{"id":6905,"date":"2012-08-31T12:48:16","date_gmt":"2012-08-31T12:48:16","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/blog\/?p=135"},"modified":"2012-08-31T12:48:16","modified_gmt":"2012-08-31T12:48:16","slug":"palestine-pres-dun-siecle-de-tergiversations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/international\/palestine-pres-dun-siecle-de-tergiversations\/","title":{"rendered":"Palestine : pr\u00e8s d\u2019un si\u00e8cle de tergiversations"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/maghrebnetwork.com\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/palestine.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-136\" title=\"palestine\" alt=\"\" src=\"http:\/\/maghrebnetwork.com\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/palestine-300x150.jpg\" width=\"300\" height=\"150\" \/><\/a>La sp\u00e9cificit\u00e9 de la Palestine o\u00f9 retrouvent les trois grandes religions monoth\u00e9istes du monde et o\u00f9 se combattent les nationalismes arabe et juif, rend le probl\u00e8me complexe, mais surtout passionnel. Les deux mouvements sont apparus presque au m\u00eame moment \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle. En f\u00e9vrier 1896, un journaliste juif, Th\u00e9odore Herzl, publie \u00e0 Vienne un ouvrage : \u00ab L\u2019Etat des juifs \u00bb. En ao\u00fbt 1897, le premier congr\u00e8s sioniste mondial se r\u00e9unit \u00e0 B\u00e2le. Cent quatre-vingt dix sept d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s annoncent leur intention d\u2019encourager la colonisation de la Palestine, d\u2019unifier toutes les organisations juives et de faire des d\u00e9marches en vue d\u2019obtenir des gouvernements le consentement n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9alisation des buts du sionisme, en particulier trouver un \u00ab Foyer national \u00bb.<\/p>\n<p>Des terres d\u2019accueil \u00e9taient alors envisag\u00e9es, entre autres l\u2019Argentine, Chypre, le Congo belge, le Mozambique, l\u2019Ouganda et le Sina\u00ef. La grande influence des sionistes russes et polonais a fait pr\u00e9valoir la Palestine comme terre de Sion. L\u2019organisation sioniste mondiale voit le jour et cr\u00e9e un fonds national juif pour l\u2019achat des terres en Palestine et permet l\u2019immigration des Juifs dans le pays. Ni Herzl ni l\u2019organisation sioniste mondiale n\u2019ont tenu compte de la pr\u00e9sence des Arabes palestiniens\u00a0 qui y vivaient. La pr\u00e9sence des Juifs en terre sainte \u00e9tait extr\u00eamement limit\u00e9e jusqu\u2019au XV\u00e8me si\u00e8cle, date \u00e0 laquelle ils sont accueillis en masse \u00e0 la suite de la Reconquista chr\u00e9tienne en p\u00e9ninsule ib\u00e9rique. En 1835, la population juive ne s\u2019\u00e9levait qu\u2019\u00e0 environ 10.000 personnes, elle passe au double en 1880, on recense alors 20.000 juifs pour plus de 500.000 Arabes.<br \/>\n<strong>La colonisation juive<\/strong><br \/>\nDes colonies sont cr\u00e9\u00e9es, les Juifs du monde entier sont encourag\u00e9s \u00e0 se rendre en Palestine. Le baron de Rothschild lance \u00e0 lui tout seul une vingtaine de colonies regroupant plus de 5000 personnes. De 1903 \u00e0 1914, une quarantaine de colonies sont install\u00e9es, ce qui fait 35.000 \u00e0 40.000 arrivants. En 1914, il y avait pr\u00e8s de 800.000 Arabes et 85.000 Juifs. Il faut noter qu\u2019\u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode, trois millions environ de Juifs ont quitt\u00e9 la Russie et la Pologne pour se rendre dans les pays d\u2019Europe occidentale et en Am\u00e9rique. Raison de ces d\u00e9parts : la mis\u00e8re des Juifs d\u2019Europe centrale et orientale, la d\u00e9composition des empires tsariste et austro-hongrois ainsi que la politique d\u2019assimilation men\u00e9es par les autorit\u00e9s polonaises.<\/p>\n<p>La d\u00e9faite des empires centraux entra\u00eene le d\u00e9membrement de l\u2019empire ottoman qui profite aux vainqueurs : la France et la Grande-Bretagne. Jusqu\u2019\u00e0 la fin de la Grande guerre, la Palestine \u00e9tait un Sandjak ottoman. Elle est plac\u00e9e \u00e0 partir de 1918 sous mandat britannique.<br \/>\nL\u2019immigration des Juifs en Palestine s\u2019acc\u00e9l\u00e8re alors : entre 1919 et 1923, 35.000 personnes arrivent de Russie et de Pologne, entre 1924 et 1931, 82.000 personnes de nouveau de Russie\u00a0 de Pologne mais \u00e9galement des Balkans, entre 1932 et 1938, 217.000 personnes quittent l\u2019Allemagne et l\u2019Autriche, entre 1939 et 1948, 153. 