dimanche, septembre 25, 2022
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    Les hydrocarbures, talon d’Achille de l’économie algérienne : 3. Austérité et prédation

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    Par Ammar Koroghli

    En tout état de cause, face à l’austérité frappant de plein fouet la société algérienne, une partie de la solution au redémarrage sérieux de l’économie ne consisterait-elle pas d’abord à tenter de mobiliser l’épargne interne et la drainer vers des activités utiles à la collectivité nationale ? Certes, cette tentative n’est pas une sinécure à côté de la négociation avec les experts du FMI rompus à l’effet d’amener les économies dépendantes à la périphérie des économies informatisées.

    Il est vrai aussi que l’Algérie s’est trop gargarisée d’illusions. Pour le défunt Aboubakr Belkaïd ¬qui fut ministre de la Culture et de la Communication : « Nous demeurons convaincus que c’est par la démocratie que nous pourrons redynamiser la société et lui permettre d’accéder le plus rapidement possible à une modernité universelle. » Hélas, que de vocables, une fois de plus, livrés en pâture à la conscience algérienne meurtrie.

    En tout état de cause, en l’absence d’une politique économique crédible, la question se pose de savoir si l’option mise sur les hydrocarbures, les rééchelonnements (aujourd’hui le recours de nouveau au FMI et autres institutions financières internationales) et l’opération de privatisation d’alors ont constitué un atout certain en vue d’aboutir à une situation assainie de l’économie algérienne. La question se pose avec d’autant plus d’acuité aujourd’hui que d’autres pays ayant tenté l’aventure du « tout privatisable » ont seulement permis à des « professionnels de l’économie de l’ombre » de prospérer et de mettre leurs pays en coupe réglée.

    Ainsi, dans le cas de la Russie, « ils sont 7 prédateurs à s’être partagé la Russie. 7 barons dont on murmure qu’ils font et défont les lois, nomment les ministres, quand ce n’est pas le Président lui-même. Il y a 2 ans, ils ont contribué à la réélection de Boris Eltsine », ces nouveaux magnats russes qui contrôlent plus de 250 sociétés et ont construit en un temps record des fortunes colossales, à la limite de la légalité. Pétrole, médias, télécoms, métaux, mines, automobile, en 5 ans, les secteurs les plus juteux ont été soigneusement quadrillés, le gâteau méthodiquement partagé avec la complicité de vieilles amitiés, quand ce n’est pas d’intérêts mafieux (Le Nouvel économiste du 27/2/98). L’Algérie connaîtra t-elle cette situation ?

    Par Ammar Koroghli

    Les hydrocarbures, talon d’Achille de l’économie algérienne :

    1. Du « socialisme spécifique » au capitalisme d’Etat
    2. « Après-pétrole » et affairisme d’Etat
    3. Austérité et prédation

     

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