{"id":3589,"date":"2017-12-02T14:18:38","date_gmt":"2017-12-02T14:18:38","guid":{"rendered":"http:\/\/dounyazad.com\/cinema\/?p=3589"},"modified":"2020-06-15T10:19:51","modified_gmt":"2020-06-15T10:19:51","slug":"le-cinema-algerien-star-montante-des-festivals-internationaux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/le-cinema-algerien-star-montante-des-festivals-internationaux\/","title":{"rendered":"Le cin\u00e9ma alg\u00e9rien, star montante des festivals internationaux"},"content":{"rendered":"<div class=\"field field-name-title-and-topic-hashtag field-type-ds field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>\u00c0 peine sortis des t\u00e9n\u00e8bres de la d\u00e9cennie noire, les cin\u00e9astes alg\u00e9riens racontent enfin \u00e0 l\u2019\u00e9cran leurs histoires, acclam\u00e9es dans le monde entier<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-field-main-image-caption field-type-text-long field-label-hidden\">Les cin\u00e9astes alg\u00e9riens Damien Ounouri et Adila Bendimerad Ounouri ont co\u00e9crit le court m\u00e9trage de 40 minutes, Kindil el Bahr (Eric Catarina)<\/div>\n<div id=\"node-reportges-full-group-published-by\" class=\"group-published-by field-group-div\"><\/div>\n<div id=\"node-reportges-full-group-terms-comment-count\" class=\"group-terms-comment-count field-group-div\">\n<div class=\"field field-name-field-topics field-type-entityreference field-label-above\"><\/div>\n<div class=\"field field-name-comment-count field-type-ds field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\u00ab&nbsp;Chaque fois qu\u2019est r\u00e9alis\u00e9 un film alg\u00e9rien, c\u2019est une victoire pour chacun d\u2019entre nous&nbsp;\u00bb, explique \u00e0 <em>Middle East Eye<\/em> Damien Ounouri, 35 ans, r\u00e9alisateur franco-alg\u00e9rien.<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"field field-name-body field-type-text-with-summary field-label-hidden\">\n<div class=\"field-items\">\n<div class=\"field-item even\">\n<p>Ounouri fait partie d\u2019une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de cin\u00e9astes alg\u00e9riens dont l\u2019\u0153uvre commence \u00e0 \u00eatre reconnue et qui font d\u00e9couvrir le cin\u00e9ma alg\u00e9rien \u00e0 un public international plus large.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Quand je vois <em>Les Bienheureux<\/em>, de Sofia Djama, au festival du film de Venise ou <em>En attendant les hirondelles<\/em>, de Karim Moussaoui \u00e0 Cannes, je suis content. Il y a de la place pour tout le monde&nbsp;\u00bb, assure-t-il.<\/p>\n<p>Il existe un tout nouveau cru de longs-m\u00e9trages, documentaires et courts-m\u00e9trages alg\u00e9riens \u2013 des dizaines de films en 16 et 35 mm \u2013largement diffus\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<div class=\"media media-element-container media-content_full_width\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"media-element file-content-full-width\" src=\"http:\/\/www.middleeasteye.net\/sites\/default\/files\/styles\/wysiwyg_large\/public\/images\/SofiaDjama_photo-eric-catarina_3.jpg\" alt=\"\" width=\"620\" height=\"413\"> <small class=\"field field-name-field-file-caption field-type-text field-label-hidden\"> Sofia Djama a d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re cin\u00e9matographique en 2012 en \u00e9crivant et en r\u00e9alisant deux courts m\u00e9trages, avant d\u2019\u00e9crire le sc\u00e9nario des Bienheureux, son premier long m\u00e9trage (Eric Catarina) <\/small><\/div>\n<p>Jacques Choukroun, de la soci\u00e9t\u00e9 de distribution Les Films des deux rives, \u00e0 Montpellier (France) distribue des films issus de plus de vingt pays. Il raconte \u00e0 <em>MEE<\/em> avoir assist\u00e9 \u00e0 la spectaculaire augmentation du nombre de films alg\u00e9riens sur la sc\u00e8ne internationale.