne produisirent que l’illusion du bonheur, les moins aisés n’accédant pas à l’ombelle financière. Ceux qui ont bénéficié restent les profiteurs de tout temps, depuis la nuit coloniale, ces détenteurs de capitaux. Il ne restait aux « pauvres bougres » qu’à se plaindre :

« Que faire avec de si bas salaires ? » Se demandent ceux qui ont la chance de louer leurs bras.

« Où louer ses bras ? » Se questionnent jeunes et vieux chômeurs de plus en plus nombreux.

L’Algérie qui depuis la découverte de l’or noir a misé sur la rente pétrolière, n’a pas choisi le bon cheval puisque : cinquante ans plus tard elle n’accède pas encore à la suffisance alimentaire laissant les algériens dans les inquiétudes à chaque choc pétrolier.

Certes, on est plus dans les temps extrêmement durs de la colonisation française.

Certes, la vie en Algérie n’est pas aussi chère que dans pays développés de haut niveau de vie.

Mais que fera la population algérienne face à cette envolée des prix, certaines hausses dépassant les 50 % maintenant que l’argent manque cruellement ?

« Qu’a-t-on fait de ce pays jadis grenier de l’Europe ! » Se demandent les plus âgés

Nourdine Amokrane