{"id":7445,"date":"2018-05-16T11:37:29","date_gmt":"2018-05-16T11:37:29","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/?p=7445"},"modified":"2018-12-27T11:23:04","modified_gmt":"2018-12-27T11:23:04","slug":"lemir-abdelkader-du-traite-de-la-tafna-a-lexil-de-monsieur-boukherissa-kheireddine-halte-a-linfamie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/lemir-abdelkader-du-traite-de-la-tafna-a-lexil-de-monsieur-boukherissa-kheireddine-halte-a-linfamie\/","title":{"rendered":"\u00ab L\u2019Emir Abdelkader, du Trait\u00e9 de la Tafna \u00e0 l\u2019exil \u00bb. De Monsieur Boukherissa Khe\u00efreddine.  HALTE  A L\u2019INFAMIE !"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong><u>\u00a0 \u00a0 \u00a0 HALTE\u00a0 A L\u2019INFAMIE\u00a0!\u00a0<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\u00a0 <strong>Par Mohamed Senni<\/strong><\/p>\n<p>\u00abQuelqu&rsquo;un, parmi vous aimerait-il manger la chair de son fr\u00e8re mort\u00a0? Vous l\u2019abhorreriez. Craignez Allah.\u00a0\u00bb Coran, (Sourate El Houjourate -Verset 12)<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-8108\" src=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Boukherissa-300x224.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Boukherissa-300x224.jpg 300w, https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Boukherissa.jpg 322w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Paru dans le Quotidien d\u2019Oran du 1<sup>er<\/sup> juin, sous la plume de M. Boukherissa Khe\u00efreddine, Pr\u00e9sident de la Fondation du 8 mai 45, aujourd&rsquo;hui disparu, cet\u00a0 article surr\u00e9aliste, inqualifiable et indigne pour celui\u00a0 qui porte un titre qui le place \u00e0 la plus haute charge d\u2019une Institution nationale, c\u2019est-\u00e0-dire un responsable qui doit \u00eatre non seulement porteur mais d\u00e9fenseur des valeurs actuellement admises par l\u2019Alg\u00e9rie officielle et en plus respectueux des pens\u00e9es des autres, ne serait \u2013 ce que durant la p\u00e9riode de ses exercices officiels, rec\u00e8le un m\u00e9lange d\u2019ignorance criarde, d\u2019innommables sous-entendus o\u00f9 nous percevons une manipulation qui dissimule mal les marionnettistes qui l\u2019orchestrent. Nous vivons des temps bizarres o\u00f9 nous assistons \u00e0 une remise en cause de l\u2019un des plus grands symboles de notre pays et ce \u00e0 travers des conf\u00e9rences et des\u00a0 \u00e9crits pervers, destin\u00e9s tant\u00f4t \u00e0 ceux qui, outre M\u00e9diterran\u00e9e, imposent \u00e0 ceux qui les regrettent ici, une vision d\u2019eux-m\u00eames voulue par eux, tant\u00f4t\u00a0 \u00e9crits par ceux qui assimilent mal le pass\u00e9 qui leur a \u00e9t\u00e9 l\u00e9gu\u00e9 par leur ascendance et dont ils ne sont, pourtant, nullement responsables.<\/p>\n<p>Nous venons de parler de \u00ab\u00a0 grand symbole\u00a0\u00bb pour la simple raison que s\u2019il n\u2019y a pas eu l\u2019\u00e9pop\u00e9e de l\u2019\u00c9mir, il n\u2019y aurait pas eu d\u2019Alg\u00e9rie du moins dans sa configuration actuelle. Une rigoureuse et impartiale lecture de l\u2019Histoire, sans fards, corroborerait cela.\u00a0 Nous sommes tous d\u00e9positaires de ce qui s\u2019est pass\u00e9 dans notre pays quelles qu\u2019en soient les p\u00e9riodes concern\u00e9es et aussi loin que la m\u00e9moire peut remonter. Si des choses n\u00e9gatives ont \u00e9t\u00e9 accomplies et il y en a eu beaucoup, la sagesse commande de les positiver pour \u00e9chapper aux dangereux clivages que les sempiternels ressassements risquent de cr\u00e9er faute de quoi, parce qu\u2019embarqu\u00e9s dans la m\u00eame gal\u00e8re, nous avons de fortes chances de\u00a0 couler tous ensemble. Aussi, ne faut-il pas\u00a0 cracher sur\u00a0 ceux qui ont fait plus que leur devoir, dans des conditions extr\u00eamement difficiles et, dans le cas de l\u2019\u00c9mir, face \u00e0 un double ennemi\u00a0: la France et la nu\u00e9e de tra\u00eetres issus de tribus f\u00e9lonnes, exigeant de lui une \u00e9nergie fantastique pour s\u2019acquitter, d\u2019abord devant Dieu (et c\u2019est ce qui l\u2019int\u00e9ressait avant toute autre chose),\u00a0 ensuite envers ceux qui l\u2019ont accul\u00e9 \u00e0 diriger le combat qu\u2019il a men\u00e9 sans rel\u00e2che jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00eame limite et pour lequel il n\u2019\u00e9tait pas pr\u00e9par\u00e9 si ce n\u2019est\u00a0 par ce v\u0153u auquel tout Musulman aspire\u00a0: mourir en martyr. Le faire pour l\u2019\u00c9mir implique que tous ceux qui l\u2019ont investi de sa mission, ceux qui l\u2019ont suivi et les millions de\u00a0 personnes qui\u00a0 croient \u00e0 son \u0153uvre, sont tous vis\u00e9s par les propos de l\u2019article en d\u00e9pit de la libert\u00e9 d\u2019appr\u00e9ciation et de jugement \u2013 f\u00fbt-il mauvais &#8211;\u00a0 qu\u2019on doit leur conc\u00e9der et que seule une intol\u00e9rance\u00a0 peut leur contester. Avant d\u2019y revenir rappelons que \u00ab juger\u00a0\u00bb des \u00e9v\u00e9nements et des comportements qui se sont d\u00e9roul\u00e9s il y a presque deux si\u00e8cles avec les crit\u00e8res d\u2019aujourd\u2019hui, crit\u00e8res qu\u2019il faut, au pr\u00e9alable, m\u00e9ticuleusement examiner de pr\u00e8s pour en\u00a0 appr\u00e9cier la recevabilit\u00e9 \u2013 et qui n\u2019apparaissent pas dans le cas pr\u00e9sent &#8211;\u00a0 fausserait l\u2019Histoire d\u00e9j\u00e0 bien mise \u00e0 mal.\u00a0 Comme nous l\u2019enseigne notre culture \u00ab\u00a0le vivant peut vaincre mille morts\u00a0\u00bb. Le lecteur jugera dans quelle cat\u00e9gorie il classera celui qui s\u2019adonne \u00e0 cet exercice.<\/p>\n<ol start=\"2\">\n<li><strong><u> Examen de l\u2019article<\/u><\/strong>.<\/li>\n<\/ol>\n<p>S\u2019il est n\u00e9cessaire d\u2019apporter certains \u00e9clairages historiques pour permettre aux lecteurs d\u2019avoir une approche que l\u2019importance de l\u2019\u00c9mir ne permet pas de rendre ais\u00e9ment, et que nous allons simplement tenter d\u2019effleurer, la r\u00e9ponse que nous donnerons sp\u00e9cialement \u00e0 l\u2019auteur de l\u2019article r\u00e9sidera dans la gen\u00e8se du verset ci-dessus cit\u00e9. Elle est r\u00e9serv\u00e9e pour la fin.