Les derniers évènements tragiques à Touggourt nous rappellent que la situation politique en Algérie n’a jamais été résolue. La relation peuple-pouvoir est toujours malsaine. Des jeunes ont fermé la route (nationale N°3) pendant trois jours. Ils réclamaient le « raccordement au réseau d’alimentation en eau potable et « l’attribution de lots de terrain » pour y construire des logements. Les policiers ont intervenu maladroitement en tuant deux jeunes. Est-ce l’effet papillon qui va faire un Tsunami en Algérie ?

Revoyons maintenant les raisons de ce malaise peuple-pouvoir qui est la cause de notre tragédie nationale.

Devant l’acharnement du clan présidentiel, globalement, solidairement et individuellement, à vouloir garder le pouvoir à tout prix, en dépit de la maladie handicapante qui touche le président qui les a nommés au postes, la responsabilité morale, juridique, et politique leur incombe totalement. Quand à l’armée, elle réserve son intervention, ce qui est une attitude sage.

Mais cette armée, sera-t-elle tenue pour responsable si des émeutes généralisées devaient se produire ? ou encore sans émeutes, le pays sombre dans une situation de faillite ? par faillite j’entends, le blocage de toutes les institutions , la banqueroute financière de l’État qui ne pourra plus s’acquitter des droits des travailleurs et des retraités . qui répondra de cette catastrophe prévisible ? qui sera jugé et par qui? Il faut, en politique prévoir toutes les situations possibles. Car devant ce blocage des institutions, qui ne peut être que temporaire, d’autres situations imprévues peuvent doivent, je dirais forcément, se présenter à nous.

Mais si tout se passe normalement, avec ce clan qui règne sur ce pauvre peuple, jusqu’à à ce que une nouvelle situation imprévue mais que l’on peut imaginer aisément, qui doit assumer la responsabilité de rétablir les normes?je ne veux pas dire le calme, car ce ne sera pas de répression dont il sera agi.

L’armée sera sollicitée de tous temps certes, car c’est la seule force , dans les pays sous développés qui peut rétablir l’ordre. aucun discours aussi apaisant soit-il ne peut remplacer quelques chars disposés dans les rues de la capitale, ne peut mettre fin à un chaos. Encore que cette forme de règlement des problèmes semble de plus en plus obsolète, compte tenu de l’Internationalisation des conflits internes.

Alors , d’une manière ou d’une autre, l’armée sera appelée à intervenir, mais est-il juste que celle-ci n’intervienne que dans le cas de chaos? Si L’armée peut éviter ce chaos , il est plus temps que celle-ci intervienne , par les moyens de discussions, de pourparlers, car c’est le moyen le plus efficace et le plus souhaité par toutes les parties y compris celle du clan présidentiel. Je ne crois pas personnellement que Saidani, Ghoul, Amara, ou encore Said Bouteflika ou méme Gaid Salah, soient partisans de la manière forte, la répression violente des manifestations de problèmes sociaux réels . Laissons de coté pour l’heure les velléités politiques des partis et hommes politiques qui aspirent à conquérir le pouvoir.

Est ce possible que l’armée à L’heure actuelle et dans ce cas d’espèce, puisse-t-elle être exemptée, exonérée des fautes commises par le clan présidentielle dans les gestion des affaires du pays? L’armée a-t-elle le droit, ou est ce de son devoir de soutenir un clan qui , de l’avis de l’opposition va à l’impasse? Impasse, du reste qui concerne tous les algériens et pas seulement les partis d’opposition ou le clan au pouvoir.

Cette opposition a-t-elle le droit, et la pertinence de déclarer l’incompétence du clan présidentiel ? Si sa position actuelle est entachée d’erreur, ou que le clan présidentiel mène inconsciemment la pays vers le gouffre, que doit faire pour l’armée ? et si dans le cas contraire sa position est juste, que doit suggérer l’armée au président qui détient tous les rouages pour dénouer la crise ?

Que doit faire le président ? que doit faire l’armée ? que doit faire l’opposition ? que doit faire le peuple underground?

répondre à toutes ces questions c’est déjà résoudre 50% du problème.

Dans tous les cas de figure, le moment est à L’action, concertée, mais plus que jamais, il ne faut pas laisser venir les complications de problèmes épineux. cela y va de L’avenir de nos enfants et de l’intégrité nationale !!!!!!

Hadj Abdenour