{"id":3250,"date":"2016-01-09T22:42:58","date_gmt":"2016-01-09T22:42:58","guid":{"rendered":"http:\/\/telecineclub.com\/?p=3250"},"modified":"2016-01-09T22:42:58","modified_gmt":"2016-01-09T22:42:58","slug":"le-harem-de-mme-osmane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/le-harem-de-mme-osmane\/","title":{"rendered":"Le Harem de Mme Osmane"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"color: #993300;\"><strong>SYNOPSIS<\/strong><\/span><\/p>\n<p>A Alger en 1993, alors que d\u00e9bute la guerre civile, les locataires de Mme Osmane doivent subir ses acc\u00e8s d&rsquo;humeur. Son mari l&rsquo;a abandonn\u00e9e et la peur de perdre sa respectabilit\u00e9 la hante. L&rsquo;ancienne maquisarde de la guerre d&rsquo;ind\u00e9pendance s&rsquo;acharne \u00e0 contr\u00f4ler les faits et gestes de sa maisonn\u00e9e plut\u00f4t que de lutter contre ses propres frustrations. Apprenant que sa fille est tomb\u00e9e amoureuse, la perspective de se retrouver seule va pousser cette femme encore tr\u00e8s d\u00e9sirable au paroxysme: le \u00abharem\u00bb symbolique de Mme Osmane est sur le point de s&rsquo;\u00e9crouler.<\/p>\n<p><span style=\"color: #993300;\"><strong>LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE<\/strong><\/span><\/p>\n<p>\u00c7a s&rsquo;appelle une bonne surprise : un premier film tourn\u00e9 \u00e0 Alger par un jeune r\u00e9alisateur, comme le symbole d&rsquo;un renouveau qu&rsquo;on voudrait croire durable&#8230; Le Harem de Mme Osmane, en tout cas, a le coeur au changement et \u00e0 la com\u00e9die. Nadir Mokn\u00e8che nous entra\u00eene dans une villa d&rsquo;Alger, tr\u00e8s respectable contrairement \u00e0 ce que le titre pourrait laisser entendre, o\u00f9 r\u00e8gne une ambiance ultra-f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Tailleurs chics, maquillage, soins de beaut\u00e9 : c&rsquo;est l&rsquo;art de vivre de Mme Osmane, un personnage qui semble sortir de Femmes au bord de la crise de nerfs, d&rsquo;Almod\u00f3var. Pas seulement parce que Carmen Maura l&rsquo;interpr\u00e8te (et royalement), mais parce que Mme Osmane, vraiment, \u00ab a les nerfs \u00bb.<\/p>\n<p>Il y a un gouffre, en effet, entre l&rsquo;id\u00e9al de sophistication de cette femme et la r\u00e9alit\u00e9 qui l&rsquo;entoure. Son mari est remari\u00e9 en France, sa fille n&rsquo;ob\u00e9it plus, sa pension de famille n&rsquo;est jamais assez en ordre : en confrontant son h\u00e9ro\u00efne \u00e0 tout ce qui peut provoquer sa crispation hyst\u00e9rique, Nadir Mokn\u00e8che fait entrer dans son film un peu de la soci\u00e9t\u00e9 alg\u00e9rienne, mais reste dans un monde o\u00f9 les hommes sont r\u00e9duits \u00e0 de vagues seconds r\u00f4les.<\/p>\n<p>Un monde o\u00f9 les femmes se chamaillent, s&rsquo;entraident, d\u00e9fient les \u00ab barbus \u00bb islamistes et la peur des \u00e9gorgeurs en criant joyeusement \u00ab Vive les femmes d&rsquo;Alger ! \u00bb. C&rsquo;est pourtant la gravit\u00e9 de cet arri\u00e8re-plan qui l&#8217;emporte peu \u00e0 peu. Dans ce registre r\u00e9aliste et sombre, la mise en sc\u00e8ne de Nadir Mokn\u00e8che est plus h\u00e9sitante.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re sc\u00e8ne du Harem de Mme Osmane trouve cependant la note juste : celle de la folie, qui aura travers\u00e9 toute cette histoire \u00ad heureuses folies de femmes, puis folie meurtri\u00e8re et enfin folie tout court. Une belle r\u00e9sonance &#8211; Fr\u00e9d\u00e9ric Strauss<\/p>\n<p>Fr\u00e9d\u00e9ric Strauss<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; SYNOPSIS A Alger en 1993, alors que d\u00e9bute la guerre civile, les locataires de Mme Osmane doivent subir ses acc\u00e8s d&rsquo;humeur. Son mari l&rsquo;a abandonn\u00e9e et la peur de perdre sa respectabilit\u00e9 la hante. 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