{"id":1953,"date":"2014-02-16T15:27:08","date_gmt":"2014-02-16T15:27:08","guid":{"rendered":"http:\/\/maghrebnetwork.com\/?p=1953"},"modified":"2014-02-16T15:27:08","modified_gmt":"2014-02-16T15:27:08","slug":"strategie-militaire-algerie-et-maroc-les-freres-ennemis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/international\/strategie-militaire-algerie-et-maroc-les-freres-ennemis\/","title":{"rendered":"Strat\u00e9gie militaire : Alg\u00e9rie et Maroc, les fr\u00e8res ennemis."},"content":{"rendered":"<p>Deux pays, deux doctrines, deux visions du monde. L&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/pays\/algerie\/algerie.asp\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Alg\u00e9rie<\/a>\u00a0et le\u00a0<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/pays\/maroc\/maroc.asp\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Maroc<\/a>\u00a0appartenaient \u00e0 deux blocs distincts. Dans chaque \u00ab\u00a0camp\u00a0\u00bb, des ann\u00e9es d&rsquo;alignement &#8211;\u00a0sur celui de l&rsquo;Est pour la premi\u00e8re et sur celui de l&rsquo;Ouest pour le second\u00a0&#8211; ont marqu\u00e9 les grad\u00e9s. Les officiers sont devenus officiers sup\u00e9rieurs et officiers g\u00e9n\u00e9raux, les sous-officiers sont parfois devenus officiers et officiers sup\u00e9rieurs. Les uns form\u00e9s \u00ab\u00a0\u00e0 la sovi\u00e9tique\u00a0\u00bb, les autres \u00ab\u00a0\u00e0 la fran\u00e7aise\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb. Les doctrines militaires h\u00e9rit\u00e9es de cette p\u00e9riode continuent \u00e0 fa\u00e7onner les forces arm\u00e9es contemporaines des deux pays. Sans pour autant exclure les \u00e9volutions.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 alg\u00e9rien, le processus d&rsquo;adoption d&rsquo;une doctrine a \u00e9t\u00e9 plus complexe que pour le Maroc. Les probl\u00e8mes apparus lors de la guerre des Sables, en octobre\u00a01963, ont d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;une arm\u00e9e exclusivement populaire ne convenait pas. Il fallait cr\u00e9er une force plus professionnelle, disciplin\u00e9e, en mesure d&rsquo;utiliser des mat\u00e9riels modernes dans l&rsquo;\u00e9ventualit\u00e9 d&rsquo;une guerre conventionnelle avec le voisin marocain. Des ann\u00e9es 1960 \u00e0 nos jours, c&rsquo;est la doctrine sovi\u00e9tique qui a pr\u00e9valu. En cas de guerre ouverte avec le Maroc, l&rsquo;Alg\u00e9rie engagerait ses unit\u00e9s blind\u00e9es, m\u00e9canis\u00e9es et motoris\u00e9es dans des op\u00e9rations aux contours strictement d\u00e9finis par des plans rigides. L&rsquo;aviation viendrait appuyer les actions des troupes terrestres ou intercepter les chasseurs adverses sous le contr\u00f4le des stations radars au sol, de concert avec les batteries de missiles surface-air. Si elle se veut souple sur le plan strat\u00e9gique, cette doctrine laisse peu de place \u00e0 l&rsquo;initiative tactique et contraint les officiers \u00e0 ex\u00e9cuter vaille que vaille les consignes pour an\u00e9antir l&rsquo;ennemi en profondeur.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/JA2722p022-029.xml3\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">&gt;&gt; Lire aussi \u00ab\u00a0Maroc, Alg\u00e9rie : des clients militaires tr\u00e8s courtis\u00e9s\u00a0\u00bb<\/a><\/p>\n<p><strong>Deux id\u00e9ologies<\/strong><\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;oppos\u00e9, le Maroc a lui privil\u00e9gi\u00e9 le combat mobile. Les chefs d&rsquo;unit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 encourag\u00e9s \u00e0 faire preuve d&rsquo;initiative en manoeuvrant, en mettant \u00e0 profit la qualit\u00e9 et la quantit\u00e9 des moyens de transmission, du mat\u00e9riel&#8230; ainsi que le niveau d&rsquo;entra\u00eenement des officiers, sous-officiers et militaires de carri\u00e8re. Cela a conf\u00e9r\u00e9 aux hommes du rang un encadrement solide et comp\u00e9tent. Tandis que les cadres militaires alg\u00e9riens \u00e9taient form\u00e9s &#8211;\u00a0et politis\u00e9s\u00a0&#8211; dans les acad\u00e9mies d&rsquo;Union sovi\u00e9tique et des \u00ab\u00a0pays fr\u00e8res\u00a0\u00bb, ceux de Rabat apprenaient et se perfectionnaient en France, aux \u00c9tats-Unis&#8230; Plus que deux pays, ce sont deux id\u00e9ologies qui s&rsquo;affrontaient.