{"id":14034,"date":"2016-09-15T12:58:20","date_gmt":"2016-09-15T12:58:20","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/culture\/?p=14034"},"modified":"2016-09-15T12:58:20","modified_gmt":"2016-09-15T12:58:20","slug":"omar-mokhtar-challal-lentente-au-coeur-1958-1988-un-trentenaire-historique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/omar-mokhtar-challal-lentente-au-coeur-1958-1988-un-trentenaire-historique\/","title":{"rendered":"Omar Mokhtar Challal : L\u2019entente au c\u0153ur. 1958-1988 : Un trentenaire historique"},"content":{"rendered":"<p>Auteure : Yamina Mechakra<br \/>\nTitre : La grotte \u00e9clat\u00e9e<br \/>\nEditions ENAG. 2000.175P.<br \/>\nEdit\u00e9 en 1979 par SNED.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Une citation :<br \/>\n\u00ab Les animaux n\u2019ont pas de tribunal pour porter plainte. \u00bb p 41<\/p>\n<p>La narratrice anonyme, enfant ill\u00e9gitime, fille du p\u00e9ch\u00e9, est renvoy\u00e9e d\u2019un asile de s\u0153urs blanches pour avoir commis un p\u00e9ch\u00e9. Sa faute est sans r\u00e9mission, sans possible r\u00e9sipiscence selon la m\u00e8re sup\u00e9rieure : L\u2019adolescente est surprise \u00e0 lire \u00ab Les nourritures terrestres \u00bb d\u2019Andr\u00e9 Gide. Or, le livre est la propri\u00e9t\u00e9 de tante Jeanne, nourrice de la narratrice \u00e2g\u00e9e alors de quatorze ans lorsqu\u2019elle est envoy\u00e9e en maison de correction.<\/p>\n<p>La narratrice subit une premi\u00e8re injustice et un premier rite de passage. L\u2019univers de la bont\u00e9 et de la saintet\u00e9 la condamne \u00e0 une descente en enfer vers le monde profane de la criminalit\u00e9. Nul ne dit mot pour prendre sa d\u00e9fense lors du conseil de discipline.<br \/>\nAndr\u00e9 Gide, chasse l\u2019ange d\u2019un incertain paradis vers un enfer certain. Il le chasse des nourritures c\u00e9lestes vers \u00ab les nourritures terrestres \u00bb. La punition est une possible victoire.<\/p>\n<p>Le roman est men\u00e9 comme un journal. Dat\u00e9 de novembre 1955, \u00e9poque du d\u00e9placement de la narratrice et de ses compagnons d\u2019armes vers Arris o\u00f9 doit se tenir une r\u00e9union, \u00e0 juillet 1962, av\u00e8nement de l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Entre ces deux dates, la narratrice quitte la grotte \u00e9clat\u00e9e en octobre 1958 lors d\u2019une attaque de l\u2019aviation fran\u00e7aise, pour un h\u00f4pital en Tunisie avant de retourner en Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p>Le roman s\u2019ouvre pratiquement sur un bapt\u00eame du sang au lieu d\u2019un bapt\u00eame du feu. Un acte de vampirisme o\u00f9 l\u2019humain \u00e9tanche sa soif \u00e0 la gorge d\u2019un chacal \u00e9gorg\u00e9, puis d\u00e9pec\u00e9, afin que sa peau serve de couche ou de v\u00eatement. Parlant de peau humaine tatou\u00e9e : \u00ab Je me souviens que sur l\u2019un des bras arrach\u00e9, \u00e9tait tatou\u00e9 un beau palmier. Ailleurs, sa peau aurait servi d\u2019abat-jour. \u00bb p23<\/p>\n<p>Animal autochtone, la symbolique du chacal est claire : le passeur Arris au nom \u00e9ponyme du toponyme, initie la passante, la narratrice infirmi\u00e8re du groupe, \u00e0 boire le sang de l\u2019ennemi.