{"id":3507,"date":"2016-02-18T21:15:00","date_gmt":"2016-02-18T21:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/?p=3507"},"modified":"2016-02-18T21:15:00","modified_gmt":"2016-02-18T21:15:00","slug":"lieu-de-tortures-et-de-sevices-la-ferme-ameziane","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/lieu-de-tortures-et-de-sevices-la-ferme-ameziane\/","title":{"rendered":"Lieu de tortures et de s\u00e9vices : La ferme Am\u00e9ziane"},"content":{"rendered":"<div class=\"panel-pane pane-entity-field pane-node-body\">\n<div class=\"pane-content\">\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>Avec la villa Susini \u00e0 Alger, la ferme Am\u00e9ziane \u00e0 Constantine est consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019un des plus importants et des plus inhumains centres de tortures am\u00e9nag\u00e9s par l\u2019administration coloniale durant la guerre de lib\u00e9ration nationale. La ferme Am\u00e9ziane, a \u00e9t\u00e9 en transform\u00e9e en Centre de renseignement et d\u2019action (CRA) vers la fin de l\u2019ann\u00e9e 1957.<\/p>\n<p>Ce centre dispose de plusieurs unit\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es charg\u00e9es notamment de r\u00e9primer toute action soutenant la lutte du peuple alg\u00e9rien pour son ind\u00e9pendance. Ces unit\u00e9s d\u00e9pendent essentiellement de trois grands ensembles r\u00e9pressifs : il s\u2019agit, par ordre d\u2019importance, du 27e bataillon d\u2019infanterie (unit\u00e9 op\u00e9rationnelle du secteur), des Sections administratives urbaines (SAU), des Sections administratives sp\u00e9cialis\u00e9es (SAS) et des Services civils \u00e0 travers ses diff\u00e9rentes composantes, PRG, PJ, S\u00fbret\u00e9 urbaine et CAS. Ce centre de renseignement et d\u2019action dispose \u00e9galement d\u2019un commando form\u00e9 pour lutter contre l\u2019organisation politico-administrative du Front de lib\u00e9ration nationale (OPA\/FLN).<\/p>\n<p>C\u2019est le sinistre commandant Rodier qui est responsable de ce centre de torture. Ce dernier a centralis\u00e9 toutes les actions au niveau de cette ferme. Tous les suspects arr\u00eat\u00e9s au niveau de Constantine sont conduits d\u2019une mani\u00e8re syst\u00e9matique au domaine Am\u00e9ziane. Cela permet aux diff\u00e9rents services de renseignement d\u2019avoir des interrogatoires communs.<\/p>\n<p>Ce centre a \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9 pour former les officiers de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise \u00e0 pratiquer la torture sur les suspects arr\u00eat\u00e9s lors des rafles ou sur d\u00e9nonciation. Les suspects, une fois sur place, sont r\u00e9partis en deux groupes distincts : ceux qui devaient \u00eatre interrog\u00e9s sur place et ceux qui devaient attendre dans des cellules am\u00e9nag\u00e9es pour la circonstance. Les principaux assistants du commandant Rodier, les tortionnaires de la ferme Am\u00e9ziane, sont notamment les capitaines Massin et Pesh Muller, l\u2019inspecteur Berger ainsi que certains ralli\u00e9s z\u00e9l\u00e9s charg\u00e9s d\u2019ex\u00e9cuter la basse besogne.<\/p>\n<h2>Torture quasi industrielle<\/h2>\n<p>Dans un document publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois dans V\u00e9rit\u00e9 Libert\u00e9 n\u00b0 9 de mai 1961, le fonctionnement de la torture dans cette ferme est clairement expliqu\u00e9. D\u2019apr\u00e8s Pierre Vidal-Naquet, ce rapport sur la ferme Am\u00e9ziane n\u2019est pas un document \u00e9manant d\u2019un service officiel. \u00ab Il a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 par un groupe de jeunes appel\u00e9s en service \u00e0 Constantine. Ces jeunes appel\u00e9s ont eu acc\u00e8s \u00e0 une documentation officielle et les chiffres qu\u2019ils donnent, notamment, sont d\u2019une authenticit\u00e9 absolue \u00bb.