<\/p>\n<p>L\u2019impression qui se d\u00e9gage de la lecture de l\u2019article est toute simple\u00a0:l\u2019\u00c9mir est vilipend\u00e9 &#8211; et, avec lui, sans aucune d\u00e9monstration, l\u2019\u00c9mir Khaled ainsi que Ferhat Abbas, par l\u2019auteur\u00a0 qui voulait un \u00ab\u00a0scoop\u00a0\u00bb; l\u2019\u00c9mir est responsable de ne pas avoir trouv\u00e9 un Etat alg\u00e9rien\u00a0; le seul vrai nationalisme\u00a0 est n\u00e9 le 8 mai 1945 et la spiritualit\u00e9 de l\u2019\u00c9mir que l\u2019auteur feint d\u2019en reconna\u00eetre l\u2019\u00e9tendue, par calcul, n\u2019est qu\u2019un plagiat puis\u00e9 dans notre longue tradition musulmane. L&rsquo;auteur n\u2019a r\u00e9ussi, tout au plus, qu\u2019\u00e0 allumer un f\u00e9tu de paille et, autant en a emport\u00e9 le vent. Il omet volontairement de citer\u00a0 l\u2019origine de certaines sources \u2013 leur identification s\u2019entend \u2013 prenant pour argent comptant ce que peuvent raconter ceux qui sont sur l\u2019autre rive de la M\u00e9diterran\u00e9e ainsi que des pseudo historiens pratiquement inconnus dans leur pays et figurant au nombre de ceux qui \u00e9crivent ce que d\u2019autres, sous d\u2019autres cieux, souhaitent lire sur nous. Beaucoup de nos compatriotes qui s\u2019affichent en \u00ab\u00a0patriotes\u00a0\u00bb-mod\u00e8les ne peuvent s\u2019emp\u00eacher de ne se satisfaire de la lecture de leur histoire que lorsqu\u2019elle vient d\u2019ailleurs. Elle les arrange et leur permet de faire durer le\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00ab r\u00eave\u00a0\u00bb qui a pourtant d\u00e9finitivement et irr\u00e9m\u00e9diablement cess\u00e9\u00a0 le 3 juillet 1962. En cessant, en ce jour m\u00e9morable, ce r\u00eave s\u2019est transform\u00e9 en cauchemar pour eux. Aussi sont \u2013 ils pr\u00eats \u00e0 tous les reniements, \u00e0 toutes les vilenies et ne reculent devant rien pour arriver \u00e0 leurs desseins surtout quand leur fragilit\u00e9 intellectuelle ne leur suffit pas pour r\u00e9sister, quand ils le veulent bien, \u00e0 la pouss\u00e9e de ceux qui sont derri\u00e8re eux ce \u00e0 quoi ils aiment se plier.\u00a0 L\u2019auteur pense m\u00eame avoir r\u00e9ussi la prouesse d\u2019expliquer, a contrario, la colonisation de notre pays par des \u00e9v\u00e9nements historiques survenus a posteriori &#8211; c\u2019est une premi\u00e8re\u00a0! &#8211;\u00a0 oubliant singuli\u00e8rement que l\u2019Alg\u00e9rie en\u00a0 a connu bien d\u2019autres\u00a0:<\/p>\n<p>celles des Ph\u00e9niciens du XII \u00e8me si\u00e8cle avant J.C. jusqu\u2019\u00e0 la chute de Carthage en 146 apr\u00e8s J.C,<\/p>\n<p>celle des Romains qui la ras\u00e8rent \u00e0 la m\u00eame date, Massinissa refusant de la secourir,<\/p>\n<p>celle des Vandales men\u00e9e par Gens\u00e9ric qui, parti en 429, de Julia Traducta (le m\u00eame lieu de la province de Cadix\u00a0 qui verra, un peu moins de 220 ans plus tard, l\u2019arriv\u00e9e en Andalousie du premier Musulman, Tarif Ibn Malik), prit Carthage le 19 octobre 439 apr\u00e8s dix ann\u00e9es\u00a0 de terribles r\u00e9sistances de la part des Romains, des Donatistes et surtout des Autochtones.<\/p>\n<p>Il y eut ensuite celle des Byzantins second\u00e9s par les Huns qui, partis de Constantinople\u00a0 le 22 juin 533, pouss\u00e8rent jusqu\u2019 \u00e0 l\u2019actuel Maroc et il faudra attendre\u00a0 l\u2019av\u00e8nement de l\u2019Islam pour y mettre fin.<\/p>\n<p>Il y eut enfin celle des Ottomans qui, apr\u00e8s avoir occup\u00e9 le pays\u00a0 plus de trois si\u00e8cles, abandonn\u00e8rent l\u00e2chement leurs coreligionnaires aux Fran\u00e7ais et sont de ce fait, <u>les seuls vrais responsables, \u00e0 notre sens, de la colonisation fran\u00e7aise<\/u>.<\/p>\n<p>Suivirent \u00e9galement les Espagnols qui occup\u00e8rent des territoires restreints, avec domination plus \u00e9tendue assur\u00e9e par des tribus mercenaires locales qui serviront tous les ma\u00eetres de l\u2019heure et que certains historiens qui s\u2019en r\u00e9clament s\u2019ent\u00eatent \u00e0 les pr\u00e9senter comme \u00e9tant le nombril de ce pays. Ainsi, pendant plus de vingt si\u00e8cles, les territoires formant l\u2019actuelle Alg\u00e9rie et au-del\u00e0, pass\u00e8rent d\u2019un colonisateur \u00e0 un autre.<\/p>\n<p>Soulignons que la pr\u00e9sence ph\u00e9nicienne, \u00e0 travers des comptoirs\u00a0 commerciaux, n\u2019avait pas apport\u00e9 le lot d\u2019atrocit\u00e9s et d\u2019injustice comme le firent toutes les autres et c&rsquo;est leur pr\u00e9sence, 18 si\u00e8cles avant l\u2019av\u00e8nement de l&rsquo;Islam, qui mit les autochtones \u00e0 l&rsquo;arabe.<\/p>\n<p>Mais\u00a0 celles &#8211; ci ont \u00e9t\u00e9 vite oubli\u00e9es, certaines ont m\u00eame \u00e9t\u00e9 pardonn\u00e9es et il n\u2019y a pas, curieusement, de responsable d\u00e9sign\u00e9 \u00e0 la p\u00e2ture. M\u00e9connaissance\u00a0 de l\u2019Histoire et mauvaise intention obligent! Mais l\u2019\u00c9mir, lui, sujet de\u00a0 fiert\u00e9 pour beaucoup, non seulement en Alg\u00e9rie mais dans le monde entier, donne mauvaise conscience \u00e0 certains. Le tableau ne serait pas parfait si nous n\u2019ajoutions que beaucoup d\u2019entre eux languissent platement pour l\u2019obtention de la nationalit\u00e9 du pays qui nous a laiss\u00e9, en 132 ans d\u2019occupation, plus de dix millions de morts, des milliers de handicap\u00e9s, de d\u00e9port\u00e9s, d\u2019irradi\u00e9s et\u00a0 autant de compatriotes morts pour lui dans des guerres qui n\u2019\u00e9taient pas les leurs. D\u2019autres, plus malins ou disposant d\u2019arguments convaincants, \u00e9margent d\u00e9j\u00e0\u00a0 au R.M.I. C\u2019est le lot de ceux qui remisent leur dignit\u00e9 au placard. Mais revenons au contenu de l\u2019article.<\/p>\n<p>Par c\u00e9cit\u00e9 mentale doubl\u00e9e d\u2019une m\u00e9moire paraissant volontairement h\u00e9mipl\u00e9gique, l\u2019auteur commence par nous apprendre d\u2019embl\u00e9e que l\u2019\u00c9mir d\u00e9fendait \u00ab\u00a0<strong>le sol, celui de ces a\u00efeux les plus proches, les Hachem en particulier \u00bb. <\/strong>S\u2019il y a un territoire o\u00f9 l\u2019\u00c9mir s\u2019est le moins battu c\u2019est bien celui des Hchems.<\/p>\n<p>Rappelons qu\u2019il ne fut pas le premier \u00e0 prendre les armes.<\/p>\n<p>Pour \u00e9tayer notre propos, examinons succinctement ce qui s\u2019est pass\u00e9 apr\u00e8s la capitulation du Dey, sign\u00e9e le 6 juillet 1830\u00a0\u00e0 10 heures du matin dont le document stipule que(1) <strong>\u00ab\u00a0 le Dey \u2026tant qu\u2019il restera \u00e0 Alger..sera, lui et toute sa famille, sous la protection du g\u00e9n\u00e9ral en chef de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise\u00a0; une garde garantira la s\u00fbret\u00e9 de sa personne et de sa famille\u00a0\u00bb<\/strong>.\u00a0<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7451 alignright\" src=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Dey-Husse\u00efn.jpg\" alt=\"\" width=\"122\" height=\"130\" \/> Sit\u00f4t le trait\u00e9 sign\u00e9, le Dey se vit signifier un sursis de deux heures pour quitter l\u2019Alg\u00e9rie que la Sublime Porte avait saign\u00e9e pendant 313 ans. Finalement, par manque de dignit\u00e9, il se confondit en lamentations et m\u00eame en larmes, et le d\u00e9part n\u2019eut lieu que le 10 juillet\u00a0 vers G\u00eanes o\u00f9 il\u00a0 avait d\u00e9j\u00e0 une r\u00e9sidence en toute propri\u00e9t\u00e9 non sans avoir dress\u00e9 au g\u00e9n\u00e9ral De Bourmont un tableau complet des populations de la R\u00e9gence d\u00e9funte sur lequel nous reviendrons partiellement. Mais un avant-go\u00fbt de la parole fran\u00e7aise \u00e9tait entre-temps donn\u00e9.<\/p>\n<ul>\n<li>Le 23 juillet 1830, <strong>quelque 38 mois avant l\u2019investiture de l\u2019Emir<\/strong>, le g\u00e9n\u00e9ral De Bourmont marcha sur Blida. S\u2019il p\u00e9n\u00e9tra sans probl\u00e8me dans la ville o\u00f9 \u00e9taient encore visibles les meurtrissures du s\u00e9isme qui l\u2019avait compl\u00e8tement d\u00e9truite en 1825 et o\u00f9 sa population passa de 15 \/ 18\u00a0000 \u00e2mes \u00e0 5 \/ 6\u00a0000, ses troupes furent harcel\u00e9es par les tribus de la Mitidja depuis leur d\u00e9part d\u2019Alger et pendant leur s\u00e9jour dans la ville des roses acculant le g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 retourner \u00e0 la capitale t\u00eate basse comprenant enfin qu\u2019il y avait un sentiment ferme de r\u00e9sistance qu\u2019il n\u2019avait pas d\u00e9cel\u00e9 chez les Turcs.