<\/p>\n<blockquote><p>Les troupes alg\u00e9riennes n&rsquo;\u00e9taient pas pr\u00e9par\u00e9es pour affronter des combattants entra\u00een\u00e9s \u00e0 la gu\u00e9rilla.<\/p><\/blockquote>\n<p>Toutefois, avec le temps, la pens\u00e9e militaire des deux pays s&rsquo;est adapt\u00e9e aux contingences du terrain et des d\u00e9cisions politiques. Dans le Sahara occidental, le Maroc a d\u00fb lutter contre une gu\u00e9rilla bien arm\u00e9e, excellant elle aussi dans le combat mobile en zone d\u00e9sertique. Pour affronter cet adversaire bien moins pr\u00e9visible que des colonnes m\u00e9canis\u00e9es respectant un plan pr\u00e9cis, Rabat a \u00e9difi\u00e9 une barri\u00e8re fortifi\u00e9e derri\u00e8re laquelle ont \u00e9t\u00e9 retranch\u00e9s ses pi\u00e8ces d&rsquo;artillerie automotrice, ses chars, son infanterie. Au bout du compte, le royaume a neutralis\u00e9 efficacement la capacit\u00e9 de nuisance du Polisario &#8211;\u00a0non sans pertes, en particulier dans l&rsquo;aviation de chasse.<\/p>\n<p><strong>M\u00e9diocres<\/strong><\/p>\n<p>De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, l&rsquo;Alg\u00e9rie a quant \u00e0 elle c\u00e9d\u00e9 du mat\u00e9riel aux ind\u00e9pendantistes sahraouis. Tout en participant, en 1975, aux accrochages contre le Maroc. Mais Alger ne pouvait se conformer \u00e0 la doctrine militaire sovi\u00e9tique, qui implique l&rsquo;\u00e9crasement total de l&rsquo;adversaire, sans risquer une conflagration r\u00e9gionale majeure. Voil\u00e0 pourquoi, dans les deux capitales, la rh\u00e9torique muscl\u00e9e a remplac\u00e9 le fracas des armes.<\/p>\n<p>Seize ans plus tard, en 1992, l&rsquo;Alg\u00e9rie bascule dans la guerre civile, qui oppose les autorit\u00e9s aux islamistes. Lesquels exploitent toute la panoplie des m\u00e9thodes de combat asym\u00e9trique (gu\u00e9rilla, terrorisme), labellis\u00e9, quelques ann\u00e9es auparavant, \u00ab\u00a0guerre r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb. Or les forces arm\u00e9es alg\u00e9riennes ne sont pas pr\u00e9par\u00e9es \u00e0 affronter une gu\u00e9rilla. Une fois encore, la doctrine sovi\u00e9tique n&rsquo;est pas appropri\u00e9e.<\/p>\n<p>De fait, au d\u00e9but de cette crise sanglante, les forces r\u00e9guli\u00e8res alg\u00e9riennes se montrent, au mieux, m\u00e9diocres. La gendarmerie et les groupes d&rsquo;autod\u00e9fense qui s&rsquo;organisent alors se r\u00e9v\u00e8lent plus aptes \u00e0 combattre l&rsquo;adversaire. La nouvelle structure, organis\u00e9e en divisions (des unit\u00e9s blind\u00e9es et m\u00e9canis\u00e9es, lourdes), convient peu \u00e0 la traque des terroristes. Pour ne rien arranger, plusieurs pays imposent un embargo sur les armes et les \u00e9quipements de s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 destination de l&rsquo;Alg\u00e9rie : Eurocopter refuse de c\u00e9der ses appareils, et l&rsquo;arm\u00e9e ne peut recevoir les lunettes de vision nocturne qui lui seraient pourtant pr\u00e9cieuses&#8230; La folie meurtri\u00e8re des terroristes d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 &#8211;\u00a0qui les coupe du soutien d&rsquo;une grande partie de la population\u00a0&#8211; conjugu\u00e9e \u00e0 de nombreuses actions politiques et \u00e0 des m\u00e9thodes de contre-insurrection (la tactique des petites unit\u00e9s) de l&rsquo;autre permet finalement \u00e0 Alger de prendre l&rsquo;ascendant sur les terroristes.<\/p>\n<p><strong>Doctrine militaire<\/strong><\/p>\n<p>Au bout du compte, Alg\u00e9riens et Marocains ont appris qu&rsquo;une doctrine militaire n&rsquo;a de sens que si elle tient compte des contingences locales et \u00e9volue en cons\u00e9quence. Tout en ayant l&rsquo;exp\u00e9rience de la lutte antigu\u00e9rilla sur des terrains diff\u00e9rents, ils se pr\u00e9parent \u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 une guerre conventionnelle de haute intensit\u00e9. En s&rsquo;effor\u00e7ant d&rsquo;\u00eatre en mesure de vaincre l&rsquo;adversaire dans l&rsquo;offensive, de le repousser dans la d\u00e9fensive et, dans les deux cas, de lui faire payer l&rsquo;option militaire tr\u00e8s cher.