{"id":68,"date":"2012-08-27T16:05:51","date_gmt":"2012-08-27T16:05:51","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/?p=60"},"modified":"2012-08-27T16:05:51","modified_gmt":"2012-08-27T16:05:51","slug":"dur-metier-que-la-democratie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/dur-metier-que-la-democratie\/","title":{"rendered":"Dur m\u00e9tier que la d\u00e9mocratie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><a href=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/alg\u00e9rie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-61\" title=\"alg\u00e9rie\" src=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/alg\u00e9rie.jpg\" alt=\"\" width=\"303\" height=\"166\" \/><\/a>Je finis par me rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence : me d\u00e9faire de mon tablier de r\u00e9dacteur en chef.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Capitaine de mon vaisseau, je ne cherchais qu\u2019\u00e0 le renflouer. Non \u00e0 exacerber les difficult\u00e9s pour le faire couler. Je mis seulement du temps \u00e0 comprendre qu\u2019il fallait mettre au d\u00e9fi mes d\u00e9tracteurs. Non pas gratuitement ou par un quelconque machiav\u00e9lisme dont ils se r\u00e9galaient d\u2019ailleurs sans vergogne, mais par simple bon sens. Partir. Pourvu que l\u2019\u0153uvre demeure. Ce fut pour moi un dur apprentissage que le m\u00e9tier de la d\u00e9mocratie\u2026 Chaque matin, je me pr\u00e9sentais au si\u00e8ge de la revue. Un vieux local am\u00e9nag\u00e9 dans la r\u00e9gion parisienne. Je prenais souvent le temps de m\u00e9diter sur le d\u00e9roulement de la journ\u00e9e devant une tasse de caf\u00e9. Une fois arriv\u00e9 au bureau, j\u2019\u00e9pluchais les journaux du jour. L\u00e0 o\u00f9 eurent lieu de sombres man\u0153uvres et fourbi nombre de coups bas par Khalfoun, mon pr\u00e9d\u00e9cesseur. Pour garder son poste. Et pour cause, il \u00e9tait pay\u00e9 trois fois plus que moi.<\/p>\n<p><!-- Item fulltext --><\/p>\n<div style=\"text-align: left;\">\n<p>Par esprit de discipline et pour faire preuve d\u2019abn\u00e9gation et d\u2019honn\u00eatet\u00e9,\u00a0 j\u2019avait accept\u00e9 d\u2019exercer cette fonction. Mal m\u2019en prit. Honn\u00eate, je ne pouvais concevoir le travail b\u00e2cl\u00e9. J\u2019eus une propension \u00e0 faire appel \u00e0 une certaine forme d\u2019autorit\u00e9 att\u00e9nu\u00e9e toutefois par la participation de mes collaborateurs \u00e0 la confection de notre canard. Les uns et les autres selon leurs capacit\u00e9s. A tous \u00e9tait d\u00e9volue une t\u00e2che pr\u00e9cise. Position difficile que la mienne. Me faire aider par tout un chacun sans m\u2019ali\u00e9ner l\u2019amiti\u00e9 de tous. Exercice p\u00e9rilleux. Il m\u2019en co\u00fbta une exp\u00e9rience.<br \/>\nDans mon bureau, je d\u00e9coupais mon temps en plusieurs parties, r\u00e9servant le plus clair de celui-ci \u00e0 la lecture et \u00e0 la r\u00e9daction d\u2019articles. Pour l\u2019organisation quotidienne de mon travail, j\u2019\u00e9vitais la bureaucratisation. Nous \u00e9tions des militants de l\u2019information avant tout. Pas de d\u00e9magogie non plus. Celle-l\u00e0 m\u00eame qui \u00e9tait utilis\u00e9e par certains membres du comit\u00e9 de r\u00e9daction, faisant office du m\u00eame coup de direction.