{"id":15864,"date":"2016-07-24T12:40:46","date_gmt":"2016-07-24T12:40:46","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/telecineclub\/?p=3398"},"modified":"2016-07-24T12:40:46","modified_gmt":"2016-07-24T12:40:46","slug":"retrospective-du-cinema-algerien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/retrospective-du-cinema-algerien\/","title":{"rendered":"R\u00e9trospective du Cin\u00e9ma alg\u00e9rien"},"content":{"rendered":"<p>C\u2019est au coeur de la \u00ab\u00a0guerre de lib\u00e9ration\u00a0\u00bb que le cin\u00e9ma alg\u00e9rien a fait ses d\u00e9buts. Malgr\u00e9 de faibles \u00e9chos dans les programmations occidentales, il rec\u00e8le des oeuvres de qualit\u00e9. Le septi\u00e8me art alg\u00e9rien s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 avec les festivals et les autres activit\u00e9s culturelles. L\u2019Alg\u00e9rie, dans les ann\u00e9es soixante, a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 des coproductions de grande valeur. N\u00e9anmoins comme tous les cin\u00e9mas dans le monde il doit faire face aux invasions des s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es et au piratage internet. Comme les autres cin\u00e9mas, les possibilit\u00e9s techniques du Home Cin\u00e9ma ne favorisent pas le d\u00e9veloppement des structures de projection (Salles de cin\u00e9ma, cin\u00e9math\u00e8ques) et conduisent donc \u00e0 une coupure avec les populations les moins favoris\u00e9es.<\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Cin\u00e9ma colonial en Alg\u00e9rie<\/strong><\/p>\n<p>Le cin\u00e9ma est apparu en Alg\u00e9rie alors qu\u2019elle \u00e9tait d\u00e9partement colonial fran\u00e7ais. Le cin\u00e9ma \u00e9tait alors principalement utilis\u00e9 \u00e0 des fins de propagande aupr\u00e8s de la population alg\u00e9rienne. Le d\u00e9veloppement du cin\u00e9ma alg\u00e9rien \u00e9tait frein\u00e9 au profit de la production de la m\u00e9tropole et faisait obstacle \u00e0 l\u2019\u00e9dification d\u2019une industrie nationale de production de films. Bien qu\u2019une quinzaine de films fussent tourn\u00e9es par ann\u00e9e, toute la postproduction \u00e9tait faite en France.<br class=\"autobr\" \/> Ces films dressaient g\u00e9n\u00e9ralement un portrait caricatural des Alg\u00e9riens et des Arabes. Les personnages arabes \u00e9taient sans profondeur, interchangeables et intemporels, et toujours jou\u00e9s par des acteurs fran\u00e7ais. <br class=\"autobr\" \/> De 1896 \u00e0 1937 le cin\u00e9ma fran\u00e7ais tourne trente-trois fictions ont l\u2019Alg\u00e9rie pour d\u00e9cor et trois seulement la ville d\u2019Alger. Dans <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0P\u00e9p\u00e9 le moko\u00a0\u00bb<\/i>,<\/strong> la Casbah d\u2019Alger est reconstitu\u00e9e aux studios Path\u00e9 de Joinville comme la ville de Sfax (Tunisie) pour <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0La Maison du Maltais\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Pierre Chenal<\/strong>.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/ZngxQsYg1mY\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Seuls quelques ext\u00e9rieurs sont film\u00e9s \u00e0 Alger. Julien Duvivier avait tourn\u00e9 presque enti\u00e8rement au Maroc <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Cinq gentlemen maudits\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (1931). Le film <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Le D\u00e9sir\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (1928) d\u2019<strong>Albert Durec<\/strong>, qui aborde le sujet de la polygamie, est un exemple de l\u2019approche du cin\u00e9ma colonial. Les d\u00e9cors \u00e9taient tout aussi caricaturaux\u00a0: palmiers, chameaux, femmes lascives&#8230;.