{"id":135,"date":"2012-08-05T19:13:56","date_gmt":"2012-08-05T19:13:56","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/algerie\/?p=135"},"modified":"2025-12-09T18:41:47","modified_gmt":"2025-12-09T18:41:47","slug":"1-lalgerie-de-benbella","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/algerie\/1-lalgerie-de-benbella\/","title":{"rendered":"1. L\u2019Alg\u00e9rie de Benbella"},"content":{"rendered":"<p><strong><br \/>\nAmmar Koroghli<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>Les cendres d\u2019octobre 88 sont encore chaudes et vivaces dans notre m\u00e9moire collective. Les \u00e9meutes de janvier 2011 en sont-elles un remake ? Sommes-nous en pr\u00e9sence d\u2019un mouvement spontan\u00e9, produit d\u2019un ras-le-bol social, ou organis\u00e9 et programm\u00e9 par un clan du pouvoir en vue d\u2019une succession qui s\u2019annonce rude ? Ici quelques \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse puis\u00e9s dans la vie politique alg\u00e9rienne post-ind\u00e9pendance, les maux qui rongent notre pays ayant des origines lointaines.<\/p>\n<p>La d\u00e9mocratie, revendication substantielle, y appara\u00eet comme une denr\u00e9e rare, sinon r\u00e9siduelle. Au-del\u00e0 de nos dol\u00e9ances l\u00e9gitimes (chert\u00e9 de la vie, mal-vie, ch\u00f4mage chronique des jeunes, flou en mati\u00e8re d\u2019\u00e9conomie politique, gouvernance \u00e0 vue\u2026), force est d\u2019observer l\u2019absence de l\u00e9gitimit\u00e9 du pouvoir r\u00e9el, les institutions en place n\u2019en \u00e9tant que l\u2019apparence.<\/p>\n<p>Ainsi, apr\u00e8s trois si\u00e8cles de pr\u00e9sence turque et pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle et demi de domination coloniale, l\u2019Alg\u00e9rie contemporaine a pu se frayer un chemin dans le concert des nations. Ainsi, au commencement de la doctrine politique alg\u00e9rienne, la proclamation du premier novembre 1954 au terme de laquelle l\u2019ind\u00e9pendance nationale est le pr\u00e9alable \u00e0 toute entreprise. Les questions trait\u00e9es lors du Congr\u00e8s de la Soummam (1956) furent approfondies dans le programme de Tripoli (1962) qui \u00e9num\u00e9ra quelques id\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales en vue d\u2019une plate-forme d\u2019action. Il fallut attendre le Congr\u00e8s du FLN en Avril 1964 pour qu\u2019une charte vot\u00e9e \u00e0 Alger esquisse les contours d\u2019une doctrine de d\u00e9veloppement de la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne et trace des perspectives d\u2019avenir.<\/p>\n<p>Ainsi, pour le programme de Tripoli : \u00ab A la lutte pour l\u2019ind\u00e9pendance nationale succ\u00e8dera la r\u00e9volution d\u00e9mocratique populaire \u00bb, tout comme le combat id\u00e9ologique doit succ\u00e9der \u00e0 la lutte arm\u00e9e. La charte d\u2019Alger pr\u00e9voyait une p\u00e9riode de transition qui \u00ab implique la construction d\u2019un Etat populaire qui exprime la volont\u00e9 des masses de construire le socialisme \u00bb. D\u00e9j\u00e0 le programme de Tripoli faisait de la r\u00e9forme agraire et de l\u2019industrialisation les deux t\u00e2ches fondamentales sur lesquelles devrait reposer le d\u00e9veloppement de l\u2019Alg\u00e9rie, con\u00e7u dans le cadre d\u2019une collectivisation des grands moyens de production et d\u2019une planification rationnelle.