<\/p>\n<p>Quelle que soit la source de ce document authentifi\u00e9, son contenu reste \u00e9loquent. Il traduit toute l\u2019organisation sinistre mise en place par les services sp\u00e9ciaux \u00e0 Constantine pour pratiquer la torture \u00e0 grande \u00e9chelle : \u00ab \u00c0 la ferme Am\u00e9ziane, centre de renseignement et d\u2019action (CRA) de Constantine, elle se pratique \u00e0 l\u2019\u00e9chelle quasi industrielle (&#8230;) C\u2019est \u00e0 la ferme Am\u00e9ziane que sont conduits tous les suspects pris par les unit\u00e9s de l\u2019Est alg\u00e9rien. L\u2019arrestation des \u00ab suspects \u00bb se fait par rafles, sur renseignements, d\u00e9nonciation, pour de simples contr\u00f4les d\u2019identit\u00e9. Un s\u00e9jour s\u2019effectue dans les conditions suivantes : \u00e0 leur arriv\u00e9e \u00e0 la \u00ab ferme \u00bb, ils sont s\u00e9par\u00e9s en deux groupes distincts : ceux qui doivent \u00eatre interrog\u00e9s imm\u00e9diatement et ceux qui \u00ab attendront \u00bb, \u00e0 tous on fait visiter les lieux et notamment les salles de torture \u00ab en activit\u00e9 \u00bb : \u00e9lectricit\u00e9 (g\u00e9g\u00e8ne), supplice de l\u2019eau, cellules, pendaisons, etc. Ceux qui doivent attendre sont ensuite parqu\u00e9s et entass\u00e9s dans les anciennes \u00e9curies am\u00e9nag\u00e9es o\u00f9 il ne leur sera donn\u00e9 aucune nourriture pendant deux \u00e0 huit jours, et quelquefois plus encore. \u00bb<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame article, un fait surprenant est r\u00e9v\u00e9l\u00e9. La torture se pratique en suivant un guide dument r\u00e9dig\u00e9 par les services de renseignement : \u00ab Les interrogatoires, conduits conform\u00e9ment aux prescriptions du guide provisoire de l\u2019Officier de renseignement (OR), chapitre IV, sont men\u00e9s syst\u00e9matiquement de la mani\u00e8re suivante : dans un premier temps, l\u2019OR pose ses questions sous la forme \u00ab traditionnelle \u00bb en les accompagnant de coups de poing et de pied : l\u2019agent provocateur, ou l\u2019indicateur, est souvent utilis\u00e9 au pr\u00e9alable pour des accusations pr\u00e9cises et&#8230; pr\u00e9fabriqu\u00e9es. Ce genre d\u2019interrogatoire peut \u00eatre renouvel\u00e9. On passe ensuite \u00e0 la torture proprement dite, \u00e0 savoir : la pendaison (&#8230;), le supplice de l\u2019eau (&#8230;), l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 (\u00e9lectrodes fix\u00e9es aux oreilles et aux doigts), br\u00fblures (cigarettes, etc.) (&#8230;) les cas de folies sont fr\u00e9quents (&#8230;) les traces, cicatrices, suites et cons\u00e9quences sont durables, certaines m\u00eame permanentes (troubles nerveux par exemple) et donc ais\u00e9ment d\u00e9celable. Plusieurs suspects sont morts chez eux le lendemain de leur retour de la \u00ab ferme \u00bb.<\/p>\n<p>Les interrogatoires-supplices sont souvent repris \u00e0 plusieurs jours d\u2019intervalle. Entre-temps, les suspects sont emprisonn\u00e9s sans nourriture dans des cellules dont certaines ne permettent pas de s\u2019allonger. Pr\u00e9cisons qu\u2019il y a parmi eux de tr\u00e8s jeunes adolescents et des vieillards de 75, 80 ans et plus. \u00c0 l\u2019issue des interrogatoires et de l\u2019emprisonnement \u00e0 la ferme, le \u00ab suspect \u00bb peut \u00eatre lib\u00e9r\u00e9 (c\u2019est souvent le cas des femmes et de ceux qui peuvent payer (&#8230;) ou intern\u00e9 dans un centre dit \u00ab d\u2019h\u00e9bergement \u00bb (\u00e0 Hamma-Plaisance, notamment) ; ou encore consid\u00e9r\u00e9 comme \u00ab disparu \u00bb (lorsqu\u2019il est mort des suites de l\u2019interrogatoire ou abattu en \u00ab corv\u00e9e de bois \u00bb aux environs de