{"id":3791,"date":"2016-01-28T00:14:16","date_gmt":"2016-01-28T00:14:16","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/?p=3791"},"modified":"2018-12-24T14:31:41","modified_gmt":"2018-12-24T14:31:41","slug":"esprit-de-novembre-es-tu-la-etre-enfant-a-lindependance-en-algerie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/esprit-de-novembre-es-tu-la-etre-enfant-a-lindependance-en-algerie\/","title":{"rendered":"\u00c9sprit de Novembre, es-tu l\u00e0 ? Etre enfant \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance en Alg\u00e9rie"},"content":{"rendered":"<p>Par Ammar KOROGHLI *<\/p>\n<p>Entre autres souvenirs qui affleurent de la m\u00e9moire, ceux de l\u2019enfance. Nous \u00e9tions, \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance, heureux de nous d\u00e9couvrir alors libres au sortir de la longue nuit coloniale ; ce, m\u00eame si notre soif de culture n\u2019eut qu\u2019un faible \u00e9cho favorable\u2026<\/p>\n<p>Star. Tel \u00e9tait le nom de ce cin\u00e9ma o\u00f9 nous nous r\u00e9unissions pour la vente et l\u2019achat des illustr\u00e9s. Nous \u00e9tions pour la plupart \u00e0 l\u2019\u00e9cole primaire. En face, il y avait le march\u00e9 de S\u00e9tif. Un lieu o\u00f9 l\u2019hygi\u00e8ne \u00e9tait alors le souci cadet des marchands de l\u00e9gumes et des bouchers d\u2019alors. Une odeur indescriptible y r\u00e9gnait.<\/p>\n<p>La viande inaccessible pour beaucoup d\u2019entre nous pendait, accroch\u00e9e par des esses. Sans v\u00e9ritable r\u00e9frig\u00e9ration. Les l\u00e9gumes et les fruits \u00e9taient pos\u00e9s \u00e0 m\u00eame les \u00e9tals. Parfois en leurs cageots.<\/p>\n<p>Les prix d\u00e9fiaient le pouvoir d\u2019achat de nos p\u00e8res qui trimaient souvent dans des chantiers comme man\u0153uvres ou ma\u00e7ons, pay\u00e9s \u00e0 la quinzaine. Pour beaucoup d\u2019entre nous, nous avions depuis longtemps apprivois\u00e9 la pauvret\u00e9 atavique. Elle devint, si je puis dire, notre campagne d\u2019infortune !<\/p>\n<p>Cette p\u00e9riode fut des plus marquantes. J\u2019y d\u00e9butai ma carri\u00e8re d\u2019adolescent. Je fus parmi ceux de mes camarades de lyc\u00e9e qui, priv\u00e9s de vacances, pass\u00e8rent leur temps \u00e0 r\u00eavasser \u00e0 l\u2019ombre du march\u00e9. Par moments, il nous arrivait de voir un film \u00e0 l\u2019affiche.<\/p>\n<p>Le plus souvent, il s\u2019agissait de westerns et de films indiens -nous disions hindous-. Il est vrai que j\u2019y ai \u00e9t\u00e9 habitu\u00e9. Mon premier film fut L\u2019homme qui tua Liberty Valence avec John Wayne ; c\u2019\u00e9tait un billet qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 offert par l\u2019\u00e9cole, ainsi qu\u2019\u00e0 d\u2019autres de mes camarades de classe. Il nous arrivait aussi de nous rendre en bande au khfafji tunisien pour y prendre un beignet avec du th\u00e9. Comme nous partions parfois au souk situ\u00e9 \u00e0 un autre lieu pour prendre un bol de soupe, avec une cuill\u00e8re d\u2019huile d\u2019olive, chez Hamma.