Eviction des journalistes de l’emission politique pour viol de l’éthique du journalisme

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Extrait de la charte d’éthique professionnelle des journalistes :

(Le journaliste)… Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

source : syndicat national des journalistes : http://snj.fr/content/charte-d%E2%80%99%C3%A9thique-professionnelle-des-journalistes

Cette pétition intervient à la suite du visionnage de l’émission politique de France 2 où le candidat Jean-Luc Mélenchon a été reçu.

L’objet de la pétition est de demander le renvoi et l’interdiction d’exercer toute profession médiatique pour François Lenglet au motif du viol des règles éthiques du journalisme, celui de David Pujadas et Léa Salamé au motif de leur complicité à la faute de François Lenglet ainsi que l’interdiction pour eux d’exercer le journalisme politique.

Le problème que je veux soulever ici concerne le traitement qui a été infligé au candidat de la France Insoumise qui n’a pas pu exposer clairement son programme car il a été interrompu de manière systématique dès lors qu’il entamait son argumentation.  Le principe de ce type d’émission politique, sensé être d’utilité publique, est de permettre à chaque candidat de présenter son programme, de l’exhorter à être le plus clair possible pour qu‘ENSUITE LES FRANCAIS SE FORGENT LEUR OPINION ET VOTENT EN TOUTE CONSCIENCE.

Or durant ladite émission, l’équipe de « journalistes » a fait le contraire de ce que l’on est en droit d’attendre d‘une émission politique qui a une influence importante sur le sort des élections présidentielles, donc sur le sort de nos vies. En plus, Ils ont commis de nombreuses erreurs sur le programme.

La demande est simple et raisonnable, une faute est commise, elle mérite sanction. L’ampleur de la sanction est liée à la particularité du contexte des élections présidentielles qui requiert la plus grande rigueur afin de respecter les fondements démocratiques de notre pays.

Dès lors, que l’un d’entre eux cherche à devenir arbitre alors il met la démocratie en péril et doit être sanctionné lourdement. Le citoyen que je suis ne peut pas tolérer qu’un journaliste outrepasse ses fonctions et tente d’imposer aux électeurs sa vision. Ne pas sanctionner cette faute majeure, c’est reconnaître que les acteurs médiatiques ont le droit de s’attribuer le rôle d’arbitre au cours d’une élection. Accepter cette conclusion, c’est reconnaître et tolérer la propagande sachant où elle peut mener.

J’ajoute concernant François Lenglet que je vais mettre en lumière plus bas plusieurs erreurs qui mettent en cause son professionnalisme et ses compétences. Ainsi, en plus de l’éthique défaillante de ce monsieur, ses compétences ne lui autorisent pas d’exercer cette profession.

Enfin, je tiens à rappeler que l’éthique de David Pujadas et François Lenglet a déjà été mise en doute précédemment.

Voici le lien : http://television.telerama.fr/television/faut-il-limoger-francois-lenglet-et-david-pujadas,143322.php

Contrairement à la conclusion de l’article qui prétend que sanctionner les fautifs ne servira à rien, il me semble nécessaire de sanctionner les fautes et les fautifs pour éviter l’impunité. C’est une manière d’alerter la profession que le journalisme est une affaire sérieuse et que ses acteurs doivent être exemplaires.

Mme Delphine Ernotte, présidente de France 2, et M. Olivier Schrameck, doivent prendre les dispositions nécessaires pour sanctionner les fautes commises.

En cas d’absence de sanction, j’encourage les signataires à boycotter la chaîne de télévision France 2 en signe de protestation pour non respect de la charte d’éthique professionnelle du journalisme.
Pour appuyer mon propos voici mon argumentaire :
27″20s : F. Lenglet annonce dans la présentation du programme de la France Insoumise que la hausse des minimas sociaux sera financée par un emprunt de 100 milliards d’euros.

Le vrai programme : L’emprunt de 100 milliards est prévu pour financer des investissements sociaux et environnementaux pas la hausse des minimas sociaux.

En faisant, cette petite « confusion », il commet une erreur très importante car il ne s’agit pas de financer le budget de l’état par un emprunt (ce qui ne serait pas pérenne) mais de financer des investissements, qui, par l’activité qu’ils génèrent, accroissent la production du pays et augmentent la capacité à rembourser.

Ce contre sens s’il est volontaire constitue une manipulation et s’il est involontaire c’est un cas manisfeste d’incompétence.