<br \/>\n\u00ab Je me tra\u00eenai jusqu\u2019au cadavre ensanglant\u00e9. Je passai mes l\u00e8vres sur la gorge b\u00e9ante, l\u00e9chai lentement le sang de la b\u00eate qui s\u2019\u00e9tait nourrie de la chair d\u2019un homme endormi quelque part \u00e0 l\u2019ombre d\u2019un roc, le ventre \u00e9cras\u00e9 par un obus. \u00bb p 17.<br \/>\n\u00ab Le sang chaud et fumant me montait aux narines, \u00e0 la bouche. Je f\u00eatais les paroles d\u2019Arris. \u00bbP17.<\/p>\n<p>Le bapt\u00eame du sang est un rite initiatique, un rite de passage. Et au lieu d\u2019\u00eatre \u00e9tanch\u00e9e, la soif est accrue.<\/p>\n<p>L\u2019adolescente progressant en altitude g\u00e9ographique vit parall\u00e8lement une seconde descente authentique et m\u00e9taphorique en enfer.<br \/>\nNB : [La terminologie : passeur, passant, rite initiatique rite de passage, rel\u00e8ve du langage de l\u2019ethnocritique.]<\/p>\n<p>La narratrice et ses compagnons avancent en direction d\u2019Arris, dans les Aur\u00e8s.<br \/>\nTout au long de son parcours, la jeune infirmi\u00e8re ne tient pas de journal. A aucun moment elle n\u2019\u00e9crit m\u00eame \u00e0 demeure dans la grotte, sauf s\u2019il s\u2019agit de tracer \u00e0 l\u2019aide de cendres des marques o\u00f9 doit intervenir la scie ou le couteau pour amputer le membre d\u2019un bless\u00e9 ou dessiner contre les parois de la grotte comme aux temps pr\u00e9historiques.<\/p>\n<p>Pourtant, la question de l\u2019\u00e9criture est bien au centre du r\u00e9cit, elle repr\u00e9sente le vif souhait du jeune Salah, orphelin, ayant perdu ses deux jambes. L\u2019enfant de neuf ans tient sans cesse un Mauser, une arme de poing, ne contenant qu\u2019une balle. L\u2019allusion \u00e0 ne pas se faire prendre vivant ne laisse aucun doute.<br \/>\n\u00ab Tais-toi, supplia Salah. Tu mens. L\u2019\u00e9criture est belle. A cause d\u2019elle je suis malheureux. Ceux qui savent ont un autre regard, une autre pens\u00e9e que les tiens, les miens. Ils sont heureux \u00e0 cause d\u2019elle. Quand je les vois passer le matin, j\u2019ai l\u2019impression d\u2019\u00eatre un \u00e9tranger. Ils ont les doigts tr\u00e8s beaux qui tiennent une plume. Moi, mes doigts sont gros et tout fissur\u00e9s. Ils n\u2019ont tenu que le b\u00e2ton et la fl\u00fbte. \u00bb P46.<br \/>\n\u00ab \u2026et les roseaux plieront sous la bise nouvelle. Tu t\u2019y tailleras une fl\u00fbte, tu y souffleras ta musique ; c\u2019est une \u00e9criture qui parle. Elle a la force de plusieurs \u00e9critures. \u00bb p46.<\/p>\n<p>D\u00e9cembre 1955 s\u00e9paration d\u2019avec Arris \u00ab Appel\u00e9 \u00e0 rejoindre la zone la plus meurtri\u00e8re, il devait sillonner la plaine, d\u2019A\u00efn M\u2019Lila \u00e0 Meskiana. Il me laissait un souvenir in\u00e9puisable. \u00bbp18<br \/>\nF\u00e9vrier 1955 : \u00ab Je fus dirig\u00e9e sur la fronti\u00e8re tunisienne. Sur cette ligne o\u00f9 le tambour de guerre r\u00e9sonnait inlassablement, j\u2019appris \u00e0 mourir et \u00e0 aimer les hommes. \u00bb p21.