<\/p>\n<p>Au souk, nous \u00e9coutions \u00e9merveill\u00e9s les contes de troubadours venus d\u2019ici ou l\u00e0. Nous nous laissions bercer par ces magiciens de la parole. Leurs mots choisis pour raconter leurs histoires nous subjuguaient ; nous riions de bon coeur. Ce souk fut tout simplement ras\u00e9 et ses troubadours priv\u00e9s de parole ! Etaient-ils donc si subversifs ? Et que n\u2019a-t-on remplac\u00e9 ce lieu de la culture populaire par quelques flamboyants centres culturels o\u00f9 tout un chacun pouvait mettre en avant son talent ? Raser et priver, il en restera toujours quelque chose. Au moins quatre d\u00e9cennies apr\u00e8s, ma m\u00e9moire se r\u00e9conforte de leurs souvenirs.<\/p>\n<p>Il arrivait, par moments, qu\u2019il y ait de la zizanie entre nous, de nous quereller \u00e0 propos de notre commerce des illustr\u00e9s lorsque nous ne parvenions pas \u00e0 nous entendre sur l\u2019achat et la vente aupr\u00e8s de certains de nos camarades d\u2019infortune.<\/p>\n<p>Il me souvient d\u2019un jour o\u00f9 j\u2019ai emprunt\u00e9 une modeste somme d\u2019argent \u00e0 l\u2019une de nos voisines que j\u2019approvisionnais en romans-photos, quelques khamsine douros, deux cent cinquante dinars sans doute. Deux \u00e0 trois mois apr\u00e8s, non seulement j\u2019avais rendu \u00e0 celle-ci son d\u00fb, mais j\u2019ai \u00e9pargn\u00e9 l\u2019\u00e9quivalent d\u2019environ mille dinars ; ce qui me permit de m\u2019acheter des v\u00eatements neufs pour la rentr\u00e9e et de r\u00e9gler l\u2019assurance scolaire.<\/p>\n<p>Lorsque je me rem\u00e9more ces instants, j\u2019ai immanquablement en t\u00eate une forte lumi\u00e8re d\u2019un ciel bleu aveuglant. C\u2019\u00e9tait souvent l\u2019\u00e9t\u00e9 qui me venait \u00e0 l\u2019esprit. Ind\u00e9pendamment de cette indigence que je partageais avec d\u2019autres, nous \u00e9tions \u00e9pargn\u00e9s par notre insouciance. Nous \u00e9tions encore des gamins en adolescence, loin de nous douter que ce monde renfermait bien des secrets incommensurables. Et que nous ne pourrions un jour esp\u00e9rer en conna\u00eetre qu\u2019une infime partie\u2026<\/p>\n<p>Pour l\u2019heure, nous nous amusions. Nous nous querellions gentiment de temps \u00e0 autre, ayant au fond conscience que la solidarit\u00e9 devait \u00eatre de rigueur entre nous. Nous nous interrogions souvent sur nos conditions d\u2019existence et le peu de cas que nous repr\u00e9sentions pour nos gouvernants du moment. Des discussions souvent passionn\u00e9es avaient lieu avec les mots de tous les jours. Des mots simples pour tenter de percer les lourds secrets de la vie. L\u2019\u00e9t\u00e9 durant, nous nous voyions \u00e0 notre quartier g\u00e9n\u00e9ral, le cin\u00e9ma Star, devenu depuis un centre commercial. La saugrenue d\u00e9cision !<\/p>\n<p>R\u00e9duire la culture pour l\u2019alimentation. Nous avons faim de cin\u00e9ma, m\u00eame si c\u2019est le r\u00eave qui nous est servi. Au moins, nous pouvions \u00e9chapper aux mensonges qui nous \u00e9taient serin\u00e9s par ceux l\u00e0 m\u00eame qui se sont drap\u00e9 dans une l\u00e9gitim\u00e9 historique -pour certains usurp\u00e9e et devenue depuis obsol\u00e8te- pour nous voler nos destin\u00e9es. Sans que nous ayons eu la moindre occasion, en quelque lieu que ce soit, pour exprimer nos dol\u00e9ances. Et, Dieu seul sait, que nous en avions. Surtout en qualit\u00e9 de candidats \u00e0 la vie adulte dans un pays lib\u00e9r\u00e9 des contingences coloniales.