<\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Naissance du cin\u00e9ma alg\u00e9rien\u00a0: p\u00e9riode de la guerre dind\u00e9pendance<\/strong><\/p>\n<p>En 1957, alors que la guerre d\u2019ind\u00e9pendance en \u00e9tait \u00e0 ses d\u00e9buts, dans la Wilaya I, quatre ou cinq combattants de l\u2019A.L.N. ayant appris quelques rudiments du m\u00e9tier, se constituent en \u00e9quipe de tournage cin\u00e9matographique. Cette \u00e9quipe r\u00e9alisa pour la t\u00e9l\u00e9vision quatre \u00e9missions dont l\u2019audience internationale s\u2019\u00e9largira par le relais des t\u00e9l\u00e9visions des pays socialistes. L\u2019une de ces \u00e9missions pr\u00e9sente \u00ab\u00a0la cellule cin\u00e9matographique de l\u2019A.L.N\u00a0\u00bb, les autres documents concernent le r\u00f4le des infirmi\u00e8res de l\u2019A.L.N., une attaque des moudjahidine (maquisards) contre les mines de l\u2019Ouenza, symbole de la colonisation..<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1246 spip_documents spip_documents_center\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr\/local\/cache-vignettes\/L250xH188\/cecile_decugis_e_jackie_raynal-1a8f3.jpg?1458146733\" alt=\"\" width=\"250\" height=\"188\" \/><\/span><br class=\"autobr\" \/> En 1956-1957 <strong>C\u00e9cile Decugis <\/strong> r\u00e9alise un court m\u00e9trage tourn\u00e9 en Tunisie\u00a0: <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Les R\u00e9fugi\u00e9s\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> Sa participation au R\u00e9seau Jeanson lui vaudra deux ann\u00e9es de d\u00e9tention dans les prisons fran\u00e7aises. <br class=\"autobr\" \/> En 1957\u00a0; des Courts m\u00e9trages sont tourn\u00e9s par les \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00e9cole de formation du cin\u00e9ma. Il s\u2019agit de <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0L\u2019\u00e9cole de Formation de Cin\u00e9ma\u00a0\u00bb<\/i>\u00a0; <i>\u00ab\u00a0Les Infirmi\u00e8res de l\u2019A.L.N\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0L\u2019Attaque des mines de l\u2019Ouenza\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1250 spip_documents spip_documents_center\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr\/local\/cache-vignettes\/L490xH368\/rene_vautier-3045d.jpg?1458146733\" alt=\"\" width=\"490\" height=\"368\" \/><\/span><br class=\"autobr\" \/> En 1957-1958 c\u2019est<strong> Ren\u00e9 Vautier <\/strong> qui r\u00e9alise et produit avec l\u2019aide de la D.E.F.A (RDA) <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0L\u2019Alg\u00e9rie en flammes\u00a0\u00bb<\/i><\/strong>, court m\u00e9trage 16 mm couleurs &#8211;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/fnSrGUDksVo\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>En 1958 <strong>Pierre Cl\u00e9ment<\/strong> r\u00e9alise et produit deux courts-m\u00e9trages <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Sakiet Sidi Youssef\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> et <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Les R\u00e9fugi\u00e9s\u00a0\u00bb<\/i><\/strong>.<\/p>\n<p>En 1960-1961, le cin\u00e9ma alg\u00e9rien s\u2019organise par la constitution d\u2019un comit\u00e9 de cin\u00e9ma (li\u00e9 au GPRA) puis par la cr\u00e9ation d\u2019un Service du cin\u00e9ma du G.P.R.A., enfin par la mise sur pied d\u2019un Service du cin\u00e9ma de l\u2019A.L.N. Les n\u00e9gatifs des films tourn\u00e9s dans les maquis, sont mis en s\u00e9curit\u00e9 en Yougoslavie pays solidaire de la cause de l\u2019ind\u00e9pendance alg\u00e9rienne. Ainsi se cr\u00e9ent les premi\u00e8res archives du Cin\u00e9ma Alg\u00e9rien. Cette p\u00e9riode voit la r\u00e9alisation du premier long m\u00e9trage avec \u00ab\u00a0Djazairouna\u00a0\u00bb, bas\u00e9 sur des images de \u00ab\u00a0Une nation, l\u2019Alg\u00e9rie\u00a0\u00bb r\u00e9alis\u00e9 par Ren\u00e9 Vautier en 1955 et des images de Djamel Chanderli prises au maquis. La r\u00e9alisation\u00a0: en est assur\u00e9 par le Docteur Chaulet, Djamel Chanderli, Mohammed Lakhdar-Hamina. Au cours de ces ann\u00e9es, la production s\u2019affirme. Ce fut d\u2019abord <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0J\u2019ai huit ans\u00a0\u00bb<\/i><\/strong>, court m\u00e9trage qui est r\u00e9alis\u00e9 par <strong>Yann et Olga Le Masson et Ren\u00e9 Vautier<\/strong>. La pr\u00e9paration du film fut assur\u00e9e par <strong>Jacques Charby <\/strong> et <strong>Frantz Fanon<\/strong> et la production au Comit\u00e9 Maurice Audin. Puis ce furent les r\u00e9alisations de <strong>Djamel Chanderli et Mohammed Lakhdar-Hamina <\/strong> avec le court &#8211; m\u00e9trage<strong class=\"caractencadre2-spip spip\"> <i>\u00ab\u00a0Yasmina\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Voix du peuple\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Les Fusils de la libert\u00e9\u00a0\u00bb. <\/i><\/strong> La Production en \u00e9tait assur\u00e9 par le Service cin\u00e9ma G.P.R.A. <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Cinq hommes et un peuple\u00a0\u00bb<\/i>,<\/strong>est r\u00e9alis\u00e9 par <strong>Ren\u00e9 Vautier<\/strong>.