samedi, juillet 13, 2024

Vu au Ciné Club – Nous nous sommes tant aimés (hommage à Ettore Scola)

Chaque fois qu’on revoit un film qui nous a marqué dans le temps, on appréhende sa re-vision: L’impact sera-t-il le même que les autres fois ? l’effet -surprise étiolé et usé ne risque-t-il pas de nous rendre moins perméables à la magie qui nous avait conquis à la 1ère vison et même aux autres qui ont suivi ? Ne sommes-nous pas devenus plus blasés à force d’avoir vu tant d’autres films qui sont-peut-être -allés plus loin dans le traitement des m^mes thématiques ?

Eh, bien non. ce qui est probablement valable pour certaines œuvres que le Temps n’a pas épargnées, ne l’est point pour d’autres qui traversent les époques en gardant la même force de suggestion, de persuasion, le même impact émotionnel et peut-être même plus, du fait que les années qui passent ne laissent personne indemne en nous faisant subir des expériences – heureuses ou tristes- que -forcément-on est quelquefois confrontés à les retrouver sublimes par un conteur d’histoires génial

Il nous force à nous regarder dans ce miroir qu’est le cinéma dans ce qu’il a de plus magnifiquement authentique et touchant quand il met sous la lumière des échantillons d’humanité pris dans des tranches de vie où les thèmes universels que sont l’Amitié, l’Idéal d’une Société Juste, l’Innocence, l’Amour, l’Usure du Temps sont abordés avec une telle authenticité, une telle délicatesse, une telle force également , un tel désabusement.

Mais, avec cet humour qui a fait la grande force du cinéma italien qu’on est totalement bouleversés, emportés dans un maelstrom fait de sourires, de larmes écrasées et de remerciements pour le génie d’Ettore Scola et de tous ceux qui ont porté cette leçon de vie aux sommets de l’art : Gassmann, Manfredi, Stefania Sandrelli et ce Stefano flores (dont j’oublie toujours le nom).

Comme souvent aussi dans ce merveilleux cinéma italien on a une certaine ère bénie, de magnifiques seconds rôles, tels le vieux gendre millionnaire, pourri mais attachant de Gianni – Gassmann.

PS/ Le film est aussi un superbe hommage au cinéma Italien. le film étant même dédicacé au grand Vittorio de Sica

Elkeurti mohamed

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