<\/p>\n<p>Chartisme alg\u00e9rien et autogestion<\/p>\n<p>Durant la pr\u00e9sidence de Ben Bella, la charte d\u2019Alger pr\u00e9conisa l\u2019autogestion pour r\u00e9pondre au n\u00e9o-colonialisme. Les textes institutifs de celle-ci devaient donner les usines aux ouvriers et la terre aux paysans. Facteur de d\u00e9veloppement socialiste, elle exprimait \u00ab la volont\u00e9 des couches laborieuses du pays \u00e0 \u00e9merger sur la sc\u00e8ne politico-\u00e9conomique et \u00e0 se constituer en force dirigeante \u00bb. L\u2019autogestion \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme le cadre dans lequel devait se r\u00e9aliser la d\u00e9mocratie. Sur le probl\u00e8me central de la propri\u00e9t\u00e9, la charte d\u2019Alger avait proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 sa division entre \u00ab propri\u00e9t\u00e9 exploiteuse \u00bb et \u00ab propri\u00e9t\u00e9 non exploiteuse \u00bb, la premi\u00e8re devant \u00eatre abolie alors que la seconde pouvait \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e. A cet \u00e9gard, la charte nationale de 1976 reprend le m\u00eame crit\u00e8re pour la d\u00e9finition de la propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>S\u2019agissant du parti, il est stipul\u00e9 que le FLN ne doit \u00eatre ni un parti de masses, ni un parti d\u2019\u00e9lites, mais un part d\u2019avant-garde au sein duquel une d\u00e9mocratie interne doit \u00eatre pr\u00e9serv\u00e9e. Les ouvriers, les paysans pauvres et les militants r\u00e9volutionnaires cons\u00e9quents sont la composante sociale du parti afin de confirmer dans les faits l\u2019option socialiste du pays par la nationalisation du commerce ext\u00e9rieur, des banques et des transports. Pour ce faire, les cadres de l\u2019Etat sont choisis en fonction de leur valeur politique plut\u00f4t que de leur comp\u00e9tence technique. Quant \u00e0 l\u2019arm\u00e9e, elle doit \u00eatre soumise au parti qui contr\u00f4le les milices populaires.<\/p>\n<p>Le r\u00e9gime de Ben Bella et l\u2019arm\u00e9e<\/p>\n<p>D\u00e8s l\u2019origine, la lutte arm\u00e9e a exig\u00e9 la mise en place d\u2019une organisation politico-militaire, le FLN-ALN, en sorte qu\u2019au lendemain de l\u2019ind\u00e9pendance, Ben Bella a pu dire que : \u201cLa reconversion de notre appareil politico-militaire est indispensable\u2026 Nous devons faire la distinction entre le Parti et l\u2019Arm\u00e9e\u201d; les questions de la place de l\u2019Arm\u00e9e dans la soci\u00e9t\u00e9 et son rapport au pouvoir politique furent ainsi pos\u00e9es. Ce qui n\u2019est pas une mince affaire dans la mesure o\u00f9, pour Boumediene, alors principal responsable de l\u2019Arm\u00e9e, celle-ci a une double mission : d\u00e9fense de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 du territoire national et participation au d\u00e9veloppement du pays.<\/p>\n<p>Ainsi, pour ce dernier : \u201cAucune r\u00e9volution r\u00e9elle n\u2019est r\u00e9alisable sans la pr\u00e9sence d\u2019une arm\u00e9e d\u2019origine populaire, d\u2019id\u00e9ologie r\u00e9volutionnaire alli\u00e9e des masses laborieuses\u201d. De m\u00eame, dira t-il : \u201cComment entreprendre une r\u00e9volution socialiste d\u2019une mani\u00e8re radicale dans un pays en voie de d\u00e9veloppement en s\u2019appuyant sur les lois de la bourgeoisie et sur une arm\u00e9e r\u00e9actionnaire\u201d. L\u2019arm\u00e9e se veut d\u2019essence populaire, th\u00e8se confirm\u00e9e par la charte nationale et la constitution de 1976. Au plan politique, des officiers sup\u00e9rieurs occupe depuis des postes importants : pr\u00e9sidents de la R\u00e9publique, ministres, walis, PDG de soci\u00e9t\u00e9s nationales\u2026 La m\u00eame situation a \u00e9t\u00e9 suscit\u00e9e dans l\u2019Egypte du temps de Nasser.