<\/li>\n<li>Apr\u00e8s la chute du Dey, le Bey de l\u2019Est,\u00a0 <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-7452 alignleft\" src=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Ahmed-Bey.jpg\" alt=\"\" width=\"254\" height=\"254\" \/>\u00a0Ahmed \u2013 Bey qui se trouvait \u00e0 Biskra rejoignit Constantine tenue par Mahmoud Bey. Celui-ci refusa de le reconna\u00eetre\u00a0: Ahmed Bey le mit \u00e0 mort\u00a0; de m\u00eame il d\u00e9chirera le message envoy\u00e9 par Damr\u00e9mont et mettra \u00e0 mort son \u00e9missaire. Le g\u00e9n\u00e9ral fran\u00e7ais mit \u00e0 la voile une flotte en vue de repr\u00e9sailles contre la ville de Annaba. Mais le repr\u00e9sentant d\u2019Ahmed Bey livra la ville aux Fran\u00e7ais le 2 ao\u00fbt 1830 \u00ab\u00a0sans coup f\u00e9rir\u00a0\u00bb. Ainsi, en violation de tous les usages diplomatiques et surtout des prescriptions de l\u2019Islam, Ahmed Bey, tenant fermement \u00e0 garder ses acquis,\u00a0 ne pouvant aucunement ignorer la r\u00e9action des Fran\u00e7ais, leur fit l\u00e0\u00a0 cadeau de Annaba\u00a0 ceci malgr\u00e9 la le\u00e7on de la chute du Dey\u00a0: les Fran\u00e7ais, d\u00e9barqu\u00e9s le 14 juin 1830 \u00e0 Sidi Ferruch mettront moins de 20 jours pour le\u00a0 faire abdiquer. Voil\u00e0 le conseil que\u00a0 Husse\u00efn donna au g\u00e9n\u00e9ral De Bourmont\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Je vous recommande surtout de vous tenir en garde contre Mustapha- Bou-Mezrag, bey de Tittery\u00a0\u2026 Le bey de Constantine est moins perfide et point dangereux\u00a0: <u>habile financier, il ran\u00e7onnait tr\u00e8s bien les peuples de sa province<\/u>\u2026mais il est sans courage et sans caract\u00e8re.\u00a0\u00bb<\/strong><\/li>\n<li>Le 18 novembre 1830, Clauzel prend Blida et le 23 M\u00e9d\u00e9a, en d\u00e9pit d\u2019une farouche r\u00e9sistance de Boumezrag qui, captur\u00e9, sera exil\u00e9 \u00e0 Alexandrie. De retour \u00e0 Blida, Clauzel trouva sa garnison d\u00e9cim\u00e9e. L\u2019auteur cite Boumezrag\u00a0 et Bouamama comme \u00abvaillants d\u00e9fenseurs de cette identit\u00e9 nationale\u00a0\u00bb\u00a0 comme s\u2019il venait d\u2019en parler alors qu\u2019il n\u2019en est rien. Il glisse l\u00e0 un comparatif tendancieux, qui n&rsquo;a pas lieu d&rsquo;\u00eatre, de ces deux hommes avec l\u2019\u00c9mir et ceci\u00a0 sans le dire. Qu\u2019il sache donc qu&rsquo;en ce qui concerne Bouamama, <strong><em>l\u2019essentiel sur lui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 dit<\/em><\/strong> et les \u00e9crits le concernant, parus notamment au Maroc, n\u2019ont \u00e9t\u00e9 suivis d\u2019aucune r\u00e9action de la part de ceux qui ont \u00e9t\u00e9 trop prompts \u00e0 en faire l\u2019apologie. Rappelons que Bouamama, n\u00e9 \u00e0 Figuig (Maroc) en 1256 \/ 1840 et, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Oued Bourdim (Maroc) mercredi 11 Ramadan 1326 \/ 7 Octobre 1908,\u00a0 son corps fut transf\u00e9r\u00e9 et enterr\u00e9 \u00e0 El- A\u00efoun \u00e0 une cinquantaine de kilom\u00e8tres d\u2019Oujda sur la route de F\u00e8s. L&rsquo;auteur nous rendrait un grand service s&rsquo;il pouvait nous expliquer pourquoi sa mort est intervenue au Maroc, pourquoi l&rsquo;a-t-on transf\u00e9r\u00e9 du lieu o\u00f9 il d\u00e9c\u00e9da \u00e0 A\u00efoun Sidi Mellouk\u00a0 et il nous rendrait un service encore plus grand s&rsquo;il pouvait nous aligner deux pages seulement sur Boumezrag.<\/li>\n<li>Le fils de ce dernier reprit l\u2019\u00e9tendard de la r\u00e9volte et, les colonnes de Berthez\u00e8ne parties pour le capturer, subiront un vrai d\u00e9sastre dans les gorges de la Chiffa. Il sera accul\u00e9, le 29 juin 1831, face \u00e0 4500 soldats, de battre en retraite et se r\u00e9fugia au sud. Bien qu\u2019\u00e9loign\u00e9 du champ des op\u00e9rations, il permit la lib\u00e9ration de M\u00e9d\u00e9a. Cet \u00e9v\u00e9nement qui fut f\u00eat\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 Tanger faisait na\u00eetre de s\u00e9rieux espoirs \u00e0 travers tout le pays et des app\u00e9tits chez nos voisins.\u00a0 A la nouvelle de l\u2019investiture de l\u2019Emir, il le rejoindra avec armes, bagages et troupes.<\/li>\n<li>Dans la plaine, les troupes de Ben Zamoum, chef des Flissa, celles rest\u00e9es fid\u00e8les \u00e0 Boumezrag, celles de Kol\u00e9a et surtout celles des Kabyles avec \u00e0 leur t\u00eate Sidi Ali Saadi harcel\u00e8rent les Fran\u00e7ais qui durent se cantonner \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019Alger. Sidi Ali Saadi se r\u00e9fugia au lieu m\u00eame o\u00f9 Ziri Ben M\u00e9nad construisit en 324 \/ 935-6, \u00e0 l\u2019est de Ksar El Boukhari, pr\u00e8s de A\u00efn Boucif: la citadelle d\u2019El \u2013 Achir. Quand le moment sera venu, il suivra, en d\u00e9pit de son \u00e2ge avanc\u00e9, le futur fondateur de l\u2019Etat alg\u00e9rien.<\/li>\n<li>Entre-temps, Moulay Abderrahmane, Sultan du Maroc, sollicit\u00e9 par des personnalit\u00e9s de Tlemcen, des Zmala et des Doua\u00efers, occupa Tlemcen contre l\u2019avis de ses propres Foukaha pendant que les Tunisiens s\u2019install\u00e8rent \u00e0 Oran, sur demande des autorit\u00e9s fran\u00e7aises, tout en affichant leur d\u00e9sir d\u2019occuper l\u2019Est alg\u00e9rien \u00e0 partir de Constantine, moyennant un tribut annuel qu\u2019ils paieraient \u00e0 la France.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019auteur mentionne que l\u2019Emir, lors du serment d\u2019all\u00e9geance, <strong>\u00ab\u00a0ne sera reconnu dans cette distinction\u00a0 que par trois tribus\u00a0\u00bb. <\/strong>Rappelons que l\u2019acte d\u2019all\u00e9geance,\u00a0 dans son acception originelle implique un total don de soi et nous savons comment il\u00a0 a pes\u00e9 de tout son poids sur l\u2019\u00c9mir au point o\u00f9, face \u00e0 toutes les trahisons des siens desquels il n\u2019avait plus rien \u00e0 esp\u00e9rer et apr\u00e8s 13 jours de combats ininterrompus,\u00a0 avec une m\u00e9t\u00e9o ex\u00e9crable, avec seulement 1200 combattants contre 50\u00a0000 soldats marocains,\u00a0 soutenus par l\u2019artillerie du G\u00e9n\u00e9ral Lamorici\u00e8re, il\u00a0 demanda, pour la deuxi\u00e8me fois en moins d\u2019un mois, \u00e0 ses derniers compagnons de l\u2019en d\u00e9charger. Ce jour-l\u00e0 deux faits uniques se produisirent\u00a0: l\u2019issue de l\u2019ultime bataille ne souffrant aucun doute, les soldats\u00a0\u00a0 refus\u00e8rent \u00e0 l\u2019unisson la demande de leur chef. Ce sera \u00e9galement la premi\u00e8re fois que l\u2019\u00c9mir ne se tenait pas \u00e0 l\u2019avant de ses troupes mais \u00e0 l\u2019arri\u00e8re pour \u00eatre le premier \u00e0 faire face aux Marocains qui \u00e9taient derri\u00e8re lui. Si notre auteur savait les suj\u00e9tions, les implications et les\u00a0 subtilit\u00e9s de l\u2019acte d\u2019all\u00e9geance,\u00a0 il ne parlerait pas de\u00a0<strong>\u00ab\u00a0 distinction<\/strong>\u00a0\u00bb, ce trait \u00e9tant le seul\u00a0 \u00e0 n\u2019avoir jamais effleur\u00e9 les pens\u00e9es de l\u2019Emir.