<\/p>\n<p><strong>Le Cin\u00e9ma alg\u00e9rien apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance <\/strong><\/p>\n<p><i> <strong>Les dix premi\u00e8res ann\u00e9es de l\u2019Ind\u00e9pendance <\/strong> <\/i><\/p>\n<p>D\u00e8s 1962, l\u2019Alg\u00e9rie compte ainsi 424 salles de cin\u00e9ma pour 15 millions d\u2019habitants. Apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance, le cin\u00e9ma alg\u00e9rien t\u00e9moigne d\u2019abord d\u2019une volont\u00e9 d\u2019existence de l\u2019Etat -\u00adnation. Les nouvelles images correspondent au d\u00e9sir d\u2019affirmation d\u2019une identit\u00e9 nouvelle. Elles se d\u00e9ploient d\u2019abord dans le registre de la propagande, puis, progressivement, d\u00e9voi\u00adlent des \u00ab\u00a0sujets\u00a0\u00bb de soci\u00e9t\u00e9. Les premi\u00e8res fictions nationales revisitent son histoire r\u00e9cente en prenant pour th\u00e8mes privil\u00e9gi\u00e9s le colonialisme et le mouvement de lib\u00e9ration nationale. Une tendance aux films historiques qui se confirmera par la suite. A l\u2019origine du cin\u00e9ma alg\u00e9rien, il y a cette question des films \u00ab\u00a0vrais\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0authentiques\u00a0\u00bb, celle de l\u2019\u00e9quilibre fragile entre la n\u00e9cessit\u00e9 de raconter la vraie vie du colonis\u00e9 et le besoin de s\u2019\u00e9chapper du ghetto identitaire construit par l\u2019histoire coloniale. Entre sentimentalisme exa\u00adcerb\u00e9 et discours politiques, les premi\u00e8res histoires ont le m\u00e9rite de rendre compte que les gens ne sont pas seulement en guerre contre un ordre ou soumis \u00e0 lui, mais aussi se par\u00adlent et m\u00eame se racontent des histoires personnelles.<\/p>\n<p><span class=\"spip_document_1245 spip_documents spip_documents_center\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr\/local\/cache-vignettes\/L490xH426\/achmed_rachedi-0251e.jpg?1458146733\" alt=\"\" width=\"490\" height=\"426\" \/><\/span><br class=\"autobr\" \/> Dans <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0L\u2019Aube des damn\u00e9s\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (1965), <strong>Ahmed Rachedi <\/strong> retrace la colonisation en Afrique et les luttes pour l\u2019ind\u00e9pendance \u00e0 travers un montage d\u2019images d\u2019archives.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/K-HeN3PP5kI\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Puis il d\u00e9crit les souffrances des habitants d\u2019un village de montagne en Kabylie o\u00f9 s\u2019affrontent maquisards et occupants dans <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0L\u2019Opium et le B\u00e2ton\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> (1969).<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/8fe87a3gzxs\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Le film <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0La Bataille d\u2019Alger\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Gillo Pontecorvo<\/strong> (1966) reconstitue lui de mani\u00e8re r\u00e9aliste et objective l\u2019affrontement sanglant entre les parachutistes fran\u00e7ais du colonel Mathieu et les militants du Front de lib\u00e9ration nationale (FLN) pour le contr\u00f4le du quartier de la Casbah \u00e0 Alger en 1957. Censur\u00e9e en France, l\u2019oeuvre re\u00e7ut le Lion d\u2019or \u00e0 la Mostra de Venise de 1966, ce qui provoqua la col\u00e8re de la d\u00e9l\u00e9gation fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><strong>Mohammed Lakhdar-Hamina<\/strong> choisit aussi le contexte de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie pour son premier film, <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Le Vent