<\/p>\n<p>Souvent chez nous, nous nous contentions de pain avec des oranges, voire de la kesra avec du gazouz. Nous n\u2019en faisions aucun drame. Et pour cause, nous subissions notre sort. Priv\u00e9s d\u2019expression d\u00e8s notre prime jeunesse, nous allions mesurer davantage cette frustration. Il est vrai que lorsqu\u2019on a peu conscience de son sort li\u00e9 \u00e0 la fois aux s\u00e9quelles et des affres d\u2019une guerre et \u00e0 la politique men\u00e9e en nos noms, on se sent moins brim\u00e9 ; nous en connaissions peu \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e0 part le mythique Ferhat Abbas et sa pharmacie au coin de la Rue Vall\u00e9e (on disait rivali). Il n\u2019emp\u00eache que nous rigolions bien de nos petits malheurs.<\/p>\n<p>Qui se souciait alors de notre qu\u00eate de savoir. Aucune biblioth\u00e8que pour nous accueillir l\u2019\u00e9t\u00e9 pour \u00e9tancher cette soif. Nos parents \u00e9tant h\u00e9las souvent illettr\u00e9s, voire m\u00eame analphab\u00e8tes pour certains, nos consciences \u00e9taient livr\u00e9es aux films spaghettis dont on se demandait toujours si le h\u00e9ros allait mourir \u00e0 la fin et les films hindous dont nous nous r\u00e9galions par les chants et danses. Quelle tristesse pourtant ! Quel g\u00e2chis \u00e0 coup s\u00fbr !<\/p>\n<p>Il est vrai que le pays, au sortir d\u2019une guerre d\u00e9vastatrice, \u00e9tait en pleine reconstruction. Et, sans coup f\u00e9rir, des citoyens avis\u00e9s et malins en diable avaient su investir les villas laiss\u00e9es vacantes. Brad\u00e9es \u00e0 des prix d\u00e9fiant toute concurrence, lorsqu\u2019elles \u00e9taient pay\u00e9es ; elles chang\u00e8rent de propri\u00e9taires, ces nouveaux indus s\u2019empress\u00e8rent de se faire \u00e9tablir des actes notari\u00e9s. Et d\u2019adopter la mentalit\u00e9 des anciens colons par leur comportement.<\/p>\n<p>Je me rappelle que le fils de l\u2019un d\u2019eux sortait une banane \u00e0 la main comme pour nous narguer. Et lorsqu\u2019il daignait nous parler, c\u2019\u00e9tait pour nous rappeler sentencieusement que son p\u00e8re -ou son oncle- \u00e9tait capitaine\u2026 Il est vrai qu\u2019\u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance, ce grade valait son pesant d\u2019influence\u2026 Nous nous disions alors qu\u2019il n\u2019\u00e9tait qu\u2019une exception. Ce que nous continuons de croire encore\u2026<\/p>\n<p>Il est vrai alors qu\u2019\u00e0 El Combatta, les Combattants, quartier ins\u00e9r\u00e9 dans la ville en une suite de villas qui appartenaient alors aux Roumis. Le must alors en mati\u00e8re d\u2019habitat. Quant \u00e0 nous, autochtones et indig\u00e8nes, nous \u00e9tions log\u00e9s \u00e0 la m\u00eame enseigne que beaucoup d\u2019autres Djaza\u00efris, c\u2019est-\u00e0-dire de fa\u00e7on sommaire. Vu les revenus d\u2019alors, nous avions droit \u00e0 une chambr\u00e9e dans une grande maison dont le propri\u00e9taire, Kaddour passait avec un guide, du fait de sa c\u00e9cit\u00e9, pour r\u00e9clamer son loyer. Gare aux retardataires car les menaces d\u2019expulsion \u00e9taient \u00e0 port\u00e9e de parole. La s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 n\u2019\u00e9tait pas le moindre de ses caprices. Allah ysamhou.