{"id":3353,"date":"2015-04-22T16:06:45","date_gmt":"2015-04-22T16:06:45","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/?p=3353"},"modified":"2015-04-22T16:06:45","modified_gmt":"2015-04-22T16:06:45","slug":"le-rayonnement-de-lislam-lesprit-de-cordoue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/le-rayonnement-de-lislam-lesprit-de-cordoue\/","title":{"rendered":"Le Rayonnement de l&rsquo;Islam: L&rsquo;Esprit de Cordoue"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><em>Sur la photo, le ch\u00e2teau construit en 960 par le Khalife Abderraman III, \u00e0 Tarifa (En Andalousie) .La citadelle porte aujourd\u2019hui le nom d\u2019Alonso de Guzm\u00e1n (Andalousie)<\/em><\/p>\n<p>D\u00e8s les premiers temps de l\u2019Islam les \u00e9changes dans tous les domaines de la science et de la connaissance furent \u00e9tudi\u00e9s dans un climat de grande tol\u00e9rance religieuse et intellectuelle. Cet \u00e9tat d\u2019esprit s\u2019est poursuivi durant la p\u00e9riode de la conqu\u00eate musulmane de l&rsquo;Espagne.<\/p>\n<p>C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque d\u2019ailleurs que furent traduites pour la premi\u00e8re fois en arabe les \u0153uvres des philosophes grecs, en particulier Aristote, malgr\u00e9 la r\u00e9probation des autorit\u00e9s religieuses. Les initiateurs de cette grande exp\u00e9dition intellectuelle furent Ibn Masarra, un panth\u00e9iste, Ibn Hazm-au Xe si\u00e8cle- et le Juif Ibn Gabirol qui professa une philosophie n\u00e9oplatonicienne. Le XIIe si\u00e8cle fut marqu\u00e9 par Ibn Yahia as sayegh (Avempace) et son disciple Ibn Tufayl, dont l&rsquo;\u0153uvre eut un fort impact parmi les Chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p>Et qui n\u2019a pas prononc\u00e9 un jour le nom d\u2019Ibn Rochd (Averro\u00e8s, 1126-1198), dont de nombreuses \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9es et qui fut le contemporain de l&rsquo;\u00e9minent philosophe juif Ma\u00efmonide (1135-1204) m\u00e9decin, th\u00e9ologien talmudiste et philosophe ?<\/p>\n<p>Parmi les nombreux historiens et g\u00e9ographes de cette p\u00e9riode, on citera les plus connus : Ibn Al-khatib (1313- 1374) Abderrahmane Ibn Khaldoun, auteur d&rsquo;une \u0153uvre fondamentale de son temps : el Muqaddimah (prol\u00e9gom\u00e8nes), Al-Idrissi (XIVe si\u00e8cle) et Ibn Batuta .<\/p>\n<p>Enfin, pour clore ce chapitre redonnons la parole \u00e0 l\u2019auteur du \u00ab choc des civilisations\u00bb, Samuel Huntington, qui r\u00e9sume ainsi l\u2019apport des savants musulmans :<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019Islam, du VIIIe au XIIe si\u00e8cles, et Byzance, du VIIIe au XIe si\u00e8cle, surpassaient de loin l\u2019Europe en richesse, en extension g\u00e9ographique, en puissance militaire, en production artistique, litt\u00e9raire et scientifique. Entre le XIe et le XIIIe si\u00e8cle, la culture europ\u00e9enne a commenc\u00e9 \u00e0 se d\u00e9velopper, sous l\u2019effet de l\u2019emprunt syst\u00e9matique \u00e0 la culture musulmane et byzantine, et de l\u2019adaptation de cet h\u00e9ritage au contexte particulier et aux besoins de l\u2019Occident. \u00bb<\/p>\n<p>Un mot sur Ibn Battuta, ce personnage m\u00e9connu en Occident et que nous livre sa biographie : \u00ab L\u2019un des plus grands explorateurs de l\u2019Histoire, il entreprend \u00e0 22 ans, en 1325, une exp\u00e9dition \u00e9pique \u00e0 La Mecque, centre historique et culturel de l\u2019Islam.<\/p>\n<p>Il rentre 29 ans plus tard, apr\u00e8s avoir travers\u00e9 le monde, de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest, l\u2019Espagne et l\u2019Inde \u00e0 la Chine aux Maldives, parcourant plus de 120 000 kilom\u00e8tres, soit trois fois la distance parcourue plus tard par Marco Polo !A la demande du Sultan de Fez, Ibn Batt\u00fbta dictera ses souvenirs et livrera l\u2019un des r\u00e9cits de voyage les plus c\u00e9l\u00e8bres du monde, la Rihla.