des Aur\u00e8s\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (1966), qui montre l\u2019obstination d\u2019une m\u00e8re qui recherche d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment dans les casernes, les bureaux, les camps d\u2019inter\u00adnement, son fils qui ravitaillait des maquisards, a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 et incarc\u00e9r\u00e9 par l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/l48Hhs9t2kw\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Il r\u00e9cidive en 1968 sur le registre de la com\u00e9die avec <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Hassan Terro\u00a0\u00bb<\/i>,<\/strong> dans lequel un petit-bourgeois froussard se retrouve entra\u00een\u00e9 malgr\u00e9 lui dans le feu de l\u2019action r\u00e9volutionnaire.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/0oRDX-wRl1s\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>En 1972, il r\u00e9alise <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0D\u00e9cembre\u00a0\u00bb<\/i><\/strong>, long m\u00e9trage qui montre la capture de Si Ahmed \u00ab\u00a0interrog\u00e9\u00a0\u00bb par les parachutistes fran\u00e7ais. En 1975, il remporte la palme d\u2019or au festival de Cannes avec <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Chronique des ann\u00e9es de braise\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> qui cette fois ne traite pas directement de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance, son r\u00e9cit s\u2019ar\u00adr\u00eatant \u00e0 novembre 1954, mais qui alternent les sc\u00e8nes de genre (la mis\u00e8re de la vie paysanne) et recherche d\u2019\u00e9motion port\u00e9es par des personnages fragilis\u00e9s (une famille emport\u00e9e dans la tourmente de la vie coloniale).<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/EZeoLKJtHbU\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><i> <strong>Les ann\u00e9es 70<\/strong> <\/i><\/p>\n<p>A partir des ann\u00e9es 1970, la guerre ne constitue plus un sujet exclusif pour les cin\u00e9astes, qui commencent \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e9galement au contexte social et aux conditions de vie de leurs concitoyens. <br class=\"autobr\" \/> La mise en oeuvre de la r\u00e9forme agraire en 1972 entra\u00eene la r\u00e9alisation cette ann\u00e9e-l\u00e0 de plusieurs films sur le monde rural. Parmi eux, <i><strong class=\"caractencadre2-spip spip\">\u00ab\u00a0Le Charbonnier\u00a0\u00bb<\/strong><\/i> de <strong>Mohamed Bouamari<\/strong> d\u00e9peint la situation difficile de la paysannerie face \u00e0 la nouvelle politique du pays, tandis que <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Noua\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> d\u2019<strong>Abdelaziz Tolbi <\/strong> revient sur la r\u00e9volte des paysans alg\u00e9riens contre l\u2019autorit\u00e9 du gouvernement fran\u00e7ais \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la colonisation. <strong>Merzak Allouache<\/strong> amorce ensuite un tournant en \u00e9voquant pour la premi\u00e8re fois la vie ordinaire dans <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Omar Gatlato\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> (1976). Cette oeuvre phare du cin\u00e9ma national d\u00e9voile de mani\u00e8re r\u00e9aliste et originale les illusions de la jeunesse alg\u00e9rienne urbaine, passionn\u00e9e par la musique cha\u00e2bi (populaire) et les films hindous, d\u00e9soeuvr\u00e9e, machiste et vivant dans un climat d\u2019ins\u00e9curit\u00e9 sociale.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/mkSxbm73fiE\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>D\u2019autres films traitent du statut de la femme en Alg\u00e9rie. <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Leila et les autres\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Sid Ali Mazif <\/strong> (1977) s\u2019interroge sur les pr\u00e9jug\u00e9s encore tenaces qui freinent leur \u00e9mancipation en suivant le quotidien d\u2019une lyc\u00e9enne promise \u00e0 un homme qu\u2019elle ne conna\u00eet pas et d\u2019une ouvri\u00e8re m\u00e9pris\u00e9e par son contrema\u00eetre.