{"id":13942,"date":"2016-08-11T10:48:48","date_gmt":"2016-08-11T10:48:48","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/culture\/?p=13942"},"modified":"2016-08-11T10:48:48","modified_gmt":"2016-08-11T10:48:48","slug":"amin-zaoui-festin-de-mensonges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/amin-zaoui-festin-de-mensonges\/","title":{"rendered":"AMIN ZAOUI : \u00ab\u00a0Festin de mensonges\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<p>Titre : Festin de mensonges<br \/>\nGenre : Roman.<br \/>\nEd, Barzakh, mars 2007.<\/p>\n<p>Pr\u00e9sentation du texte.<\/p>\n<p>Ecrit sous le sceau de l\u2019h\u00e9donisme au f\u00e9minin.<\/p>\n<p>Festin sans convives, orgiaque, orgastique initiant une mystique du plaisir dans laquelle Dieu et son verbe sont invoqu\u00e9s pour exprimer l\u2019ascension vers l\u2019apoth\u00e9ose.<br \/>\nTexte de la jouissance sans r\u00e9jouissances dont le h\u00e9ro est la victime de la libido \u00e0 fleur de peau de femmes m\u00e2tures ne pouvant r\u00e9primer les exhortations de dame nature en pr\u00e9sence d\u2019un puceau. L\u2019odyss\u00e9e du puceau au pr\u00e9nom historiquement prestigieux et litigieux, h\u00e9l\u00e9 par des sir\u00e8nes, d\u2019\u00eele plaisir en \u00eele de plaisir, le m\u00e8ne vers le continent de la luxure et de la licence o\u00f9 il est transform\u00e9 en pourceau. D\u2019aventure en aventure Kousseila \u00e9choue en un lieu o\u00f9 toutes ses aventures de la chair sont r\u00e9unies sous le m\u00eame toit : le bordel. En ce lieu de la d\u00e9bauche organis\u00e9e, il se met une nouvelle fois au service des d\u00e9sirs des femmes non pour satisfaire leur plaisir mais pour accomplir de petites corv\u00e9es r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n<p>R\u00e9unies dans un lieu unique, tentateur, les femmes se transforment en fille de joie et le lieu en capitale de la d\u00e9bauche. Ainsi est notre plan\u00e8te.<\/p>\n<p>Le bestiaire du texte est r\u00e9duit aux f\u00e9linid\u00e9s et aux canid\u00e9s. Entre chiens et chats les inimiti\u00e9s ataviques sont connues. Les deux cat\u00e9gories animales vivent une apparente harmonie dans la mythomanie du personnage. S\u2019ils sont physiquement absents leur pr\u00e9sence et \u00e9pisodiquement anthropomorphique.<\/p>\n<p>\u00ab Festin de mensonges \u00bb est le roman de l\u2019h\u00e9r\u00e9sie transgressive et innovante \u00e0 la mesure de la fabulation de soi. Y sont introduit La sixi\u00e8me pri\u00e8re et \u00ab le huiti\u00e8me ciel \u00bb titre d\u2019un roman du m\u00eame auteur. La sixi\u00e8me pri\u00e8re n\u2019y est pas pr\u00e9vue logiquement et chronologiquement apr\u00e8s la cinqui\u00e8me mais apr\u00e8s le second office du rite musulman. L\u2019ordre graduel arithm\u00e9tique est brouill\u00e9, la pri\u00e8re surnum\u00e9raire n\u2019est ni vigilaire ni sur\u00e9rogatoire, elle est incantatoire, on peut la nommer la pri\u00e8re de l\u2019absent. Elle est celle du retour du p\u00e8re et de sa perte. Le retour du p\u00e8re se fait \u00e0 l\u2019heure de la sieste. [p47]<\/p>\n<p>\u00c9bauche pour une approche mythocritique de \u00ab Festin de mensonges. \u00bb<\/p>\n<p>Deux citations :<\/p>\n<p>Daniel Chauvin et Philippe Walter disent dans