<\/p>\n<p>La narratrice \u00e9pouse Arris en 1957, elle a dix-neuf ans.<br \/>\n\u00ab Nous nous sommes mari\u00e9s sans cadi et sans coucous, sans zorna et sans burnous. \u00bb p 70.<br \/>\nElle donne naissance \u00e0 un enfant m\u00e2le en septembre 1958.<br \/>\n\u00ab Par une aube de septembre fra\u00eeche et claire naquit mon fils : je le nommais Arris. \u00bb p86.<br \/>\n\u00ab A l\u2019heure o\u00f9 le froid fait hurler les chacals et p\u00e2lir les \u00e9toiles, j\u2019enfantai. J\u2019accouchai pr\u00e8s du feu sans un cri comme la chienne Cilia de l\u2019orphelinat. \u00bb P 86.<br \/>\nOctobre 1958 : \u00ab L\u2019automne. Nouveaux bombardements sur la fronti\u00e8re. Je ne me souviens de rien\u2026Notre grotte \u00e9clata\u2026 \u00bb p 94<br \/>\n\u00ab Mon fils vivant, aveugle et sans jambes. Mon fils br\u00fbl\u00e9. \u00bb P96<\/p>\n<p>Et l\u2019h\u00e9ro\u00efne prend sa revanche dans une \u00e9num\u00e9ration jouissive, le jour de la circoncision de son fils en Tunisie, en juin 1960. Le petit Arris aveugl\u00e9 par le napalm lors de l\u2019explosion de la grotte.<br \/>\n&#8211; Couscous,<br \/>\n&#8211; M\u00e9choui,<br \/>\n-Yous-yous,<br \/>\n-Baroud,<br \/>\n-Zorna,<br \/>\n&#8211; Danses. P105.<\/p>\n<p>La narratrice qui n\u2019a pas connu sa m\u00e8re a perdu un bras, ses pieds sont br\u00fbl\u00e9s au napalm. Arris p\u00e8re mort au combat, n\u2019a pas vu son enfant. Arris fils n\u2019a pas connu son p\u00e8re et ne pourra jamais conna\u00eetre le visage de sa m\u00e8re parce qu\u2019aveugl\u00e9 par le napalm. La grotte familiale est \u00e9clat\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans la grotte situ\u00e9e sur la ligne fronti\u00e8re se tiennent : la narratrice, Salah, Kouider, Youcef, Anss El Meskani et deux ou trois autres personnages morts au court de combats. La grotte est une infirmerie, une position arri\u00e8re pour le repli mais aussi un tribunal o\u00f9 sont jug\u00e9s les traitres.<\/p>\n<p>Si la grotte se situe : \u00ab sur une fronti\u00e8re invent\u00e9e. \u00bb P 24, elle est aussi symbolique. Une grotte \u00e9tant une anfractuosit\u00e9 dans une montagne, une cavit\u00e9 souterraine naturelle accessible par sa partie horizontale. Or, la montagne est absente et la grotte qui \u00e9clate en octobre 1958 semble \u00eatre un logis sur lequel tombe la neige et s\u2019y d\u00e9pose.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit donc d\u2019une grotte symbolique \u00e0 multiple r\u00e9f\u00e9rents.<br \/>\n\u00ab Elle ne savait pas que son fils \u00e9tait sur le point de la quitter dans une grotte couverte de neige.\u00bb p39.<\/p>\n<p>Une grotte ne peut \u00eatre couverte de neige puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une anfractuosit\u00e9 dans une montagne.<\/p>\n<p>Le texte est satur\u00e9 de r\u00e9cits ench\u00e2ss\u00e9s : Les aventures et amours de Kouider ; r\u00e9elles mais semblables \u00e0 des contes. Les histoires de Kaddour au souci contique mais ne rapportant que la vie des gens. Daha et D\u00e2as deux malheureux tunisiens solidaires dans leur mis\u00e8re. Et des histoires de femmes malheureuses d\u2019\u00e9pouser des ca\u00efds et fils de ca\u00efds.