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/lyW8QdcfX5Y\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>La m\u00eame ann\u00e9e, La <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Nouba des femmes du mont Chenoua\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> d\u2019<strong>Assia Djebar<\/strong> nous fait partager les souvenirs de six femmes \u00e0 propos de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance et d\u2019autres \u00e9pisodes marquants de leur existence. L\u2019\u00e9migration et le d\u00e9racinement sont aussi abord\u00e9s, notamment \u00e0 travers <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Ali au pays des mirages\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> d\u2019<strong>Ahmed Rachedi <\/strong> (1979) qui d\u00e9nonce le racisme et les brimades subis par les immigr\u00e9s en France.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/Suwe3lz-4n0\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Les cin\u00e9astes s\u2019int\u00e9ressent plus au rapport que les autorit\u00e9s alg\u00e9rien\u00adnes veulent entretenir avec le \u00ab\u00a0peuple en marche\u00a0\u00bb. Ce sont la <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Patrouille \u00e0 l\u2019Est\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> d\u2019<strong>Amar Laskri,<\/strong> (1972),<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/Rk_7hjIEFQA\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Zone interdite\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> d\u2019<strong>Ahmed Lallem,<\/strong> (1972)<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/DMaYLv7MLFw\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>ou <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0L\u2019Opium et le b\u00e2ton\u00a0\u00bb<\/i><\/strong>, d\u2019<strong>Ahmed Rachedi<\/strong>, sont autant de titres programme qui fouille dans le pass\u00e9 proche, mais sans image premi\u00e8re de r\u00e9f\u00e9rence. Tout est \u00e0 reconstruire \u00e0 partir de rien. Quelque chose rel\u00e8ve ici de l\u2019insolence des pionniers, ceux pour qui tout n\u2019est que (re)commencement. Cette image sans pass\u00e9 (il n\u2019y a rien sur les figures anciennes du nationalisme alg\u00e9rien, de Messali Hadj \u00e0 Ferhat Abbas, ou de Abane Ramdane \u00e0 Amirouche) cache peut \u00eatre aussi la hantise de se voir d\u00e9vor\u00e9 par des anc\u00ea\u00adtres jug\u00e9s archa\u00efques.<\/p>\n<p>Les ann\u00e9es 1970 apparaissent donc comme les ann\u00e9es fastes du cin\u00e9ma alg\u00e9rien avec la sortie de cinq films nationaux par an et une importante fr\u00e9quentation des salles obscures par la population.<\/p>\n<p><i> <strong>Les ann\u00e9es 80<\/strong> <\/i><\/p>\n<p>Moins prolifiques que les ann\u00e9es 70, le label 80 pr\u00e9sente toutefois quelques films de qualit\u00e9 sur des th\u00e8mes tout aussi vari\u00e9s. <strong>Brahim Tsak<\/strong>i s\u2019attarde sur l\u2019enfance dans le documentaire <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Les Enfants du vent\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> (1981),<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/l7tzK4_D__k\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>puis sur la complicit\u00e9 qui se nouent entre un gar\u00e7on et une fille sourds-muets dans <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Histoire d\u2019une rencontre\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (1983). <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Vent de sable\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> de <strong>Mohamed Lakhdar-Hamina <\/strong> (1982) t\u00e9moigne de la violence que la nature fait \u00e0 l\u2019homme et qu\u2019il retourne ensuite contre la femme.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/drsPsaytDF4\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Avec <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Les Folles Ann\u00e9es du twist\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (1983), <strong>Mahmoud Zemmouri<\/strong> d\u00e9mystifie lui avec humour les r\u00e9cits traditionnels sur l\u2019engagement h\u00e9ro\u00efque pendant la guerre.