Questions de mythocritique \u00ab la mythocritique est de tenir pour essentiellement signifiant tout \u00e9l\u00e9ment mythique patent ou latent. \u00bb<\/p>\n<p>\u00ab Le mythe raconte une histoire sacr\u00e9e, il relate un \u00e9v\u00e8nement qui a eu lieu dans le temps primordial, le temps fabuleux des commencements. \u00bb Mircea Eliade. Aspects du mythe. [P16]<\/p>\n<p>\u00ab Festin de mensonges \u00bb est une fabulation de soi, l\u2019affabulation d\u2019un \u00ab je \u00bb \u00e0 travers lequel l\u2019auteur investit sa mythomanie pour \u00ab un festin de mensonges\u00bb.<br \/>\nTout au long du texte, La v\u00e9ridicit\u00e9 des \u00e9nonc\u00e9s est contest\u00e9e soit par le d\u00e9saveu imm\u00e9diat soit par l\u2019interrogation \u00e0 propos de l\u2019authenticit\u00e9 de l\u2019\u00e9v\u00e8nement narr\u00e9 comme vrai. De L\u2019inanit\u00e9 du r\u00e9cit \u00e9merge \u2013 non dit &#8211; le mot parjure.<\/p>\n<p>En effet, Le narrateur se parjure tout au long de son texte. De profane, le parjure s\u2019inscrit dans le registre sacr\u00e9. L\u2019ensemble des personnages, quelque soit leur confession, agissent \u00e0 l\u2019encontre des pr\u00e9ceptes de leur religion et des bases morales.<br \/>\nEntre le vraisemblable, le vrai et le v\u00e9ridique l\u2019espace du doute est absent. Leur mitoyennet\u00e9 est sans fracture, sans fronti\u00e8re. Aussi, dans le non lieu de la remise en cause, l\u2019aveu contredit prend l\u2019apparence du non-lieu au sens juridique or, le doute est permis, la graine est plant\u00e9e, l\u2019esprit est hant\u00e9 par le dit ni\u00e9 mais redit avec la vigueur de la conviction en d\u2019autres temps proches, en d\u2019autres lieux voisins. La r\u00e9cidive des actions et leur remise en cause par des formules dubitatives ou des n\u00e9gations p\u00e9remptoires installe une ambiance de parjure rappelant la philosophie du \u00ab peut-\u00eatre \u00bb de Jacques Derrida.<\/p>\n<p>Des faits historiques nationaux et internationaux dont l\u2019authenticit\u00e9 est av\u00e9r\u00e9e servent d\u2019indicateurs de l\u2019\u00e9poque. Ils constituent de fa\u00e7on ambivalente le plaidoyer pour la vraisemblance et le r\u00e9quisitoire de l\u2019accusation. De surcro\u00eet, des indices autobiographiques percent \u00e7\u00e0 et l\u00e0 pour \u00e9garer le lecteur et le pi\u00e9ger une nouvelle fois entre le fictif et le factuel, entre la dualit\u00e9 et le duel. Le chronotope d\u00e9fie l\u2019invraisemblance.<\/p>\n<p>Enfin, la mythomanie du narrateur et les mythes s\u2019entrecroisent dans un jeu de miroir o\u00f9 le \u00ab je \u00bb hypertrophi\u00e9, ramen\u00e9 \u00e0 modestie par une s\u00e9rie de qualifiants d\u00e9pr\u00e9ciatifs, se refl\u00e8te et r\u00e9fl\u00e9chit le regard du mythe dans le miroir de la mythomanie et vice versa. La mythomanie de l\u2019auteur relevant elle-m\u00eame du mythe r\u00e9v\u00e8le un mythe.<\/p>\n<p>L\u2019Incipit et le mythe des sept dormants.