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai toujours r\u00eav\u00e9 que les Alg\u00e9riens, l\u2019Alg\u00e9rie, notre fa\u00e7on de voir le monde \u2013 de rire, tout \u00e7a \u2013 soient mondialement reconnus&nbsp;\u00bb, confie \u00e0 <em>MEE <\/em>l\u2019acteur-r\u00e9alisateur Lyes Salem.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai toujours r\u00eav\u00e9 que les Alg\u00e9riens, l\u2019Alg\u00e9rie, notre fa\u00e7on de voir le monde \u2013 de rire, tout \u2013 sont mondialement reconnus&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Lyes Salem, com\u00e9dien-r\u00e9alisateur<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>De jeunes cin\u00e9astes alg\u00e9riens comme Sofia Djama et Karim Moussaoui sont pr\u00e9sents \u00e0 Venise, Cannes et dans de nombreux autres festivals de cin\u00e9ma dans le monde entier.<\/p>\n<p>N\u00e9e \u00e0 Oran, ville portuaire de l\u2019ouest alg\u00e9rien, Sofia, r\u00e9alisatrice de 38 ans, a grandi \u00e0 B\u00e9ja\u00efa (en Kabylie) avant de s\u2019installer \u00e0 Alger, o\u00f9 elle s\u2019est lanc\u00e9e dans l\u2019\u00e9criture de nouvelles. Elle entame sa carri\u00e8re cin\u00e9matographique en 2012, en \u00e9crivant et en r\u00e9alisant deux courts m\u00e9trages, avant d\u2019\u00e9crire le sc\u00e9nario des <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=uw5Qvgi7dt0\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Bienheureux<\/a><\/em> en 2017. Son premier long m\u00e9trage sortira en France en d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Je vis un pied \u00e0 Paris et l\u2019autre \u00e0 Alger, et je suis tr\u00e8s heureuse de me partager ainsi entre deux pays, deux villes que j\u2019aime&nbsp;\u00bb, confie-t-elle.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-IZiPNtx6fc?feature=oembed\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p>Le film se d\u00e9roule en 2008, \u00e0 Alger, apr\u00e8s la guerre civile, il plonge dans les vestiges cruels de l\u2019\u00e9chec de la d\u00e9mocratie, \u00e0 travers les yeux d\u2019un couple d\u2019\u00e2ge m\u00fbr, Samir et Amal, dont les id\u00e9aux sont diff\u00e9rents de ceux de leur fils, Fahim.<\/p>\n<p>Amal souhaite que son fils parte \u00e9tudier en France pour profiter de meilleures opportunit\u00e9s, mais Fahim est tr\u00e8s heureux de vivre en Alg\u00e9rie avec ses amis. Alors que le couple f\u00eate son vingti\u00e8me anniversaire, le ressentiment d\u2019Amal envers ce qu\u2019elle estime une patrie sans avenir est palpable. Sa jeune star, Lyna Khoudri, a remport\u00e9 le prix de la meilleure actrice au festival du film de Venise en 2017.<\/p>\n<p>Le film de Karim Moussaoui,&nbsp;<em>En attendant les hirondelles,<\/em> a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 cette ann\u00e9e \u00e0 Cannes et sera diffus\u00e9 en Europe en novembre. Ce film est un drame, o\u00f9 les principaux personnages peinent \u00e0 se lib\u00e9rer de l\u2019ombre de ce qu\u2019on appelle \u00ab&nbsp;la d\u00e9cennie noire&nbsp;\u00bb \u2013 ann\u00e9es de violences qui ont suivi l\u2019annulation, par le gouvernement, soutenu par l\u2019arm\u00e9e, des \u00e9lections l\u00e9gislatives en 1992, que le parti du Front islamique du salut (FIS) aurait remport\u00e9es. R\u00e9sultat&nbsp;: une guerre civile, qui a fait environ 200&nbsp;000 morts.