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/V7IgBX4gfdw\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Le cin\u00e9ma alg\u00e9rien pendant les ann\u00e9es noires<\/strong><\/p>\n<p>Ann\u00e9es noires de l\u2019Alg\u00e9rie avec l\u2019apparition du terrorisme, elles vont mettre un terme \u00e0 l\u2019essor du cin\u00e9ma alg\u00e9rien. La plupart des cin\u00e9astes fuient le pays apr\u00e8s une vague d\u2019assassinats parmi les intellectuels en 1993, tandis que la production cin\u00e9matographique nationale est privatis\u00e9e et dispara\u00eet presque compl\u00e8tement. Les films de cette p\u00e9riode refl\u00e8tent \u00e9videmment la violence qui r\u00e8gne en Alg\u00e9rie. Tourn\u00e9 dans l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 permanente, <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Bab el-Oued City\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Merzak Allouache<\/strong> (1994) relate la mont\u00e9e de l\u2019int\u00e9grisme religieux, le d\u00e9veloppement des petits trafics et les r\u00eaves d\u2019exil de la jeunesse alg\u00e9rienne.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/ShIJhk4xmsQ\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>A travers la m\u00e9taphore invers\u00e9e de l\u2019arche de No\u00e9, Mohamed Chouikh repr\u00e9sente la folie des hommes qui s\u2019entred\u00e9chirent pour un m\u00eame territoire dans <a class=\"spip_out\" href=\"http:\/\/www.toutlecine.com\/film\/videos\/0001\/00014895\/00007034-bande-annonce-1-l-arche-du-desert.html\" rel=\"external\">\u00ab\u00a0L\u2019Arche du d\u00e9sert\u00a0\u00bb (1997)<\/a><\/p>\n<p>Par ailleurs, c\u2019est pendant cette \u00e9poque incertaine que sont tourn\u00e9s trois films en langue berb\u00e8re, une culture longtemps opprim\u00e9e. <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Machaho\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Belkacem Hadjadj <\/strong> (1995) s\u2019attaque \u00e0 l\u2019aveuglement qui conduit au fanatisme destructeur et rend hommage aux femmes alg\u00e9riennes,<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/zGRxHfRa0Uc\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>tout comme \u00ab\u00a0La Montagne de Baya\u00a0\u00bb d\u2019Azzedine Meddour (1997).<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/S0RWxsTCFBs\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0La Colline oubli\u00e9e\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> d\u2019<strong>Abderrahmane Bouguermouh<\/strong> (1996) livre de son c\u00f4t\u00e9 une chronique de la jeunesse kabyle au cours de la Seconde Guerre mondiale<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/GWWV7rfXsvI\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre-spip spip\">Les ann\u00e9es post 2000.<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019importante enveloppe budg\u00e9taire allou\u00e9e au cin\u00e9ma \u00e0 l\u2019occasion du Mill\u00e9naire d\u2019Alger et de \u00ab\u00a0l\u2019Ann\u00e9e de l\u2019Alg\u00e9rie en France\u00a0\u00bb au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 vont permettre de relancer la production nationale. Des cin\u00e9astes alg\u00e9riens install\u00e9s en France reviennent sur leur terre natale, \u00e0 l\u2019image de <strong>Merzak Allouache<\/strong> qui y tourne <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0L\u2019Autre monde\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> en 2001 apr\u00e8s sept ans d\u2019absence.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/4EH1qbvSjyE\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Certains revisitent la \u00ab\u00a0d\u00e9cennie noire\u00a0\u00bb qui vient de s\u2019\u00e9couler, comme <strong>Yamina Bachir-Chouikh<\/strong> avec <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Rachida\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> (2003), o\u00f9 une jeune institutrice essaie de fuir la violence des terroristes en allant se terrer dans un petit village \u00e0 la campagne.