<\/p>\n<p>La machine marchait \u00e0 merveille. Sauf quelques contretemps qui survenaient de temps \u00e0 autre. Ils \u00e9taient r\u00e9sorb\u00e9s sans difficult\u00e9. En revanche, ce qui m\u2019horripilait, c\u2019\u00e9tait l\u2019inactivit\u00e9 de certains de mes assistants. Un manque de volont\u00e9 et d\u2019implication. Surtout Nadia. Elle se contentait \u00e0 longueur de journ\u00e9e de d\u00e9couper et de classer les articles parus dans la presse nationale et internationale. Sans plus. Quand je pris possession de mes fonctions, je lui fis part de ma d\u00e9sapprobation. Dans un climat amical et serein. Difficile de reconvertir quelqu\u2019un \u00e0 une autre t\u00e2che. Je lui appris \u00e0 \u00eatre utile. D\u2019autres diraient plus efficace. Dor\u00e9navant, pour elle l\u2019archivage des articles devait \u00eatre r\u00e9duit au profit d\u2019un travail plus rationnel : pr\u00e9parer des dossiers de presse pour les journalistes permanents. Cette documentation leur facilitait la r\u00e9daction de papiers r\u00e9pondant aux besoins du moment.<\/p>\n<p>Plus difficile fut d\u2019aborder le probl\u00e8me de la modification de la mise en page. Le maquettiste \u00e9tait d\u2019un caract\u00e8re irascible. Plus, il \u00e9tait susceptible jusqu\u2019au chantage. Je pris un soin particulier pour apprivoiser cet animal en mal de reconnaissance. Apr\u00e8s plusieurs s\u00e9ances de travail\u00a0 avec lui, il fut convenu de s\u2019inspirer des autres revues. Le choix des photos et des caract\u00e8res, la disposition des titres et des colonnes furent d\u00e9sormais \u00e0 l\u2019ordre du jour. Il \u00e9chappa graduellement \u00e0 Mamoun, notre metteur en page. Un l\u00e9ger mieux s\u2019ensuivit. Je fis part \u00e0 celui-ci des f\u00e9licitations du comit\u00e9 de r\u00e9daction, mais aussi de nos recommandations. Tactique que je consid\u00e9rais comme un exercice p\u00e9rilleux. Une mise en garde s\u00e9v\u00e8re lui fut adress\u00e9e. Soit il donnait satisfaction, soit sa place \u00e9tait compromise. Il r\u00e9agit violemment. Pr\u00e9visible. Il n\u2019\u00e9tait plus question pour lui de venir \u00e0 la revue pour s\u2019enfermer trois ou quatre jours dans la pi\u00e8ce o\u00f9 il travaillait. Une sorte de bunker. Malgr\u00e9 lui, il finit non par admettre ou accepter mais par apprendre \u00e0 contre c\u0153ur de nouvelles r\u00e8gles du jeu.<\/p>\n<p>Auparavant, les bromures corrig\u00e9s lui \u00e9taient servis avec des photos correspondant au contenu des articles et le sommaire par le responsable de la revue. En \u00e9change de quoi, Mamoun obtemp\u00e9rait aveugl\u00e9ment aux desiderata de Khalfoun. Lequel n\u2019avait cure de la qualit\u00e9 des papiers. Encore moins de l\u2019esth\u00e9tique. Sa fonction devint, d\u2019une certaine mani\u00e8re, un avant poste compos\u00e9 pour l\u2019essentiel de personnes incomp\u00e9tentes. Il leur demandait une ob\u00e9issance sans borne, voir une all\u00e9geance. Un calife des temps modernes. Il fut d\u00e9tr\u00f4n\u00e9. Apr\u00e8s maintes tergiversations, il est vrai. Ses acolytes partirent avec lui.<\/p>\n<p>D\u2019autres emb\u00fbches allaient na\u00eetre de cette situation. Il me fallut d\u2019abord, \u00e0 l\u2019aide de deux membres attitr\u00e9s du comit\u00e9, Moh et Ali, faire face \u00e0 la pr\u00e9tention de Amer, un ambitieux \u00e0 la grande gueule. Je rivalisais d\u2019ardeur au travail pour m\u2019imposer comme le seul candidat s\u00e9rieux au poste vacant. Moh et Ali me soutinrent dans ce labeur. Le prix \u00e0 payer plus tard pour cette aide acheva de me d\u00e9go\u00fbter de la revue et de ses avatars. Machiav\u00e9liques, ils rang\u00e8rent leurs calculs sous des sourires aimables. M\u00e9diocres \u00e0 souhait, ils ne purent g\u00e9rer la machine que gr\u00e2ce \u00e0 du personnel recrut\u00e9 \u00e0 leur d\u00e9votion. La technique du chef d\u00e9chu et tant d\u00e9cri\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Il me fallut ensuite r\u00e9organiser le r\u00e9seau me permettant d\u2019avoir des articles ponctuels, d\u2019actualit\u00e9 ou de fond. Forger une \u00e9quipe de la trempe des