<\/p>\n<p>Roman po\u00e9tique \u00e0 l\u2019\u00e9criture \u00e9clat\u00e9e \u00e0 l\u2019instar de la grotte, \u00ab Le grotte \u00e9clat\u00e9e \u00bb balise par la chronologie une \u00e9criture d\u00e9lirante et confusionnelle. Arris territoire, Arris amoureux et \u00e9poux, Arris enfant issue d\u2019un mariage presque ill\u00e9gal ou l\u00e9galisant l\u2019amour physique, apoth\u00e9ose de l\u2019amour, de l\u2019amour des hommes.<\/p>\n<p>\u00ab Comment n\u2019aimerais-je pas les hommes apr\u00e8s avoir tremp\u00e9 mes doigts dans leur sang, ramass\u00e9 leurs tripes, respir\u00e9 leur haleine f\u00e9tide, recueilli leur dernier souffle ? \u00bbp21<br \/>\nLes authentiques histoires narr\u00e9es sont celles de personnages hors l\u2019histoire guerri\u00e8re ou, v\u00e9cues hors la guerre. Les r\u00e9cits ench\u00e2ss\u00e9s sont structur\u00e9s, coh\u00e9rents : Ils constituent la vie d\u2019ailleurs, hors la folie meurtri\u00e8re de la guerre.<\/p>\n<p>A l\u2019instar de beaucoup d\u2019auteurs alg\u00e9riens aucun combat n\u2019est d\u00e9crit. Les bless\u00e9s meurent de leurs blessures ou des amputations de membres : \u00ab Les aides sortirent les ciseaux, les lames Gilette et la scie. \u00bb P 37. \u00ab La scie criait, les hommes hurlaient et ma t\u00eate bourdonnait. \u00bb P38<br \/>\nViolence d\u00e9lirante et d\u00e9lire po\u00e9tique s\u2019affrontent dans un combat tragique tout au long du texte.<\/p>\n<p>\u00ab Grotte \u00e9clat\u00e9e \u00bb \u00ab La terre \u00e9clat\u00e9e retient pr\u00e9cieusement quelques gouttes de pluie. \u00bb P114 et m\u00e9moire \u00e9clat\u00e9e pour une \u00e9criture \u00e9clat\u00e9e pour une \u00e9criture po\u00e9tique \u00e9clat\u00e9e.<br \/>\nR\u00e9miniscences, bribes de souvenirs, impressions rattach\u00e9es aux dates, d\u00e9nonciations de la terreur coloniale, rappels de la beaut\u00e9 des lieux et de l\u2019attachement \u00e0 la terre natale. Terre natale portant les pr\u00e9noms de l\u2019\u00e9poux d\u00e9c\u00e9d\u00e9 et du fils martyr. Terre natale vivante et lucide portant le nom du d\u00e9funt et de l\u2019aveugle. Rappels historiques depuis la Numidie, passant par la p\u00e9riode romaine et Turque. Le brigand d\u2019honneur Grine Belkacem tu\u00e9 en 1955 perp\u00e9tuant le long combat de ses lointains anc\u00eatres est identifi\u00e9 \u00e0 Takfarinas.<\/p>\n<p>Oscillant entre Kateb Yacine et Mohamed Khair-Eddine, s\u2019inscrivant dans le courant \u00ab Souffle \u00bb Yamina Mechakra emprunte \u00e0 l\u2019auteur marocain Le vol des sandales \u00e0 la mosqu\u00e9e pour faire aller Kouider comme dans AGADIR, vers \u00ab le pays des hommes. \u00bb<\/p>\n<p>Yamina M\u00e9chakra va plus loin, elle emprunte la fiche signal\u00e9tique de l\u2019auteur marocain, par ce moyen, elle semble lui rendre un hommage.