Lien : Lien facebook : https://m.facebook.com/photo.php?fbid=10155096760933750&id=11450328749&set=a.10155096760878750.1073741857.11450328749&source=48

28″10s : F. Lenglet annonce que le programme prévoit de financer la dette française par la banque de France.

Commentaire : Le programme prévoit le financement de la dette par la Banque centrale européenne.

29″14s : F. Lenglet : « voter pour le programme de Jean-Luc Mélenchon et son programme c’est faire tourner les usines mais celles qui sont en Chine et en Pologne le tout financé par l’état ».

Commentaires : La formulation de la phrase est globalement juste mais trompeuse. Certes, le tissus industriel français ne permet pas de répondre à l’ensemble de la demande en produits manufacturés en France car la plupart des usines ont été délocalisées. Cependant, l’importation de produits manufacturés génèrent malgré tout des revenus à travers la publicité, le transport, et le commerce de détail – entre autre. Donc ce qui est malhonnête de sa part, c’est d’être ambiguë en ne parlant que des usines sans parler du reste de l’économie française alors qu’elle est axée majoritairement sur le secteur tertiaire (75% des emplois : http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/03/01/29006-20160301ARTFIG00273-plus-de-75-des-francais-travaillent-desormais-dans-le-secteur-tertiaire.php

31″14s à 31″30s : F.Lenglet : « En fait ma question porte sur la production française. Aujourd’hui l’appareil de production français est incapable de répondre à la demande, c’est à dire que dès que la croissance augmente, les importations augmentent, on l’a vu très clairement cette année, ça allait un petit peu mieux mais la croissance française n’a pas progressé…   »

Commentaires : Il y a un faux argument dans son raisonnement :  si l’on suit le raisonnement de cette phrase : « c’est à dire que dès que la croissance augmente, les importations augmentent » alors pour éviter les importations, il faut éviter la croissance, donc mettre l’économie en récession? La seule manière (théorique) pour être sûr que la croissance augmente sans que les importations augmentent c’est d’avoir une économie qui n’importe rien… Impossible vu que nous n’avons pas les ressources naturelles nécessaires pour produire.

Prenons la phrase suivante qui montre une faille logique :  » on l’a vu très clairement cette année, ça allait un petit peu mieux mais la croissance française n’a pas progressé… ». Dans cette seconde phrase il dit que l’on a constaté le phénomène « augmentation de la croissance = augmentation des importations » mais tout en disant que la croissance n’a pas augmenté. Comment constater un phénomène qui n’a pas eu lieu selon ses propos?

Les compétences de ce monsieur en économie sont très douteuses et plus encore, sa capacité de raisonnement est défaillante. Dès lors, comment peut-il comprendre un programme économique s’il ne maîtrise pas les concepts?

31″14s à 32″11s : F. Lenglet : « …dans votre programme il n’y a pas grand chose pour traiter ces problèmes là (le début de la phrase est dans le paragraphe précédent) ».

JL Mélenchon répond : « dans les 100 milliards, il y a les 10 milliards du plan zéro obstacle…

F. Lenglet interrompt :  » ce n’est pas encore ma question »… »Ma question porte sur les produits consommés par les français ».

JL Mélenchon : « … Quand vous faites un plan zéro obstacle c’est pas les grandes sociétés de Shanghai, de Hong Kong ou les vietnamiens qui vont venir faire la rampe (d’accès handicapé)…

Commentaire :  JL Mélenchon a entamé sa réponse, en disant qu’une partie des 100 milliards investis pour la relance de l’économie, prévoit un plan de 10 milliards d’euros liés aux travaux d’accessibilité pour les handicapés, avant d’être interrompu par F. Lenglet.

Celui-ci rétorque que JL Mélenchon ne répond pas à sa question, qui serait, je le rappelle :  Comment  générer de la croissance en limitant les importations? Or, JL Mélenchon est précisément en train de répondre à sa question puisque le plan d’accessibilité aux handicapés est par nature produit par des entreprises françaises puisqu’il s’agit de travaux sur le territoire français et la France dispose des entreprises qui savent réaliser ce type d’ouvrage. Donc les importations sont limitées par rapport à l’augmentation de la croissance et donc l’investissement du plan de relance ne finance pas les importations.  