<\/p>\n<p>Cet ouvrage est l\u2019un des plus importants r\u00e9cits de voyage qui soient arriv\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 nous. Il reste toujours consid\u00e9r\u00e9 comme une r\u00e9f\u00e9rence essentielle de l\u2019histoire culturelle, architecturale, sociale, politique et g\u00e9ographique de bien de pays.<\/p>\n<p>Dans le domaine des sciences naturelles, des savants tels que Ibn Taimya pour l\u2019astronomie et les math\u00e9matiques, El Mayriti et Abou bakr El Ansari pour la m\u00e9decine, Ibn Baytar pour la botanique, etc\u2026 ont laiss\u00e9 des trait\u00e9s qui ont influenc\u00e9 l\u2019Europe de l\u2019\u00e9poque jusqu\u2019au milieu du XVIIe si\u00e8cle, \u00ab et leurs textes furent \u00e9tudi\u00e9s jusqu&rsquo;au milieu du XVIIe si\u00e8cle par des savants tels que Michel Servet, Copernic, Nicolas Massa ou Galil\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>Tout le monde conna\u00eet de nos jours l\u2019art andalous, son originalit\u00e9 ; sa beaut\u00e9 est toujours objet de curiosit\u00e9 et d\u2019\u00e9merveillement. L\u2019\u00e9dification des monuments a commenc\u00e9 d\u00e8s le VIIIe si\u00e8cle et s\u2019est poursuivie jusqu\u2019au IXe si\u00e8cle. Quelques grands monuments sortent du lot : la Mosqu\u00e9e de Cordoue, le palais de Madinat El Zahra que le Khalife Abderrahmane III a construit \u00e0 sa pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e Zahra et o\u00f9 il entretenait une cour brillante de l\u2019\u00e9lite toutes confessions confondues.<\/p>\n<p>L\u2019architecture brillait par un ensemble de pavillons distribu\u00e9s autour de cours int\u00e9rieures, qui deviendront l&rsquo;exemple type du patio andalou : la r\u00e9sidence khalifale \u00e9tait abondamment d\u00e9cor\u00e9e de sculptures de pierre, de mosa\u00efques de marbre et de stucs ouvrag\u00e9s ; \u00ab elle repr\u00e9sente le premier ach\u00e8vement de ce qui deviendra l&rsquo;art hispano-mauresque \u00bb.<\/p>\n<p>Il y a enfin l\u2019Alhambra de Grenade et le minaret de la Giralda de S\u00e9ville, l\u2019une des plus belles r\u00e9ussites du monde islamique. Que dire des Jardins arros\u00e9s \u00e9t\u00e9 comme hiver de jets d\u2019eau qui ont inspir\u00e9 tant de romances ?<\/p>\n<p>Terminons ce d\u00e9veloppement en relevant que la soci\u00e9t\u00e9 ne peut que b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019\u00e9lite, de ses travaux, de ses d\u00e9couvertes. La vie sociale ne peut que s\u2019am\u00e9liorer et les \u00e9quipements pour une vie meilleure ne peuvent que suivre. Un nouveau type de soci\u00e9t\u00e9 urbaine voit le jour. C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que se cr\u00e9e le syst\u00e8me d\u2019\u00e9gouts des villes, que se d\u00e9veloppe l\u2019hygi\u00e8ne de vie par la multiplication des bains et que la mosqu\u00e9e retrouve son r\u00f4le originel de lieu de p\u00e9roraison mais aussi de tenue des diff\u00e9rentes r\u00e9unions de type social et \u00e9ducatif.<\/p>\n<p>Les routes commerciales sont construites ou am\u00e9lior\u00e9es, s\u00e9curis\u00e9es, \u00e9tablissant diff\u00e9rentes liaisons \u00e0 travers la p\u00e9ninsule ou rejoignant les grandes voies de commerce international gr\u00e2ce \u00e0 la construction ou l\u2019agrandissement des ports en direction des c\u00f4tes africaines que prolongent les routes caravani\u00e8res vers l\u2019Afrique ou vers l\u2019Orient.