<\/p>\n<p>La vie y \u00e9tait r\u00e9gl\u00e9e de la fa\u00e7on la plus traditionnelle, les femmes \u00e0 la maison -occupant le dedans- et les hommes vaquant aux affaires du dehors. Il y avait l\u00e0, parmi nos voisins imm\u00e9diats, Mohammed L\u00e8qba\u00efli, appel\u00e9 ainsi du fait de ses origines berb\u00e8res, et sa femme Fatma. Elle ne revit son \u00e9poux que quelques ann\u00e9es apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance du pays si bien qu\u2019elle v\u00e9cut seule avec ses deux petits enfants. Et une anecdote \u00f4 combien douloureuse me revient \u00e0 l\u2019esprit.<\/p>\n<p>Je la revois assise pr\u00e8s de la porte de sa piaule en train de me qu\u00e9mander un quelconque service lorsqu\u2019un homme cria d\u00e8s le seuil de la porte d\u2019entr\u00e9e principale, comme de coutume alors, Etrig pour lib\u00e9rer la route, et de s\u2019engouffrer dans le long corridor de la maison collective o\u00f9 nous logions tous.<\/p>\n<p>Comme les femmes mari\u00e9es ne devaient pas se laisser voir, elle ferma pr\u00e9cipitamment sa porte alors que j\u2019avais mes doigts pos\u00e9s sur la porte entrouverte si bien qu\u2019elle se referma brutalement sur mes doigts.<\/p>\n<p>Je sautais au plafond de douleur ; mes doigts en furent ensanglant\u00e9s. Je vous laisse imaginer les pleurs \u00e0 chaudes larmes vers\u00e9s ce jour l\u00e0 du fait d\u2019el hechma, la honte d\u2019\u00eatre vue par un autre homme.<\/p>\n<p>Nous \u00e9chou\u00e2mes donc dans une grande maison appel\u00e9e alors hara. Compos\u00e9e de petites chambr\u00e9es, elles firent \u00e0 l\u2019\u00e9poque le bonheur du b\u00e2illeur qui les louait \u00e0 des familles dont le d\u00e9nuement se mesurait \u00e0 l\u2019\u0153il nu. Gu\u00e8re d\u2019espace. A l\u2019entr\u00e9e, plusieurs petites pi\u00e8ces sur une rang\u00e9e bord\u00e9e par un couloir d\u2019\u00e0 peine un m\u00e8tre.<\/p>\n<p>Hygi\u00e8ne ex\u00e9crable. Pour une dizaine de familles, parents et enfants, un cabinet de toilettes infect et infest\u00e9 de souris de jour comme de nuit. Promiscuit\u00e9 impos\u00e9e.<\/p>\n<p>Les gens ne pouvaient avoir quasiment pas d\u2019intimit\u00e9. Fen\u00eatres minuscules. Certaines chambres avaient des murs aveugles, l\u2019a\u00e9ration \u00e9tant un luxe. Quatre murs et un sol en ciment. C\u2019est \u00e0 peine exag\u00e9r\u00e9 de qualifier ces chambres de cellules.<\/p>\n<p>Au bout de ce couloir, sorte de tunnel non \u00e9clair\u00e9, une courette avec d\u2019autres chambres en forme de carr\u00e9. Identiques dans leur conception que celles du couloir. En l\u2019absence des maris, la petite cour servait aux femmes de lieu de rendez-vous o\u00f9 certaines d\u2019entre-elles se retrouvaient pour deviser.