{"id":4684,"date":"2015-09-03T11:29:18","date_gmt":"2015-09-03T11:29:18","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/?p=4684"},"modified":"2020-06-11T20:18:49","modified_gmt":"2020-06-11T20:18:49","slug":"les-hydrocarbures-talon-dachille-de-leconomie-algerienne-1-du-socialisme-specifique-au-capitalisme-detat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/les-hydrocarbures-talon-dachille-de-leconomie-algerienne-1-du-socialisme-specifique-au-capitalisme-detat\/","title":{"rendered":"Les hydrocarbures, talon d\u2019Achille de l\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne : 1. Du \u00ab socialisme sp\u00e9cifique \u00bb au capitalisme d\u2019Etat"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #808000;\"><strong>Par Ammar Koroghli<\/strong><\/span><\/h3>\n<p><strong>Un spectre hante de nouveau l\u2019Alg\u00e9rie politique au pouvoir, la chute du prix du baril de p\u00e9trole comme gage de paix sociale et garant du syst\u00e8me en place. Ici, une autre approche des id\u00e9es politiques et des faits \u00e9conomiques de l\u2019Alg\u00e9rie depuis l\u2019ind\u00e9pendance pour mieux appr\u00e9cier les risques s\u00e9rieux d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 qui nous guettent du fait de l\u2019incurie l\u00e9gendaire des tenants du pouvoir.<\/strong><\/p>\n<p>Cette analyse montre les diff\u00e9rentes contradictions de ce que nous devrions douloureusement appeler notre mal d\u00e9veloppement, notamment \u00e9conomique et ce, \u00e0 compter de la p\u00e9riode d\u2019industrialisation dite \u00ab industries industrialisantes \u00bb qui a abouti \u00e0 un capitalisme d\u2019Etat aux lieu et place de ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 socialisme sp\u00e9cifique.<\/p>\n<p>Mais pas seulement, puisque l\u2019Alg\u00e9rie s\u2019est retrouv\u00e9e avec un endettement excessif, \u00e0 une aust\u00e9rit\u00e9 impos\u00e9e par les r\u00e9gimes successifs et par les institutions financi\u00e8res internationales, un affairisme d\u2019Etat r\u00e9sultant du lib\u00e9ralisme d\u00e9brid\u00e9 des tenants de l\u2019apr\u00e8s-p\u00e9trole ayant abouti au r\u00e9\u00e9chelonnement, voire \u00e0 asseoir des int\u00e9r\u00eats de ce qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 par feu Mohamed Boudiaf sous le vocable de mafia politico-financi\u00e8re.<\/p>\n<p><strong>Du \u00ab socialisme sp\u00e9cifique \u00bb au capitalisme d\u2019Etat<\/strong><br \/>\nIl est devenu banal de constater que l\u2019Alg\u00e9rie vit pour l\u2019essentiel de ses hydrocarbures, celles-ci constituant la presque totalit\u00e9 de ses exportations. C\u2019est \u00e9galement une lapalissade que de dire que le budget de l\u2019Etat d\u00e9pend quasiment du p\u00e9trole et du gaz. Aussi, devant l\u2019\u00e9chec moult fois constat\u00e9 dans le domaine de l\u2019agriculture et la baisse brutale des cours du p\u00e9trole, quel est l\u2019avenir du pays face aux effets conjugu\u00e9s de ces facteurs ? Marqu\u00e9 par un \u00e9conomisme technocratique, le projet de d\u00e9veloppement, bas\u00e9 sur la th\u00e9orie des industries industrialisantes et celle de l\u2019introversion, appara\u00eet, a posteriori, comme une id\u00e9ologie caract\u00e9ris\u00e9e par la mise en place de la propri\u00e9t\u00e9 d\u2019Etat comme moyen d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une \u00ab transition au socialisme \u00bb.