la ville (&#8230;)<\/p>\n<p>Les \u00ab interrogatoires \u00bb sont conduits et ex\u00e9cut\u00e9s par des officiers, sous-officiers ou membre des services du CRA (&#8230;) Les chiffres \u2013 car il y en a \u2013 sont \u00e9loquents : la capacit\u00e9 du \u00ab centre \u00bb entr\u00e9 en activit\u00e9 en 1957, est de 500 \u00e0 600 personnes, et il para\u00eet fonctionner \u00e0 plein rendement en permanence. Depuis sa constitution il a \u00ab contr\u00f4l\u00e9 \u00bb (moins de huit jours de prison) 108 175 personnes ; fich\u00e9 11 518 Alg\u00e9riens comme militants nationalistes sur le secteur ; gard\u00e9 pour des s\u00e9jours de plus de huit jours 7 363 personnes ; intern\u00e9 au Hamma 789 suspects. \u00bb \u00bb<\/p>\n<p>Ce rapport, repris par Jean-Luc Einaudi, dans son livre La Ferme Am\u00e9ziane, Enqu\u00eate sur un centre de torture pendant la guerre d\u2019Alg\u00e9rie, recoupe et confirme les diff\u00e9rents t\u00e9moignages recueillis par Einaudi \u00e0 Constantine. Ce rapport, souligne-t-il, \u00e9tablissait \u00ab ce qui me paraissait d\u00e9j\u00e0 \u00e9vident : la ferme et les tortures qui s\u2019y pratiquaient n\u2019\u00e9taient pas des aberrations sanglantes n\u00e9es de l\u2019esprit de quelques bourreaux sadiques. Il s\u2019agissait d\u2019une institution fonctionnant sous le contr\u00f4le de la hi\u00e9rarchie militaire. Les tortures qui y \u00e9taient pratiqu\u00e9es reposaient sur des techniques enseign\u00e9es, sur une m\u00e9thode syst\u00e9matique. \u00bb<\/p>\n<h2>Z\u00e9l\u00e9ikha Boukadoum<\/h2>\n<p>Parmi les t\u00e9moignages recueillis par Jean-Luc Einaudi, celui de Z\u00e9l\u00e9ikha Boukadoum reste le plus \u00e9mouvant. Elle a subi les affres de la torture \u00e0 la Ferme Am\u00e9ziane juste apr\u00e8s son arrestation le 10 ao\u00fbt 1959 \u00e0 Constantine lors d\u2019une rafle men\u00e9e par le commandant Rodier. Z\u00e9l\u00e9ikha Boukadoum subira les s\u00e9vices les plus inhumains pendant un mois et deux jours.<\/p>\n<p>Un jour, raconte Einaudi reprenant le t\u00e9moignage de cette brave femme, \u00ab en pr\u00e9sence du commandant, elle a la m\u00e2choire fractur\u00e9e par les coups. Le sang s\u2019\u00e9coule de sa bouche. Le policier El Baz est l\u00e0. \u2013 Viens voir ! disent-ils en l\u2019entrainant dans la buanderie de la ferme. L\u00e0, elle voit un homme nu, tr\u00e8s grand, qui hurle, plong\u00e9 dans l\u2019eau bouillante de la chaudi\u00e8re. Il est brul\u00e9. \u2013 Si tu ne parles pas, tu vas subir le m\u00eame sort que celui-l\u00e0 ! la menace-t-on. Elle saigne abondamment. \u2013 Emmenez cette chienne ! ordonne le commandant. Je ne veux pas la voir dans cet \u00e9tat ! On la reconduit dans sa cellule, la cellule F. Le supplici\u00e9 qu\u2019elle a vu se trouve dans la cellule G.<\/p>\n<p>Dans la nuit, elle l\u2019entend se plaindre faiblement puis c\u2019est le silence. Vers deux heures du matin, voil\u00e0 des pas. Elle a peur. Elle se dit que c\u2019est pour elle. Mais ils s\u2019arr\u00eatent devant la cellule G et elle entend dire : \u2013 C\u2019est fini. Allez vers Chettaba. A la ferme Am\u00e9ziane, elle perdra toutes ses dents et une infection se d\u00e9clarera. Un m\u00e9decin militaire est appel\u00e9. Car, bizarrement, il arrive parfois que les tortionnaires fassent appel \u00e0 la m\u00e9decine. \u2013 Il faut l\u2019hospitaliser, conclut le m\u00e9decin. Mais elle est remise en cellule et chaque jour un infirmier vient lui faire une piq\u00fbre. Elle est confront\u00e9e avec une femme nue qui essaie de se cacher le corps avec une couverture, qui a une blessure \u00e0 la face, qui saigne, dont les cheveux se dressent sur la t\u00eate. Ce n\u2019est qu\u2019au bout d\u2019un moment qu\u2019elle r\u00e9ussit \u00e0 la reconnaitre.