De plus, il est important de noter que F. Lenglet ment clairement. Il dit que JL Melenchon ne répond pas à sa question initiale : « En fait ma question porte sur la production française. Aujourd’hui l’appareil de production français est incapable de répondre à la demande, c’est à dire que dès que la croissance augmente, les importations augmentent, on l’a vu très clairement cette année, ça allait un petit peu mieux mais la croissance française n’a pas progressé... » et dit : « Ma question porte sur les produits consommés par les français« . Ce ne sont pas les mêmes questions bien qu’elles soient proches l’une est axée sur la production et l’autre sur la consommation. Donc, 2 constats inadmissibles : F. Lenglet ment sur le contenu de sa question et ment une seconde fois en contestant que JL Melenchon répond à sa question.

Ce n’est pas acceptable surtout durant la période électorale qu’un journaliste ayant pour mission d’informer le grand public mente et donc manipule l’information sur laquelle nous nous basons pour voter.

Dès lors, il tente de dévier la conversation sans même avoir attendu la fin de la réponse à sa question et cette opération sera renouvelée plusieurs fois . C’est là que réside le scandale principal de cette émission, le journaliste ne cherche pas à obtenir la réponse à sa question, pire encore, il la fuit. C’est un manque de respect pour le candidat et pour les français qui n’ont pas l’opportunité d’apprécier le programme de la France Insoumise. Cette attitude constitue un danger important pour la démocratie car ce « journaliste » intervient dans le cadre d’une campagne présidentielle où l’information doit être neutre et la plus claire possible. De sorte que les français disposant de la même qualité d’information sur tous les candidats peuvent choisir le candidat qu’ils souhaitent en pleine conscience.

Pourtant, F. Lenglet n’obéit à aucun de ces deux principes, il rend le débat confus en interrompant JL Mélenchon, tout en faisant des erreurs graves dans ses présentations et ses argumentations. De plus, en n’écoutant pas les réponses de son interlocuteur, il dévoile clairement son désintérêt pour les propositions du mouvement de la France Insoumise. Son jugement ne doit pas altérer la qualité de l’information des citoyens français sans quoi ce monsieur commet une faute éthique qui devrait être passible de sanctions exemplaires (interdiction d’exercer une quelconque fonction médiatique).

voici un lien vers le code éthique du journalisme :http://snj.fr/content/charte-d%E2%80%99%C3%A9thique-professionnelle-des-journalistes

et voici le paragraphe auquel je me réfère pour demander la sanction de F. Lenglet. :

(Le journaliste)… Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

32″43s à 33″10s : JL Mélenchon : « Quand je parle d’investissement, je parle de créer des éoliennes et des hydroliennes, sachez qu’on ne les fabriquera pas au Vietnam, on ne peut pas les fabriquer ailleurs que sur place parce qu’une pale d’éolienne, elle fait 90  mètres et par conséquent il faut équiper un port, voilà de la… dépense, ensuite faut faire des navires de services… »

F. Lenglet interrompt: « Pour ça il faut laisser les entreprises travailler, vous augmentez les contraintes règlementaires de façon substantielles, vous augmentez les impôts… »

JL Mélenchon « attendez j’ai pas fini avec le commerce extérieur »

Commentaire : JL Mélenchon prend un second exemple avec la construction d’éoliennes et de nouveau F. Lenglet détourne la conversation en changeant de sujet. Son attitude n’est ni respectueuse ni professionnelle. Pas respectueuse car s’il estime que la question a eu sa réponse les règles de communication suggèrent qu’on le mentionne à son interlocuteur avant de changer de sujet pour clore poliment le chapitre.
D’autre part, non professionnelle car il est le garant de la compréhension des français. Il ne synthétise ni ne résume rien des échanges qui ont eu lieu, ce qui aurait pu permettre aux téléspectateurs de mieux cerner le contenu du programme. A l’inverse, il s’obstine à poursuivre sa fuite en avant en posant des questions sans attendre les réponses.

36″06s à 36″13s : JL Mélenchon : « … Si les gens se mettent à consommer ça va déséquilibrer le commerce (extérieur), vous même vous venez de le mentionner il y a un instant, je ne transforme pas vos propos? »

36″13s : F. Lenglet : « pas du tout »

36″14s à 36″21s : JL Mélenchon : « alors regardons car c’est comme ça qu’on regarde quelle marge de manoeuvre on se donne, regardons de quoi est fait le déficit dont vous parlez. Vous êtes d’accord? »

36″22s : F. Lenglet : « Très bien je vous suis »

36″23s à 36″30s : JL Mélenchon : « le déficit commercial de la France qu’est ce qu’il y a dedans? 50% c’est du gaz, du pétrole et de l’uranium… »

36″30s : F. Lenglet interrompt: « c’est pas très intéressant« .