grands journaux, tel fut mon credo. Un credo rapidement oubli\u00e9. Dans les oubliettes car il se r\u00e9v\u00e9la d\u00e9mesur\u00e9 et pr\u00e9tentieux, devant l\u2019indigence de nos moyens. Ce fut une gageure de ma part. Nonobstant cela, je pus tant bien que mal \u00e9viter le pire. Contraint de me confronter \u00e0 la dure r\u00e9alit\u00e9 pour que la machine ne se gripp\u00e2t point. L\u00e0 aussi, je rivalisais d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 pour \u00e9viter \u00e0 mes collaborateurs de sombrer dans la m\u00e9diocratie ambiante. Des contacts personnalis\u00e9s, apr\u00e8s les huit heures de travail. Rien de tel pour fortifier les liens de confiance. Je\u00a0 m\u2019\u00e9tais \u00e9puis\u00e9 en efforts pour \u00e9viter des d\u00e9penses suppl\u00e9mentaires. Khalfoun ne s\u2019en souciait gu\u00e8re. Il travaillait quatre heures par jour au bureau, le reste \u00e9tait confi\u00e9 \u00e0 des collaborateurs occasionnels.<\/p>\n<p>Je r\u00e9solus de transformer mon angoisse naissante en \u00e9nergie. Potentiellement, elle l\u2019\u00e9tait. J\u2019avais chang\u00e9 de bout en bout de tactique, en choisissant l\u2019offensive plut\u00f4t que le repli. Subversif et non \u00eatre \u00e0 la recherche de ma subsistance. Mon nouveau credo : le s\u00e9rieux, l\u2019organisation, la r\u00e9partition des t\u00e2ches et la programmation des \u00e9ch\u00e9ances \u00e0 respecter par tout un chacun. Je pris la peine de mettre de c\u00f4t\u00e9 ma r\u00e9volte. Une pulsion d\u2019\u00e9corch\u00e9 vif. Ne plus perp\u00e9tuer une dette que je devrais \u00e0 Moh et Ali. Vint le succ\u00e8s avec l\u2019am\u00e9lioration du contenu de la revue, esth\u00e9tique compris. Les chapeaux s\u2019inclin\u00e8rent. Pas pour longtemps. D\u00e9sormais, mes gestes \u00e9taient \u00e9pi\u00e9s, mes paroles traduites devant le tribunal de l\u2019ex\u00e9g\u00e8se. Articles, photos, titres et maquette et tout ce qui s\u2019ensuivait fut de mon ressort. En r\u00e9union hebdomadaire, j\u2019informais les autres membres de la r\u00e9daction. En r\u00e9ponse, ils se ligu\u00e8rent contre moi. Les vives qualit\u00e9s intellectuelles que chacun me pr\u00eatait furent remplac\u00e9es par un sentiment proche de la haine. Je devins un g\u00eaneur. L\u2019homme \u00e0 abattre. Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 l\u2019homme de la situation.<\/p>\n<p>En bon philosophe, imbu de modestie et de rectitude morale, je cultivais la d\u00e9rision \u00e0 l\u2019\u00e9gard des uns et des autres. Avec la r\u00e9partie\u00a0 foudroyante et l\u2019humour \u00e0 toute \u00e9preuve, j\u2019\u00e9tais bien parti. Pas pour longtemps. Je ne pus r\u00e9sister outre mes forces. Les revers de fortune me meurtrirent. Les compromis m\u2019affect\u00e8rent. Je pansais mes plaies et je tenais au secret mes cicatrices. J\u2019\u00e9prouvais cependant un boulimique app\u00e9tit de travailler juste, vite et bien.<\/p>\n<p>J\u2019ai toujours consid\u00e9r\u00e9 comme inadmissible l\u2019attitude de ceux qui ont contribu\u00e9 \u00e0 instituer des principes \u00e0 \u00eatre les plus prompts \u00e0 les fouler aux pieds. Alors qu\u2019on en exigeait le respect par les autres collaborateurs : r\u00e9dacteurs, pigistes et traducteurs. Maintes fois, les membres du comit\u00e9 de r\u00e9daction remettaient leurs papiers \u00e0 des dates impossibles. Car les lire, les composer, les corriger et les mettre en page excluait les retards impardonnables. La d\u00e9ontologie la plus \u00e9l\u00e9mentaire recommandait d\u2019avertir \u00e0 l\u2019avance des d\u00e9faillances. Tel ne fut quasiment jamais le cas, malgr\u00e9 mes avertissements r\u00e9it\u00e9r\u00e9s. Plus que cela. L\u2019opportunit\u00e9 des articles et leur conformit\u00e9 \u00e0 la ligne g\u00e9n\u00e9rale d\u00e9fendue par la revue me furent disput\u00e9es par mes d\u00e9tracteurs alors que j\u2019\u00e9tais cens\u00e9 repr\u00e9senter le comit\u00e9 durant les intervalles s\u00e9parant leurs r\u00e9unions. Cela posait s\u00e9rieusement le probl\u00e8me de la direction coll\u00e9giale, principe des plus justes s\u2019il en fut.