{"id":14089,"date":"2016-12-18T17:45:42","date_gmt":"2016-12-18T17:45:42","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/culture\/?p=14089"},"modified":"2020-06-08T09:50:47","modified_gmt":"2020-06-08T09:50:47","slug":"la-viole-damour-poeme-fatima-fadla-fadla","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/la-viole-damour-poeme-fatima-fadla-fadla\/","title":{"rendered":"La viole d\u2019amour\/ po\u00e8me Fatima Fadla Fadla"},"content":{"rendered":"<p>Encore un jour<br \/>\nF\u00eatait son anniversaire<br \/>\nIl plaidait coupable,<br \/>\nDans le vagabondage<br \/>\nDe ses heures<br \/>\nLui \u00e9chappait le bel \u00e2ge<br \/>\nDe tout son temps<br \/>\nIl ne put tomber amoureux<br \/>\nIl ne fut jamais aimable<br \/>\n\u00ab\u00a0Un jour sans amour\u00a0\u00bb<br \/>\nChantonna le tambour,!<br \/>\nHonteux le jour<br \/>\nC\u00e9da sa place \u00e0 la nuit<br \/>\nPartit se cacher derri\u00e8re la lune<br \/>\nLui parvint une r\u00e9sonance<br \/>\n\u00ab\u00a0Malheureux et l\u00e2che ce jour,<br \/>\nIl abandonne toujours,!\u00a0\u00bb<br \/>\nFredonna la viole d&rsquo;amour,<br \/>\nFou furieux,le jour jura:<br \/>\n\u00ab\u00a0Viole d&rsquo;amour,Je casserai<br \/>\nTes sept cordes,ton manche<br \/>\nTa table d&rsquo;harmonie<br \/>\nEt par un mauvais sort<br \/>\nTe fuiront les luthiers,<br \/>\nSeule et d\u00e9laiss\u00e9e<br \/>\nTu pleureras ton d\u00e9samour,!\u00a0\u00bb<br \/>\nEt moi un jour,je m\u00e8nerai la danse<br \/>\nDe l&rsquo;amour,<br \/>\nMon \u00e9toile l\u00e0 haut me certifia<br \/>\nQue l&rsquo;amour n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e2ge<br \/>\nAvec ma fl\u00fbte enchant\u00e9e<br \/>\nJe s\u00e9duirai l&rsquo;univers<br \/>\nDes profondeurs des mers<br \/>\nSi loin,sur des vagues,<br \/>\nLa sir\u00e8ne sifflota un air<br \/>\n\u00a0\u00bb Ah..le jour et la viole d&rsquo;amour,!\u00a0\u00bb<br \/>\n****<br \/>\nF\/F\/F. Fatima Fadla Fadla<\/p>\n<h2>Commentaire. Par :<strong> Benhacen Abdelhamid<\/strong><\/h2>\n<p>Entre g\u00e9n\u00e9tique et contextualit\u00e9 :<\/p>\n<p>Sans \u00eatre nostalgique du pass\u00e9 litt\u00e9raire, je trouve quelques difficult\u00e9s \u00e0 percevoir un texte comme une entit\u00e9 ind\u00e9pendante du contexte qui l\u2019a g\u00e9n\u00e9r\u00e9e. En critique g\u00e9n\u00e9tique on croit pouvoir d\u00e9busquer le processus de la gen\u00e8se d\u2019un texte, \u00e0 commencer par le moment o\u00f9 l\u2019auteur aurait senti le besoin d\u2019\u00e9crire, et finir par l\u2019\u00e9tape finale qui est le texte ou le manuscrit ( Almuth Gr\u00e9sillon : El\u00e9ments de critique g\u00e9n\u00e9tique). La critique dite structurelle ne se d\u00e9marque que de peu de cette approche. Mais quelles sont ces difficult\u00e9s dont je parlais ci-dessus, et qui entravent la man\u0153uvre du critique dans sa course effr\u00e9n\u00e9e afin de mettre la main sur l\u2019intentionnalit\u00e9 profonde de l\u2019auteur du texte litt\u00e9raire ?<\/p>\n<p>Ces difficult\u00e9s sont sp\u00e9cifiques \u00e0 la litt\u00e9rature dans les pays arabo-musulmans, qu\u2019elle soit arabophone, francophone ou anglophone. Cette sp\u00e9cificit\u00e9 est li\u00e9e \u00e0 l\u2019impact de certains \u00e9l\u00e9ments du code culturel que les id\u00e9ologues appellent (Tabous), au point o\u00f9 il est devenu quasi impossible de concevoir une libert\u00e9 intellectuelle quelconque, ou de mettre la main sur la gen\u00e8se d\u2019un texte cr\u00e9atif sans \u00eatre entrav\u00e9 par le reflexe d\u2019autocensure de l\u2019auteur.