<\/p>\n<p>La d\u00e9t\u00e9rioration de l\u2019\u00e9conomie et la contraction des financements ont provoqu\u00e9 le d\u00e9clin brutal de l\u2019industrie cin\u00e9matographique alg\u00e9rienne, avant m\u00eame la guerre civile&nbsp;: la principale \u00e9cole de cin\u00e9ma du pays fut en effet ferm\u00e9e dans les ann\u00e9es 1970.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;L\u2019Alg\u00e9rie a fait de moi un cin\u00e9aste, et pourtant, mon pays n\u2019a pas d\u2019\u00e9cole du septi\u00e8me art&nbsp;\u00bb, admet Karim Moussaoui. De nombreux cin\u00e9astes alg\u00e9riens \u00e0 son image ou comme Lyes Salem ont, faute de mieux, fond\u00e9 et fr\u00e9quent\u00e9 des cin\u00e9-clubs, solution alternative pour d\u00e9couvrir le cin\u00e9ma et rencontrer d\u2019autres cin\u00e9astes.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/inYO616pQT0?feature=oembed\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p>Le festival international du film de Duba\u00ef (du 6 au 13 d\u00e9cembre), accueillera <em>Les Bienheureux<\/em> et <em>En attendant les hirondelles<\/em>, ainsi que <em>Jusqu\u2019\u00e0 la fin des temps<\/em>, de Yasmine Chouikh, une r\u00e9alisatrice et \u00e9crivaine alg\u00e9rienne qui pr\u00e9sentera sa premi\u00e8re \u0153uvre. Son film raconte l\u2019histoire d\u2019une veuve de 60 ans, Johar, qui d\u00e9cide d\u2019organiser ses propres fun\u00e9railles. Pourtant, lorsqu\u2019elle se rend au cimeti\u00e8re pour pr\u00e9parer son dernier voyage, elle se met \u00e0 \u00e9prouver des sentiments pour Ali, un fossoyeur de 70 ans.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;Je suis le fils d\u2019un couple mixte. J\u2019ai donc cette double r\u00e9alit\u00e9, Alg\u00e9rie-France, islam-christianisme, occidental-nord-africain, avec laquelle j\u2019ai toujours v\u00e9cu \u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Lyes Salem, com\u00e9dien-r\u00e9alisateur<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Damien Ounouri a co\u00e9crit un court m\u00e9trage de 40 minutes, <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=u9bJ6DE-UZ4\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Kindil el Bahr<\/a><\/em> (2016) mettant en sc\u00e8ne la mort d\u2019une m\u00e8re, Nfissa, qui va se baigner seule dans la mer, o\u00f9 elle est lynch\u00e9e et noy\u00e9e par un groupe d\u2019hommes. Le film devient alors un conte fantastique&nbsp;: Nfissa r\u00e9appara\u00eet sous la forme d\u2019une sorte de sir\u00e8ne macabre qui terrorise la ville o\u00f9 elle a trouv\u00e9&nbsp;la mort.<\/p>\n<p>Damien et Adila Bendimerad, qui a co-\u00e9crit le sc\u00e9nario avec lui et qui tient \u00e9galement le r\u00f4le principal de Nfissa \u2013 ont bas\u00e9 leur intrigue sur les <em><a href=\"https:\/\/www.theguardian.com\/books\/2004\/feb\/14\/featuresreviews.guardianreview24\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">M\u00e9tamorphoses<\/a><\/em> du c\u00e9l\u00e8bre po\u00e8te romain, Ovide, ainsi que sur un <a href=\"https:\/\/www.reuters.com\/article\/us-afghanistan-killing\/judge-sentences-11-afghan-police-over-lynching-of-woman-in-kabul-idUSKBN0O40ME20150519\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">crime odieux<\/a> perp\u00e9tr\u00e9 en Afghanistan, il y a quelques ann\u00e9es.