L’envers du statut de « sans-papiers »

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Il fut un temps où les services français de renseignement, et la machine médiatique, étaient friands des « désertions » de l’armée algérienne ou de « témoignages » qui l’incriminent dans les actes de violence qui l’opposaient aux groupes armés islamistes. La chose avait fait le bonheur d’un certain nombre d’Algériens, qui ont sauté sur l’aubaine et qui ont pu franchir tous les obstacles dressés devant les candidats à l’émigration. Ils l’ont fait de surcroît avec les honneurs. Ils ont eu droit à la médiatisation et, parfois, à des retraites dorées.

Ce fut le cas, par exemple, de tel officier, promu écrivain et de tels « témoins » judiciaires qui gagnèrent une grande notoriété, fut-elle éphémère. L’essentiel, pour eux, était d’avoir pu s’installer, sans difficultés, en France et de ne pas subir aujourd’hui le calvaire des « sans-papiers ».

Il semble que la situation a bien changé et qu’il en faut bien plus pour réussir dans ce type d’opération. Même si l’on s’inscrit dans une affaire qui fait encore la une de la presse et qui suscite l’agitation des milieux judiciaires de l’Hexagone. Même si on a été entendu par le juge antiterroriste Marc Trédivic, ce magistrat qui ne démord pas de dénicher la « vérité » sur l’assassinat, en 1996, des moines trappistes de Tibéhirine.

C’est ce qu’est en train de constater un certain Mourad.B, demandeur d’asile, en tant que « ex-agent services secrets algériens » qui serait « menacé de mort » s’il rentrait en Algérie. On ne sait pas les détails de ce qu’il a pu raconter, en termes de preuves, sur sa carrière mais cela n’a pas convaincu l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui le 12 août a apposé une fin de non-recevoir à sa demande.

Pas plus, en conclusion, qu’il n’a pu être retenu par le juge en tant que témoin. « L’intéressé n’a pas été en mesure de produire des explications convaincantes de nature à établir la réalité » et « il n’apporte aucune précisions de nature à indiquer qu’il connait des éléments autres que ceux à caractère général ou accessibles par des sources publiques » a été le verdict de l’OFPRA.

Ce qui est fort plausible, car ce que rapporte les médias de ses déclarations pousse à la même Dure désillusion en soi, sans préjudice des conséquences de cette tentative de compromission s’il y a expulsion vers le pays.

Tout le drame d’une émigration refusée qui pousse les « harraguas » aux pires extrémités et, par-dessus tout, la conséquence des manipulations qui ont servi lors des tentatives de faire accréditer la thèse « kitukiste », lors de la guerre propagandiste occidentale menée contre l’armée algérienne, seule force organisée durant les années 1990.

Peut-être fourvoyé malgré lui par des « conseillers », le jeune Mourad y a cru dans un « pourquoi pas moi ? » à la fois naïf et désastreux, ignorant qu’il est des arcanes de la stratégie algérienne de la France et de l’évolution des relations entre les deux pays. Il a aussi fait peu de cas du développement de la xénophobie et de l’offensive, en cours, contre l’immigration et les minorités « musulmanes ».

Ahmed.Halfaoui

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