<\/p>\n<p>Sid Ali Hachelaf le Mostagan\u00e9mois, auteur du livre \u00ab\u00a0Les Chorfas\u00a0\u00bb, \u00e9dit\u00e9 \u00e0 Tunis en 1347 \/ 1929, donne, dans son avant \u2013 propos une liste de 34 tribus qui ont combattu avec l\u2019\u00c9mir et dont l\u2019auteur retrace les diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9alogies. Quand on examine de plus pr\u00e8s celles &#8211; ci, on constate que la plupart d\u2019entre elles concernent des personnages qui occupent des fonctions au sein de l\u2019Administration coloniale et \u00e9parpill\u00e9es,\u00a0 pour nombre d\u2019entre elles, sur le territoire s\u2019\u00e9tendant de part et d\u2019autre de l\u2019Oued Ch\u00e9lif, exception faite pour les Bengana originaires de Biskra. Curieusement ne figurent pas celles qui ont constitu\u00e9 l\u2019\u00e9lite des troupes de l\u2019\u00c9mir qu\u2019on reconnaissait \u00e0 travers\u00a0 ses redoutables \u00abCavaliers Rouges\u00a0\u00bb\u00a0: les H\u2019Chem, B\u00e9ni Amer avec toutes leurs fractions estim\u00e9es &#8211; sous toutes r\u00e9serves &#8211; \u00e0 une soixantaine (dans un profil bas), Hassasna, Ouled Slimane dans toutes leurs\u00a0 composantes (M\u2019Hadja et divers Chorfas),\u00a0 Ouled Mimoun, El Macharif, Djaafra, Hmiyane etc.<\/p>\n<p>Ayant consid\u00e9r\u00e9 que ceux qui avaient combattu avec l\u2019\u00c9mir n\u2019avaient fait que contribuer \u00e0 un devoir sacr\u00e9, nous n\u2019avons jamais voulu nous int\u00e9resser \u00e0 ce qui pourrait constituer des statistiques sur le sujet pourtant \u00e0 notre port\u00e9e. Beaucoup auraient eu \u00e0 en rougir. Aussi, estimons \u2013 nous qu\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de chaque tribu signal\u00e9e ci \u2013 dessus, nous sommes pass\u00e9s \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de 10\u00a0? 20\u00a0? Plus\u00a0?<\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e9nements grandioses qui ont eu des cons\u00e9quences p\u00e9rennes dans l\u2019Histoire sont tous partis de noyaux extr\u00eamement restreints\u00a0: l\u2019Islam n\u2019a-t-il pas commenc\u00e9 avec un Homme, une femme et un enfant\u00a0? Notre guerre d\u2019ind\u00e9pendance par une poign\u00e9e d\u2019hommes\u00a0?<\/p>\n<p>Un d\u00e9tail auquel seuls quelques privil\u00e9gi\u00e9s, parfaitement instruits du fait religieux duquel notre auteur se sert, maladroitement, pour les besoins de sa cause et de ceux qui partagent ses vues, m\u00e9rite d\u2019\u00eatre cit\u00e9 ici\u00a0: <strong><u>tous<\/u><\/strong> les actes d\u2019all\u00e9geance qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9s \u00e0 travers l\u2019Histoire &#8211; et on peut citer des centaines &#8211;\u00a0 ont \u00e9t\u00e9 des actes d\u2019ent\u00e9rinement\u00a0 de situations pr\u00e9alablement r\u00e9gl\u00e9es- par la force, l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9- \u00e0 l\u2019exception de ceux\u00a0 des deux premiers Khalifes et\u2026\u00a0 de l\u2019Emir. De plus, des Ma\u00eetres th\u00e9ologiens, \u00e0 travers l\u2019Histoire\u00a0 qui ont particip\u00e9 au Djihad, on retient Abdellah Ibn El Moubarak,\u00a0 \u00e9l\u00e8ve de l\u2019Imam Malik Bnou Anass, sp\u00e9cialiste lui-m\u00eame du Hadith et qui participa aux conqu\u00eates arabes et l\u2019\u00c9mir Abd-El-Kader. Or l\u2019usage qui est fait aujourd\u2019hui de la Religion, la mani\u00e8re dont elle est enseign\u00e9e, le d\u00e9plorable niveau de ceux qui sont sens\u00e9s la repr\u00e9senter et les bouleversements acc\u00e9l\u00e9r\u00e9s\u00a0 que nous subissons, bon gr\u00e9 mal gr\u00e9, nous convainquent qu\u2019il est quasiment impossible qu\u2019il y ait un successeur \u00e0 l\u2019\u00c9mir et son illustre pr\u00e9d\u00e9cesseur. Tous deux ont eu \u00e0 supporter le terrible poids de cette charge sacr\u00e9e, s\u2019en sont acquitt\u00e9s avec des fortunes diverses mais avec la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et la certitude qu\u2019ils ne pouvaient pas faire plus. S\u2019ils ont connu des infortunes nul, quels que soient ses statut et niveau, ne peut les bl\u00e2mer parce qu\u2019ils auraient \u00e9t\u00e9 les premiers \u00e0 oublier leur triomphe si celui-ci avait couronn\u00e9 leurs entreprises.\u00a0 Quel est ou quel sera cet Alg\u00e9rien qui, pour ses seules valeurs intrins\u00e8ques, verra son nom port\u00e9 par une ville d\u2019une grande nation\u00a0? Non seulement il n\u2019y en a pas mais il n\u2019y en aura plus. Aucun alg\u00e9rien sens\u00e9 ne peut nier l&rsquo;apport des \u00e9v\u00e9nements du 8 mai 1945 dans le devenir qui allait \u00eatre celui de notre patrie. Quel est celui qui peut nous renseigner sur celui g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par la Fondation<\/p>\n<ol start=\"3\">\n<li><strong><u> Les mauvaises lectures de l\u2019auteur.<\/u><\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p><strong><u>3.1 Sur les propos pr\u00eat\u00e9s \u00e0 Alfred Sauvy (31\/10\/1898 \u2013 30\/10\/1990).<\/u><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-8109\" src=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Alfred-300x206.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"206\" srcset=\"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Alfred-300x206.jpg 300w, https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Alfred.jpg 587w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/p>\n<p>Le besoin de convaincre, pour le th\u00e8me qui nous concerne, doit \u00e9taler\u00a0 le maximum de d\u00e9tails relatifs aux sources. L\u00e0, l\u2019auteur, ne nous indique pas d\u2019o\u00f9 sont tir\u00e9s les propos de Sauvy mais nous admettons, jusqu\u2019\u00e0 plus ample inform\u00e9, qu\u2019ils sont vrais. Polytechnicien, \u00e9conomiste et sociologue, Alfred Sauvy d\u00e9buta sa carri\u00e8re professionnelle \u00e0 la Statistique G\u00e9n\u00e9rale de France, fait un tour, sous le G\u00e9n\u00e9ral De Gaulle, par le Secr\u00e9tariat G\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la Famille avant de se tourner\u00a0 d\u00e9finitivement vers la d\u00e9mographie \u00e0 l\u2019Institut National des Etudes D\u00e9mographiques. Quant au qualificatif d\u2019historien que lui accorde l\u2019auteur, il pr\u00eache par manque de pr\u00e9cision. Ceci importe peu. Toujours est-il qu\u2019il aurait \u00e9crit\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Le responsable de la conqu\u00eate n\u2019est pas Bugeaud, mais Abdelkader. Les pouvoirs publics fran\u00e7ais \u00e9taient pr\u00eats \u00e0 se contenter de quelques ports marchands, quand la r\u00e9volte a oblig\u00e9 l\u2019arm\u00e9e \u00e0 r\u00e9tablir l\u2019ordre et le Parlement \u00e0 voter les cr\u00e9dits n\u00e9cessaires.\u00a0\u00bb <\/strong>Notre auteur trouve <strong>\u00ab\u00a0 ce commentaire si poignant et si compromettant<\/strong>\u00a0\u00bb. Seule une lecture au premier degr\u00e9, qui d\u00e9note de la limite du niveau de celui qui\u00a0 lit ce qui pr\u00e9c\u00e8de, peut mener \u00e0 cette conclusion. De plus clo\u00eetr\u00e9 dans une ville, l\u2019action de l\u2019\u00c9mir, qui ne trouvait sa pleine expression qu&rsquo;\u00e0 travers les grands espaces, s&rsquo;en serait ressentie. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il fera dans le trait\u00e9 de la Tafna.