{"id":3208,"date":"2015-03-17T11:14:12","date_gmt":"2015-03-17T11:14:12","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/?p=3208"},"modified":"2015-03-17T11:14:12","modified_gmt":"2015-03-17T11:14:12","slug":"le-1er-novembre-dans-le-mouvement-national-rupture-ou-continuite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/le-1er-novembre-dans-le-mouvement-national-rupture-ou-continuite\/","title":{"rendered":"Le 1er novembre\u00a0dans le mouvement national ; Rupture ou continuit\u00e9\u00a0?"},"content":{"rendered":"<h2><span style=\"color: #008000;\">Pr B\u00e9la\u00efd ABANE<\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le si\u00e8cle colonial\u00a0: de la r\u00e9sistance d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e au principe de r\u00e9alit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>On ne peut comprendre le sens profond du 1<sup>er<\/sup> Novembre et l\u2019\u00e9mergence du FLN en tant que mouvement porteur de violence r\u00e9volutionnaire, si on ignore le profond traumatisme de l\u2019invasion de 1830, la violence cruelle de la conqu\u00eate et la d\u00e9vastation m\u00e9thodique de l\u2019expansion coloniale. La m\u00e9moire alg\u00e9rienne en est rest\u00e9e durablement impr\u00e9gn\u00e9e durant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>L\u2019intrusion subite et violente d\u2019une arm\u00e9e \u00e9trang\u00e8re en terre alg\u00e9rienne, la politique de la terre br\u00fbl\u00e9e pr\u00f4n\u00e9e par le Mar\u00e9chal Bugeaud avec le quitus de grands humanistes du XIXe si\u00e8cle fran\u00e7ais, tel Alexis de Tocqueville, Victor Hugo\u2026, les enfumades du colonel Achille de Saint Arnaud, les emmurements de tribus alg\u00e9riennes enti\u00e8res par le colonel P\u00e9lissier, les razzias exterminatrices codifi\u00e9es par le saint-simonien Lamorici\u00e8re\u2026, sont autant de cicatrices ouvertes qui rappelleront incessamment aux Alg\u00e9riens conscients de leur condition coloniale, la nature v\u00e9ritable de ce syst\u00e8me qui s\u2019est empar\u00e9 de leur pays par la force et la violence mais aussi par l\u2019arrogance des mots et des postures.<\/p>\n<p>Postures en effet, comme cette fastueuse f\u00eate du Centenaire destin\u00e9e \u00e0 rappeler aux vaincus leurs humiliations et leurs malheurs pass\u00e9s, mais aussi et surtout la vanit\u00e9 de toute tentative de remise en cause de l\u2019ordre colonial.<\/p>\n<p>Pourtant, le fait accompli colonial ne sera jamais accept\u00e9. Face \u00e0 une \u00ab\u00a0Arm\u00e9e d\u2019Afrique\u00a0\u00bb tr\u00e8s puissante, aguerrie et brutalis\u00e9e au possible par les guerres boucheries napol\u00e9oniennes, des soul\u00e8vements se succ\u00e8dent \u00e0 un rythme d\u00e9cennal, plus ou moins pr\u00e9par\u00e9s, parfois impulsifs et incantatoires, et chaque fois vou\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Ces tentatives ont certes contribu\u00e9 \u00e0 entretenir dans la m\u00e9moire collective, l\u2019esprit de r\u00e9sistance \u00e0 l\u2019occupant, et un sentiment de fiert\u00e9 et de communion nationale. Mais cette r\u00e9sistance arm\u00e9e d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e et cependant acharn\u00e9e au prix d\u2019incommensurables sacrifices humains et mat\u00e9riels (s\u00e9questres, lourds tributs\u2026) tout au long du XIXe si\u00e8cle colonial, ne fera qu\u2019enfoncer chaque fois un peu plus la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne dans le deuil et la souffrance de l\u2019\u00e9preuve coloniale.<\/p>\n<p>Avec la d\u00e9faite de la grande insurrection populaire de 1871\u00a0de Hadj El Mokrani\u00a0et Cheikh Ahaddad, s\u2019ouvre une p\u00e9riode de silence morne mais jamais r\u00e9sign\u00e9\u00a0, marqu\u00e9e par d\u2019ultimes soubresauts d\u2019une r\u00e9sistance \u00e9puis\u00e9e et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, qui s\u2019effilochera jusqu\u2019\u00e0 se disperser en r\u00e9voltes individuelles, celles des bandits d\u2019honneur bien connues \u00a0dans les Aur\u00e8s (Ben Zelmat) et en Kabylie (Ahmed Oumeri, Arezki Oulbachir\u2026) pour ne citer que celles-l\u00e0.