<\/p>\n<p>Le ph\u00e9nom\u00e8ne aurait pu \u00eatre moins imposant s\u2019il \u00e9tait li\u00e9 \u00e0 la censure politique, car en ce cas la r\u00e9volution sociale ne tarderait pas \u00e0 se charger de lib\u00e9rer les esprits. Le code culturel est une constante qui r\u00e9siste \u00e0 toute tentative de changement. Mon but n\u2019est pas de tenter de comprendre la gen\u00e8se de ce code, mais de mettre en exergue son impact sur le tr\u00e8s beau po\u00e8me de Fatima Fadla Fadla, intitul\u00e9 : La viole d\u2019amour.<\/p>\n<p>Ce sont ces raisons qui motivent la recherche d\u2019une approche pragmatique mariant entre la m\u00e9thode textuelle et la m\u00e9thode contextuelle.<\/p>\n<p>La viole d\u2019amour : Provocation ?<br \/>\nLe violon, comme me l\u2019a dit notre po\u00e9tesse Fatima Fadla Fadla, est le terme utilis\u00e9 par le commun des locuteurs pour d\u00e9signer un instrument de musique; et si le terme (viole) \u2013 peu utilis\u00e9 \u2013 indique le m\u00eame instrument en langue fran\u00e7aise, il renvoie, dans le discours populaire, \u00e0 un acte commun\u00e9ment condamnable, et ce en raison du son qui rappelle le terme (viol). Et c\u2019est \u00e0 cause de ce dernier terme que le mot est entr\u00e9 dans la rubrique des interdits de la soci\u00e9t\u00e9. Vient ensuite le r\u00f4le des gardiens du temple pour ins\u00e9rer sa prononciation m\u00eame dans la liste des sacril\u00e8ges.<\/p>\n<p>Par cette technique appel\u00e9e (paire minimale) en phonologie, et utilis\u00e9e dans le titre de ce po\u00e8me, Fatima Fadla Fadla se propose deux finalit\u00e9s \u00e0 deux niveaux distincts :<br \/>\na) Niveau phon\u00e9tique : Lors de la lecture orale, une accentuation dite contrastive s\u2019impose au niveau du mot (viole), ceci \u00e9tant n\u00e9cessaire pour la concr\u00e9tisation de la fonction pragmatique \u00e0 suivre.<br \/>\nb) Niveau pragmatique : La po\u00e9tesse se propose d\u2019\u00e9mettre un message avec un tant soit peu de non dits, visant la raillerie qui frise le sarcasme, feinte destin\u00e9e \u00e0 ceux qui ne respirent que l\u2019air pollu\u00e9 des arri\u00e8res pens\u00e9es. Je ne peux m\u2019emp\u00eacher d\u2019imaginer ce soliloque qui aurait accompagn\u00e9 la gen\u00e8se de ce titre : En confondant la viole avec le viol, dirait la po\u00e8te, vous d\u00e9voilez votre susceptibilit\u00e9 et votre esprit pernicieux. Vous vous imposez des tabous qui transforment votre vie en p\u00e9nitence, et vous voulez que le monde vous suive.<\/p>\n<p>En finale, la po\u00e9tesse a r\u00e9ussi un titre qui dit long sur le contenu du texte qu\u2019elle entame par clamer la culpabilisation d\u2019un jour nouveau, aride en amour lui aussi.