<\/p>\n<blockquote><p>Les forces terrestres ch\u00e9rifiennes sont plus exp\u00e9riment\u00e9es et mieux encadr\u00e9es.<\/p><\/blockquote>\n<p>Sur le plan mat\u00e9riel, l&rsquo;Alg\u00e9rie domine actuellement les d\u00e9bats avec ses quelque 985\u00a0chars de combat, contre 550 du c\u00f4t\u00e9 marocain. Sa sup\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique s&rsquo;av\u00e8re encore plus \u00e9crasante en termes de v\u00e9hicules blind\u00e9s de combat d&rsquo;infanterie, avec 1 085\u00a0engins en Alg\u00e9rie et seulement 195 au Maroc. M\u00eame rapport des forces pour l&rsquo;aviation, puisque Alger dispose de 36\u00a0appareils de combat modernes et de 71 plus anciens, contre respectivement 24 et 46 pour Rabat. Malgr\u00e9 tout, le royaume conserve, pour l&rsquo;heure, son avantage qualitatif : si ses armes sont globalement moins nombreuses et que, d&rsquo;ici peu, elles seront en partie d\u00e9pass\u00e9es (\u00e0 moins d&rsquo;acquisitions importantes), ses forces arm\u00e9es b\u00e9n\u00e9ficient d&rsquo;un taux de professionnalisation plus \u00e9lev\u00e9. Selon l&rsquo;ouvrage\u00a0<em>The Military Balance 2012<\/em>, l&rsquo;arm\u00e9e de terre marocaine dispose de 75 000\u00a0engag\u00e9s sur un effectif de 175 000\u00a0hommes. L&rsquo;arm\u00e9e de terre alg\u00e9rienne, elle, ne compte que 35 000\u00a0militaires de carri\u00e8re sur 110 000\u00a0hommes.<\/p>\n<p><strong>\u00c9volution<\/strong><\/p>\n<p>Les forces terrestres ch\u00e9rifiennes sont donc plus exp\u00e9riment\u00e9es et mieux encadr\u00e9es. Comme le veulent les doctrines militaires fran\u00e7aise et, surtout, am\u00e9ricaine, les unit\u00e9s de soutien marocaines sont nombreuses et bien organis\u00e9es. La disponibilit\u00e9 des mat\u00e9riels est donc grande et les unit\u00e9s du royaume auraient la garantie, en cas de conflit, de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un approvisionnement constant, assurant un bon tempo aux op\u00e9rations. Certes, les unit\u00e9s de maintenance et de logistique alg\u00e9riennes existent. Toutefois, leur capacit\u00e9 \u00e0 soutenir des forces de premi\u00e8re ligne avec un mat\u00e9riel important (et donc des besoins consid\u00e9rables en munitions, carburant et pi\u00e8ces de rechange) est sujette \u00e0 caution : les lacunes des forces sovi\u00e9tiques &#8211;\u00a0sur le mod\u00e8le desquelles ont \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es les unit\u00e9s alg\u00e9riennes\u00a0&#8211; sont connues.<\/p>\n<p>Sup\u00e9riorit\u00e9 mat\u00e9rielle alg\u00e9rienne, avantage qualitatif marocain&#8230; cette situation, pourtant vieille de cinquante ans, n&rsquo;est pas intangible. Depuis quelques ann\u00e9es, Alger professionnalise ses forces r\u00e9guli\u00e8res et standardise ses moyens, afin d&rsquo;\u00eatre plus en phase avec les enjeux strat\u00e9giques et les menaces r\u00e9elles ou fantasm\u00e9es. Bien que frein\u00e9e par les s\u00e9quelles persistantes de la guerre civile, cette \u00e9volution se confirme. Une partie des gardes communaux sont int\u00e9gr\u00e9s aux forces arm\u00e9es (ce qui sert \u00e0 justifier le budget de la d\u00e9fense, de plus de 10\u00a0milliards de dollars &#8211;\u00a07,5\u00a0milliards d&rsquo;euros\u00a0&#8211; pour 2013), des blind\u00e9s de conception \u00e9miratie Nimr\u00a0II sont assembl\u00e9s, et plusieurs centaines de Fuchs\u00a02 allemands remplacent les anciens mod\u00e8les.