<\/p>\n<p>L\u2019agriculture n\u2019est pas en reste. Les canaux d\u2019irrigation sont plus efficaces gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019invention de la \u00abnoria\u00bb, roue \u00e0 godets. L\u2019Europe d\u00e9couvre tant de nouvelles plantes comme l\u2019abricot, la grenade, le melon, l\u2019artichaut, l&rsquo;aubergine, l&rsquo;asperge, l&rsquo;endive le riz ainsi que la canne \u00e0 sucre et d\u00e9guste bien les plats qui \u00e0 ce jour encore garnissent nos tables : boulettes de viande au cumin, couscous, empanadas de poisson (on peut pr\u00e9parer ce plat avec une p\u00e2te et des restes de viande ou de poulet) et l\u00e9gumes, poissons au four aux \u00e9pices, aubergines farcies, etc.<\/p>\n<p>Pendant le Xe si\u00e8cle et au-del\u00e0, dans l\u2019Espagne andalouse, la capitale Cordoue atteint un d\u00e9veloppement sans \u00e9gal dans l\u2019Occident. Seules Bagdad et Byzance lui disputent la supr\u00e9matie&#8230; Dans sa p\u00e9riode faste, Cordoue comptait \u00e0 elle seule 113 000 logements, 300 bains publics, 30 h\u00f4pitaux, 80 \u00e9coles publiques, 14 universit\u00e9s, 20 biblioth\u00e8ques publiques (chacune poss\u00e9dait des centaines de milliers de livres et la plus importante d\u2019entre elles, 400 000 ouvrages) pour un total de quelque 10 millions d\u2019habitants dont l\u2019immense majorit\u00e9 a embrass\u00e9 l\u2019Islam comme religion et l\u2019arabe comme langue d\u2019\u00e9tude et d\u2019exercice professionnel.<\/p>\n<p>Des auteurs de r\u00e9putation mondiale ont trait\u00e9 de la civilisation musulmane en Europe m\u00e9di\u00e9vale. Retenons \u00e0 ce sujet les propos de Michel Chasles :<\/p>\n<p>\u00abNous devons payer un juste tribut de reconnaissance aux Arabes, qui, apr\u00e8s le d\u00e9clin de l\u2019\u00e9cole d\u2019Alexandrie, et quand l\u2019Occident \u00e9tait plong\u00e9 pour longtemps encore dans la barbarie et l\u2019ignorance, ont recueilli avec ardeur et intelligence les d\u00e9bris des sciences grecques et les connaissances orientales, qu\u2019ils nous ont transmises vers le XIIe si\u00e8cle. Leurs ouvrages ont \u00e9t\u00e9 le mod\u00e8le de tous les ouvrages europ\u00e9ens, depuis cette \u00e9poque, et longtemps encore apr\u00e8s le XVe si\u00e8cle, qui marque la renaissance des lettres et de la civilisation en Europe. \u00bb<\/p>\n<p>Voltaire \u00e9crit : \u00ab Dans nos si\u00e8cles de barbarie et d\u2019ignorance, qui suivirent la d\u00e9cadence et le d\u00e9chirement de l\u2019empire romain, nous re\u00e7\u00fbmes presque tout des Arabes : astronomie, chimie, m\u00e9decine, et surtout des rem\u00e8des plus doux et plus salutaires que ceux qui avaient \u00e9t\u00e9 connus des Grecs et des Romains. L\u2019alg\u00e8bre est de l\u2019invention de ces Arabes ; notre arithm\u00e9tique m\u00eame nous fut apport\u00e9e par eux. \u00bb<\/p>\n<p>La r\u00e9forme mon\u00e9taire engag\u00e9e par Al Mansour en 1185 qui doublait le poids de m\u00e9tal pr\u00e9cieux du dinar d\u2019or et r\u00e9duit les imp\u00f4ts va contribuer \u00e0 l\u2019essor de plusieurs grandes villes d\u2019Espagne andalouse qui compteront d\u00e9sormais plusieurs faubourgs. Les murailles seront renforc\u00e9es et les \u00e9quipements sociaux, places publiques, jardins offrent un bien meilleur cadre de vie.<\/p>\n<p>\u00ab La d\u00e9cision des Almohades d&rsquo;investir dans de grands travaux publics une bonne partie du cinqui\u00e8me du butin revenant au calife leur permet de r\u00e9aliser, \u00e0 partir des ann\u00e9es 1160, de nombreuses constructions religieuses ou civiles et de fortifier les fronti\u00e8res d&rsquo;Al-Andalus \u00bb, \u00e9crit Philippe Conrad qui ajoute : \u00ab Les souverains berb\u00e8res ont ainsi imprim\u00e9 leur marque \u00e0 l&rsquo;architecture militaire ib\u00e9rique, ce dont t\u00e9moignent les enceintes de Cordoue, Badajoz, Caceres, S\u00e9ville, Trujillo ou Ecija et les forteresses telles que Alcala de Guadaira ou Tabernas, qui contr\u00f4le la route reliant Almeria \u00e0 Murcie en m\u00eame temps que les acc\u00e8s \u00e0 la Sierra de los Filabres.