<\/p>\n<p>Qu\u2019a voulu dire Sauvy\u00a0? Tout simplement que c\u2019est parce que l\u2019Emir, \u00e0 qui a \u00e9t\u00e9 <em><u>impos\u00e9e <\/u><\/em>la responsabilit\u00e9\u00a0 de diriger la r\u00e9sistance, a assum\u00e9 la t\u00e2che qu\u2019attendaient de lui ceux qui ont port\u00e9 leur choix sur lui, ce qui amena les autorit\u00e9s fran\u00e7aises\u00a0 \u00e0 y faire face. Il y aurait eu \u00a0compromission si l\u2019\u00c9mir, comme le pense insidieusement l\u2019auteur, avait laiss\u00e9 faire. Or, s\u2019il est difficile de lui trouver des d\u00e9fauts, il est impossible de l\u2019imaginer tra\u00eetre et la tra\u00eetrise viendrait justement de celui qui pense que l\u2019\u00c9mir n\u2019aurait pas d\u00fb se battre. Devrons \u2013 nous conclure \u00e0 une appr\u00e9ciation relevant d\u2019un comportement atavique\u00a0? Plus haut nous avons expr\u00e8s cit\u00e9 les premiers r\u00e9sistants \u00e0 l\u2019occupant. Ils \u00e9taient tous du centre, ce qui est normal, les \u00e9v\u00e9nements ayant commenc\u00e9 \u00e0 Alger. Pourquoi l\u2019auteur ne leur colle pas la compromission qu\u2019il a\u00a0 r\u00e9serv\u00e9e au seul \u00c9mir ? Le regrett\u00e9 Professeur Abdelmadjid Meziane nous disait au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1981 ceci\u00a0: <strong>\u00ab\u00a0l\u2019Emir a \u00e9t\u00e9 le seul homme \u00e0 avoir endoss\u00e9 les responsabilit\u00e9s qui \u00e9taient les siennes par une volont\u00e9 populaire, une\u00a0 premi\u00e8re dans l\u2019Histoire\u00a0; quand ceux qui se sont adress\u00e9s \u00e0 son p\u00e8re pour lui exprimer leur souhait de d\u00e9signer son fils pour mener le Djihad, le vieux Mohieddine appela son fils a\u00een\u00e9\u00a0 Mohamed Sa\u00efd. Ses visiteurs l\u2019arr\u00eat\u00e8rent et lui dirent\u00a0: nous sommes venus pour Abd-El-Kader\u00a0\u00bb. <\/strong>Ce qu&rsquo;il y a d&rsquo;inqui\u00e9tant dans cette appr\u00e9ciation de ce qu&rsquo;a exprim\u00e9 Sauvy, c&rsquo;est qu&rsquo;elle n&rsquo;est s\u00e9par\u00e9e que d&rsquo;un cheveu des th\u00e8ses soutenues mordicus par une certaine droite de l&rsquo;Hexagone sur l&rsquo;apport positif de la colonisation<\/p>\n<p><strong><u>3.2. Sur la structure du pouvoir de l\u2019Emir<\/u><\/strong><strong>.<\/strong><\/p>\n<p>Quant \u00e0 <strong>\u00ab<\/strong>\u00a0<strong>structurer son pouvoir sur la m\u00eame typologie que l\u2019empire ottoman, l\u2019\u00e9mir et ces khalifes\u00a0\u00bb<\/strong> (sic), il faut pr\u00e9ciser les sens \u00e9tymologiques de ces termes\u00a0: l\u2019\u00e9mir est celui qui a la responsabilit\u00e9 du suivi des affaires communautaires\u00a0; le khalife \u00e9tant le charg\u00e9 \u2013 le lieutenant \u2013 de l\u2019\u00e9mir (le wali d\u2019aujourd\u2019hui en quelque sorte). Ces termes ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9voy\u00e9s et vid\u00e9s de leur substance dans la pratique, surtout contemporaine, l\u2019auteur a insist\u00e9, de mani\u00e8re \u00e9trangement innocente, sur cette moderne approche de ces vocables\u00a0 dans un but de ternissement du pouvoir mis en place par l\u2019\u00c9mir. Le fondateur de l\u2019Etat alg\u00e9rien a \u00e9t\u00e9 le seul responsable, \u00e0 travers les si\u00e8cles, \u00e0 n\u2019avoir\u00a0 habit\u00e9 ni palais ni maison mais seulement une tente qui ne pouvait rivaliser en faste avec celles de ses compagnons ce qui lui sauva la vie en juin \/ juillet 1847 alors qu\u2019il se trouvait avec sa De\u00efra pr\u00e8s de Tafersit, dans le Rif. Il lui arriva m\u00eame de dormir une nuit enti\u00e8re sur le dos de son cheval apr\u00e8s la bataille de la Sikkak (Tlemcen). Ajoutons qu\u2019il n\u2019\u00e9margea\u00a0 jamais \u00e0 Be\u00eft el Mel\u00a0 et que, le vendredi 16 moharrem 1264 \/ 24 d\u00e9cembre 1847, le tlemcenien Hamadi Sekkal, \u00e0 la solde de la France, charg\u00e9 par lui, de vendre ses effets et ceux de ses compagnons sur le quai du port de Ghazaouet, n\u2019a pu en tirer que <em><strong>six mille francs\u00a0!<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em>Selon Mohamed, fils de l\u2019Emir (2), l\u2019\u00e9tat de recensement des biens pris dans le palais du Dey, apr\u00e8s la chute de Fort l\u2019Empereur, se monte \u00e0 48\u00a0680\u00a0575 francs. Dans celui \u00e9tabli par la commission fran\u00e7aise des finances, on note 7 212 kilogrammes d\u2019or \u00e0 3 434 francs le kilo, 108 704 kilogrammes d\u2019argent \u00e0 220 francs le kilo soit un montant de 48\u00a0683\u00a0000 francs \u2013 pour un peu plus de 115 tonnes &#8211; pour ces deux seuls m\u00e9taux pr\u00e9cieux auxquels on\u00a0 ajoute 3\u00a0000\u00a0000 en laines et denr\u00e9es diverses et 4\u00a0000\u00a0000 <strong><u>en pi\u00e8ces d\u2019artillerie de bronze<\/u><\/strong> soit un total de 55\u00a0684\u00a0527 francs (1), \u00e9tat o\u00f9 n\u2019appara\u00eet pas ce que de nombreuses mains fran\u00e7aises ind\u00e9licates ont subtilis\u00e9. (Charles Andr\u00e9 Julien\u00a0 a not\u00e9 dans son \u00ab\u00a0Histoire de l\u2019Alg\u00e9rie contemporaine, tome 1, \u00e9ditions P.U.F.\u00a0\u00bb que le seul intendant Deni\u00e9e avait pris 5 \u00e0 6 millions de francs). Le payeur g\u00e9n\u00e9ral Firino en fit de m\u00eame. (3) Ce total serait multipli\u00e9 par trois qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tonnerait personne! Charles X qui a, face \u00e0 des difficult\u00e9s internes, ordonn\u00e9 la conqu\u00eate de la R\u00e9gence a \u00e9t\u00e9 le premier \u00e0 r\u00e9clamer la part du tr\u00e9sor qu&rsquo;il estimait lui revenir. Lorsqu&rsquo;il chutera le 27 juillet, tous les royalistes qui firent partie de l&rsquo;exp\u00e9dition \u2013 dont le g\u00e9n\u00e9ral De Bourmont- furent rappel\u00e9s. De Bourmont prendra le chemin de l&rsquo;Espagne avec un petit coffre contenant le c\u0153ur de son fils mort au combat \u00e0 Constantine. Que pouvaient contenir ses plus gros coffres?<\/p>\n<p>Il est \u00e9tabli que 92\u00a0000 hommes, dont 16\u00a0000 Kabyles, ont \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s par le Dey pour\u00a0 emp\u00eacher les 37\u00a0000 Fran\u00e7ais de d\u00e9barquer\u00a0 mais au lieu de 100 cartouches, disponibles, qu&rsquo;ils demandaient, ils ne re\u00e7urent que deux\u00a0! <strong><u>C\u2019est le tournant et la cause de la colonisation qu\u2019on rel\u00e8ve \u00e0 ce niveau<\/u>. <\/strong>Le produit de la vente des effets de l\u2019\u00c9mir, soit six mille francs, compar\u00e9 \u00e0 ce qui a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9 chez le Dey\u00a0 donne la\u00a0 mesure\u00a0 exacte &#8211; et aujourd&rsquo;hui inimaginable &#8211; du m\u00e9pris qu\u2019avait l\u2019homme pour le luxe et les biens mat\u00e9riels. Et s\u2019il avait \u00e9t\u00e9 habit\u00e9 par l\u2019ambition d\u2019un pouvoir sans partage c\u2019est tout un tr\u00e9sor qu\u2019on aurait trouv\u00e9 sur lui car point d\u2019argent point d\u2019\u00e9tat. Seul lui savait ce\u00a0 que sa religion d&rsquo;abord, son \u00e9ducation ensuite son int\u00e9grit\u00e9 absolue et\u00a0 le titre qui \u00e9tait le sien lui interdisaient ce \u00e0 quoi a pens\u00e9 l\u2019auteur qui semble, avec un ent\u00eatement mal d\u00e9guis\u00e9, faire accroire qu\u2019\u00e9mir doit \u00eatre compris dans le sens que lui donnent ceux qui le portent aujourd\u2019hui alors que khalife correspondrait, lui, au sens de baron tel qu\u2019il est admis chez nous. Le juif Bacri, qui \u00e9tait l\u2019intime du Dey Husse\u00efn,\u00a0 assure que celui \u2013 ci ne disposait que de 4\u00a0000\u00a0000 de francs (rien que \u00e7\u00e0) alors que d\u2019autres sources soutiennent qu\u2019il disposait de sommes plus consid\u00e9rables\u00a0! Le Dey supplia De Bourmont de lui remettre 30\u00a0000 sequins (pi\u00e8ces d\u2019or de Venise) avant son embarquement, le 10 juillet sur la fr\u00e9gate <em>la Jeanne d\u2019Arc\u00a0 <\/em>pour Naples, ce qu\u2019il obtint avec toutes ses pierreries et ses soieries lyonnaises.