<\/p>\n<p>Un texte :<br \/>\nDeux symboles \u00e0 retenir dans ce dialogue houleux : Le jour et la viole d\u2019amour. Le premier renvoie \u00e0 tout ce qui est n\u00e9gatif : Il abandonne toujours ! Mais une fois dans les cieux il entonne une chanson inou\u00efe : Que l\u2019amour n\u2019a pas d\u2019\u00e2ge ! Ce symbole, tel un bijou \u00e0 deux faces, n\u2019est appr\u00e9ciable qu\u2019apr\u00e8s manipulation. Il est con\u00e7u d\u2019une mani\u00e8re qui peut paraitre invraisemblable au premier abord car il pr\u00e9sente le m\u00eame \u00eatre sous deux visages contradictoires : Au d\u00e9but il s\u2019agit bien d\u2019un personnage d\u00e9sempar\u00e9 qui ne put tomber amoureux, et ne fut jamais aimable \u2013 profil sens\u00e9 susciter compassion et piti\u00e9 &#8211; mais qui se redresse soudainement pour d\u00e9voiler un visage hideux et un caract\u00e8re m\u00e9chant pr\u00f4nant la haine et la violence :<br \/>\n\u00ab\u00a0Viole d&rsquo;amour,Je casserai<br \/>\nTes sept cordes,ton manche<br \/>\nTa table d&rsquo;harmonie<br \/>\nEt par un mauvais sort<br \/>\nTe fuiront les luthiers,<br \/>\nSeule et d\u00e9laiss\u00e9e<br \/>\nTu pleureras ton d\u00e9samour,!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Mais ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 partir de ce soudain revirement qu\u2019il devient possible de percevoir la vraie signification de ce symbole (le jour) : Eminence franche des forces du mal sur terre, et qui agissent sournoisement jusqu\u2019au moment o\u00f9 elles se retrouvent \u00e0 l\u2019abri des r\u00e9primandes des esprits sains, l\u00e0 elles se d\u00e9couvrent le visage et clament leur message destructeur.<\/p>\n<p>Quelle relation \u00e9nigmatique entre ce signe (le jour) et son r\u00e9f\u00e9rent (forces du mal) ! Une \u00e9nigme qui ne peut \u00eatre comprise que si elle est expos\u00e9e \u00e0 la lumi\u00e8re du code culturel. Ce po\u00e8me a vu le jour dans un contexte socio culturel (arabo islamique) caract\u00e9ris\u00e9 par l\u2019effacement quasi-total de l\u2019amour comme valeur sociale\u2026 les jours s\u2019y enchainent dans un climat o\u00f9 les tabous sont maitres de la situation, o\u00f9 le sacril\u00e8ge \u00e9tale son autorit\u00e9 sur tout ce qui est contraire aux instincts obsessionnels des gardiens du temple. Dans ce climat asphyxiant, le v\u00e9cu est devenu hideux, la vie insupportable\u2026 c\u2019est LE JOUR de la soci\u00e9t\u00e9 arabo islamique.<\/p>\n<p>Ainsi donc, le jour qui, habituellement, est con\u00e7u comme un sens renvoyant \u00e0 l\u2019espoir et la vie, se retrouve dans ce po\u00e8me dans la tenue laideronne de destructeur. Un autre \u00e9l\u00e9ment du code culturel peut aider \u00e0 comprendre la gen\u00e8se de ce symbole atypique ; Ne dit-on pas dans l\u2019arabe parl\u00e9 : (Leyyem : les jours) pour signifier toutes les difficult\u00e9s et les \u00e9cueils qui entravent la marche de l\u2019individu ? Cette signification est dict\u00e9e par le contexte historique post Almohadien o\u00f9 le Maghreb a connu une longue nuit de d\u00e9cadence qui a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 ce penchant \u00e0 appr\u00e9hender les jours avec une sorte de pessimisme dans le langage.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me symbole (la viole d\u2019amour) est moins \u00e9nigmatique, car l\u2019expression m\u00eame contient son r\u00e9f\u00e9rent (l\u2019amour). A relever que le choix de cet instrument pour signifier l\u2019amour n\u2019est pas arbitraire. C\u2019est un choix judicieux qui repose sur l\u2019anciennet\u00e9 tr\u00e8s significative de la viole connue dans la musique baroque du 17\u00e8me et 18\u00e8me si\u00e8cles. Cette musique \u00e9tant synonyme de renouveau (par