<\/p>\n<p>Dur apprentissage de la d\u00e9mocratie. En exil. Dans la gueule du loup, dirait Kateb Yacine. Le penchant de tout un chacun pour l\u2019h\u00e9g\u00e9monie prit le dessus. Chez Ali, cela crevait les yeux tant il en fit sa nature premi\u00e8re. Ce fut le d\u00e9but de la fin. Tacitement reconduite. Tout au long des semaines, la guerre froide occupa le devant de la sc\u00e8ne. La d\u00e9liquescence pointait \u00e0 l\u2019horizon. Les mouches du coche de la d\u00e9mocratie \u00e9taient n\u00e9es. Chacun d\u2019eux s\u2019\u00e9vertuait \u00e0 vouloir juguler mon travail. A le phagocyter.<\/p>\n<p>Flatter \u00ab le za\u00efm \u00bb. Tel fut leur mot d\u2019ordre. Leur priorit\u00e9 premi\u00e8re. Le chef devait \u00eatre combl\u00e9 de flagorneries. L\u2019exercice de la responsabilit\u00e9, avec la confiance des autres, n\u2019\u00e9tait plus de mise pour moi. Une autre aberration vint s\u2019ajouter au calepin de ces apprentis dictateurs. Je fus interdit de plume ! Un blocage syst\u00e9matique de mes articles jug\u00e9s trop \u00ab th\u00e9oriques \u00bb. Leurs papiers \u00e0 eux ? Des tables de Mo\u00efse \u00e0 mettre sur nos tables de chevet et \u00e0 psalmodier. La dilution des responsabilit\u00e9s tant d\u00e9cri\u00e9e frappait \u00e0 la porte pour y faire irruption. D\u2019une mani\u00e8re fracassante.<br \/>\nPour moi, seule comptait l\u2019efficacit\u00e9 du travail accompli. En dehors des joutes oratoires auxquelles ils se livraient et des rixes fractionnelles que les uns et les autres semblaient tant affectionner.<\/p>\n<p>Un avant go\u00fbt d\u2019amertume naquit en moi. J\u2019\u00e9tais entre l\u2019ab\u00eeme et le r\u00e9el. Le d\u00e9but de la fin assur\u00e9ment. Il ne leur suffisait plus de taper sur les amis d\u2019hier. Il leur fallait durer par la permanence d\u2019une hypocrisie, celle l\u00e0 m\u00eame qui fut reproch\u00e9e aux \u00ab \u00e9l\u00e9phants \u00bb de l\u2019ancienne direction et dont Khalfoun \u00e9tait le maillon faible. Vaincre cette vieille g\u00e9n\u00e9ration inculte et habitu\u00e9e aux intimidations ou \u00e0 la r\u00e9cup\u00e9ration des jeunes loups press\u00e9s. La carotte ou le b\u00e2ton. Leur silence et leurs mines affect\u00e9es renfermaient le mensonge et la ruse. Faire basculer la g\u00e9rontocratie pour s\u2019installer dans ses habitudes. Tel fut leur nouveau mode de gestion. Petit \u00e0 petit, vaincu par mes principes, je r\u00e9solus alors de m\u2019effacer d\u00e9finitivement. Jusqu\u2019au jour de l\u2019effondrement de notre canard. Ils le voulaient. Ils l\u2019ont eu. Pour le maintenir en vie, ils appel\u00e8rent \u00e0 son chevet une rescousse d\u2019amis. L\u2019agonie \u00e9tait malheureusement proche\u2026<br \/>\nComme le dit si bien le proverbe : Ne restent dans l\u2019oued que ses galets\u2026<\/p>\n<p>*Auteur-Avocat Alg\u00e9rien<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je finis par me rendre \u00e0 l\u2019\u00e9vidence : me d\u00e9faire de mon tablier de r\u00e9dacteur en chef. Capitaine de mon vaisseau, je ne cherchais qu\u2019\u00e0 le renflouer. Non \u00e0 exacerber les difficult\u00e9s pour le faire couler. Je mis seulement du temps \u00e0 comprendre qu\u2019il fallait mettre au d\u00e9fi mes d\u00e9tracteurs. 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