<\/p>\n<p>Le XXe si\u00e8cle alg\u00e9rien est celui du principe de r\u00e9alit\u00e9.\u00a0 Le patriotisme rural et combatif se mue en sentiment national doubl\u00e9 d\u2019une vision politique. Commence alors l\u2019\u00e8re de la contestation pacifique dans la l\u00e9galit\u00e9 coloniale. On s\u2019initie \u00e0 la langue fran\u00e7aise et on invoque l\u2019esprit des Lumi\u00e8res, l\u2019universalit\u00e9 de l\u2019Homme et de ses Droits clam\u00e9s par la r\u00e9volution fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Les <em>Jeunes Alg\u00e9riens<\/em> inspir\u00e9s des <em>Jeunes Turcs<\/em> esp\u00e8rent et revendiquent une \u00e9volution \u00e0 leur profit du syst\u00e8me colonial et l\u2019all\u00e8gement de l\u2019injustice faite \u00e0 leur peuple. Ils pr\u00e9figurent le mouvement national dans sa diversit\u00e9\u00a0: la tendance \u00e9litiste de la F\u00e9d\u00e9ration des Elus musulmans (1927) qui se transfigurera en Union D\u00e9mocratique du Manifeste Alg\u00e9rien (1947) de Ferhat Abbas\u00a0; l\u2019Association des Oul\u00e9mas alg\u00e9riens du Cheikh Ben Badis (1931)\u00a0; le Parti communiste alg\u00e9rien, filleul du Parti communiste fran\u00e7ais (1937)\u00a0; et \u00a0l\u2019Etoile Nord africaine (1926) ascendance de la lign\u00e9e PPA (1937), MTLD (1947), OS (1947), CRUA (mars1954), FLN (1<sup>er<\/sup> novembre 1954).<\/p>\n<p>Le point commun \u00e0 toutes les tendances qui composeront ce mouvement est de faire \u00e9voluer pacifiquement le r\u00e9gime colonial vers plus de justice en faveur des Alg\u00e9riens avec l\u2019arri\u00e8re-pens\u00e9e timide d\u2019une \u00e9mancipation nationale pour les uns et la conviction ind\u00e9pendantiste affich\u00e9e pour la lign\u00e9e ENA d\u00e8s 1927, avec Messali et ses deux adjoints Amar Imache et Belkacem Radjef.<\/p>\n<p><strong>De l\u2019ENA au FLN\u00a0: un <em>Continuum<\/em> qui prend fin<\/strong><\/p>\n<p>Est-ce \u00e0 dire au vu de cette chronologie simplifi\u00e9e que le FLN et le 1<sup>er<\/sup> Novembre sont le produit logique et n\u00e9cessaire, en continuit\u00e9, du mouvement national, notamment de\u00a0 sa colonne populaire, que fut l\u2019axe ENA-PPA-OS-CRUA\u00a0? Le FLN et le 1<sup>er<\/sup> novembre sont en v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la fois, comme nous allons le voir, un aboutissement et un moment de rupture.<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> novembre est d\u2019abord la r\u00e9sultante, certes lointaine d\u2019une longue r\u00e9sistance acharn\u00e9e, devenue silencieuse, puis le recours ultime et l\u00e9gitime d\u2019une revendication pacifique, demeur\u00e9e longtemps sans r\u00e9ponse, puis sans espoir. C\u2019est \u00e9galement et directement le fr\u00e8re mature d\u2019un 8 mai 1945, dernier avatar de la r\u00e9sistance d\u00e9sordonn\u00e9e, infructueuse et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e du pass\u00e9. C\u2019est assur\u00e9ment dans le bain de sang du printemps 1945 que les Hommes de Novembre puiseront l\u2019\u00e9nergie et la r\u00e9solution de vaincre ou mourir, pr\u00eats \u00e0 tous les sacrifices et \u00e0 tous les exc\u00e8s.\u00a0 L\u2019\u00e9tincelle du 1<sup>er<\/sup> Novembre est en toute logique dans la lign\u00e9e des luttes vaines men\u00e9es par le mouvement national en g\u00e9n\u00e9ral et tout particuli\u00e8rement son segment nationaliste avant-gardiste incarn\u00e9 depuis la naissance de l\u2019Etoile nord africaine. Il en\u00a0 reprend au demeurant le mot d\u2019ordre primordial d\u2019ind\u00e9pendance, une g\u00e9n\u00e9ration plus tard. C\u2019est dire qu\u2019il y a continuit\u00e9 de sens.