opposition au classicisme), et \u00e9tant li\u00e9e \u00e0 la primaut\u00e9 de la sensibilit\u00e9, elle eut la sp\u00e9cificit\u00e9 d\u2019\u00eatre l\u2019art de pr\u00e9dilection des cours princi\u00e8res, des concerts intimes chez les nobles et les bourgeois. Et si nous ajoutons \u00e0 tout cela la sonorit\u00e9 de cet instrument au point de ressembler \u00e0 la voix humaine, il nous sera loisible d\u2019admettre que la po\u00e9tesse a mis au point un symbole charg\u00e9 de significations allant de paire avec l\u2019intentionnalit\u00e9 finale de son po\u00e8me, un symbole qui hisse ce texte et le projette loin du monde de la parole, vers le vaste monde de la musique. Quand le po\u00e8te Abasside El Bouhtouri r\u00e9ussit \u00e0 d\u00e9crire le printemps avec un style inhabituel, un critique de l\u2019\u00e9poque \u00e9crivit : (( El Bouhtouri comptait \u00e9crire un po\u00e8me, il a chant\u00e9 !)).<\/p>\n<p>Ces deux symboliques sont pr\u00e9sent\u00e9es dans un dialogue imaginaire o\u00f9 la vraisemblance est frappante : Pas le moindre indice permettant de relever un chevauchement ou une r\u00e9volte contre le code. Mais en finale, la po\u00e9tesse dit son indignation avec un style raffin\u00e9 qui la met \u00e0 l\u2019abris de (la col\u00e8re des dieux). Un texte qui brosse un tableau imaginaire, mais plein de r\u00e9alisme.<\/p>\n<p>La fl\u00fbte :<br \/>\nMagistralement, la po\u00e8te intervient pour mettre un terme \u00e0 un dialogue de sourds entre la viole et le jour :<br \/>\nEt moi un jour, je m\u00e8nerai la danse<br \/>\nDe l&rsquo;amour,<br \/>\nMon \u00e9toile l\u00e0 haut me certifia<br \/>\nQue l&rsquo;amour n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e2ge<br \/>\nAvec ma fl\u00fbte enchant\u00e9e<br \/>\nJe s\u00e9duirai l&rsquo;univers<br \/>\nDes profondeurs des mers<br \/>\nSi loin, sur des vagues,<\/p>\n<p>Et c\u2019est plut\u00f4t pour d\u00e9fendre la viole de l\u2019amour menac\u00e9e par les forces du mal qui lui ass\u00e8nent : Tu pleureras ton d\u00e9samour,! Pleurer son d\u00e9samour c\u2019est perdre tout espoir de go\u00fbter aux d\u00e9lices de l\u2019amour \u00e0 cause du poids des ann\u00e9es ou \u00e0 cause d\u2019un drame quelconque. Eh, non, r\u00e9torque la po\u00e9tesse : l\u2019amour n&rsquo;a pas d&rsquo;\u00e2ge ! Et c\u2019est \u00e0 la fl\u00fbte d\u2019entrer en jeu pour changer la donne. Ce grand p\u00e8re des instruments de musique (environ 35000 ans), sous toutes ses vari\u00e9t\u00e9s, est pr\u00e9sent dans la quasi-totalit\u00e9 des genres musicaux. Et c\u2019est aussi gr\u00e2ce \u00e0 cette anciennet\u00e9 et cette universalit\u00e9 que la fl\u00fbte rev\u00eat dans ce po\u00e8me une valeur symbolique qui d\u00e9passe celle de la viole. Un son que l\u2019on n\u2019ose pas ignorer ou couper eu \u00e9gard \u00e0 sa l\u00e9gitimit\u00e9 historique : Le jour et la viole ont le devoir l\u2019\u00e9couter. Un son qui r\u00e9unit une multitude de sensations : De l\u2019enchantement \u00e0 la m\u00e9lancolie, de la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 de la sagesse \u00e0 la fougue de la jeunesse. Et c\u2019est l\u00e0 un \u00e9l\u00e9ment suppl\u00e9mentaire qui donne \u00e0 ce symbole droit de cit\u00e9 et primaut\u00e9 sur toute autre voix. Cette symbolique a permis \u00e0 la po\u00e9tesse d\u2019adopter une position plut\u00f4t proche de celle de la viole, mais d\u2019un pied plus ferme, et avec une l\u00e9gitimit\u00e9 indiscutable.