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 la structure du pouvoir ottoman en Alg\u00e9rie, elle n\u2019\u00e9tait pas bas\u00e9e sur <strong>\u00ab<\/strong>\u00a0<strong>l\u2019\u00e9mir et ses khalifes\u00a0\u00bb<\/strong> mais sur celui du Dey et de ses Beys.<\/p>\n<p>Une derni\u00e8re remarque sur le tr\u00e9sor amass\u00e9 sur le dos des Alg\u00e9riens\u00a0 par le Dey Husse\u00efn: sur les 55\u00a0684\u00a0527 francs officiellement comptabilis\u00e9s, 48\u00a0500\u00a0000 couvrirent l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des d\u00e9penses de l\u2019exp\u00e9dition fran\u00e7aise qui prit le d\u00e9part de Toulon le 25 mai 1830\u00a0 avec 768 navires, 70\u00a0450 hommes dont 37\u00a0331 soldats et toute l\u2019intendance n\u00e9cessaire\u00a0: armes, bagages, nourriture, solde, fret<strong><u>! Et ils ne s\u2019\u00e9taient pas d\u00e9plac\u00e9s pour l\u2019Emir.\u00a0 <\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong><u>\u00a0<\/u><\/strong><strong><u>3.3. Le trait\u00e9 de la Tafna.<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, l\u2019\u00c9mir n\u2019a jamais accept\u00e9 une quelconque d\u00e9faite parce que, si Bugeaud savait qu\u2019il l&rsquo; avait vaincu, il n\u2019aurait pas n\u00e9goci\u00e9 avec lui un trait\u00e9 o\u00f9 l\u2019auteur reconna\u00eet quand m\u00eame que le \u00ab\u00a0vaincu\u00a0\u00bb restait ma\u00eetre des deux tiers de l\u2019Alg\u00e9rie, les villes ne l&rsquo;int\u00e9ressant pas. De plus, il est quasiment impossible de rendre avec pr\u00e9cision, aujourd\u2019hui, le d\u00e9tail de ce trait\u00e9 que Bugeaud, de l\u2019avis des sources les plus autoris\u00e9es, a falsifi\u00e9 lui-m\u00eame obligeant sa veuve \u00e0 faire un autodaf\u00e9 de tous les documents laiss\u00e9s par son mari. Lorsque les Fran\u00e7ais se rendirent compte que leur adversaire avait les coud\u00e9es franches pour mieux affiner les structures et l\u2019organisation de son Etat naissant et jouant sur l\u2019\u00e9criture fran\u00e7aise d\u2019un oued qui, en arabe avait une seule orthographe et deux prononciations diff\u00e9rentes d\u00e9signant chacune un oued distinct, l\u2019un agrandissant le territoire des Alg\u00e9riens, l\u2019autre le r\u00e9duisant, ils voulurent tester les r\u00e9actions de leur ennemi et envoy\u00e8rent des troupes au-del\u00e0 des Portes de Fer.<\/p>\n<p>Des Historiens et orientalistes fran\u00e7ais admettent que, dans ce litige, la parole de l\u2019\u00c9mir pesait beaucoup plus lourd que celle de Bugeaud. Toujours est-il que les troupes du Khalifa kabyle El Mokrani veillant, alert\u00e8rent l\u2019\u00c9mir. Il\u00a0 mit en garde le Gouverneur d\u2019Alger qui jugea bon ne pas r\u00e9pondre. L\u2019Emir lui conseille de\u00a0 rappeler tous les Fran\u00e7ais isol\u00e9s et, parti des bords du Ch\u00e9lif, \u00e9crasa tout sur son passage pour \u00eatre 24 heures apr\u00e8s devant le Jardin d\u2019Essais.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 son combat contre les tra\u00eetres qui rel\u00e8ve de l\u2019imp\u00e9ratif religieux, l\u2019auteur le qualifie\u00a0 d\u2019extermination. Mais c\u2019est parce que l\u2019\u00c9mir les a combattus que ses chances d\u2019aboutir ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9duites. Le si\u00e8ge de A\u00efn Madhi n\u2019a-t-il pas dur\u00e9 plus de huit mois\u00a0et qu\u2019il a fallu faire appel \u00e0 des Figuiguis, sp\u00e9cialistes av\u00e9r\u00e9s dans le creusement des tunnels, pour construire des galeries ?<\/p>\n<p>L\u2019auteur reconna\u00eet que <strong>\u00ab\u00a0l\u2019Emir gagnera quand m\u00eame la bataille de Sidi Brahim, avant de rendre les armes le 23 septembre 1847\u00a0\u00bb<\/strong> (sic). Le lecteur remarquera que ce \u00ab\u00a0quand m\u00eame\u00a0\u00bb est conc\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9mir comme cadeau de l&rsquo;auteur! La date ci- dessus ne correspond ni au jour de la bataille cit\u00e9e ni \u00e0 celui o\u00f9 il s\u2019est \u00ab rendu\u00a0\u00bb. Celle de Sidi Brahim eut lieu tout au d\u00e9but de la derni\u00e8re d\u00e9cade de septembre 1845 et sur les 400 hommes qui sortirent de Ghazaouet pour affronter l\u2019\u00c9mir, seuls quinze furent faits prisonniers le 23 septembre et, l\u2019un d\u2019eux, le trompette Escoffier demandera plus tard \u00e0 \u00eatre mis au service de l\u2019Emir alors d\u00e9tenu \u00e0 Amboise. Tous les autres p\u00e9rirent au combat.<\/p>\n<p>D\u00e9but octobre, 300 cavaliers, envoy\u00e9s de Tlemcen par Cavaignac pour renforcer la garnison de T\u00e9mouchent, se rendront \u00e0 l\u2019Emir sans tirer un seul coup de feu.<\/p>\n<p>Le 15 octobre 1845, Bugeaud d\u00e9barque \u00e0 Alger revenant de France o\u00f9 l\u2019on n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 tendre avec lui, entre autres, sur le Trait\u00e9 de la Tafna. 120\u00a0000 hommes vont le suivre pour la capture de l\u2019Emir. Cavaignac, Lamorici\u00e8re et Bedeau avaient exig\u00e9 sa pr\u00e9sence.<\/p>\n<p>Plusieurs batailles oppos\u00e8rent ses troupes \u00e0 celles de l\u2019Emir\u00a0: le 23 d\u00e9cembre, avec 500 hommes, il faillit mettre la main sur le g\u00e9n\u00e9ral Youssouf suivi de 2000 hommes. Moins de quatre semaines apr\u00e8s il \u00e9tait en Kabylie aux c\u00f4t\u00e9s de son Khalifat Ben Salem qui l\u2019attendait \u00e0 la t\u00eate de 5000 hommes. Ils ratissent toute\u00a0 la plaine et arrivent \u00e0 quatre heures d\u2019Alger.<\/p>\n<p>Le 7 f\u00e9vrier 1846, au pied du Djurdjura, il fut encercl\u00e9 en pleine nuit par les Chasseurs et r\u00e9ussit \u00e0 faire \u00e9chouer leurs plans. 21 jours apr\u00e8s, \u00e0 Bordj Bou Kenni, il sollicita les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s de toutes les tribus qui lui restaient inconditionnellement fid\u00e8les pour d\u00e9battre de la guerre. Mais, avertis que Bugeaud marchait vers eux avec le gros de ses troupes, ils conclurent que la prudence devait pr\u00e9valoir. Quittant le Djurdjura le 7 mars avec 2000 hommes il se dirigea vers l\u2019Ouest, \u00e9crasa les Doua\u00efers, depuis plus de treize ans au service de la France ainsi que d\u2019autres tribus ralli\u00e9es. En juin, et apr\u00e8s \u00eatre pass\u00e9 chez Ouled Sidi Che\u00efkh, il rejoignit sa De\u00efra au Maroc. Nous voyons, que sur la p\u00e9riode allant de\u00a0 septembre 1845 o\u00f9 il \u00e9crasa Montagnac, \u00e0 juin 1846, il livra plus de vingt batailles et celle que l\u2019auteur veut faire appara\u00eetre comme \u00e9tant la derni\u00e8re fut la premi\u00e8re\u00a0 de celles qui devaient avoir lieu pendant presque toute l\u2019ann\u00e9e qui suivit et o\u00f9 l\u2019\u00c9mir et ses plus fid\u00e8les compagnons ont eu \u00e0 parcourir plus de 10000 kilom\u00e8tres.