<\/p>\n<p>La r\u00e9f\u00e9rence au mythe des sept dormants [p11] est une amorce rompue par une digression sur les pr\u00e9f\u00e9rences des partenaires sexuels du narrateur. Le narrateur dans sa logorrh\u00e9e d\u00e9cousue de mythomane en pleine crise mystico-h\u00e9donistique, annonce le chiffre sept repr\u00e9sentant le nombre des dormeurs dans la grotte et la dur\u00e9e de la guerre de lib\u00e9ration. Il passe sans transition du sacr\u00e9 au profane laissant le chiffre f\u00e9tiche sept pi\u00e9g\u00e9 entre les deux univers. Le sacr\u00e9 est \u00e0 lire \u00e0 deux niveaux : Sacralit\u00e9 du mythe des sept dormants et sacralit\u00e9 de la guerre. La grotte \u00e9tant le refuge des maquisards.<\/p>\n<p>Le mythe des origines de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n<p>\u00c1 l\u2019origine fut le meurtre, le fratricide.<\/p>\n<p>Le meurtre originel, le premier fratricide commis par Abel jaloux contre son fr\u00e8re Ca\u00efn est cit\u00e9 clairement \u00e0 l\u2019instar d\u2019autres r\u00e9f\u00e9rences religieuses. Il est r\u00e9it\u00e9r\u00e9 tel un leitmotiv, une obsession pr\u00e9sidant \u00e0 l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Aussi, La r\u00e9cidive du fratricide originel, atavisme ou r\u00e9surgence cyclique, r\u00e9appara\u00eet aux origines de la terre Alg\u00e9rie, paradis retrouv\u00e9 d\u2019o\u00f9 le d\u00e9mon est chass\u00e9. Pourtant, Boumediene destitue Ben Bella \u00e0 la suite d\u2019un coup d\u2019\u00e9tat le 19 juin 1965 pour prendre sa place \u00e0 la t\u00eate du pays. Le meurtre est politique, la mort d\u2019homme est symbolique, le rival dispara\u00eet de la sc\u00e8ne. A cette \u00e9poque le compagnon de combat, le citoyen \u00e9tait nomm\u00e9 fr\u00e8re.<\/p>\n<p>Abel tuait Ca\u00efn.<br \/>\nLe sang du fr\u00e8re \u00e9tait vers\u00e9 sur la terre ind\u00e9pendante. [p79]<\/p>\n<p>Le sang est symbolique, les fr\u00e8res sont du m\u00eame sang.<\/p>\n<p>L\u2019oncle de Kousse\u00efla le narrateur, pr\u00e9nomm\u00e9 Houssinine, ou H\u00f4 chi min \u00e9bruite et confirme la mort de son fr\u00e8re aux trois pr\u00e9noms : Safir, Gharib, Salouk, pour lui ravir son \u00e9pouse Hadile. Louloua est l\u2019instigatrice de la cabale, elle d\u00e9sire jeter sa s\u0153ur dans les bras du beau fr\u00e8re. Le mariage a lieu. Symbolique, le meurtre est accompli. R\u00e9cidive du fratricide originel. L\u2019\u00e9poux de Hadile, p\u00e8re du narrateur, voyageur inv\u00e9t\u00e9r\u00e9, contrairement \u00e0 Ulysse \u00e0 son retour, perd sa P\u00e9n\u00e9lope. Nul chien pour le reconna\u00eetre &#8211; ses enfants, sa port\u00e9e, ne pr\u00eatent nulle attention \u00e0 son retrour &#8211; il se transforme lui-m\u00eame en chien vivant au seuil d\u2019un lieu de culte abandonn\u00e9 et y dormant. Les ragots relatifs \u00e0 sa conversion au christianisme \u2013 il r\u00e9side dans une \u00e9glise d\u00e9saffect\u00e9e &#8211; ach\u00e8vent son bannissement. La r\u00e9gression des charges s\u00e9mantiques onomastiques vient conforter le changement de statut du personnage. Ambassadeur (Safir), repr\u00e9sentant officiel d\u2019un \u00e9tat, d\u2019une institution ou d\u2019une cause, il devient \u00e9tranger (Gharib) pour parvenir enfin \u00e0 l\u2019\u00e9tat de brigand (Salouk). Le meurtre effectif rat\u00e9 et socialement accompli et r\u00e9ussi.<\/p>\n<p>\u00c1 l\u2019origine fut l\u2019inceste.