Deux articles parus sur AlgérieNetwork traitent du problème du pouvoir politique. L’un est consacré au pouvoir de l’Etat algérien et l’autre à celui du Parti FFS,

Si le premier rédacteur exprime son ras le bol envers la perpétuation du même régime politique en Algérie depuis l’indépendance, le second met en évidence le rôle de l’opposition du parti crée par Ait Ahmed.

Or le problème réside principalement dans la personnalisation des deux régimes celui de l’Etat et celui de ce parti.

Il va de soi que toute la légitimité des cercles concentriques repose sur l’éventail du charisme possédé ou non par la personne qui incarne la puissance du pouvoir.

A y regarder de près, on se rend compte que les deux régimes ont la même logique qui fonde le statut du chef.

On y voit les signes de l’absolutisme.

Cette inscription dénote le caractère religieux du charisme qui atteint par certains degrés la sainteté dans l’économie du salut politique.

Au propre, elle désigne une prophétologie du sauveur qui se donne justement comme motif l’antériorité de la libération.

Il serait long d’analyser la construction du charisme politique algérien, de la tournure absolutiste

de la za’ama et du culte de la personne, néanmoins on peut dire que la personnalisation du pouvoir quel qu’il soit conduit inéluctablement à la restriction des espace de liberté et la paralysie de l’invention politique.

Au plus d’une litanie commémorative, la paralysie du pays est la conséquence précisément du manque de distance critique lorsque l’adhésion partisane se limite aux intérêts individuels.

L’opposition algérienne est à l’image du fonctionnement de l’Etat algérien. Elle est animée dans ses revendications par un ayant droit comme butin de légitimité révolutionnaire au même titre que ceux qui gouvernent ou ont dirigé l’Algérie indépendante.

Ce discours là est paralytique est ne donne aucun espoir pour sortir l’Algérie de son histoire guerrière afin de cheminer vers une réalité du fait citoyen .

Avec le ressentiment des uns et incrédibilité des autres, on est loin du compte.

F.HAMITOUCHE