Quelle Planète Après La Terre ?

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Aziz CHEBOUB
« Les gens intelligents s’adaptent à la nature, les imbéciles cherchent à adapter à eux la nature, c’est pour quoi ce qu’on appelle le progrès est l’œuvre des imbéciles » George Bernard Show
Ces dernières décennies sont les pires depuis le big-bang, même les scientifiques les plus pessimistes n’ont pas pu concevoir un tel basculement, la pollution des éléments (l’eau, l’aire et la terre) le foisonnement du gaz à effet de serre qui est à l’origine du réchauffement climatique et le trou de la couche d’Ozone, la récente découverte d’une étude molysmologique d’un amas cyclopéen de plastiques à proximité du pole nord et la dépense militaire ne cesse de battre les records contrairement à la protection environnementale et l’aide au développement qui sont mis aux oubliettes, de nombreux animaux sont menacés d’extinction, la déforestation, une industrie agricole pour les uns, source d’érosion pour les autres. L’Homme, ce vivant d’expédients, a voulu maitrisé la nature avec une mystique de la production, mais sans une prise de conscience des contre-effets de ses labeurs a fait de lui ce que Paul Valéry appel « l’esclave de sa puissance »[1].
L’Homme ne monte pas aux aïeux, mais il en descend. « Les transformations subies au jour le jour même améliorantes, sont mal supportées et font regretter la situation passée… …Le cas le plus typique est celui du langage… … l’écorchement de la langue correcte.»[2] Il s’avère que le progrès peut avoir une connotation péjorative et être la pierre d’achoppement plus au moins imprévisible.
La plus part des pays occidentaux (à juste titre l’Allemagne) ont réduit voire fermé des centrales nucléaires car ils ont su trouver des moyens moins prolifiques, mais solubles avec l’écosystème à savoir les énergies renouvelables : les éoliens, les panneaux solaires, la géothermie et les énergies fossiles (centrale produisant du charbon). D’une part l’Afrique perd son Or et son Nord, d’autre part, vidant l’écologie de sa substance, le plus riche des continents en matières premières ; malheureusement le plus pauvre en matière de ration alimentaire et le plus pollué, l’O.U.A. (Organisation de l’Unité Africaine) devenue U.A. (Union Africain) en 2002 une organisation qui n’est que l’ombre d’elle-même, fait figure de poids plume qui dira blanc et agira noir.
« Si nous nous trouvons à l’aise dans la pleine nature, c’est qu’elle n’a pas d’opinions sur nous » Friedrich Nietzesch
Beaucoup de slogans sont arborés par les mouvements écologiques et anarchistes, à savoir : « le sauvage n’est pas celui qui vit dans les forêts, mais bien celui qui la détruit » ou encore « Lorsqu’il ne restera plus aucun arbre, l’homme se rendra en compte que les billets de monnaies ne se mangent point » et tant d’autres. Le film Promessed land, réalisé Gus Van Sant, sorti en 2012 qui s’est intéressé au problème du gaz de schiste, il nous apprend que la conscience de beaucoup d’employeurs et employés est malade. La perfidie et le mensonge règnent rien que pour exproprier les terrains des propriétaires. En Algérie, on a constaté que le gouvernement n’aurait même pas consulté les habitants avoisinants ces puits de la mort pour procéder ou non aux travaux.
La journaliste et altermondialiste, Naomi Klein a publié Tout peut changer[3] où elle explique que notre système économique (le capitalisme en particulier) est en plein guerre contre la planète bleue, qu’il est plus que nécessaire de réagir au plus vite. A contrario, l’économiste Sylvie Brunel, dans Géographie amoureuse du monde[4], elle porte un regard très optimiste et qualifie ceux et celles qui augurent en mal le futur de la terre de broyeurs de noir. La géographe loue et targue excessivement les avancées technologiques sans pour autant se soucier de leur « écompatibilité » avec l’environnement à savoir le gaz de schiste dont les procédés sont jugés très néfastes à l’encontre de l’environnement.
Noam Chomsky, ne pas manque de signaler, à maintes reprises, que le précipice, en particulier environnemental vers lequel se dirigent inéluctablement le monde ne fait que s’empirer, ajouter à cela, la guerre nucléaire, devenue une épée de Damoclès.
« Si l’arbre savait ce que lui réservé la hache, il ne lui fournirait pas le manche » Proverbe Africain.
A-t-on oublié la bataille de Seattle ? Un exemple très marquant de la manifestation, qui désignent le mouvement de protestation qui a pris corps le 29 et 30 Novembre à Seattle et ce, à l’occasion d’un sommet de l’OMC (Organisation mondiale de Commerce) C’est la première fois qu’une manifestation est arrivée à terme en bloquant ce sommet international. Stuart Townsend, un réalisateur de cinéma, a eu l’idée merveilleuse de réaliser un film qui porte le nom de : La bataille à Seattle. Sorti en 2008. Cette contestation a contraint les gouvernements de trouver un endroit où ils ne seront plus pris par surprise, de facto, les réunions de l’OMC et du G8 ne sont plus entravées, réduisant ipso facto, le droit d’exprimer son désaccord, les sommets se déroulent à Doha au Qatar par exemple.
Depuis bien avant la sortie du livre de Nenki, Chemtrails ou les tracés de la mort[5], les Chemtrails faisaient polémique suite à des analyses divulguant que les retombées de Chemtrails pires que les contrails contiennent de nombreuses matières biologiques, toutes toxiques pour la faune et la flore, mais les gouvernements ne semblent pas être intéressés par cette menace, ce qui apportera de l’eau au moulin de Claire Séverac, spécialement pour son essai intitulé La guerre contre les peuples[6], dans son ouvrage, l’essayiste s’étalera sur des perspectives plus sinistres que catastrophiques à titre d’exemple le projet HAARP (High Frequency Active Auroral Research Program) qui est à la fois un programme scientifique et militaire considéré comme une initiative à la guerre météorologique, en s’inspirant des écrits de Zbigniew Brezezinski tel que Between Two Ages.
Ainsi était le leitmotiv d’un penseur :
« il ne faut point se soucier du monde que nous allons laisser à nos enfants, mais bien de ces enfants que nous allons laisser à notre monde ».
En somme, il est trop tard pour être pessimiste, peu importe la perte, le plus important est ce qui reste, et ce que l’Homme pourrait accomplir avec, nonobstant sa cruauté, notre temps honni sera à son tour, un sentiment de douce nostalgie. Que serait une vision sans une action ?
Aziz CHEBOUB
[1] Expression utilisée dans son essai intitulé : Le monde actuel
[2] Alfred Sauvy, Mythologie de notre temps p.24 (Edition Payot 1965).
[3] Aux éditions Actes Sud 2005
[4] Publié aux éditions Jacques Lattès 2011
[5] Edition Louise Courteau 2003
[6] Edition Kontrekulture 2015
Aziz CHEBOUB

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