<\/p>\n<p>Roman de l\u2019inceste sans les freins de la hantise de la transgression donc roman de la r\u00e9gression vers les sources originelles de l\u2019humanit\u00e9 afin que Eve puisse soulever le voile de chastet\u00e9 usurp\u00e9 qui la pare pour lib\u00e9rer dans la qui\u00e9tude l\u2019inqui\u00e9tude de ses instincts naturels.<\/p>\n<p>En effet, Eve ne fut-elle pas synonyme de p\u00e9ch\u00e9 originel ? Toutes les femmes ne sont-elles pas des \u00c8ve ? \u00c8ve est l\u2019image arch\u00e9typale de la femme.<br \/>\nLe jeune Kousseila est l\u2019amant privil\u00e9gi\u00e9 de sa tante Louloua. Erreur ou substitution volontaire louloua eut d\u00fb \u00eatre l\u2019\u00e9pouse de Safir, Gharib, Salouk. Elle se venge de sa s\u0153ur par l\u2019enfant interpos\u00e9 et de l\u2019\u00e9poux qui aurait d\u00fb \u00eatre le sien.<br \/>\nL\u2019Inceste r\u00e9el, ou consid\u00e9r\u00e9 comme tel au vu de l\u2019\u00e9cart d\u2019\u00e2ge entre l\u2019enfant et la femme adulte est consomm\u00e9. Le narrateur passe de douze \u00e0 quatorze \u00e0 l\u2019\u00e9poque du r\u00e9cit, c\u2019est un pr\u00e9adolescent. Ces rapports avec les femmes ne sont ni de son fait ni de sa volont\u00e9. Il est le jou\u00e9 de circonstances en des lieux et des moments idoines aux \u00e9bats amoureux.<\/p>\n<p>La tentation d\u2019Adam.<\/p>\n<p>Kousseila, le diable au paradis n\u2019est pas malin, il n\u2019est pas le m\u00e2lin il est na\u00eff. Il ne tente pas on le d\u00e9voie. Il est innocent mais il consent \u00e0 consommer ce qu\u2019on lui propose. Il r\u00e9pond aux appels de ce dont sa nature de m\u00e2le l\u2019a dot\u00e9. Il ose d\u00e8s lors que \u00c8ve a os\u00e9. \u00c8ve est de toutes les confessions, musulmane, chr\u00e9tienne ou juive. Eve est femme, sa nature n\u2019est pas dict\u00e9e par sa religion. Les religions furent r\u00e9v\u00e9l\u00e9es bien apr\u00e8s la cr\u00e9ation et la constitution de la nature humaine. L\u2019enfant conna\u00eet autant de concubines qu\u2019en eut Salomon. Elles \u00e9taient de toutes confessions et m\u00eame pa\u00efennes. Le roi Salomon est au c\u0153ur m\u00eame de la mythomanie de Kousseila.<\/p>\n<p>La damnation.<\/p>\n<p>De \u00ab La posture \u00bb au sens de Gilbert Durand.<\/p>\n<p>La damnation de Kousseila, sa diabolisation, est le r\u00e9sultat de sa nature. Son entourage d\u00e9crypte cette derni\u00e8re aux codes rigoureux de la superstition et le la tradition proph\u00e9tique. Gaucher, son naturel d\u00e9cide de sa mal\u00e9diction.<br \/>\nLe texte coranique cite express\u00e9ment la gauche comme \u00e9tant la main qui tient le livre et le lieu o\u00f9 se tiennent ceux qui subissent le courroux divin. Or, dans la langue augurale, gaucher est synonyme de chanceux.<br \/>\nAinsi, houspill\u00e9, pers\u00e9cut\u00e9, honni par les siens pour un naturel dont il est nullement responsable, Kousseila \u00e0 de la chance aupr\u00e8s des femmes. Elles se damnent pour le mieux damner.<\/p>\n<p>Le mythe de La fin du monde.<\/p>\n<p>Le mythe de la cr\u00e9ation ne peut \u00eatre cit\u00e9 sans celui de sa disparition.<br \/>\nChaque civilisation \u00e0 son mythe de la fin du monde. Chaque civilisation a attendu la date fatidique mais aucune ne fut le terme de l\u2019\u00e9v\u00e8nement fatal. Selon les musulmans le quatorzi\u00e8me si\u00e8cle repr\u00e9sentait la fin. Or la fin du monde n\u2019a pas eu lieu.