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/7hTVpkuCI4s?feature=oembed\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Pour nous, l\u2019origine de l\u2019histoire \u00e9tait une combinaison des <em>M\u00e9tamorphoses<\/em> d\u2019Ovide et du lynchage de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Meurtre_de_Farkhunda\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Farkhunda<\/a> en Afghanistan. C\u2019\u00e9tait une femme pieuse, accus\u00e9e \u00e0 tort d\u2019avoir br\u00fbl\u00e9 un Coran, et elle est mise \u00e0 mort par une foule d\u2019hommes en col\u00e8re, en 2015. On n\u2019a jamais eu \u00e0 d\u00e9plorer ce genre de violence en Alg\u00e9rie&nbsp;\u00bb, conc\u00e8de Damien Ounouri, \u00ab&nbsp;mais cela aurait aussi bien pu arriver dans notre pays.&nbsp;\u00bb Pour filmer <em>Kindil el Bahr<\/em> en Alg\u00e9rie, Damien Ounouri et Adila Bendimerad ont \u00e9t\u00e9 financ\u00e9s par le minist\u00e8re de la Culture et des sponsors priv\u00e9s.<\/p>\n<p><em>Kindil el Bahr<\/em> et <em>Jusqu\u2019\u00e0 la fin des temps<\/em> ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9s le mois dernier, \u00e0 la 39<sup>e<\/sup> \u00e9dition du festival <a href=\"http:\/\/www.cinemed.tm.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Cinemed<\/a>, dans le sud de la France. Pr\u00e8s d\u2019un tiers des films pr\u00e9sent\u00e9s cette ann\u00e9e \u00e9taient alg\u00e9riens, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de films marocains, tunisiens, turcs, libanais, italiens, fran\u00e7ais et espagnols.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;Quand les mots viennent \u00e0 manquer \u2013 quand on a du mal \u00e0 parler de ce qu\u2019on vient de vivre en Alg\u00e9rie \u2013 alors le cin\u00e9ma entre en sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Amel Blidi, r\u00e9alisatrice<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Cinemed fut lanc\u00e9 en 1979 par les cin\u00e9philes d\u2019un cin\u00e9-club de Montpellier. Depuis quatre d\u00e9cennies, le festival pr\u00e9sente des films du pourtour m\u00e9diterran\u00e9en.<\/p>\n<p>La communaut\u00e9 internationale est en train de prendre acte de la production cin\u00e9matographique alg\u00e9rienne depuis la fin officielle de la d\u00e9cennie Noire \u2013 avec la <a href=\"http:\/\/www.aljazeera.com\/news\/2015\/11\/black-decade-weighs-heavily-algeria-151102100541203.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Charte pour la paix et la r\u00e9conciliation nationale<\/a> en 2005, offre gouvernementale d\u2019amnistie partielle en faveur des combattants ayant pris part \u00e0 la guerre civile.<\/p>\n<h3><strong>Conte alg\u00e9rien<\/strong><\/h3>\n<p>Plusieurs r\u00e9alisateurs affirment \u00eatre devenus cin\u00e9astes parce qu\u2019ils ressentaient un besoin presque irr\u00e9pressible de partager avec le monde entier des histoires alg\u00e9riennes. La r\u00e9alisatrice Amel Blidi \u00e9tait journaliste \u00e0 <em><a href=\"https:\/\/www.djazairess.com\/fr\/author\/Amel+Blidi\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">El Watan<\/a><\/em> depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie quand elle a d\u00e9couvert, \u00e0 Alger, l\u2019association cin\u00e9matographique Cin\u00e9ma et M\u00e9moire.<\/p>\n<p>Avec l\u2019aide de l\u2019association, Amel Blidi a consacr\u00e9 quatorze mois \u00e0 \u00e9tudier le cin\u00e9ma documentaire, avant de tourner son premier court-m\u00e9trage documentaire <em>Demain sera un autre jour<\/em> (2013). Son deuxi\u00e8me film, <em>\u00c0 l\u2019ombre des mots<\/em> (2016), traite de la communaut\u00e9 des sourds-muets d\u2019Alger.