<\/p>\n<p>Pour le r\u00e9gime issu du 19 juin 1965, l\u2019Etat se r\u00e9v\u00e9la la seule force politique capable de r\u00e9soudre les probl\u00e8mes qui se posent : industrialiser le pays et garantir l\u2019ind\u00e9pendance nationale. Or, on sait que la doctrine alg\u00e9rienne des ann\u00e9es 1970 en mati\u00e8re de d\u00e9veloppement s\u2019inspira de travaux d\u2019\u00e9conomistes dont la vision se rapprochait des auteurs sovi\u00e9tiques des ann\u00e9es 1920-30 qui \u00e9taient notamment partisans de \u00ab la loi de la priorit\u00e9 du secteur de la production des biens de production \u00bb et du principe des \u00ab effets d\u2019entra\u00eenement \u00bb qui pos\u00e8rent comme r\u00e8gle imp\u00e9rative l\u2019instauration d\u2019in\u00e9galit\u00e9s dans les rapports villes-campagnes.<\/p>\n<p>Les industries industrialisantes \u00e9taient cens\u00e9es avoir pour effet d\u2019entra\u00eener dans leur environnement localis\u00e9 et dat\u00e9 un \u00ab noircissement syst\u00e9matique ou une modification structurelle de la matrice interindustrielle \u00bb et des transformations des fonctions de la production gr\u00e2ce \u00e0 la mise \u00e0 la disposition de l\u2019enti\u00e8re \u00e9conomie d\u2019\u00ab ensembles nouveaux de machines qui accroissent la productivit\u00e9 de l\u2019un des facteurs et la productivit\u00e9 globale \u00bb.<\/p>\n<p>Cependant, d\u2019aucuns ont pu observer que ce mod\u00e8le n\u2019int\u00e9grait pas explicitement l\u2019\u00e9tat initial des forces productives. Par ailleurs, des questions essentielles restaient pendantes : qui \u00e9tait susceptible de mener \u00e0 son terme la transition vers le \u00ab socialisme sp\u00e9cifique \u00bb ? Avec quels moyens ? Avec quelle marge de manoeuvre laiss\u00e9e tant par le pouvoir en place lui-m\u00eame que par le capitalisme mondial (encore que, \u00e0 l\u2019\u00e9poque, celui-ci \u00e9tait quelque peu contrebalanc\u00e9 par le syst\u00e8me des pays de l\u2019Est) ?<\/p>\n<p>Cette probl\u00e9matique a \u00e9t\u00e9 \u00e9lud\u00e9e par la tendance au technocratisme et la bureaucratisation avec son pendant : la techno-structure. Or, l\u2019une des particularit\u00e9s du d\u00e9veloppement du secteur d\u2019Etat, c\u2019est la tendance pr\u00e9pond\u00e9rante \u00e0 son financement par l\u2019appel aux capitaux ext\u00e9rieurs ; d\u2019o\u00f9 le probl\u00e8me de la dette dont on sait qu\u2019elle est devenue la priorit\u00e9 \u00e0 r\u00e9soudre sous peine de condamner irr\u00e9m\u00e9diablement l\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne et d\u2019hypoth\u00e9quer lourdement l\u2019avenir du pays et des g\u00e9n\u00e9rations montantes. En effet, la plus grande partie des projets \u00e0 caract\u00e8re industriel conclus entre 1970 et 1979 furent des projets qui se concr\u00e9tis\u00e8rent en \u00e9troite collaboration avec le march\u00e9 financier international et les soci\u00e9t\u00e9s multinationales, ce qui explique sans doute que le secteur \u00e9conomique d\u2019Etat n\u2019ait pu supprimer, comme il le souhaitait, le caract\u00e8re capitaliste des rapports de production.