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/mZ0bQByc4TQ\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, ce sont surtout les cons\u00e9quences d\u00e9sastreuses de tous ces bouleversements historiques qui influencent les r\u00e9alisateurs aujourd\u2019hui. Cette guerre civile \u00e9voque les dissensions au sein des combattants de la guerre d\u2019ind\u00e9pendance. D\u00e9j\u00e0 en 1983, <strong>Okacha Touita<\/strong> dans <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Les Sacrifi\u00e9s\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> r\u00e9v\u00e8lait une face moins connue de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie \u00e0 travers les r\u00e8glements de compte sanglants entre les militants du FLN et ceux du Mouvement national alg\u00e9rien (MNA) plus politique.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/VOzl5v7T0Mc\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Ce nouveau regard sur cette p\u00e9riode a fait aussi l\u2019objet de nombreux documentaires comme <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Un R\u00eave alg\u00e9rien\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Jean-Pierre Lledo<\/strong> (2003)<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/ADkdRLY-IRU\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>ou <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0M\u00e9moires du 8 mai 1945\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Mariem Hamidat <\/strong> (2007).<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/embed\/video\/x7e8b3\" width=\"480\" height=\"270\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/x7e8b3_mariem-hamidat-memoires-du-8-mai-19_shortfilms\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Mariem Hamidat &#8211; M\u00e9moires du 8 Mai 1945<\/a> <i>par <a href=\"http:\/\/www.dailymotion.com\/amienstv\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">amienstv<\/a><\/i><\/p>\n<p><strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Ali\u00e9nations\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de <strong>Malek Bensma\u00efl<\/strong> (2004) tente ainsi de comprendre les souffrances des Alg\u00e9riens en filmant la parole des malades \u00e0 l\u2019h\u00f4pital psychiatrique de Constantine.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/9QDobeSBRDw\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Les derni\u00e8res productions nationales mettent elles davantage l\u2019accent sur le d\u00e9sarroi des jeunes, pouss\u00e9s \u00e0 l\u2019exil par la mis\u00e8re et le poids des traditions, comme <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i> \u00ab\u00a0Bled number one\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> de Rabah Ameur-Zaimeche (2006)<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/U7lG2tfNGkA\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>ou <strong class=\"caractencadre2-spip spip\"><i>\u00ab\u00a0Harragas\u00a0\u00bb <\/i><\/strong> de <strong>Merzak Allouache<\/strong> (24 f\u00e9vrier 2010). L\u2019\u00e9volution de la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne n\u2019a donc pas fini d\u2019inspirer les g\u00e9n\u00e9rations de cin\u00e9astes \u00e0 venir.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/d69m9B0KN70\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Pourtant, il faut se pencher sur le manque de visibilit\u00e9 dont souffre le cin\u00e9ma alg\u00e9rien. Ainsi, il n\u2019existe pas de presse sp\u00e9cialis\u00e9e dans le domaine du cin\u00e9ma ou de cha\u00eene publique charg\u00e9e de promouvoir les productions artistiques locales. Bien souvent, les r\u00e9alisateurs peinent \u00e0 trouver des relais m\u00e9diatiques, des accords de sponsoring ou des soutiens financiers pour assurer la promotion de leurs oeuvres. La diffusion se fait donc difficilement, d\u2019autant plus que le pays manque cruellement d\u2019infrastructures culturelles (th\u00e9\u00e2tres, cin\u00e9mas). \u00ab\u00a0La difficult\u00e9 en Alg\u00e9rie est moins de tourner des films que de les montrer, quand je montre un film en Alg\u00e9rie, on me demande quand va sortir le DVD, sachant qu\u2019ils sont tous pirat\u00e9s\u00a0\u00bb.\u00a0\u00bb. d\u00e9nonce Merzak Allouache.