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, s\u2019appuyer sur la \u201cprincipale force organis\u00e9e\u201d du pays devint une \u00e9vidence. Ainsi, l\u2019\u00e9tat-major de l\u2019ANP qui entra en conflit ouvert avec le GPRA fut le soutien de Ben Bella ; celui-ci constitua \u00e0 Tlemcen un bureau politique charg\u00e9e de \u00ab prendre en main les destin\u00e9es de l\u2019Alg\u00e9rie \u00bb. Apr\u00e8s l\u2019\u00e9lection d\u2019une Assembl\u00e9e nationale, le 20 septembre 1962, il y eut l\u2019investiture de premier gouvernement alg\u00e9rien post-ind\u00e9pendance pr\u00e9sid\u00e9 par Ben Bella. Parmi ses objectifs : \u00ab Reconvertir l\u2019ALN vers des t\u00e2ches constructives \u00bb et \u00ab \u00e9difier un socialisme sp\u00e9cifiquement alg\u00e9rien \u00bb. Devenu secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du FLN en avril 1963, il fait adopter par l\u2019Assembl\u00e9e nationale une Constitution de type pr\u00e9sidentiel en ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e. En avril 1964, un congr\u00e8s du FLN se tint \u00e0 Alger et adopta une charte qui fait de l\u2019autogestion \u00ab le principe d\u2019organisation sociale \u00bb.<\/p>\n<p>\u00c9chec du r\u00e9gime de Ben Bella<\/p>\n<p>Parmi les causes explicatives de l\u2019\u00e9chec du r\u00e9gime de Ben Bella, figure sans doute la concentration du pouvoir entre les mains d\u2019un seul homme ; ce grief est le plus galvaud\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit du r\u00e9gime de Ben Bella. Il a en effet, au fur et \u00e0 mesure, \u00e9cart\u00e9 certains de ses ministres (ceux faisant partie du \u00ab clan d\u2019Oujda \u00bb, ainsi Medeghri et Bouteflika). Plusieurs minist\u00e8res se mu\u00e8rent en de simples directions rattach\u00e9es \u00e0 la Pr\u00e9sidence. De ce fait, il devint loisible \u00e0 ses d\u00e9tracteurs d\u2019\u00e9voquer un culte de la personnalit\u00e9, voire de personnalisation du pouvoir.<\/p>\n<p>A cela, s\u2019ajoute l\u2019observation selon laquelle les institutions de l\u2019Etat ont \u00e9t\u00e9 mises en place \u00e0 partir su sommet, voire m\u00eame que la construction de l\u2019Etat a plus relev\u00e9 de l\u2019\u00e9nonciation th\u00e9orique que du travail effectif. Ainsi, la constitution de 1963 n\u2019est ni pr\u00e9sidentielle ni parlementaire, \u00ab c\u2019est un r\u00e9gime constitutionnel de gouvernement par le parti \u00bb comme devait le d\u00e9clarer alors M. Benabdallah, rapporteur du projet de la loi fondamentale alg\u00e9rienne. En ce sens, le parti unique devait \u00eatre l\u2019institution fondamentale du pouvoir de l\u2019Etat qui a \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9 de \u00ab monocratisme partisan \u00bb.<\/p>\n<p>De m\u00eame, les dispositions de la constitution de 1963 furent fix\u00e9es par le bureau politique du FLN et approuv\u00e9es par une conf\u00e9rence des cadres du Parti et non par une Assembl\u00e9e constituante. Cette situation explique sans doute que le FLN occupe une place importante dans cette constitution qui lui consacre le pr\u00e9ambule et un chapitre. D\u00e9fini comme un parti d\u2019avant-garde du peuple compos\u00e9 \u00ab des masses laborieuses et des intellectuels r\u00e9volutionnaires \u00bb, le parti domine l\u2019appareil de l\u2019Etat d\u00e8s lors qu\u2019il est \u00e0 l\u2019origine de la d\u00e9signation des hommes appel\u00e9s \u00e0 prendre en charge des responsabilit\u00e9s : le pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et les d\u00e9put\u00e9s de l\u2019Assembl\u00e9e nationale au sein de laquelle furent recrut\u00e9 les membres du Gouvernement.