<\/p>\n<p>Depuis, le r\u00e9gime inaugur\u00e9 par feu Chadli Bendjedid accentua cette tendance avec un nouveau discours centr\u00e9 sur un lib\u00e9ralisme d\u00e9brid\u00e9. En effet, depuis 1979, le FLN avait tenu plusieurs assises &#8211; sessions du comit\u00e9 central et congr\u00e8s &#8211; en vue de la mise en place d\u2019une nouvelle politique de l\u2019Alg\u00e9rie, les r\u00e9solutions et les orientations relatives au d\u00e9veloppement \u00e9conomique et social faisant \u00e9tat des carences de la politique \u00e9conomique conduite par le r\u00e9gime de feu Boumedi\u00e8ne.<\/p>\n<p>Le trait caract\u00e9ristique de l\u2019attitude politique du nouveau r\u00e9gime fut la rupture d\u2019avec l\u2019id\u00e9ologie socialiste ; celui-ci ne manqua pas d\u2019ailleurs de s\u2019affubler d\u2019un certain lib\u00e9ralisme avec la promulgation d\u2019un nouveau code des investissements donnant la part belle au secteur priv\u00e9 au motif qu\u2019il aurait \u00e9t\u00e9 brim\u00e9 par l\u2019ancien r\u00e9gime, alors m\u00eame qu\u2019il n\u2019a pas manqu\u00e9 d\u2019utiliser le secteur d\u2019Etat en la personne de ses repr\u00e9sentants pour grossir ses profits. En r\u00e9alit\u00e9, pour l\u2019essentiel, il s\u2019agissait d\u2019organiser l\u2019\u00e9conomie en perdition autour de ces deux secteurs.<\/p>\n<p>Ainsi, la doctrine \u00e9conomique des industries industrialisantes \u00e9tait mise au rancart. Au gigantisme industriel, on pr\u00e9f\u00e9ra la \u00ab restructuration \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire le morcellement des grandes entreprises d\u2019Etat, type soci\u00e9t\u00e9 nationale. Au slogan \u00ab Pour une vie meilleure \u00bb, le \u00ab compter sur soi \u00bb est devenu le leitmotiv du Pouvoir, d\u00e9sempar\u00e9 face \u00e0 la chute des cours des hydrocarbures d\u2019alors. Il y a l\u00e0 un ant\u00e9c\u00e9dent dont le pouvoir actuel n\u2019a manifestement pas tenu compte.<\/p>\n<p>Une op\u00e9ration de sensibilisation de l\u2019opinion publique alg\u00e9rienne sur l\u2019\u00ab apr\u00e8s-p\u00e9trole \u00bb fut orchestr\u00e9e par le pouvoir, \u00e0 grands renforts de m\u00e9dias, dans la mesure o\u00f9 les pronostics b\u00e9ats des technocrates et autres bureaucrates furent d\u00e9jou\u00e9s. Devant la faiblesse du march\u00e9 p\u00e9trolier et la baisse des prix mondiaux du brut, le r\u00e9gime d\u2019alors (comme l\u2019actuel ?) -qui se voila la face jusqu\u2019\u00e0 la derni\u00e8re heure de sa chute devant les v\u00e9rit\u00e9s les plus criantes sur les limites de la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement adopt\u00e9e jusqu\u2019ici &#8211; reconsid\u00e9ra celle-ci en tenant compte du fait que 98 % des ressources en devises du pays proviennent toujours du p\u00e9trole.<\/p>\n<p>Fallait-il donc se maintenir au pouvoir co\u00fbte que co\u00fbte, en \u00e9vitant l\u2019\u00e9cueil des tensions sociales dues \u00e0 la flamb\u00e9e des prix notamment ? Du fait du d\u00e9ficit flagrant en d\u00e9mocratie, le r\u00e9gime pr\u00e9f\u00e9ra faire appel \u00e0 d\u2019autres mesures (notamment la limitation de l\u2019allocation touristique et la suppression d\u2019achats de biens \u00e0 l\u2019\u00e9tranger) plut\u00f4t que de faire son autocritique et pr\u00e9parer une alternance politique salutaire. L\u2019Alg\u00e9rie actuelle en aurait b\u00e9n\u00e9fici\u00e9.