<\/p>\n<p>Une fois, elle est emmen\u00e9e \u00e0 la douche. Elle y rencontre deux jeunes filles qui pleurent. Elles ont \u00e9t\u00e9 viol\u00e9es. Parfois, de la musique est mise pour couvrir les cris des supplici\u00e9s. Mais Z\u00e9l\u00e9ikha Boukadoum les entend malgr\u00e9 tout et elle se bouche les oreilles car ils lui sont insupportables. Vingt-huit ans plus tard, elle les entendra toujours et certaines nuits elle verra encore le supplici\u00e9 dans la chaudi\u00e8re. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019enfer v\u00e9cu par Z\u00e9l\u00e9ikha Boukadoum \u00e0 la ferme Am\u00e9ziane, a \u00e9t\u00e9 partag\u00e9 par plusieurs autres braves femmes et braves hommes. Pendant plus de 3 ans, la ferme Am\u00e9ziane a fonctionn\u00e9 \u00e0 plein r\u00e9gime comme une v\u00e9ritable usine de torture.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.memoria.dz\/jan-2013\/guerre-liberation\/lieu-tortures-s-vices\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Imad Kenzi<\/a><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n<div class=\"crayon article-texte-43766 texte colore\">\n<p>En avril 1958, la ferme Am\u00e9ziane, qui est situ\u00e9e aux abords imm\u00e9diats de Constantine, est occup\u00e9e \u2014 et pill\u00e9e \u2014 par les \u00ab<small class=\"fine\">\u00a0<\/small>b\u00e9rets rouges<small class=\"fine\">\u00a0<\/small>\u00bb du 27e bataillon d\u2019infanterie. Elle devient, selon la d\u00e9nomination officielle de l\u2019arm\u00e9e, un centre de renseignement et d\u2019action (C.R.A.), plac\u00e9 sous l\u2019autorit\u00e9 du 2e bureau de l\u2019\u00e9tat-major du corps d\u2019arm\u00e9e. En fait, pour parler plus simplement, la ferme Am\u00e9ziane fut, durant toute la guerre, l\u2019un des plus importants et des plus terribles centre de torture que connut l\u2019Alg\u00e9rie.<\/p>\n<p>Au cours de son enqu\u00eate, \u00e0 Constantine, \u00e0 Alger et en France, Jean-Luc Einaudi a rencontr\u00e9 quelques-uns des rescap\u00e9s de ce centre, qui ont eu la force et le courage de lui parler. Ce qu\u2019ils racontent est abominable. On ne sait ce qui soul\u00e8ve le plus d\u2019\u00e9c\u0153urement, la sauvagerie, le raffinement des supplices organis\u00e9s, ou la mentalit\u00e9 abjecte des tortionnaires, officiers ou grad\u00e9s de l\u2019arm\u00e9e fran\u00e7aise, prenant plaisir \u00e0 pisser dans les gamelles de leurs victimes, et rackettant en toute impunit\u00e9 leurs familles, avant de les abattre pour <i>\u00ab<small class=\"fine\">\u00a0<\/small>tentative d\u2019\u00e9vasion<small class=\"fine\">\u00a0<\/small>\u00bb<\/i> ou de les jeter vivants dans les puits. Trente ans apr\u00e8s la guerre, ce dossier explosif, s\u2019il trouve le succ\u00e8s qu\u2019il m\u00e9rite, n\u2019aura pas fini de remuer des vagues.<\/p>\n<\/div>\n<div class=\"lesauteurs\"><strong><a href=\"https:\/\/www.monde-diplomatique.fr\/1991\/08\/PONS\/43766\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Maurice Pons<\/a><\/strong><\/div>\n<div class=\"lesauteurs\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/div>\n<div class=\"lesauteurs\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"http:\/\/e-leclerc.scene7.com\/is\/image\/gtinternet\/Electre_2-7384-0944-X_9782738409447?wid=210&amp;hei=230&amp;align=0,-1%0A\" alt=\"\" width=\"286\" height=\"313\" \/><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec la villa Susini \u00e0 Alger, la ferme Am\u00e9ziane \u00e0 Constantine est consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019un des plus importants et des plus inhumains centres de tortures am\u00e9nag\u00e9s par l\u2019administration coloniale durant la guerre de lib\u00e9ration nationale. 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