<\/p>\n<p><strong>Renseignement<\/strong><\/p>\n<p>Le choix d&rsquo;un blind\u00e9 \u00e0 roues n&rsquo;est pas anodin. D&rsquo;une part, il est consid\u00e9r\u00e9 comme plus adapt\u00e9 lors de troubles int\u00e9rieurs (notamment en termes d&rsquo;image \u00e0 l&rsquo;\u00e9tranger : un char, imposant, heurte davantage et constitue un symbole n\u00e9gatif pour le pouvoir). D&rsquo;autre part, il peut rapidement parcourir de grandes distances sur route. L&rsquo;Alg\u00e9rie se dote ainsi d&rsquo;une force beaucoup plus mobile, capable de se rendre d&rsquo;un point \u00e0 l&rsquo;autre du pays dans de brefs d\u00e9lais. Enfin, il demande moins de maintenance (et moins de pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es) qu&rsquo;un v\u00e9hicule chenill\u00e9&#8230;<\/p>\n<blockquote><p>\u00c0 long terme, l&rsquo;Alg\u00e9rie pourrait prendre l&rsquo;ascendant &#8211;\u00a0et pas seulement par le nombre\u00a0&#8211; sur son voisin.<\/p><\/blockquote>\n<p>Autre orientation significative : le d\u00e9veloppement de plus en plus marqu\u00e9 de moyens de renseignements ind\u00e9pendants. Le satellite AlSat-2A, dont l&rsquo;optique permet de r\u00e9aliser une imagerie d&rsquo;une r\u00e9solution moyenne (par rapport aux satellites am\u00e9ricains) de 10\u00a0m\u00e8tres, a ainsi \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9. AlSat-2B doit l&rsquo;\u00eatre \u00e9galement. Pour modeste qu&rsquo;elle soit, la capacit\u00e9 de renseignements strat\u00e9gique alg\u00e9rienne sera beaucoup plus pratique que les Mig-25 Foxbat\u00a0D, qui ne peuvent \u00e9videmment pas survoler le territoire marocain.<\/p>\n<p><strong>Ascendant<\/strong><\/p>\n<p>Concernant l&rsquo;entra\u00eenement des hommes, les autorit\u00e9s politiques et militaires alg\u00e9riennes semblent conscientes qu&rsquo;il y a bien des choses \u00e0 am\u00e9liorer. La marine allemande a donc pris en charge cette t\u00e2che. En outre, apr\u00e8s\u00a0<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/JA2716p031_034.xml2\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">la prise d&rsquo;otages sanglante d&rsquo;In Amenas en janvier<\/a>, des\u00a0<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/ARTJAWEB20130131110801\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">discussions ont \u00e9t\u00e9 entam\u00e9es \u00e0 l&rsquo;initiative de Londres<\/a>\u00a0afin que les Special Air Service et Special Boat Service, unit\u00e9s des forces sp\u00e9ciales britanniques, forment leurs homologues alg\u00e9riens aux op\u00e9rations antiterroristes&#8230;<\/p>\n<p>\u00c0 plus long terme, l&rsquo;Alg\u00e9rie pourrait prendre l&rsquo;ascendant &#8211;\u00a0et pas seulement par le nombre\u00a0&#8211; sur son voisin. Bien entendu, la qualit\u00e9 des militaires de Rabat resterait la m\u00eame, mais ceux d&rsquo;Alger s&rsquo;am\u00e9lioreraient. Les moyens financiers alg\u00e9riens permettent d&rsquo;entra\u00eener les soldats de mani\u00e8re intensive, de faire voler les avions, et d&rsquo;organiser des exercices.<\/p>\n<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, m\u00eame si l&rsquo;Alg\u00e9rie venait un jour \u00e0 \u00e9galer ou presque son voisin par les comp\u00e9tences tout en le dominant num\u00e9riquement, un conflit serait une catastrophe \u00e9conomique pour les deux protagonistes. Et un suicide politico-diplomatique pour qui le d\u00e9clencherait.<\/p>\n<p><em>* Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses ann\u00e9es sur le terrorisme et l&rsquo;histoire militaire. Il a collabor\u00e9 \u00e0 plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilis\u00e9s par l&rsquo;universit\u00e9 Johns-Hopkins, aux \u00c9tats-Unis.<\/em><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.jeuneafrique.com\/Article\/JA2722p022-029.xml1\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">source<\/a><\/p>\n<p>https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=seCb3Rpe2hg<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deux pays, deux doctrines, deux visions du monde. L&rsquo;Alg\u00e9rie\u00a0et le\u00a0Maroc\u00a0appartenaient \u00e0 deux blocs distincts. Dans chaque \u00ab\u00a0camp\u00a0\u00bb, des ann\u00e9es d&rsquo;alignement &#8211;\u00a0sur celui de l&rsquo;Est pour la premi\u00e8re et sur celui de l&rsquo;Ouest pour le second\u00a0&#8211; ont marqu\u00e9 les grad\u00e9s. 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