<\/p>\n<p>En fait, le probl\u00e8me majeur concerna les biens d\u2019\u00e9quipement, les articles industriels, les mati\u00e8res premi\u00e8res et les produits semi-finis qui repr\u00e9sentaient alors 79,60 % des importations (60 % du service de la dette ext\u00e9rieure). En outre, maints projets d\u2019investissements industriels allaient \u00eatre touch\u00e9s, nonobstant la volont\u00e9 affich\u00e9e depuis 1979 d\u2019accorder plus d\u2019importance au secteur de l\u2019agriculture par exemple. De m\u00eame en \u00e9tait-il du m\u00e9tro d\u2019Alger dont le chantier demeura en panne de tr\u00e8s nombreuses ann\u00e9es, de l\u2019usine d\u2019automobiles de Tiaret mise en veilleuse faute d\u2019entente avec les constructeurs fran\u00e7ais, allemands et italiens ainsi que du complexe sid\u00e9rurgique de Jijel et du projet de cimenterie de T\u00e9bessa. Se conjuguent \u00e0 cela \u00e9galement bien d\u2019autres projets laiss\u00e9s en rade.<\/p>\n<p>Par ailleurs, il est depuis longtemps \u00e9tabli que l\u2019Alg\u00e9rie aura une population allant crescendo. Les probl\u00e8mes existant d\u00e9j\u00e0 se poseront avec davantage d\u2019acuit\u00e9 : habitat, sant\u00e9, scolarisation, consommation En outre, outre le d\u00e9peuplement des campagnes, un secret de Polichinelle veut que la quasi-totalit\u00e9 des ressources provenant de l\u2019exploitation et de la commercialisation des hydrocarbures a \u00e9t\u00e9 investie dans l\u2019industrie sans r\u00e9sultats probants.<\/p>\n<p>Compte tenu de l\u2019\u00e9puisement des puits de p\u00e9trole (mati\u00e8re premi\u00e8re non renouvelable), du fait d\u2019une production de loin sup\u00e9rieure aux besoins du march\u00e9 mondial, l\u2019effondrement des prix des hydrocarbures n\u2019\u00e9tait pas de nature \u00e0 aiguiser l\u2019optimisme. D\u2019o\u00f9, \u00e0 l\u2019\u00e9vidence, le changement de ton dans le discours politique officiel alg\u00e9rien d\u2019alors. Discipline et aust\u00e9rit\u00e9 reviennent comme un leitmotiv, \u00e0 grands renforts des m\u00e9dias coutumiers. La soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne subit de plein fouet la trajectoire en dents de scie du prix du p\u00e9trole. Hier comme aujourd\u2019hui. Apr\u00e8s une ascension l\u2019amenant de 12 dollars \u00e0 la fin de 1978 \u00e0 40 dollars en 1981. En mars 1986, il est retomb\u00e9 \u00e0 son cours de d\u00e9cembre 1978 pour atteindre 6 dollars en p\u00e9riode estivale. Aujourd\u2019hui, de plus de 100 dollars \u00e0 pr\u00e8s de 40 dollars. La similitude est frappante.<\/p>\n<p>Contre mauvaise fortune, le r\u00e9gime fit le diagnostic de ses propres turpitudes. Inaugurant ce mea culpa, feu Chadli Bendjedid \u00e9voqua le 8 mars 1986 une perte des revenus. M. Khellef, alors ministre des Finances, annon\u00e7a, le 21 avril de la m\u00eame ann\u00e9e, dans un projet de loi de finances compl\u00e9mentaire, des mesures destin\u00e9es \u00e0 r\u00e9duire les achats \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur et un programme d\u2019aust\u00e9rit\u00e9 en mati\u00e8re de d\u00e9penses publiques. Le gouvernement actuel pourrait-il faire autrement aujourd\u2019hui ?