Nadine Morano : Du racisme de la « race blanche »

Must Read

Je crois que c’est à l’étranger que j’ai entendu sans vraiment comprendre, parler du mot racisme. Un mot pour nous inconnu même durant la présence de l’armée française en Algérie. Étions- nous si jeunes en ces temps de guerre d’Algérie des années mille neuf cent cinquante contre l’occupant français pour comprendre ou étions-nous tout simplement entouré par les nôtres riches ou pauvres qui nous protégeaient !

On est je crois, toujours assez marqué par un séjour à l’étranger. Et même si tant d’amours et tant d’amitiés durant le temps passé ailleurs. Et je ne sais pas si cela se passe dans notre tète lorsque à l’étranger on se sent quelque peu rejeté. Malgré l’affection de certains et certaines.

Rien ne remplace jamais cette fraternité naturelle en son pays d’origine bien sûr avec les plus proches. Même si aujourd’hui beaucoup de choses ont changé et que chacun se préoccupe plus de sa petite famille. Pourquoi ces quelques lignes ? c’est parce que depuis mon retour –et cela date déjà assez longtemps- j’ai eu quelques attention des miens qui m’ont fait vraiment exister.N’ayant depuis assez de temps moins de questions à me poser sur l’autre à ce propos; les violences sont d’une autre nature…

Nous savons du fameux discours prononcé devant l’UNESCO en 1971 par Claude-Lévi Strauss que le « racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. »

Nous y voilà donc, nous n’étions ni nous ne sommes hier comme aujourd’hui de « cette minorité de race blanche » qui s’est accaparé des ressources du monde entier.

Sommes nous si naïfs donc pour croire qu’ils lâcheront du jour au lendemain leurs privilèges pour nous considérer et nous aimer et partager avec nous?

Qu’est ce qui empêche donc de voir l’autre comme son égal? le profit monsieur oui
le profit cet ennemi du partage cet ennemi de l’égalité. hier durant les colonisations et aujourd’hui en refusant les transferts de technologie…

il n’y a pas longtemps juste une cinquantaine d’années environ Charlles De Gaulle disait :

*”C’est beau, l’égalité mais ce n’est pas à notre portée. Vouloir que toutes les populations d’outre-mer jouissent des mêmes droits sociaux que les métropolitains, d’un niveau de vie égal, ça voudrait dire que le nôtre serait abaissé de moitié. Qui y est prêt? Alors, puisque nous ne pouvons pas leur offrir l’égalité, il vaut mieux leur donner la liberté! Bye bye, vous nous coûtez trop cher!”*

* propos rapportés par Alain Peyrefitte dans “C’était De Gaulle” éditions de Fallois (Fayard) 1994, tome 1, page 55

Amokrane Nourdine

http://www.dailymotion.com/video/x37y8f5

 

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img

Latest News

«J’ai honte d’être juif»

André Nouschi André Nouschi Pour vous, c’est shabbat qui devait être un jour de paix mais qui est celui de...
- Advertisement -spot_img

More Articles Like This

- Advertisement -spot_img