<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/-5ePIBp09aA?feature=oembed\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\" data-mce-fragment=\"1\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\"><\/iframe><\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;J\u2019ai la conviction que si cette nouvelle vague a \u00e9merg\u00e9 apr\u00e8s les ann\u00e9es 1990, ce n\u2019est pas fortuit. Nous avons surv\u00e9cu \u00e0 des temps longs et difficiles. Nous devons maintenant nous parler les uns aux autres, sortir de notre silence et de cette atmosph\u00e8re de r\u00e9pression. Quand on ne trouve plus les mots \u2013 quand il est difficile de parler de ce qu\u2019on vient de vivre en Alg\u00e9rie \u2013 alors le cin\u00e9ma entre en sc\u00e8ne&nbsp;\u00bb, explique Amel Blidi.<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1973 \u00e0 Alger, Lyes Salem, acteur-r\u00e9alisateur franco-alg\u00e9rien, y a grandi jusqu\u2019\u00e0 son entr\u00e9e au lyc\u00e9e, ann\u00e9e o\u00f9 ses parents l\u2019ont emmen\u00e9 en France pour raisons familiales. Il entre alors dans la prestigieuse acad\u00e9mie d\u2019art dramatique du Conservatoire de Paris o\u00f9 il \u00e9tudie le th\u00e9\u00e2tre classique, dont Moli\u00e8re et Shakespeare.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;Je ne sens plus, comme auparavant, la m\u00eame curiosit\u00e9, le m\u00eame int\u00e9r\u00eat des autres pour la culture alg\u00e9rienne&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Lyes Salem, com\u00e9dien-r\u00e9alisateur<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab&nbsp;Je suis le fils d\u2019un couple mixte. J\u2019ai donc cette double r\u00e9alit\u00e9, Alg\u00e9rie-France, islam-christianisme, occidental-nord-africain, avec laquelle j\u2019ai toujours v\u00e9cu. Et mes familles ont toujours valoris\u00e9 cette double culture. Ainsi, m\u00eame lorsqu\u2019on essaie de m\u2019\u00e9tiqueter en m\u2019enfermant dans telle ou telle identit\u00e9, j\u2019ai tendance \u00e0 vouloir m\u2019\u00e9chapper de ce classement&nbsp;\u00bb, t\u00e9moigne-t-il.<\/p>\n<div class=\"media media-element-container media-content_full_width\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"media-element file-content-full-width\" src=\"http:\/\/www.middleeasteye.net\/sites\/default\/files\/styles\/wysiwyg_large\/public\/images\/Lyes-Salem_photo-eric-catarina_0.jpg\" alt=\"\" width=\"620\" height=\"413\"> <small class=\"field field-name-field-file-caption field-type-text field-label-hidden\"> Lyes Salem, com\u00e9dien-r\u00e9alisateur franco-alg\u00e9rien, a fait ses \u00e9tudes au Conservatoire d\u2019art dramatique de Paris (Eric Catarina) <\/small><\/div>\n<p>Salem a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire quand sa famille et lui sont retourn\u00e9s \u00e0 Alger, au milieu des ann\u00e9es 1990, au d\u00e9but de la d\u00e9cennie Noire. \u00ab&nbsp;Je me suis dit : \u2018\u2019Je ne peux pas rester assis \u00e0 ne rien faire\u2019\u2019. Alors je me suis mis \u00e0 l\u2019\u00e9criture&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Salem a \u00e9crit et r\u00e9alis\u00e9 trois courts-m\u00e9trages et deux longs-m\u00e9trages \u2013 les plus r\u00e9cents \u00e9tant <em>Mascarades<\/em> et <em>L\u2019Oranais<\/em>. Il a \u00e9galement jou\u00e9 dans des films, <em>Munich<\/em> (de Steven Spielberg) et dans <em>Rock the Casbah<\/em>, de la cin\u00e9aste marocaine La\u00efla Marrakchi, avec la star \u00e9gyptienne Omar Sharif. En mars 2018, il jouera \u00e0 Paris dans la pi\u00e8ce \u00ab&nbsp;Mille francs de r\u00e9compense&nbsp;\u00bb, de Victor Hugo.