36″31 à 36″41 : JL Mélenchon : « …comme mon plan prévoit 100% d’énergie renouvelable, cela signifie que 50% du déficit de notre patrie sera couvert par les énergies renouvelables… »

Commentaire : JL Mélenchon introduit la notion de commerce extérieur pour conclure sur le sujet des importations et rappelle que si la consommation augmente le commerce extérieur est déséquilibré.

JL Mélenchon dit « regardons de quoi est fait le déficit dont vous parlez. VOUS ETES D’ACCORD? »

F. Lenglet ACQUIESCE.

Donc JL Mélenchon détaille et SUBITEMENT F. Lenglet alors qu’il a dit être D’ACCORD pour suivre le raisonnement, interrompt de nouveau JL Mélenchon en disant : « C’EST PAS TRES INTERRESSANT »
Ce passage accompagné des précédents démontre que F. Lenglet INTERROMPT SYSTEMATIQUEMENT JL Mélenchon lorsqu’il DEBUTE SON ARGUMENTAIRE alors même qu’il a dit être D’ACCORD pour suivre le raisonnement. De plus, il se doit de laisser s’exprimer le candidat de la France Insoumise car celui-ci s’adresse aux citoyens. F. Lenglet n’est qu’un médiateur, qu’il soit intéressé ou non, il n’a pas à juger de ce qui est intéressant pour les français ou non.

Cette attitude démontre la volonté manifeste de F. Lenglet d’empêcher le déploiement d’un quelconque raisonnement de JL Mélenchon.  Ce mode opératoire méthodique s’apparente à de la manipulation et dans le cadre du monde de l’entreprise à du harcèlement moral.

Que les candidats entre eux s’interrompent pour gêner leurs adversaires je ne l’accepte pas mais je peux le comprendre. Voir un journaliste user du même comportement, donne à penser qu’il se comporte comme un adversaire de JL Mélenchon, ce qui n’est pas le rôle d’un journaliste. Ainsi le principe d’impartialité serait remis en cause.

36″50s à 37″18s : JL Mélenchon reprend la question des impôts dont F. Lenglet s’est servi pour dérouter l’argumentaire de JL Mélenchon sur les importations (voir plus haut).

37″28s : JL Mélenchon : « Quant aux sociétés dont nous parlons, nous baissons l’impôt sur les sociétés, pourquoi ne l’avez vous pas mentionné? »

37″32s : F. Lenglet  : « Oui mais vous supprimez tout un tas de dispositions, le crédit d’impôt…

37″37s : JL Mélenchon interrompt: « Je supprime des paquets de niches fiscales qui ne servent à rien. »

37″42s : F. Lenglet : « Les sociétés paieront davantage d’impôts sur les sociétés c’est évident compte tenu de tout ce que vous supprimez par ailleurs »

Commentaires : Quand JL Mélenchon demande à F. Lenglet pourquoi il a omit  un point important de la fiscalité du programme, celui-ci répond de manière approximative, au jugé, sans chiffre à l’appui. Alors il est vrai que JL Mélenchon l’interrompt et ça ne lui laisse pas le temps d’étayer. Par contre, à 37″42s, JL Mélenchon lui cède la parole, et cette fois-ci, il a le temps de développer son contre argumentaire. Seulement, celui-ci consiste uniquement à s’appuyer sur une prétendue évidence liée à ses impressions.

F. Lenglet ne fait pas le travail de journalisme qui est le sien car il n’avance aucun argument concret, factuel sur cette question. Il n’est pas capable de prouver qu’il y a une augmentation d’impôt sur les sociétés dans le programme de la France Insoumise alors que le chiffrage du programme a été publié. Au moins aurait-il dû demander à JL Mélenchon de lui prouver qu’il n’y avait pas plus d’impôts sur les sociétés.