<\/p>\n<p>Ainsi, le gouvernement par le parti fut une pure illusion ; ce, outre que Ben Bella fut pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du FLN. Titulaire de quelques portefeuilles minist\u00e9riels, il recourut \u00e9galement \u00e0 l\u2019article 59 de la constitution de 1963 qui lui octroyait des pouvoirs exceptionnels. La confusion des pouvoirs eut lieu, d\u2019autant plus que les autres institutions pr\u00e9vues (conseil constitutionnel, conseil sup\u00e9rieur de la magistrature, conseil \u00e9conomique et social) se r\u00e9v\u00e9l\u00e8rent secondaires et de peu de poids.<\/p>\n<p>Par ailleurs, l\u2019autogestion fut retenue comme mod\u00e8le de d\u00e9veloppement \u00e9conomique ; la charte d\u2019Alger pr\u00e9cise que la p\u00e9riode de transition au socialisme \u00ab implique la construction d\u2019un Etat populaire qui exprime la volont\u00e9 des masses \u00bb. Les textes instituant juridiquement l\u2019autogestion se trouvent \u00eatre les d\u00e9crets de mars 1963 qui consacrent une situation de fait d\u00e8s lors qu\u2019il semblerait que l\u2019autogestion a \u00e9t\u00e9 dans les grandes fermes -g\u00e9r\u00e9es jusqu\u2019alors par les colons- le produit de la spontan\u00e9it\u00e9 des travailleurs de la terre. Ainsi, le d\u00e9cret du 18 mars 1963 d\u00e9finit le transfert d\u00e9finitif des biens europ\u00e9ens abandonn\u00e9s au patrimoine alg\u00e9rien. Sauf \u00e0 dire que ces biens furent plac\u00e9s sous la tutelle administrative de la pr\u00e9sidence, l\u2019autogestion ayant \u00e9t\u00e9 alors limit\u00e9e aux entreprises d\u2019int\u00e9r\u00eat local.<\/p>\n<p>Suite au coup de force op\u00e9r\u00e9 par Boumediene, un conseil de la r\u00e9volution fut mis en place au nom d\u2019une certaine id\u00e9e de la l\u00e9gitimit\u00e9 r\u00e9volutionnaire ; ce faisant, la constitution de 1963 et la charte d\u2019Alger furent mises au boisseau et les institutions existantes furent mises entre parenth\u00e8ses. C\u2019est ainsi que, avec les discours officiels, la proclamation du 19 juin 1965 demeura jusqu\u2019en 1976 le seul texte de r\u00e9f\u00e9rence dont le credo \u00e9tait \u00ab le redressement r\u00e9volutionnaire \u00bb. Celui-ci s\u2019assimila au \u00ab socialisme sp\u00e9cifique \u00bb qui reposa sur une strat\u00e9gie d\u00e9veloppementiste faisant des soci\u00e9t\u00e9s nationales la cheville ouvri\u00e8re du projet de ce conseil. En fait, cette exp\u00e9rience, entam\u00e9e en 1967, donna naissance \u00e0 un capitalisme d\u2019Etat p\u00e9riph\u00e9rique d\u00e9pendant du syst\u00e8me financier international. Cette exp\u00e9rience vit sa cristallisation th\u00e9orique dans la charte nationale.<\/p>\n<p><strong>Ammar Koroghli Algerienetwork<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ammar Koroghli Les cendres d\u2019octobre 88 sont encore chaudes et vivaces dans notre m\u00e9moire collective. Les \u00e9meutes de janvier 2011 en sont-elles un remake ? Sommes-nous en pr\u00e9sence d\u2019un mouvement spontan\u00e9, produit d\u2019un ras-le-bol social, ou organis\u00e9 et programm\u00e9 par un clan du pouvoir en vue d\u2019une succession qui s\u2019annonce rude ? 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