<\/p>\n<p>Une belle histoire qui se termine avec une sorte de g\u00e9missement venant d\u2019un air siffl\u00e9 par la sir\u00e8ne, encore un symbole- mystifi\u00e9 cette foi-ci, qui entonne : \u00a0\u00bb Ah..le jour et la viole d&rsquo;amour,!\u00a0\u00bb. C\u2019est dire que quand l\u2019esprit est sous l\u2019emprise de sensations diverses et s\u2019entrela\u00e7ant, la parole d\u00e9cr\u00e8te son incapacit\u00e9 de mettre la main sur le sens qui englobe toutes ces sensations et laisse au po\u00e8te le choix d\u2019un autre mode d\u2019expression. Et c\u2019est ainsi que la sir\u00e8ne \u00e9mit une complainte lourde de sens, un g\u00e9missement o\u00f9 pullulent diverses sensations. D\u2019un tour de main, d\u2019un seul mot, Al Mutanabbi a r\u00e9ussi \u00e0 prouver l\u2019incapacit\u00e9 de la grammaire classique \u00e0 \u00e9tudier la langue dans ce vers c\u00e9l\u00e8bre : \u0639\u064a\u062f\u064c\u060c \u0628\u0623\u064a\u0629 \u062d\u0627\u0644\u064d \u0639\u064f\u062f\u0652\u062a\u064e \u064a\u0627 \u0639\u064a\u062f\u064f \/\/\/ \u0628\u0645\u0627 \u0645\u0636\u0649 \u0623\u0645\u0652 \u0644\u0623\u0645\u0652\u0631\u064d \u0641\u064a\u0643 \u062a\u062c\u062f\u064a\u062f ( \u00f4 f\u00eate de l\u2019Aid, dans quel \u00e9tat tu es de retour ? \/\/\/ Comme de coutume ou portes-tu du nouveau ?).<br \/>\nAh ! , dans (La viole d\u2019amour), est comme \u0639\u064a\u0640\u0640\u062f\u064c chez Al Mutanabbi. Intertextualit\u00e9 ? Transtextualit\u00e9 ?, une autre histoire\u2026<\/p>\n<p>Impacts :<br \/>\nLe g\u00e9nie litt\u00e9raire \u00e0 lui seul ne suffit pas \u00e0 cerner la gen\u00e8se d\u2019un beau po\u00e8me comme celui de Fatima Fadla Fadla. Derri\u00e8re tout fait litt\u00e9raire une exp\u00e9rience empirique, personnelle ou soci\u00e9tale. Il me semble que le cas de notre po\u00e9tesse est celui d\u2019une femme d\u2019esprit qui a su tirer des p\u00e9rils de la vie une maxime universelle et brosser un tableau dont les couleurs et les ombres renvoient toutes \u00e0 une seule et unique id\u00e9e : L\u2019amour doit s\u2019\u00e9tablir sur terre. Concernant l\u2019impact du code culturel social sur la gen\u00e8se de ce po\u00e8me, il nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de voir comment la po\u00e9tesse a r\u00e9ussi la prouesse de dire son indignation sans s\u2019exposer aux affres de la censure sociale. Et nous n\u2019exag\u00e9rons pas si nous affirmons que l\u2019autocensure est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui caract\u00e9rise l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire en g\u00e9n\u00e9ral, mais le ph\u00e9nom\u00e8ne prend des proportions encore plus importantes dans l\u2019univers culturel arabo-islamique.<\/p>\n<h2>Mansoura\/BBA\/Alg\u00e9rie le 11\/12\/2016<br \/>\n<strong>Benhacen Abdelhamid<\/strong><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Encore un jour F\u00eatait son anniversaire Il plaidait coupable, Dans le vagabondage De ses heures Lui \u00e9chappait le bel \u00e2ge De tout son temps Il ne put tomber amoureux Il ne fut jamais aimable \u00ab\u00a0Un jour sans amour\u00a0\u00bb Chantonna le tambour,! 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