Ici, j’insiste, la réponse à la question n’est pas importante, ce que je pointe comme faute c’est l’absence de professionnalisme de F. Lenglet qui donne son opinion sans argumentation factuelle, sans preuve. Il aurait dû prendre le temps d’étudier le programme. En l’absence de ce professionnalisme nécessaire, surtout dans une période où l’enjeu électoral est très important, cette personne peut se contenter, ce qu’elle fait, de s’appuyer sur ses impressions et prendre le risque de fausser l’opinion des téléspectateurs et biaiser l’issu d’une élection. De plus je rappelle que c’est contraire à la charte d’éthique professionnelle des journalistes :

(Le journaliste) »Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique « .

La conclusion est manifeste, cette personne ne doit pas exercer le métier de journaliste, elle n’en a ni les compétences ni l’éthique.

38″30s : F. Lenglet interrompt de nouveau JL Mélenchon alors qu’il aborde la question de l’évasion fiscale.

38″30s à 38″34s : JL Mélenchon : »Regardez les chiffres Monsieur Lenglet, la fraude fiscale c’est 85 milliards d’euros dans ce pays ».

38″34s : F. Lenglet interrompt : « c’est ce que dit l’OCDE »

Commentaire : F. Lenglet use de nouveau de sa stratégie de sabordage en interrompant JL Mélenchon ce qui ne permet pas aux spectateurs de comprendre l’ensemble de la mécanique économique du programme. Pourtant, lorsque que l’on consulte les publications sur le chiffrage, (https://m.facebook.com/photo.php?fbid=10155096760933750&id=11450328749&set=a.10155096760878750.1073741857.11450328749&source=48&refid=13
on s’aperçoit que la mécanique est très simple et facile à expliquer dans sa version résumée.

Dès lors comment expliquer que JL Mélenchon ne puisse pas expliquer cette mécanique clairement ? F. Lenglet interrompt JL Mélenchon au moins 5 fois entre 31″14 et 38″34, soit 7 minutes 20. Durant ce temps il faut en plus soustraire le temps de parole de F. Lenglet. Autour de 2 minutes. Donc, jusque là, F. Lenglet impose à JL Mélenchon d’expliquer son programme économique en 5 fois en 1 minute. Ce n’est absolument pas sérieux et raisonnable de considérer que la politique économique d’un pays peut se résumer en 5 bouts de 1 minute. Je vous invite à essayer avec un ami pour apprécier cette subtile manœuvre manipulatoire qui est une entorse à la démocratie. Par dessus tout, le but est de permettre au spectateur de comprendre, or à peine entend-il un argument qu’il est interrompu dans le fil de sa compréhension.

Egalement, F. Lenglet insiste sur le fait que les chiffres énoncés par JL Mélenchon sont issus de l’OCDE. Quel est l’intérêt à ce moment du raisonnement de dire ça ? Ce n’est même pas une question qui demanderait à JL Mélenchon d’où proviennent ses sources. En allant plus loin, on peut même s’interroger sur le ton de sa remarque qui semble remettre en cause la validité des chiffres de l’OCDE. Cependant, a-t’il d’autres sources ? D’autres chiffres ? Conteste t’il les sources de JL Mélenchon ? Non il ne dit rien d’autre. Il n’avait rien à dire sur le fond, son intervention, comme chaque minute, n’a pour unique but que de déstabiliser JL Mélenchon et rendre son argumentation incompréhensible par les téléspectateurs. Donc, si cette séquence, ne permet pas d’apporter un éclairage sur le programme du candidat alors que c’est son but, c’est une séquence inutile et mensongère. Une fois encore le code éthique du journalisme est violé.

38″36s : F. Lenglet : « c’est ce que dit aussi madame Lepen » (à propos des 85 milliards de fraude fiscale)

38″56s : F.Lenglet : « on va parler de vous et d’elle, les similitudes entre vos 2 programmes »

Commentaire : F. Lenglet a tout à fait le droit de dire que madame Lepen utilise aussi les chiffres de l’OCDE. Le problème apparaît quand 20 secondes plus tard, F. Lenglet introduit une nouvelle séquence qui va présenter les similitudes entre les programmes de JL Mélenchon et M Lepen.

Quand on rapproche ses deux interventions on constate qu’il parle de M Lepen que pour introduire le sujet suivant et qu’il abandonne le sujet en cours. Ici j’insiste sur le fait que son commentaire « c’est ce que dit aussi madame Lepen » n’apporte absolument aucune information sur la qualité du programme, il n’objecte pas d’argument pour ou contre, seulement qu’un autre candidat l’évoque aussi. Et voilà que 20 secondes plus tard il change de sujet en introduisant une nouvelle séquence. Il aurait pu annoncer clairement : « refermons ce chapitre et passons au suivant ».

