{"id":2226,"date":"2013-08-25T14:39:44","date_gmt":"2013-08-25T14:39:44","guid":{"rendered":"http:\/\/adonisat.com\/?p=2226"},"modified":"2013-08-25T14:39:44","modified_gmt":"2013-08-25T14:39:44","slug":"la-revolution-de-lart-arabe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/la-revolution-de-lart-arabe\/","title":{"rendered":"La r\u00e9volution de l&rsquo;Art Arabe"},"content":{"rendered":"<p>Un vent du sud souffle sur la cr\u00e9ation contemporaine. Les artistes du Maghreb ou du Moyen-Orient trouvent enfin leur place dans les mus\u00e9es et les foires internationales. Pour preuve, l&rsquo;exposition D\u00e9gagements&#8230; La Tunisie un an apr\u00e8s.<\/p>\n<p>Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les artistes russes, chinois, indiens ont d\u00e9ferl\u00e9 sur la sc\u00e8ne internationale. Voici que souffle \u00e0 pr\u00e9sent un vent arabe. Comme l&rsquo;\u00e9t\u00e9 dernier \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/culture\/art\/biennale-de-venise-2011_1007411.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">la Biennale de Venise<\/a>, v\u00e9ritables JO de la cr\u00e9ation, o\u00f9 jamais tant de plasticiens originaires du Maroc ou d&rsquo;Irak, de Palestine ou d&rsquo;Arabie saoudite n&rsquo;avaient \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s. Leurs noms s&rsquo;accrochent \u00e9galement aux cimaises des galeries parisiennes, chez <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/kamel-mennour.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Kamel Mennour<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/albert-benamou.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Albert Benamou<\/a>, <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/eric-dupont.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Eric Dupont<\/a> ou <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/imane-fares.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Imane Far\u00e8s<\/a>. Ainsi qu&rsquo;\u00e0 celles d&rsquo;institutions prestigieuses, comme au Centre Pompidou, o\u00f9 sera accueilli fin septembre le Franco-Alg\u00e9rien Adel Abdessemed, ou \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.imarabe.org\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l&rsquo;Institut du monde arabe (IMA)<\/a>, dont la programmation 2012 d\u00e9marre par une exposition choc intitul\u00e9e <em>D\u00e9gagements&#8230; La Tunisie un an apr\u00e8s<\/em>. Tout un symbole. L&rsquo;exposition, explique, sa commissaire Michket Krifa, est \u00ab\u00a0un hommage aux artistes qui ont accompagn\u00e9 cette ann\u00e9e riche en promesses et bouleversements\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Li\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9largissement g\u00e9ographique du monde de l&rsquo;art, la perc\u00e9e des plasticiens arabes s&rsquo;inscrit dans le ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;engouement pour la cr\u00e9ation contemporaine. Mais elle est surtout port\u00e9e par l&rsquo;actualit\u00e9 politique. Pour V\u00e9ronique Rieffel, directrice de l&rsquo;Institut des cultures d&rsquo;islam, les attentats du 11 septembre 2001 ont jou\u00e9 le r\u00f4le de d\u00e9clencheur. \u00ab\u00a0L&rsquo;Occident s&rsquo;est alors tourn\u00e9 vers les artistes musulmans pour essayer de comprendre ce qui se passait.\u00a0\u00bb Et les expositions ont commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper. \u00ab\u00a0Puis le march\u00e9 s&rsquo;est empar\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne, avec un d\u00e9calage, il y a environ cinq ans\u00a0\u00bb, explique <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/roxana-azimi.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Roxana Azimi<\/a>, r\u00e9dactrice en chef adjointe du <em>Quotidien de l&rsquo;art<\/em>.<\/p>\n<p>A Duba\u00ef, \u00e0 Abou Dhabi et, plus r\u00e9cemment, \u00e0 Marrakech, des foires d&rsquo;art contemporain ont vu le jour, offrant des vitrines aux plasticiens venant de ces pays ; un eldorado pour les d\u00e9nicheurs de talents, directeurs de mus\u00e9e et commissaires d&rsquo;expositions, et une nouvelle force de frappe du business international de l&rsquo;art. Mais aussi l&rsquo;occasion de faire oublier le souvenir du World Trade Center. Car \u00ab\u00a0la cr\u00e9ation de telles manifestations r\u00e9pond au souhait de certains responsables politiques locaux ou membres de la soci\u00e9t\u00e9 civile de changer l&rsquo;image du monde arabe, afin de montrer qu&rsquo;il ne se r\u00e9duit pas au terrorisme et \u00e0 la burqa\u00a0\u00bb, explique <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/pascal-amel.