<\/p>\n<p>Roman po\u00e9tique, roman de la d\u00e9raison, roman de la folie, roman d\u2019acc\u00e8s de lucidit\u00e9 interpelant des \u00e9v\u00e8nements et les narrant dans l\u2019art confirm\u00e9 du r\u00e9cit ou du conte \u00ab La Grotte \u00e9clat\u00e9e \u00bb en racontant le parcours de l\u2019enfant, de l\u2019adolescente et de la m\u00e8re, raconte aussi la mis\u00e8re de toutes les femmes. Elle nous rappelle souvent les douleurs identiques d\u2019autres femmes ailleurs en Alg\u00e9rie ou dans des ailleurs lointains.<\/p>\n<p>Plaidoyer de l\u2019ill\u00e9gitimit\u00e9, le parcours de la narratrice est fait d\u2019humanit\u00e9, d\u2019abn\u00e9gation, d\u2019amour et de foi en des valeurs hautement humaines.<\/p>\n<p>Au centre des folies les plus abjectes et les plus meurtri\u00e8res des hommes, la femme se bat pour les raisons de son c\u0153ur en s\u2019alliant \u00e0 la raison des hommes d\u00e8s lors qu\u2019ils ont raison.<\/p>\n<p>Si \u00ab les animaux n\u2019ont pas de tribunal pour porter plainte \u00bbP41 ils transforment leurs plaintes en volont\u00e9 de combat pour leur libert\u00e9 et leur dignit\u00e9, ainsi ils retrouvent leur statut d\u2019humain.<\/p>\n<p>La personnalit\u00e9 de la narratrice fera \u00e0 elle seule l\u2019objet d\u2019un article tant le discours qu\u2019elle tient est \u00e0 la dimension de l\u2019histoire de l\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p>Si \u00ab la grotte \u00e9clat\u00e9e \u00bb repr\u00e9sente le refuge, la famille, la maternit\u00e9, le d\u00e9clenchement de la r\u00e9volution du premier novembre, le pays \u00ab La France coloniale avait \u00e9miett\u00e9 l\u2019Alg\u00e9rie pour r\u00e9gner \u00bbp137, elle est aussi l\u2019\u00e9ruption d\u2019un esprit, d\u2019un c\u0153ur, d\u2019une \u00e2me lib\u00e9rant ses ranc\u0153urs, ses ressentiments, ses reproches, ses espoirs et son id\u00e9al.<\/p>\n<p>Dans \u00ab la grotte \u00e9clat\u00e9e \u00bb les th\u00e8mes se multiplient au fur et \u00e0 mesure de l\u2019\u00e9criture, les m\u00e9taphores les lib\u00e8rent comme par enchantement ou par enfantement dois-je dire : Un l\u00e9gitime enfantement dans l\u2019enchantement du d\u00e9lire po\u00e9tique.<br \/>\n\u00ab La grotte \u00e9clat\u00e9e \u00bb lib\u00e8re tous ses th\u00e8mes.<\/p>\n<p>Fateh Bourboune.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteure : Yamina Mechakra Titre : La grotte \u00e9clat\u00e9e Editions ENAG. 2000.175P. Edit\u00e9 en 1979 par SNED. Une citation : \u00ab Les animaux n\u2019ont pas de tribunal pour porter plainte. \u00bb p 41 La narratrice anonyme, enfant ill\u00e9gitime, fille du p\u00e9ch\u00e9, est renvoy\u00e9e d\u2019un asile de s\u0153urs blanches pour avoir commis un p\u00e9ch\u00e9. Sa faute [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14035,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[43],"tags":[],"class_list":["post-14034","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","category-nouveau"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14034","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14034"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14034\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14034"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14034"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14034"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}