L’échec de l’équipe nationale est tout simplement prévisible

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L’élimination de l’équipe nationale est logique compte tenu des performances en demi-teintes des verts. Sans être un expert sportif, à chaque match, on sent que nos joueurs sont surpassés par leurs adversaires. Je veux évidemment parler du collectif.

Dans ces conditions, est-ce que le supporter lambda doit attendre des miracles ? En football, bien que la chance existe, les équipes championnes sont celles qui maitrisent la compétition de bout en bout. Hélas, ce n’est pas le cas de notre équipe nationale.

Cela dit, est-ce que la faute incombe aux joueurs seuls, au staff technique ou aux dirigeants ?

Bien que la responsabilité puisse être partagée, la grande part revient aux dirigeants. Car, à chaque fois que l’équipe nationale était sur la bonne dynamique, cet élan s’est arrêté. C’est le cas en 2014, après un parcours exceptionnel des verts en coupe du monde.

Or, l’inamovible président de la FAF ne se préoccupe apparemment que par son maintien à la tête de l’instance nationale de football. À l’image du régime algérien, la FAF adorerait la politique de replâtrage. Sinon comment expliquer la valse des entraineurs à l’automne 2016 ?

Comme ceux qui l’ont précédé, l’entraineur actuel va payer les frais d’une gestion hasardeuse du football algérien. Une sorte de fusible. Mais, le vrai problème est indubitablement ailleurs.

Pour toutes ces raisons, cette élimination n’est que la suite logique des erreurs commises bien avant le début de la CAN 2017. Hélas, la question à laquelle ne répondront jamais les dirigeants est la suivante : comment bâtir une équipe performante et stable sans qu’il y ait une gestion transparente du football algérien ?

Enfin, il va de soi qu’à chaque fois que l’équipe nationale a fait un bon parcours, il y avait une relative stabilité à la tête de la barre technique. C’est le cas du début des années 80, du début des années 90 et des périodes précédant les coupes du monde 2010 et 2014.

Bien évidemment, ce n’est pas la politique du football qui a changé. C’est juste qu’à chaque fois qu’il y avait une petite volonté, les résultats ont suivi. Du coup, la clé est de libérer le football pour en faire un domaine où la politique sportive échappe aux calculs politiciens.

On peut aussi dire la même chose des autres domaines. Comme quoi, il n’y a pas que le sport qui doit échapper à l’emprise des mauvais gestionnaires.

Aït Benali Boubekeur

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