<\/p>\n<p>Par ailleurs, d\u2019autres \u00e9valuations chiffr\u00e9es abondaient dans le sens de la banqueroute de l\u2019\u00e9conomie renti\u00e8re. Ainsi, par exemple, le montant des exportations d\u2019hydrocarbures estim\u00e9 \u00e0 64,2 milliards de dinars en 1985 (soit 12,6 milliards de dollars) a chut\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 12,8 milliards de dinars en 1986 (soit 2,56 milliards de dollars), c\u2019est-\u00e0-dire de quoi r\u00e9gler la facture des importations des denr\u00e9es alimentaires estim\u00e9e \u00e0 2,14 milliards de dollars. A cela se conjugue la baisse in\u00e9vitable du prix du gaz index\u00e9 sur celui du p\u00e9trole. D\u2019\u00e9vidence, du fait du choix de la strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement, la fiscalit\u00e9 p\u00e9troli\u00e8re occupait une place pr\u00e9pond\u00e9rante (unique m\u00eame) dans la structure du budget de l\u2019Etat alg\u00e9rien. Mal en prit aux r\u00e9gimes qui se sont succ\u00e9d\u00e9 depuis le coup d\u2019Etat de 1965. Mal en prit au r\u00e9gime actuel qui, depuis 1999, aurait pu faire de l\u2019Alg\u00e9rie un pays \u00e9mergent.<\/p>\n<p>D\u00e9sormais, apr\u00e8s le d\u00e9mant\u00e8lement du secteur public (soci\u00e9t\u00e9s nationales, domaines autog\u00e9r\u00e9s et coop\u00e9ratives) &#8211; qui avait certainement besoin d\u2019\u00eatre revitalis\u00e9 -, le pouvoir va adopter un discours r\u00e9solument \u00e9conomiste et tailler une place de choix aux capitaux non \u00e9tatiques en pr\u00e9conisant \u00ab la collaboration du capital \u00e9tranger \u00bb. Ainsi s\u2019institutionnalise un capitalisme d\u00e9sign\u00e9 par l\u2019euph\u00e9misme \u00ab \u00e9conomie lib\u00e9rale \u00bb qui sera remplac\u00e9 plus tard par \u00ab \u00e9conomie de march\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>Ainsi, lors de la 3e Foire de la production nationale, feu Chadli Bendjedid pouvait s\u2019extasier, en d\u00e9clarant : \u00ab Une petite entreprise priv\u00e9e exposait des produits de qualit\u00e9 alors que ceux de l\u2019entreprise nationale faisaient pi\u00e8tre figure. \u00bb En r\u00e9alit\u00e9, le r\u00e9gime de l\u2019\u00e9poque ne voulait pas encore comprendre que tout d\u00e9veloppement \u00e9conomique cons\u00e9quent et coh\u00e9rent devait s\u2019accompagner d\u2019un d\u00e9veloppement politique de nature \u00e0 favoriser des institutions multiformes, d\u00e9barrass\u00e9es du carcan de l\u2019unanimisme st\u00e9rilisant, donc la fin du monopole de la vie politique et de la g\u00e9rontocratie. Et, en perspective, une \u00e9conomie forte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3><span style=\"color: #808000;\"><strong>Par Ammar Koroghli<\/strong><\/span><\/h3>\n<p>Les hydrocarbures, talon d\u2019Achille de l\u2019\u00e9conomie alg\u00e9rienne :<\/p>\n<ol>\n<li><a href=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/les-hydrocarbures-talon-dachille-de-leconomie-algerienne-1-du-socialisme-specifique-au-capitalisme-detat\/\">Du \u00ab socialisme sp\u00e9cifique \u00bb au capitalisme d\u2019Etat<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/les-hydrocarbures-talon-dachille-de-leconomie-algerienne-2-apres-petrole-et-affairisme-detat\/\">\u00ab Apr\u00e8s-p\u00e9trole \u00bb et affairisme d\u2019Etat<\/a><\/li>\n<li><a href=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/les-hydrocarbures-talon-dachille-de-leconomie-algerienne-3-austerite-et-predation\/\">Aust\u00e9rit\u00e9 et pr\u00e9dation<\/a><\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Ammar Koroghli Un spectre hante de nouveau l\u2019Alg\u00e9rie politique au pouvoir, la chute du prix du baril de p\u00e9trole comme gage de paix sociale et garant du syst\u00e8me en place. 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