<\/p>\n<p>D\u00e8s son retour au Maroc et apr\u00e8s s\u2019\u00eatre \u00e0 peine repos\u00e9 il dut faire face \u00e0 l\u2019acharnement du Sultan Moulay Abderrahmane et certaines tribus du Maroc oriental. Fin juin \/ d\u00e9but juillet, avec 200 hommes, il \u00e9crasa les 9000 hommes du chef militaire Hicham Lahmar pr\u00e8s de Tafersit d\u00e9tach\u00e9s pour s\u2019emparer de lui. Quelques semaines apr\u00e8s les B\u00e9ni Amer qui s\u2019\u00e9taient install\u00e9s \u00e0 F\u00e8s d\u00e9cid\u00e8rent\u00a0 d\u2019aller renforcer les rangs des Alg\u00e9riens. En ao\u00fbt 1846, ils furent quasiment tous massacr\u00e9s pr\u00e8s de l\u2019oued Ouargha par les Cherarda command\u00e9s par Ibrahim Ben Ahmed Lakehal. Les Hchems subirent le m\u00eame sort pr\u00e8s de Zerhoun.<\/p>\n<p>Etant sorti pour aller \u00e0 la rencontre des B\u00e9ni Amer, l\u2019\u00c9mir fut mis au courant de la nouvelle de leur extermination par quelques rescap\u00e9s. De retour \u00e0 sa De\u00efra, il apprend que les Gla\u00e2 avaient attaqu\u00e9 son campement et s\u2019\u00e9taient empar\u00e9s de ses biens qui rest\u00e8rent moins d\u2019une semaine entre les mains des ravisseurs qui subirent, en moins de deux heures, une d\u00e9faite cuisante. C\u2019\u00e9tait en plein mois de Ramadan (septembre 1847), cette date figurant dans l\u2019article comme \u00e9tant celle de la reddition de l\u2019Emir. Le\u00a0 samedi 3 moharrem 1264 \/\u00a0 11 d\u00e9cembre 1847, \u00e0 la t\u00eate de 1200 cavaliers, il se lan\u00e7a contre les 50 000 marocains envoy\u00e9s par le Sultan et dirig\u00e9s par ses fils dont le prince h\u00e9ritier Mohammed, le futur Mohamed IV. La bataille durera treize jours. Il n\u2019y avait plus d\u2019issue. Il envoya deux \u00e9missaires porter ses conditions au g\u00e9n\u00e9ral Lamorici\u00e8re qui, fou de joie, lui adressa une lettre \u00e0 blanc, sign\u00e9e par lui et portant\u00a0 le cachet de l\u2019un de ses officiers sup\u00e9rieurs, \u00e9tant d\u2019avance, d\u2019accord avec toutes les exigences de l\u2019Emir. Il n\u2019y a pas un seul exemple dans l\u2019histoire o\u00f9 celui qui se \u00ab\u00a0rend\u00a0\u00bb\u00a0 eut droit \u00e0 une telle consid\u00e9ration pour une seule raison\u00a0: celui qui se rend se pr\u00e9sente devant ses vainqueurs l\u2019arme bien apparente au-dessus de sa t\u00eate alors que l\u2019Emir avait gard\u00e9 la sienne avec le sabre que Lamorici\u00e8re lui avait envoy\u00e9 comme gage de bonne volont\u00e9\u00a0; celui qui se rend ne parle que lorsque l\u2019on lui pose des questions, ne re\u00e7oit pas les honneurs militaires et ne s\u2019entoure pas des garanties pour ceux de ses compagnons qui avaient choisi de rentrer chez eux. La France au pass\u00e9 tr\u00e8s belliqueux n\u2019a conc\u00e9d\u00e9 ces \u00e9gards \u00e0 aucun de ses ennemis. Ces \u00e9gards furent reproch\u00e9s au G\u00e9n\u00e9ral Lamorici\u00e8re et il eut une r\u00e9plique tellement c\u00e9l\u00e8bre qu\u2019elle m\u00e9rite un examen \u00e0 part.<\/p>\n<p>Ancien ministre de la guerre en 1814 et 1815 sous Napol\u00e9on qu\u2019il qualifia d\u2019usurpateur, Major G\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Arm\u00e9e, pair de France en 1827, Ministre de la guerre de 1830 \u00e0 1832, Pr\u00e9sident du Conseil en 1832,1839, et de 1840 \u00e0 1847, le G\u00e9n\u00e9ral Soult \u00e9crivit\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0 Il n\u2019y a pr\u00e9sentement dans le monde que trois hommes auxquels on puisse l\u00e9gitimement accorder la qualification de grands et tous trois appartiennent \u00e0 l\u2019Islam. Ce sont Abd El Kader, M\u00e8h\u00e9met Ali et Chamyl.\u00a0\u00bb <\/strong>Mais le Mar\u00e9chal Soult n&rsquo;avait pas l&rsquo;envergure intellectuelle de notre auteur!<\/p>\n<p>Tous les g\u00e9n\u00e9raux qui ont eu \u00e0 signer des trait\u00e9s avec l\u2019l\u2019\u00c9mir : Desmichels (pour celui de la Macta), Bugeaud (pour celui de la Tafna) et Lamorici\u00e8re pour s\u2019\u00eatre pli\u00e9 aux exigences de son ennemi, ont tous \u00e9t\u00e9 r\u00e9primand\u00e9s, leur hi\u00e9rarchie reconnaissant trop tard l\u2019habilet\u00e9 de leur adversaire pour ne plus parler que de son g\u00e9nie. Pour les deux premiers trait\u00e9s sign\u00e9s, l\u2019\u00c9mir n\u2019avait pas le droit de demander la paix, car c\u2019\u00e9tait contraire \u00e0 l\u2019enseignement de l\u2019Islam, mais il avait la facult\u00e9 de l\u2019accepter \u00e0 l\u2019unique condition qu\u2019elle lui f\u00fbt propos\u00e9e. Et c&rsquo;\u00e9tait le cas.<\/p>\n<p>Si Bugeaud se sentait vainqueur, il ne proposerait pas son trait\u00e9. Un officier suisse qui a \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 par la France \u00e0 visiter ces nouveaux territoires a assist\u00e9 \u00e0 la signature du trait\u00e9 de la Tafna. Le r\u00e9cit qu\u2019il en fit est saisissant. Et, ce qui appara\u00eet \u00e0 l\u2019auteur de l\u2019article comme concessions de la part de l\u2019Emir rel\u00e8ve d\u2019une lecture de forme. Le fond est enti\u00e8rement diff\u00e9rend. L\u2019auteur admet tr\u00e8s mal que l\u2019Emir ait pu forger le respect de ses ennemis. Le g\u00e9n\u00e9ral P\u00e9lissier, ennemi irr\u00e9ductible de l\u2019Emir,\u00a0 pr\u00e9curseur des chambres \u00e0 gaz ( enfumades des Ouled Riah et d&rsquo;autres lieux) que l\u2019auteur met sous la responsabilit\u00e9 de l\u2019\u00c9mir apr\u00e8s s\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0rendu\u00a0\u00bb alors qu\u2019elles ont eu lieu bien avant, a d\u00e9clar\u00e9\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0On ne peut pas approcher cet homme sans l\u2019aimer\u00a0\u00bb. Bien plus tard, le g\u00e9n\u00e9ral Bigeard, dans une interview t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e en 1972 dira\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0je me suis inclin\u00e9 au cours de ma vie devant deux hommes et je suis certain qu\u2019il n\u2019y aura pas de troisi\u00e8me, le premier \u00e9tait Ho Chi Minh et le deuxi\u00e8me Ben M\u2019Hidi\u00a0\u00bb. <\/strong>C&rsquo;est \u00e9trange de constater que les strat\u00e8ges fran\u00e7ais ne s&rsquo;inclinent que devant leurs ennemis alg\u00e9riens.<\/p>\n<p><strong><u>3.4. Les citations religieuses \u00e0 la fin de l\u2019article<\/u><\/strong>.