samedi, juillet 13, 2024

L’appel des Sirènes : Souvenirs douloureux de nos villages kabyle

Je viens de terminer le deuxième roman de Abdelkader Gouchene intitulé « l’appel des sirènes »Un roman très passionnant qui nous a plongés dans la situation difficile que vivaient nos villages durant la colonisation française. Le destin ou les aléas de la vie a poussé Mohand le berger de quitter son hameau en kabylie pour se retrouver à Alger, Marseille, Paris puis en Louisiane. Un roman tiré des faits réels et qui peut être un scénario pour un excellent film l’appel des sirènes » me fait rappeler notre dure enfance! Il me fait revivre des souvenirs douleureux de nos villages Kabyles! L’auteur a décrit parfaitement la vie des villages Kabyles avant l’indépendance et même après.

À travers Thanina qui avait 7 filles et pas de garçons, Abdelkader Gouchene nous montre combien c’était difficile pour une femme d’enfanter que des filles ! À chaque naissance Thanina se sentait rabaisser et humilier encore plus ! L’auteur a décrit le désarroi de Thanina d’une manière émouvante ! Plusieurs femmes sont repudiees jadis parce qu’elles enfantaient que des filles! Ces femmes habitées par le diable pour la société!Le temps a changé heureusement ! Je ne suis du tout nostalgique de cette époque !

À travers Mouloud et sa mère Gida l’auteur nous plonge dans un autre univers obscure des villages Kabyles d’antan…Gida a un seul enfant Mouloud mais elle se sentait mieux que Thanina avec ses 7 filles ! Gida a un seul rêve, faire marier son fils le plus tôt possible et avoir le maximum de petits enfants, au moins sept !Gida exerçait une pression terrible sur Mouloud alors qu’il était encore enfant pour le convaincre de se marier avec une fille qu’elle a déjà choisieIl se trouve que Mouloud est un impuissant sexuel et il a tout fait pour faire comprendre à sa mère qu’il est malade et il ne pouvait pas se marier! Sa mère, son père et la société refusaient de l’écouter …

il ne pouvait pas supporter toute cette pression exercée sur ses épaules…il avait une seule solution…se donner la mort ! L’auteur a brisé un véritable tabou dont souffre les villages Kabyles À travers Mohand, le personnage principal du roman, l’auteur nous replonge sur le caractère sèvere des parents Kabyles. Mohand le berger a perdu une chèvre ne pouvait pas rentrer à la maison puisque son père ne lui pardonnera ça !Un livre à lire assurément !

« L’appel des sirènes »Abdelkader Gouchene

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