<\/p>\n<p>Construite face \u00e0 S\u00e9ville sur l&rsquo;autre rive du Wadi al-Qabir, le \u00ab Grand Fleuve \u00bb, devenu aujourd&rsquo;hui notre Guadalquivir, la Torre del Oro \u2013 qui doit son nom aux tuiles de fa\u00efence lustr\u00e9e \u00e0 reflets dor\u00e9s qui la recouvraient jadis \u2013 demeure, avec l&rsquo;\u00e9l\u00e9gante Giralda, qui fut le minaret de la mosqu\u00e9e transform\u00e9e en cath\u00e9drale, l&rsquo;un des monuments les plus c\u00e9l\u00e8bres de l&rsquo;\u00e9poque almohade ; il convient d&rsquo;ajouter la chapelle de Santa Maria la Real de l&rsquo;Alcazar de Jerez de la Frontera, la munya ou r\u00e9sidence campagnarde du Castillejo de Monteagudo et l&rsquo;Alcazar de S\u00e9ville, contemporain du roi de Castille Pierre le Cruel mais qui conserve de nombreux \u00e9l\u00e9ments remontant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque almohade, voire au palais d&rsquo;Al-Motamid\u2026<\/p>\n<p>En terre chr\u00e9tienne, les d\u00e9cors en stuc du monast\u00e8re de las Huelgas, pr\u00e8s de Burgos, ou ceux de l&rsquo;ancienne synagogue Santa Maria la Blanca de Tol\u00e8de sont par ailleurs directement inspir\u00e9s des mod\u00e8les almohades \u00bb .<\/p>\n<p>Tout n\u2019a pas baign\u00e9 dans l\u2019huile durant ces deux si\u00e8cles et demi du r\u00e8gne des Omeyyades de Cordoue. Il y eut bien des \u00e9ruptions intermittentes qui par moments firent craindre le pire pour la dynastie des Abderrahmane. La r\u00e9pression demeure alors la seule voie pour remettre de l\u2019ordre sur le territoire. Celle des Saragosse en 777, des faubourgs de Cordoue en 818, ou des r\u00e9voltes de Tol\u00e8de en 807, 812, 829, 837, Merida en 805, 813, 817, et 825 sont annonciatrices d\u2019une anarchie pr\u00e9c\u00e9dant une p\u00e9riode de dissension-fitna (discorde) o\u00f9 se rompt l\u2019unit\u00e9 de la nation. Des r\u00e9gions enti\u00e8res vont \u00e9chapper au pouvoir de Cordoue.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"_s0 _5xib _5sq7 _rw img\" src=\"https:\/\/fbcdn-profile-a.akamaihd.net\/hprofile-ak-xfa1\/v\/t1.0-1\/c17.5.64.64\/p74x74\/998019_392674540843129_34988194_n.jpg?oh=c776779f014600561c30c646efc4612e&amp;oe=55A12524&amp;__gda__=1439846518_a92a8abd66b72ee671e63a7ff5f458f5\" alt=\"\" \/><\/p>\n<div class=\"_3dp _29k\">\n<div class=\"_6a\">\n<div class=\"_6a _6b\">\n<div class=\"fwn fcg\"><strong><span class=\"fwb fcg\" data-ft=\"{&quot;tn&quot;:&quot;;&quot;}\">Karim Younes<\/span><\/strong><\/div>\n<div class=\"_5pcp\"><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur la photo, le ch\u00e2teau construit en 960 par le Khalife Abderraman III, \u00e0 Tarifa (En Andalousie) .La citadelle porte aujourd\u2019hui le nom d\u2019Alonso de Guzm\u00e1n (Andalousie) D\u00e8s les premiers temps de l\u2019Islam les \u00e9changes dans tous les domaines de la science et de la connaissance furent \u00e9tudi\u00e9s dans un climat de grande tol\u00e9rance religieuse [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4770,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[25,26],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3353","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-histoire","8":"category-islamique"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3353","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3353"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3353\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3353"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3353"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3353"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}