Donc, ce comportement démontre une fois de plus que F. Lenglet ne joue pas son rôle de médiateur de l’information, son commentaire n’avait pour but que de changer de sujet. Pourquoi n’a t’il pas tenté de conclure, de résumer, voir de contester l’argumentation de JL Mélenchon avant de changer de sujet ? Pourquoi ne finit-il pas son contre argumentaire qui consistait à démontrer que globalement les impôts sur les sociétés augmentaient avec le programme de la France Insoumise ?

38″55s : F. Lenglet : « En l’occurrence, on va parler de vous et d’elle, c’est à dire les similitudes entre vos deux programmes qui sont tout à fait spectaculaires« .

39″10s : F. Lenglet évoque les similitudes supposées entre le programme de La France Insoumise et Le front national. L’écran sur le plateau indique : protectionnisme aux frontières, renégociation des traités européens, sortie de l’Europe, dette rachetée par la banque de France, dévaluation de la monnaie, augmentation du SMIC et des minimas sociaux, retraite à 60 ans, préférence nationale sur les marchés publics, interdiction des travailleurs détachés, programme public de ré-industrialisation, allocation autonomie pour les jeunes, nationalisation des autoroutes, sortie des traités de libre échange.

Analyse : En premier lieu, le fait de montrer les similitudes supposées entre les  programmes des deux partis sans évoquer les points de divergence, pose un problème important. F. Lenglet affirme qu’il y a des similitudes spectaculaires entre les deux programmes. Pour que nous citoyens, puissions en juger il faut comparer les similitudes par rapport aux divergences. C’est l’usage du terme spectaculaire qui pose problème car des similitudes existent, et avec des programmes d’autres partis aussi. L’emission a vocation à aider le citoyen dans son choix électoral, et dans ce but, il faut préciser le positionnement de chaque candidat sur l’ensemble du programme.     

Si cette présentation n’est pas faite correctement, on est obligé de croire sur parole l’affirmation de F. Lenglet. Ce n’est absolument pas rigoureux, de plus cela place F. Lenglet encore une fois en position d’arbitre puisqu’il nous donne comme vérité une interprétation qui est la sienne sans que l’on puisse la vérifier par nous-même au moment où il l’annonce.

Mais pire encore, sur ces 13 points certains sont faux. La dette rachetée par la banque de France ne fait absolument pas partie des propositions du programme. Ce peut être une conséquence du programme mais ce n’est pas ce qui est prévu. Le programme prévoit un rachat de la dette par la banque centrale européenne.

Idem pour la sortie de l’Europe. Ce n’est pas ce qui est voulu dans le programme, ce serait une conséquence de l’échec de la renégociation des traités européens. L’émission peut mentionner la sortie de l’Europe en cas d’échec des négociations mais pas sortie de l’Europe quoi qu’il arrive, c’est faux.

Pareil pour la dévaluation de la monnaie. Et peut-être d’autre mais je m’arrête là.

De nouveau, on est face à un problème majeur dans cette émission, la manipulation ou l’incompétence, voir les deux. Manipulation puisque F. Lenglet appuie ses commentaires sur des informations fausses. David Pujadas et Léa Salamé qui sont sur le plateau, si eux ont pris la peine de s’informer correctement, peuvent intervenir. Si aucun des trois n’est en mesure de comprendre que leurs informations sont inexactes, alors ils sont incompétents.

Je remets encore une fois l’extrait de la charte d’éthique professionnelle des journalistes :
(Le journaliste)… Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

Voilà pourquoi, je pense qu’il est important de sanctionner F. Lenglet pour viol de la charte d’éthique professionnelle des journalistes (inexactitude, déformation des faits, mensonge, manipulation, non vérification des faits) et pour incompétence dans l’exercice du journalisme politique.

Je pense que la responsabilité de D. Pujadas et L. Salamé est engagée aussi car ils sont sur le plateau et assiste à l’émission, donc il est de leur devoir durant l’émission d’intervenir pour tenter d’éviter ces entorses à la charte d’éthique professionnelle des journalistes qui est garante de l’impartialité des médias. Si les médias rompent cette impartialité alors ils deviennent les instigateurs d’une propagande.

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