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Pascal Amel<\/a>, directeur de la revue Art absolument et commissaire de la prochaine exposition de la galerie Albert Benamou.<\/p>\n<h3>R\u00e9pression, violence&#8230; tous partagent un v\u00e9cu similaire<\/h3>\n<p>Le \u00ab\u00a0printemps arabe\u00a0\u00bb et ses multiples rebondissements n&rsquo;ont fait qu&rsquo;accro\u00eetre la production artistique et relancer la curiosit\u00e9. Mais qui sont donc ces artistes ? G\u00e9ographiquement, ils sont ici et ailleurs, dans leurs pays d&rsquo;origine et hors de leurs fronti\u00e8res. Si certains plasticiens travaillent tant bien que mal sur place, beaucoup, surtout parmi les 30-40 ans, appartiennent \u00e0 la diaspora. N\u00e9s \u00e0 Casablanca, \u00e0 Tunis ou au Caire, ils vivent dans les grandes capitales occidentales. \u00ab\u00a0Nous sommes nombreux \u00e0 avoir \u00e9migr\u00e9 pour pouvoir travailler et jouir de la libert\u00e9 d&rsquo;expression\u00a0\u00bb, t\u00e9moigne Mounir Fatmi, 41 ans. Originaire du Maroc, il a fait des \u00e9tudes \u00e0 Rome et partage aujourd&rsquo;hui son temps entre Paris, Los Angeles et Tanger, mais aussi Londres, Istanbul ou Venise, en fonction des destinations o\u00f9 l&rsquo;entra\u00eenent ses expositions. Car, \u00e0 l&rsquo;instar d&rsquo;une majorit\u00e9 des cr\u00e9ateurs de cette jeune g\u00e9n\u00e9ration, et \u00e0 la diff\u00e9rence de ses a\u00een\u00e9s, Mounir Fatmi est un nomade. Toujours entre deux pays, entre deux cultures.<\/p>\n<p>M\u00eame boost\u00e9s par les \u00e9v\u00e9nements politiques, des artistes comme lui n&rsquo;ont pas attendu le coup de projecteur de l&rsquo;actualit\u00e9 pour exister. \u00ab\u00a0Plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de cr\u00e9ateurs les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s, poursuit Roxana Azimi. Ces pays, qui ont souvent une tradition picturale, constituent un v\u00e9ritable terreau.\u00a0\u00bb Et ont donn\u00e9 naissance \u00e0 des oeuvres que l&rsquo;Occident, toutefois, ignorait. \u00ab\u00a0Jusqu&rsquo;\u00e0 une \u00e9poque r\u00e9cente, constate Mounir Fatmi, on pouvait parler d&rsquo;art britannique ou allemand, pas d&rsquo;art arabe. Le terme \u00e9tait p\u00e9joratif, consid\u00e9r\u00e9 comme trop identitaire.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0A croire que dans l&rsquo;expression \u00ab\u00a0art arabe\u00a0\u00bb, c&rsquo;est le mot \u00ab\u00a0arabe\u00a0\u00bb qui d\u00e9range\u00a0\u00bb, ironise Pascal Amel. Cette ignorance \u00e9tait en tout cas devenue tellement flagrante que le Centre Pompidou a r\u00e9cemment lanc\u00e9 une vaste recherche portant sur la cr\u00e9ation moderne et contemporaine, issue du Maghreb et du Moyen-Orient, sous la houlette de Catherine Grenier, sa directrice adjointe : \u00ab\u00a0L&rsquo;histoire de l&rsquo;art a \u00e9t\u00e9 \u00e9crite sous le prisme de l&rsquo;Occident. La p\u00e9riode de mondialisation et de postcolonisation dans laquelle nous vivons bouleverse les cat\u00e9gories et les id\u00e9es re\u00e7ues. L&rsquo;\u00e9tude men\u00e9e conduira \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer cette sc\u00e8ne artistique et \u00e0 r\u00e9crire une histoire vraiment internationale.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 leurs diff\u00e9rences, tous ces artistes ont un point commun. Quelles que soient leurs origines g\u00e9ographiques, ils partagent souvent un v\u00e9cu similaire : une histoire chaotique, la confiscation du pouvoir par un dictateur, la r\u00e9pression, la violence, la pr\u00e9carit\u00e9, l&rsquo;oppression d&rsquo;une certaine forme de religion. Et leurs oeuvres, \u00e0 forte teneur existentielle, en portent t\u00e9moignage. Peintures, sculptures, photos, vid\u00e9os et installations traduisent leurs r\u00e9voltes, le malaise des femmes, les aspirations \u00e0 la justice et \u00e0 la libert\u00e9. \u00ab\u00a0Des pr\u00e9occupations qui d\u00e9passent souvent les probl\u00e8mes politiques locaux pour toucher aux dysfonctionnements globaux de la soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb, commente Catherine Grenier. Sans doute aurait-on senti la r\u00e9volte gronder, si on s&rsquo;\u00e9tait int\u00e9ress\u00e9 plus t\u00f4t \u00e0 leurs cr\u00e9ations. L&rsquo;exposition de l&rsquo;IMA dont le titre reprend le slogan \u00ab\u00a0D\u00e9gage\u00a0\u00bb, scand\u00e9 dans les rues tunisiennes par les manifestants, confirme cette impression. R\u00e9alis\u00e9es tout au long de 2011, \u00ab\u00a0les oeuvres refl\u00e8tent les interrogations sur la situation actuelle et l&rsquo;Histoire en train de s&rsquo;\u00e9crire\u00a0\u00bb, explique la commissaire Michket Krifa.