<\/p>\n<p>Certes le FLN du 1<sup>er<\/sup> novembre est l\u2019enfant non d\u00e9sir\u00e9 du PPA-MTLD, mais \u00e7\u2019en est quand m\u00eame l\u2019enfant qu\u2019il a con\u00e7u en acceptant d\u2019abord \u00e0 son corps d\u00e9fendant le compromis de l\u2019OS, cette organisation secr\u00e8te paramilitaire dont les membres ne vivront que pour bouter par la violence des armes le colonialisme hors de la terre alg\u00e9rienne. Ce sont pr\u00e9cis\u00e9ment les activistes de l\u2019OS, fille \u00e9galement non d\u00e9sir\u00e9e du PPA-MTLD (car c\u2019est le lot de consolation que Messali avait conc\u00e9d\u00e9 aux partisans de l\u2019action arm\u00e9e imm\u00e9diate), qui formeront le club tr\u00e8s ferm\u00e9 de Novembre, apr\u00e8s, certes, quelques h\u00e9sitations de Boudiaf et de Ben Boula\u00efd qui tenteront au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1954, \u00e0 travers la formule du CRUA de r\u00e9unifier le PPA-MTLD avant de passer \u00e0 l\u2019action. Ce dernier \u00e9tait en effet paralys\u00e9 par les luttes d\u2019appareil et de personnes au sommet, entre Messali et ses partisans d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et les membres du comit\u00e9 central de l\u2019autre, au moment o\u00f9 la conjoncture est la plus favorable \u00e0 la lib\u00e9ration du pays.<\/p>\n<p>Ainsi et dans la logique de la continuit\u00e9, le personnel FLN du 1er novembre est de souche pure PPA-MTLD-OS. Abane s\u2019attellera d\u00e8s le printemps 1955 \u00e0 \u00e9largir la base politique et militante du mouvement en ralliant toutes les autres tendances du mouvement national\u00a0pour les fondre dans le creuset FLN : les centralistes oppos\u00e9s \u00e0 Messali, l\u2019UDMA de Ferhat Abbas, les ul\u00e9mas du Cheikh El Bachir El Ibrahimi et les communistes alg\u00e9riens. Ne restera en marge du mouvement de lib\u00e9ration nationale constitu\u00e9 dans la lutte que le MNA de Messali,\u00a0 resuc\u00e9e du PPA-MTLD, avec lequel il entre en conflit atridien, manifestation la plus patente, la plus tragique d\u2019une rupture avec le pass\u00e9 du mouvement national.<\/p>\n<p><strong>Le 1<sup>er<\/sup> novembre\u00a0: une rupture de paradigme<\/strong><\/p>\n<p>Car le 1<sup>er<\/sup> novembre 1954 est assur\u00e9ment un moment de rupture dans le mouvement national. Abane\u00a0est le premier dirigeant \u00e0 assumer consciemment et ouvertement cette rupture de filiation dans une logique de rassemblement et d\u2019unit\u00e9 : \u00ab\u00a0le FLN, \u00e9crira-t-il dans le feu de la lutte, est quelque chose de nouveau. Ce n\u2019est ni le PPA, ni le MTLD, ni m\u00eame le CRUA\u00a0\u00bb. Pour Boudiaf qui confirmera plus tard,\u00a0le 1<sup>er<\/sup> novembre est une \u00ab\u00a0remise en cause de tous les appareils \u00e9tablis\u00a0\u00bb et une \u00ab\u00a0rupture cat\u00e9gorique avec les anciens mouvements nationalistes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il s\u2019agit \u00e9galement et au premier chef d\u2019une rupture de paradigme. En directe inspiration du 8 mai 1945, le soul\u00e8vement du 1<sup>er<\/sup> novembre inaugure en effet une nouvelle m\u00e9thode de lutte, un nouveau mode de pens\u00e9e. Le millier de \u00ab\u00a0desperados\u00a0\u00bb qui prennent les armes ne chercheront pas \u00e0 faire entendre raison \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 coloniale, ni \u00e0 adoucir les rigueurs de son syst\u00e8me. Il s\u2019agit, dans la radicalit\u00e9 violente, \u00a0de reconqu\u00e9rir le pays sur l\u2019occupant colonial, de lui reprendre par la force ce qu\u2019il a pris et gard\u00e9 par la force. Quitte \u00e0 recourir \u00e0 la violence extr\u00eame, \u00e0 cette violence \u00e0\u00a0 \u00ab\u00a0boulets rouges\u00a0\u00bb qu\u2019Abane tentera vaille que vaille de soumettre \u00e0 la r\u00e9gulation politique \u00e0 travers les fondamentaux de la Soummam, et que Fanon th\u00e9orisera dans <em>Les damn\u00e9s de la terre.<\/em><\/p>\n<p>Transgression supr\u00eame que ne pouvait imaginer un occupant colonial convaincu de poss\u00e9der l\u2019Alg\u00e9rie pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9, le 1<sup>er<\/sup> novembre ne revendique pas des droits, ni un all\u00e8gement du fardeau colonial, \u00a0mais entend faire \u00e9merger de l\u2019ab\u00eeme colonial,\u00a0 une nation lib\u00e9r\u00e9e de la domination minoritaire, et un \u00e9tat ind\u00e9pendant. Et cela, non pas au nom d\u2019un homme, \u00a0d\u2019une fraction, d\u2019une faction ou d\u2019une r\u00e9gion, \u00a0\u00a0mais de la nation tout enti\u00e8re. Une vision globale, voil\u00e0 l\u2019autre aspect majeur de la rupture op\u00e9r\u00e9e par le 1<sup>er<\/sup> novembre en tant qu\u2019esprit de r\u00e9sistance arm\u00e9e.