<\/p>\n<h3><strong>D\u00e9velopper la compr\u00e9hension<\/strong><\/h3>\n<p>\u00ab&nbsp;Jusqu\u2019\u00e0 tout r\u00e9cemment, je pensais que je pouvais aider les autres \u00e0 profiter de mon double sentiment d\u2019appartenance \u00e0 un c\u00f4t\u00e9 et \u00e0 l\u2019autre de la M\u00e9diterran\u00e9e. Sur le plan artistique, j\u2019ai surtout inclus dans mes films des \u00e9l\u00e9ments \u00e9motionnels et des personnages qui encouragent les gens \u00e0 s\u2019appr\u00e9cier \u2013 sinon \u00e0 se comprendre dans le respect mutuel. J\u2019ai toujours pens\u00e9, encore aujourd\u2019hui, que les gens comme moi peuvent contribuer \u00e0 une plus grande compr\u00e9hension entre les gens et \u00e0 briser les pr\u00e9jug\u00e9s&nbsp;\u00bb, ajoute-t-il.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab&nbsp;C\u2019est pourquoi, lorsqu\u2019on essaie de m\u2019\u00e9tiqueter en m\u2019enfermant dans telle ou telle identit\u00e9, j\u2019ai tendance \u00e0 vouloir m\u2019\u00e9chapper de ce classement&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>&#8211; Lyes Salem, com\u00e9dien-r\u00e9alisateur<\/em><\/p><\/blockquote>\n<p>Salem affirme que les r\u00e9cents agressions et attentats en France, ajout\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s \u00e9conomiques, ont eu un impact n\u00e9gatif sur les cin\u00e9astes alg\u00e9riens.<\/p>\n<p>\u00ab&nbsp;Je ne sens plus comme auparavant la m\u00eame curiosit\u00e9, le m\u00eame int\u00e9r\u00eat des autres pays pour la culture alg\u00e9rienne. C\u2019est le pi\u00e8ge dans lequel nous ont enferm\u00e9s les terroristes. Mais c\u2019est aussi le fruit amer d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique, de plus en plus dure, qui engendre la grande m\u00e9diocrit\u00e9 de la classe politique, elle qui prend les d\u00e9cisions. Je parle de ceux qui financent le cin\u00e9ma&nbsp;\u00bb, rel\u00e8ve-t-il avant de conclure&nbsp;: \u00ab&nbsp;Mais je ne perds pas espoir, je m\u2019accroche.&nbsp;\u00bb<\/p>\n<p><em>Traduction de l\u2019anglais (<a href=\"http:\/\/www.middleeasteye.net\/in-depth\/features\/new-wave-filmmakers-brings-algeria-light-1869705340\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">original<\/a>) par <a href=\"http:\/\/dominique.macabies.fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Dominique Macabies<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.middleeasteye.net\/fr\/reportages\/le-cin-ma-alg-rien-star-montante-des-festivals-internationaux-625348677\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">source<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 peine sortis des t\u00e9n\u00e8bres de la d\u00e9cennie noire, les cin\u00e9astes alg\u00e9riens racontent enfin \u00e0 l\u2019\u00e9cran leurs histoires, acclam\u00e9es dans le monde entier Les cin\u00e9astes alg\u00e9riens Damien Ounouri et Adila Bendimerad Ounouri ont co\u00e9crit le court m\u00e9trage de 40 minutes, Kindil el Bahr (Eric Catarina) \u00ab&nbsp;Chaque fois qu\u2019est r\u00e9alis\u00e9 un film alg\u00e9rien, c\u2019est une victoire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":15913,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[271],"tags":[],"class_list":{"0":"post-3589","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-evenements"},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3589","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3589"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3589\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/15913"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3589"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3589"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/algerienetwork.com\/culture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3589"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}