<\/p>\n<p>Les photos de <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/hichem-driss.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Hichem Driss<\/a> \u00e9voquent le b\u00e2illonnement de l&rsquo;individu et de sa libert\u00e9 d&rsquo;expression, les peintures de <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/mourad-salem.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Mourad Salem<\/a> renvoient aux prisons dor\u00e9es dans lesquelles s&rsquo;enferment les dictateurs, se coupant du peuple. <a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/halim-karabibene.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Halim Karabibene<\/a>, lui, joue la carte de l&rsquo;humour : Ses clich\u00e9s mettent en sc\u00e8ne des personnages portant une Cocotte-Minute sur la t\u00eate.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/infos\/pers\/ali-cherri.html\" target=\"_self\" rel=\"noopener noreferrer\">Ali Cherri<\/a>, 35 ans, l&rsquo;un des plasticiens s\u00e9lectionn\u00e9s, n&rsquo;est pas tunisien mais libanais. Il a grandi avec la guerre, celle qui s\u00e9vissait \u00e0 Beyrouth, sa ville, o\u00f9 il habite toujours. Rien d&rsquo;\u00e9tonnant \u00e0 ce que ses photos soient hant\u00e9es par la violence. Ali Cherri a \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment choqu\u00e9 par l&rsquo;immolation de Mohamed Bouazizi, en d\u00e9cembre 2010. Son travail actuel porte sur cet acte d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9. \u00ab\u00a0C&rsquo;est ma fa\u00e7on de participer aux \u00e9v\u00e9nements, souffle-t-il. Et c&rsquo;est presque un devoir.\u00a0\u00bb Devoir de t\u00e9moignage et devoir de m\u00e9moire.<\/p>\n<aside>\n<div>Etat des Lieux<\/div>\n<p>Les Emirats arabes unis ont ouvert la voie. En 2006, Duba\u00ef lan\u00e7ait sa foire d&rsquo;art contemporain, suivie par Abou Dhabi en 2009. Marrakech s&rsquo;est \u00e0 son tour lanc\u00e9e en 2010, puis Beyrouth, en 2011. All\u00e9ch\u00e9es par la client\u00e8le fortun\u00e9e, plusieurs maisons de vente occidetales ont simultan\u00e9ment investi le terrain. Christie&rsquo;s, la premi\u00e8re, s&rsquo;est install\u00e9e en 2006 \u00e0 Duba\u00ef, imit\u00e9e, deux ans plus tard, par Bonhams. Sotheby&rsquo;s, elle, a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 jeter son d\u00e9volu sur Doha, capitale du Qatar. Un choix qui ne doit rien au hasard : en d\u00e9cembre 2010, les autorit\u00e9s localoes qui ont fait de la culture une priorit\u00e9, ont ouvert le Mathaf, mus\u00e9e vou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;art moderne et contemporain. Les pays du maghreb sont comparativement \u00e0 la tra\u00eene. La Tunisie ne compte pas de mus\u00e9e, mais, au Maroc, un projet, depuis longtemps annonc\u00e9, devrait voir le jour \u00e0 Rabat Contre toute attente, l&rsquo;Alg\u00e9rie a dam\u00e9 le pion \u00e0 ses voisins. Depuis 2007 existe \u00e0 Alger le Mama, o\u00f9 s&rsquo;est tenue, en d\u00e9cembre 2011, la 3\u00e8me \u00e9dition du festival d&rsquo;Art contemporain, grande expositions aux vis\u00e9es internationales. Gage d&rsquo;ouverture? C&rsquo;est ce que croit Kader Attia, plasticien fran\u00e7ais d&rsquo;origine alg\u00e9rienne bien connu du milieu de l&rsquo;art, qui a d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;ouvrir dans la ville un cre d&rsquo;art. Objectif :\u00a0\u00bbLe partage entre les cultures\u00a0\u00bb. La premi\u00e8re exposition est programm\u00e9e pour janvier 2013.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.lexpress.fr\/culture\/art\/la-revolution-de-l-art-arabe_1072376.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">source<\/a><\/p>\n<\/aside>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un vent du sud souffle sur la cr\u00e9ation contemporaine. Les artistes du Maghreb ou du Moyen-Orient trouvent enfin leur place dans les mus\u00e9es et les foires internationales. Pour preuve, l&rsquo;exposition D\u00e9gagements&#8230; La Tunisie un an apr\u00e8s. Ces derni\u00e8res ann\u00e9es, les artistes russes, chinois, indiens ont d\u00e9ferl\u00e9 sur la sc\u00e8ne internationale. 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