<\/p>\n<p>C\u2019est la premi\u00e8re fois en effet depuis la conqu\u00eate et l\u2019occupation coloniales du pays, que des combattants prennent les armes au nom de tous les Alg\u00e9riens, et que la lutte est globale et multiforme\u00a0: nationale, rurale et urbaine, politique, militaire et diplomatique, ouverte sur le reste du monde qu\u2019elle prend constamment \u00e0 t\u00e9moin, en se projetant dans l\u2019universel.<\/p>\n<p>Le 1er novembre, jaillissement du monde alg\u00e9rien dans la modernit\u00e9 du monde, signe \u00e0 ce titre l\u2019acte de naissance de la modernit\u00e9 alg\u00e9rienne. Moment d\u2019organisation, de planification, de d\u00e9passement du pass\u00e9, de projection dans un avenir in\u00e9dit, Novembre est assur\u00e9ment porteur de la modernit\u00e9 en ce qu\u2019il investit l\u2019univers rationnel dont l\u2019occupant avait jusque l\u00e0 le monopole. Tout cela participe assur\u00e9ment de la rupture. Comme la d\u00e9sacralisation de l\u2019ordre colonial ; comme la volont\u00e9 de mise \u00e0 mort d\u2019un syst\u00e8me anachronique et obsol\u00e8te incarn\u00e9 par le privil\u00e8ge colonial et son corollaire, le d\u00e9savantage ethnique, subis comme\u00a0 l\u2019ordre naturel des choses.<\/p>\n<p>Participe \u00e9galement de la rupture avec le pass\u00e9 du mouvement national, la renonciation sans appel au jeu de la l\u00e9galit\u00e9 coloniale, \u00e0 son \u00ab\u00a0parlementarisme de fa\u00e7ade\u00a0\u00bb d\u00e9finitivement discr\u00e9dit\u00e9s depuis l\u2019\u00e9lection farce organis\u00e9e par le gouverneur Naegelen.<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> novembre est \u00e9galement en rupture avec l\u2019esprit de parti. Place \u00e0 un Front de lib\u00e9ration nationale regroupant \u00ab\u00a0toutes les couches sociales, tous les partis et mouvements purement alg\u00e9riens\u00a0\u00bb. C\u2019est avec Abane, son credo unitaire (\u00ab\u00a0La lib\u00e9ration de l\u2019Alg\u00e9rie sera l\u2019\u0153uvre de tous les Alg\u00e9riens \u00bb) et son action f\u00e9d\u00e9ratrice que s\u2019op\u00e8re la rupture d\u00e9finitive avec le \u00a0patriotisme de parti. C\u2019est \u00e0 la Soummam qu\u2019est conf\u00e9r\u00e9e au FLN sa v\u00e9ritable dimension de front rassembleur national. D\u00e9sormais ce n\u2019est plus un parti qui lib\u00e9rera le pays mais \u00abtous les Alg\u00e9riens\u00a0d\u00e9sirant sinc\u00e8rement l\u2019ind\u00e9pendance\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> novembre est certes la derni\u00e8re \u00e9tape dans la continuit\u00e9 de la r\u00e9sistance patriotique et nationale. Et le FLN fils rebelle mais fils l\u00e9gitime du mouvement national. Mais Novembre est porteur d\u2019un paradigme fondamentalement nouveau en opposition frontale avec l\u2019esprit et les m\u00e9thodes du pass\u00e9. En somme une chose et son contraire. Ou la dialectique de l\u2019histoire.<\/p>\n<h2><span style=\"color: #008000;\">Pr B\u00e9la\u00efd ABANE<\/span><\/h2>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pr B\u00e9la\u00efd ABANE &nbsp; Le si\u00e8cle colonial\u00a0: de la r\u00e9sistance d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e au principe de r\u00e9alit\u00e9 On ne peut comprendre le sens profond du 1er Novembre et l\u2019\u00e9mergence du FLN en tant que mouvement porteur de violence r\u00e9volutionnaire, si on ignore le profond traumatisme de l\u2019invasion de 1830, la violence cruelle de la conqu\u00eate et la [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":14069,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[44,25],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3208","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-colonisation","8":"category-histoire"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3208","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3208"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3208\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3208"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3208"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3208"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}