<br \/>\nD\u00e9mythification de l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>Roman de l\u2019\u00e9cole o\u00f9 l\u2019ivresse n\u2019est pas celle du savoir, o\u00f9 l\u2019\u00e9cole buissonni\u00e8re est le lieu clos de l\u2019infirmerie, lieu de restauration des sant\u00e9s \u00e9prouv\u00e9es et du repos convalescent. Roman de l\u2019\u00e9cole niaise o\u00f9 l\u2019apprenant se d\u00e9niaise au seuil de l\u2019orgie entre les bras de celle qui a pour mission d\u2019assurer le nettoyage. Pertinemment, seul le chapitre 9 ne comporte pas l\u2019expression relative au mensonge. Dans le sanctuaire du savoir on ne ment pas, on d\u00e9ment. On ne sermonne pas on d\u00e9prave sans entraves.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9cole mise entre les mains des fr\u00e8res musulmans \u00e9gyptiens est par r\u00e9action un lieu de transgression des codes religieux et moraux. Une \u00e9cole du refus, du d\u00e9s-apprentissage Une \u00e9cole de la r\u00e9bellion contre le mythe d\u2019un peuple d\u00e9fait par le mythe d\u2019un autre peuple d\u00e9fait ayant \u00e0 sa t\u00eate une femme : Golda Meier. La guerre des 6 jours, la d\u00e9faite de Nasser servent de r\u00e9quisitoire contre les \u00e9gyptiens, une sorte de l\u00e9gitime d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Conclusion<\/p>\n<p>\u00ab Ne pouvant se r\u00e9duire \u00e0 un argument \u00ab vrai \u00bb ou \u00ab faux \u00bb, l\u2019image, au nom de la raison, est d\u00e9valoris\u00e9e comme incertaine et ambigu\u00eb. \u00bb Gilbert Durant.<\/p>\n<p>Les faits \u00e9nonc\u00e9s sont tout au long du texte mis en \u00e9chec par le recours \u00e0 l\u2019expression \u00ab les paroles les plus exquises sont celles du mensonge. \u00bb ou d\u2019autres expressions semant le doute. Ni vrai ni faux, la v\u00e9rit\u00e9 falote flotte dans les limbes de l\u2019incertitude Le proc\u00e9d\u00e9 contrarie non seulement le rationnel mais aussi l\u2019irrationnel. De plus, il l\u00e9gitime le parjure et autorise la contravention pour ne pas dire la transgression.<br \/>\nC\u2019est l\u2019arch\u00e9type de la puret\u00e9 originelle qui est mis en doute et en \u00e9chec. La puret\u00e9 du paradis adamique fut profan\u00e9e bien avant la robinsonnade de l\u2019anc\u00eatre de l\u2019humanit\u00e9 puis apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 chass\u00e9 de l\u2019Eden initial. La terre fut le lieu du fratricide et de l\u2019inceste originels. Notre univers profane est enfin de compte \u00e0 l\u2019image des d\u00e9convenues survenues dans l\u2019univers initial dont la puret\u00e9 mythique est loin d\u2019\u00eatre en co\u00efncidence avec sa repr\u00e9sentation mystique.<\/p>\n<p>Boureboune Fateh<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Titre : Festin de mensonges Genre : Roman. Ed, Barzakh, mars 2007. Pr\u00e9sentation du texte. Ecrit sous le sceau de l\u2019h\u00e9donisme au f\u00e9minin. Festin sans convives, orgiaque, orgastique initiant une mystique du plaisir dans laquelle Dieu et son verbe sont invoqu\u00e9s pour exprimer l\u2019ascension vers l\u2019apoth\u00e9ose. 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