Algérie : Les entreprises étrangères quittent le pays

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La nouvelle a de quoi inquiéter l’Algérie. Le géant pétrolier BP va retarder 2 projets gaziers importants. Le premier concerne le champ  d’In Salah, le second celui d’In Amenas. C’est dans ce site que s’est produite en janvier dernier l’attaque terroriste qui a causée la mort de 4 employés. Si la direction avait annoncé vouloir maintenir sa présence en Algérie, la question sécuritaire a affecté les projets du groupe pétrolier.
D’autres sociétés ont décidé de réduire les investissements au sein du pays. La société américaine Hess a de son côté, vendu sa participation dans le gisement de Bir El Msana en raison d’un trop faible potentiel de rendement. La compagnie souhaite désormais concentrer ses efforts sur le bloc Gassi el Agreb qui produit entre 35 000 et 40 0000 barils par jour.
Le groupe britannique BG devrait quitter l’Algérie et rendre sa licence qui arrive à expiration en septembre sur le bloc d’Hassi Ba Hamou.
Depuis l’assaut mené contre le site gazier à In Amenas, les coûts en termes de sécurité se sont envolés, ils auraient triplé, pour atteindre 15% des dépenses d’exploitation. Les conditions sont donc devenues de plus en plus difficiles pour les sociétés étrangères qui souhaitent renégocier les conditions de partenariats trop contraignantes à leurs yeux. La loi sur les hydrocarbures de janvier a bien apporté une plus grande souplesse fiscale mais ces modifications ont été jugées trop timides par les acteurs étrangers. Or le secteur contribue à hauteur de 60% du PIB. Et l’Algérie fait face à une chute de sa production.
La décision de BP , premier investisseur  algérien risque de fragiliser encore un peu plus l’économie du pays/ L’Algérie n’a en effet pas préparé l’après pétrole, et dépend des hydrocarbures pour ses besoins domestiques. Le ministre de l’énergie et des Mines souhaite donc renforcer l’intérêt pour l’exploration de nouveaux sites afin d’éviter une pénurie. Un nouveau cycle d’octroi de licences pour 20 sites devraient être annoncé au second semestre de l’année. C’est sans doute à ce moment que les entreprises pourront tenter de faire valoir leurs conditions.
 
Par Myriam Sellam, Al Qarra

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