<\/p>\n<p>Nous\u00a0 saisissons tr\u00e8s mal\u00a0 cette suite de Versets et de Hadiths qui interviennent suite\u00a0 aux \u00ab\u00a0 griefs\u00a0\u00bb retenus contre l\u2019Emir. Nous en avons retenu deux choses\u00a0:<\/p>\n<p>-La premi\u00e8re c\u2019est quand l\u2019auteur dit\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00a0Abdelkader ne fera que r\u00e9\u00e9crire toutes ses valeurs ancestrales \u00e0 sa fa\u00e7on\u00a0\u00bb. <\/strong>Seule une m\u00e9connaissance totale des \u00e9crits de l\u2019\u00c9mir peut engendrer une telle ineptie. L\u2019homme incrimin\u00e9 \u00e9tait parfaitement au fait de <strong>tout<\/strong> ce qui avait trait \u00e0 sa Religion. Des sources s\u00fbres rapportent qu\u2019il enseignait le Sahih de Boukhari en pleine chevauch\u00e9e. Au cours de sa r\u00e9sistance il eut \u00e0 passer un mois de Ramadhan \u00e0 M\u00e9d\u00e9a\u00a0: ce mois sacr\u00e9 lui donna l\u2019occasion de commenter, dans son int\u00e9gralit\u00e9, la Rissala sur\u00a0 le Fiqh de Malik, \u00e9crite par Ibn Abi Zayd El Ka\u00efraouani. Dans les lettres adress\u00e9es aux Oulama de F\u00e8s et un peu plus tard \u00e0 ceux d\u2019El Azhar, il ne s\u2019\u00e9tait pas content\u00e9 de poser des questions mais il avait pratiquement, par de solides r\u00e9f\u00e9rences, anticip\u00e9 lui-m\u00eame sur les r\u00e9ponses des Oulama contact\u00e9s. C\u2019\u00e9tait une fa\u00e7on sage de prendre \u00e0 t\u00e9moin des sommit\u00e9s religieuses de ce qu\u2019il subissait comme trahison de la part des siens et des difficult\u00e9s qu\u2019il rencontrait avec le sultan Moulay Abderrahmane du Maroc. Prisonnier \u00e0 Amboise, il enseigna, sans aucun support didactique, \u00e0 ces compagnons qui l\u2019avaient sollicit\u00e9, Kitab El Ibriz de Sidi Abdelaziz Eddebagh. Il\u00a0 n\u2019a r\u00e9\u00e9crit aucun des livres du patrimoine arabo musulman\u00a0; au contraire il a veill\u00e9 \u00e0 transmettre ce qu\u2019on lui a enseign\u00e9 en s\u2019attelant \u00e0 un rigoureux respect du legs de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Et cette rigueur est pouss\u00e9e \u00e0 un tel point que, dans son autobiographie, il cite la cha\u00eene de transmission des Ma\u00eetres remontant tr\u00e8s loin dans l\u2019Histoire pour finir jusqu\u2019aux g\u00e9n\u00e9rations qu\u2019il a connues. Quand l\u2019imprimerie en arabe fit son apparition, il fut le grand pr\u00e9curseur de l\u2019\u00e9dition des \u0153uvres de son Ma\u00eetre spirituel Ibn Arabi en prenant, \u00e0 sa charge, la publication\u00a0 des Foutouhate El Mekkia (Les Illuminations de la Mecque). Connaissant parfaitement l\u2019\u0153uvre de son Ma\u00eetre et disposant d\u2019un manuscrit, il prit la pr\u00e9caution de d\u00e9l\u00e9guer deux de ses compagnons aupr\u00e8s du Sultan d\u2019Istanbul pour comparer sa copie avec celle qui se trouvait, parmi beaucoup d\u2019autres, en Turquie mais il savait que la copie du Sultan a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite de la main d\u2019Ibn Arabi lui-m\u00eame.<\/p>\n<p><strong><u>Notre vraie r\u00e9ponse \u00e0 Monsieur Boukherissa<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Dans son article, il cite le Verset coranique suivant\u00a0:\u00a0<strong>\u00ab\u00d4 hommes\u00a0! Nous vous avons cr\u00e9\u00e9s d\u2019un m\u00e2le et d\u2019une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez Le plus noble d\u2019entre vous, aupr\u00e8s de Dieu, est le plus pieux. Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur.\u00a0\u00bb <\/strong>Ce Verset est le treizi\u00e8me de Sourate El Houjourate. Il vient juste apr\u00e8s celui que nous avons encadr\u00e9 apr\u00e8s le titre. Voici les circonstances dans lesquelles ce Verset fut annonc\u00e9 au Proph\u00e8te (QLSSSL)\u00a0:<\/p>\n<p>Ma\u2019izz, un Compagnon du Proph\u00e8te vient voir ce dernier et lui dit\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0\u00d4 Envoy\u00e9 de Dieu\u00a0! J\u2019ai commis une faute qui m\u00e9rite lapidation\u00a0; purifiez-moi.\u00a0\u00bb Le Proph\u00e8te ne tient pas compte de sa demande. L\u2019int\u00e9ress\u00e9 revient une deuxi\u00e8me fois pour le m\u00eame objet et re\u00e7oit la m\u00eame r\u00e9ponse. A la troisi\u00e8me, le Proph\u00e8te alla voir la famille de l\u2019int\u00e9ress\u00e9 et leur demanda si Ma\u2019izz \u00e9tait sain d\u2019esprit. R\u00e9pondant par l\u2019affirmative, la sentence que le coupable savait m\u00e9rit\u00e9e fut ex\u00e9cut\u00e9e\u00a0: il fut lapid\u00e9, re\u00e7ut une toilette mortuaire fut mis dans un linceul\u00a0 et\u00a0 eut droit \u00e0 la pri\u00e8re des morts. Un homme, parmi l\u2019assistance, dit alors \u00e0 son compagnon\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Regarde cet homme que nous avons lapid\u00e9\u00a0; il n\u2019a pas gard\u00e9 son secret pour lui au point o\u00f9 il a fini par \u00eatre lapid\u00e9 comme un chien.\u00a0\u00bb Le Proph\u00e8te les entendit. Le narrateur ajoute\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Ils pass\u00e8rent pr\u00e8s de la carcasse d\u2019un \u00e2ne mort. L\u2019Envoy\u00e9 de Dieu demanda\u00a0: o\u00f9 sont untel et untel\u00a0? Les deux compagnons r\u00e9pondirent\u00a0: nous sommes l\u00e0 \u00f4 Envoy\u00e9 de Dieu\u00a0! Il leur dit\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Descendez et mangez de cette charogne\u00a0\u00bb Ils lui r\u00e9pondirent\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Dieu te pardonne \u00f4 Envoy\u00e9 de Dieu\u00a0! Peut-on manger de \u00e7\u00e0\u00a0?\u00a0\u00bb Il\u00a0 leur dit\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Ce que vous venez de dire au sujet de votre fr\u00e8re est une nourriture pire que celle-l\u00e0.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>A une \u00e9poque o\u00f9, dans notre pays, l\u2019Imam Malik a \u00e9t\u00e9 trait\u00e9 de\u00a0 \u00ab\u00a0halik\u00a0\u00bb dans des pr\u00eaches sing\u00e9s sous d\u2019autres cieux, o\u00f9 Abane Ramdane est d\u00e9sign\u00e9 comme \u00ab\u00a0dictateur\u00a0\u00bb, o\u00f9 Che\u00efkh Ben B\u00e2dis subit les pires m\u00e9disances, peut-on \u00eatre \u00e9tonn\u00e9 par ce qui\u00a0 vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9\u00a0ou qui le sera certainement?<\/p>\n<p><strong><u>Sources\u00a0:<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0 \u00a0 &#8211;<\/strong>1<strong>. <\/strong>L\u2019Alg\u00e9rie ancienne et moderne. Par L\u00e9on Galibert. Editions Furne et Cie. Paris 1844.<\/p>\n<p>-2. Touhfat El Zaer fi tarikh El Djaza\u00efr oual Amir Abdel Kader. Mohamed, fils de l\u2019Emir. Dar El Yaqaza Al- Arabiyya. Beyrouth.\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 2<sup>\u00e8me<\/sup> \u00e9dition. 1384 \/ 1964.<\/p>\n<p>-3. Histoire de l\u2019Alg\u00e9rie Contemporaine. Tome 1. Conqu\u00eate et colonisation (1827-1871). Charles \u2013 Andr\u00e9 Julien. Presses\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 Universitaires de France.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0 \u00a0 \u00a0 HALTE\u00a0 A L\u2019INFAMIE\u00a0!\u00a0 \u00a0 Par Mohamed Senni \u00abQuelqu&rsquo;un, parmi vous aimerait-il manger la chair de son fr\u00e8re mort\u00a0? Vous l\u2019abhorreriez. Craignez Allah.\u00a0\u00bb Coran, (Sourate El Houjourate -Verset 12) Paru dans le Quotidien d\u2019Oran du 1er juin, sous la plume de M. Boukherissa Khe\u00efreddine, Pr\u00e9sident de la Fondation du 8 mai 45, aujourd&rsquo;hui [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":7785,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"class_list":{"0":"post-7445","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-mohamed-senni"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7445","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7445"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7445\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7785"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7445"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7445"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7445"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}