<\/p>\n<p>Claustr\u00e9es comme dans un harem. Que de fois, il m\u2019arrivera de les d\u00e9couvrir en train de faire la chasse aux souris \u00e9chapp\u00e9es de la petite pi\u00e8ce d\u2019un m\u00e8tre servant de salle d\u2019eau dont la porte fermait mal. Heureusement, quasiment juste en face de notre hara il y avait un hammam\u2026<\/p>\n<p>A m\u00eame la cour, un semblant d\u2019escaliers menait \u00e0 l\u2019unique \u00e9tage o\u00f9 le propri\u00e9taire de c\u00e9ans dressait parfois ses quartiers lorsqu\u2019il lui arrivait de visiter ses locataires, souvent pour les tancer \u00e0 cause de loyers impay\u00e9s. Avec force menaces\u2026<\/p>\n<p>Au sortir de la longue nuit coloniale, tel est l\u2019espace qui a servi d\u2019univers \u00e0 toute une flop\u00e9e de familles qui esp\u00e9raient exister. Survivre fut le credo quotidien de ces familles. Bien des querelles ont jonch\u00e9 cette promiscuit\u00e9. Souvent pour des broutilles. C\u2019\u00e9tait une mani\u00e8re de penser son existence. De panser cette blessure sociale v\u00e9cue d\u2019embl\u00e9e d\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance. Occup\u00e9s \u00e0 vaquer \u00e0 leur profession, les hommes \u00e9chappaient \u00e0 ces rixes anodines mais riches de quelques vocables dont enfants nous aurions souhait\u00e9 nous passer.<\/p>\n<p>Ainsi, pour mon p\u00e8re, v\u00e9ritable damn\u00e9 des chantiers, pay\u00e9 \u00e0 la quinzaine. Souvent endett\u00e9 aupr\u00e8s de notre \u00e9picier attitr\u00e9, Hamma. Il me souvient que ma m\u00e8re (Mma Allah yarahm\u00e8k) m\u2019envoyait syst\u00e9matiquement chez lui pour moult courses : dix douros de sucre, dix douros de caf\u00e9, quinze douros d\u2019huile\u2026 C\u2019\u00e9tait la chanson de mon enfance. Je r\u00e9p\u00e9tais la quantit\u00e9 et le nom des denr\u00e9es voulues par ma m\u00e8re le long du trajet. Avec sa bonne bouille, Hamma ne manquait jamais l\u2019occasion de sortir son stylo pour ses additions. Tu diras \u00e0 ton p\u00e8re de passer demain pour me r\u00e9gler, sinon plus de cr\u00e9dits.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait notre cr\u00e9ancier, mais aussi un peu notre sauveur car sans lui, il \u00e9tait difficile de boucler les fins de mois au vu des maigres salaires de nos parents. Certains \u00e9taient toutefois mieux lotis que nous. Surtout que, les m\u00e8res vaquant aux affaires domestiques, les p\u00e8res \u00e9chappaient aux draconiennes contraintes des chantiers. Si bien qu\u2019ils leur arrivaient de sortir parfois avec un fruit \u00e0 la main. Supr\u00eame bonheur pour un gamin d\u2019alors\u2026<\/p>\n<p>Le credo de nos parents : faire r\u00e9ussir leurs enfants par l\u2019\u00e9cole, chkoula.<\/p>\n<p>Pour certains d\u2019entre-eux, ils ne purent h\u00e9las voir leur prog\u00e9niture r\u00e9ussir ce fou pari d\u2019en faire autre chose que de la chair \u00e0 chantiers\u2026<\/p>\n<p><a title=\"Koroghli Ammar\" href=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/ammar-koroghli\/\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/algerienetwork.com\/images\/blogeur\/koroghli_ammar.jpg\" alt=\"\" width=\"120\" height=\"90\" \/><\/a><\/p>\n<h3><a href=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/ammar-koroghli\/\">Ammar Koroghli<\/a><\/h3>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ammar KOROGHLI * Entre autres souvenirs qui affleurent de la m\u00e9moire, ceux de l\u2019enfance. 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