<br class=\"autobr\" \/> <span class=\"spip_document_1248 spip_documents spip_documents_center\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr\/local\/cache-vignettes\/L394xH490\/merzak-allouache-87b98.jpg?1458146733\" alt=\"\" width=\"394\" height=\"490\" \/><\/span><\/p>\n<p>La responsabilit\u00e9 de cette situation revient en partie \u00e0 l\u2019\u00e9tat. Contr\u00f4lant l\u00a0\u00bballocation des aides, il privil\u00e9gie les films relatant des \u00e9v\u00e8nements survenus durant la guerre de d\u00e9colonisation, \u00e9ludant ainsi les d\u00e9fis que pose le bilan des ann\u00e9es noires \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne. L\u00a0\u00bbabsence d\u00a0\u00bbune politique culturelle dynamique a fait de l\u2019Alg\u00e9rie une p\u00e9riph\u00e9rie dans le domaine de la production artistique. Les spectateurs suivent avec entrain les feuilletons syriens, \u00e9gyptiens ou turcs et d\u00e9laissent la production nationale dont l\u2019audience se limite \u00e0 quelques cin\u00e9philes passionn\u00e9s.<\/p>\n<p>Autre d\u00e9fi, la repr\u00e9sentation des violences sociales, des vices et des d\u00e9rives de la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne pose probl\u00e8me dans un pays encore largement traditionnel. Le rapport \u00e0 l\u2019image est mal assum\u00e9 par les com\u00e9diens, qui par g\u00eane vis-\u00e0-vis de leurs proches, refusent parfois de jouer des sc\u00e8nes \u00e9voquant des sujets tabous (la sexualit\u00e9, l\u2019alcool, certains th\u00e8mes politiques , ce qui complique encore plus la t\u00e2che des cin\u00e9astes d\u00e9sireux de traiter de sujets sensibles.<\/p>\n<p>Toutefois, suivant le mod\u00e8le iranien, une jeune g\u00e9n\u00e9ration ind\u00e9pendante tente de d\u00e9velopper une production novatrice C\u2019est le cas par exemple de Lamine Ammar-Khodja qui d\u00e9crit dans \u00ab\u00a0Alger moins z\u00e9ro\u00a0\u00bb la d\u00e9tresse et l\u2019envie d\u2019ailleurs de la jeunesse citadine, ou encore de Sofia Djama qui aborde le sujet tr\u00e8s sensible du viol dans \u00ab\u00a0Mollement, un samedi matin\u00a0\u00bb.<br class=\"autobr\" \/> <span class=\"spip_document_1247 spip_documents spip_documents_center\"> <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr\/local\/cache-vignettes\/L317xH328\/djama_sofia_2011-51cec.jpg?1458146733\" alt=\"\" width=\"317\" height=\"328\" \/><\/span><br class=\"autobr\" \/> Si ces cin\u00e9astes sont encore trop peu nombreux (ou trop peu visibles) pour engendrer un mouvement artistique structur\u00e9 capable de r\u00e9volutionner les structures de produtions alg\u00e9riennes, ils ont le m\u00e9rite de maintenir en vie le cin\u00e9ma alg\u00e9rien par ailleurs moribond.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9f\u00e9rences\u00a0: Ref\u00a0: Benjamin Stora (Historien) &#8211; Marion Thuillier &#8211; Olivier Barlet &#8211; Koceyla Khedim.<\/strong><\/p>\n<p>En conclusion l\u2019 Alg\u00e9rie par le cin\u00e9ma<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"http:\/\/www.youtube.com\/embed\/Ep1wfGO6y_4\" width=\"420\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.c-et-c.asso.cc-pays-de-gex.fr\/spip.php?article815\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">source<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est au coeur de la \u00ab\u00a0guerre de lib\u00e9ration\u00a0\u00bb que le cin\u00e9ma alg\u00e9rien a fait ses d\u00e9buts. Malgr\u00e9 de faibles \u00e9chos dans les programmations occidentales, il rec\u00e8le des oeuvres de qualit\u00e9. Le septi\u00e8me art alg\u00e9rien s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9 avec les festivals et les autres activit\u00e9s culturelles. L\u2019Alg\u00e9rie, dans les ann\u00e9es soixante, a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 des coproductions [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3530,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[269],"tags":[],"class_list":{"0":"post-15864","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-culture"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15864","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=15864"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/15864\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=15864"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=15864"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=15864"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}