000 personnes fuient le nazisme.<\/p>\n<p>La question de la terre devient un enjeu consid\u00e9rable \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle et au d\u00e9but du XX\u00e8me si\u00e8cle. Les Arabes qui prennent conscience du danger de l\u2019arriv\u00e9e massive des Juifs et de l\u2019installation de tr\u00e8s nombreuses colonies dans le pays, commencent \u00e0 s\u2019inqui\u00e9ter et \u00e0 protester. En 1891 d\u00e9j\u00e0, des notables palestiniens alertent le gouvernement ottoman et s\u2019\u00e9l\u00e8vent contre l\u2019installation de colons juifs et cherchent \u00e0 faire interdire l\u2019achat de terres par les nouveaux arrivants encourag\u00e9s par l\u2019Agence juive. Des d\u00e9put\u00e9s au parlement ottoman d\u00e9noncent la politique du fait accompli en 1909. Chacun a observ\u00e9 que la Palestine \u00e9tait devenu un enjeu international d\u00e8s le lendemain de le guerre 14-18. Les accords dits Hussein-McMahon (il s\u2019agit de huit lettres \u00e9chang\u00e9es entre le chr\u00e9riff de la Mecque et le Haut commissaire britannique en Egypte de juillet 1915 \u00e0 juillet 1916) indiquaient que les troupes arabes s\u2019engageraient contre les Turcs \u00e0 la condition que la Grande-Bretagne reconnaisse l\u2019ind\u00e9pendance du royaume arabe. Londres paraissait appuyer les pr\u00e9tentions des Hach\u00e9mites. Mais malgr\u00e9 l\u2019entr\u00e9e triomphale de Fay\u00e7al \u00e0 Damas le 3 octobre 1918, la r\u00e9volte arabe de 1916, conduite par le lieutenant Lawrence dit d\u2019Arabie, ne r\u00e9alise pas le r\u00eave de l\u2019\u00e9mir Hussein de former un\u00a0 vaste Etat ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p><strong>Les accords Sykes-Picot<\/strong><br \/>\nLes pr\u00e9tentions franco-anglaises sur le Moyen Orient \u00e9taient contenues dans ces accords secrets conclus par deux n\u00e9gociateurs, Fran\u00e7ois-Georges Picot, le Fran\u00e7ais, et le lieutenant-colonel Sir Mark Sykes, l\u2019Anglais.<\/p>\n<p>Le Moyen Orient est divis\u00e9 en 5 zones : une zone A d\u2019influence fran\u00e7aise (Cilicie, Anatolie, Syrie c\u00f4ti\u00e8re et Liban) et une zone B d\u2019influence anglaise (r\u00e9gion de Bassorah, Basse M\u00e9sopotamie).<\/p>\n<p>Les accords stipulent \u00e0 ce sujet : \u00ab La France et la Grande-Bretagne sont dispos\u00e9es \u00e0 reconna\u00eetre et \u00e0 soutenir un Etat arabe ind\u00e9pendant ou une conf\u00e9d\u00e9ration d\u2019Etats arabes dans les zones A et B indiqu\u00e9es sur la carte jointe, sous la suzerainet\u00e9 d\u2019un chef arabe. Dans la zone A la France et dans la zone B la Grande-Bretagne seront seules \u00e0 fournir des conseillers ou des fonctionnaires \u00e9trangers \u00e0 la demande de l\u2019Etat ou de la conf\u00e9d\u00e9ration d\u2019Etats arabes \u00bb.<\/p>\n<p>Les trois autres zones sont indiqu\u00e9es par des couleurs, une zone bleue (Syrie int\u00e9rieure et Mossoul) et une zone rouge (Transjordanie et le wilay\u00e9 de Bagdad).<\/p>\n<p>Les accords pr\u00e9cisent quant \u00e0 cette disposition : \u00ab Dans la zone bleue, la France et dans la zone rouge la Grande-Bretagne seront autoris\u00e9es \u00e0 \u00e9tablir telle administration directe ou indirecte ou tel contr\u00f4le qu\u2019elles d\u00e9sirent ou qu\u2019elles jugeront convenable d\u2019\u00e9tablir apr\u00e8s entente avec l\u2019Etat ou conf\u00e9d\u00e9ration d\u2019Etats arabes. Une zone brune est pr\u00e9vue pour la Palestine plac\u00e9e sous mandat anglais avec l\u2019intention de cr\u00e9er un \u2018Foyer national juif\u2019 \u00bb.<br \/>\n<strong>La D\u00e9claration Balfour<\/strong><br \/>\nCette notion de \u00ab Foyer national juif \u00bb appara\u00eet dans la \u00ab D\u00e9claration Balfour \u00bb le 2 novembre 1917, avant m\u00eame l\u2019occupation de la Palestine par l\u2019arm\u00e9e britannique.<\/p>\n<p>La \u00ab D\u00e9claration Balfour \u00bb se pr\u00e9sente sous forme de lettre adress\u00e9e par le ministre anglais des Affaires \u00e9trang\u00e8res \u00e0 Lord Rothschild.<br \/>\nApr\u00e8s avoir exprim\u00e9 sa sympathie pour les \u00ab aspirations juives sionistes \u00bb, Arthur Balfour \u00e9crit : \u00ab Le gouvernement de Sa Majest\u00e9 envisage favorablement l\u2019\u00e9tablissement en Palestine d\u2019un Foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la r\u00e9alisation de cet objectif, \u00e9tant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivit\u00e9s non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays \u00bb.<\/p>\n<p>Cette d\u00e9claration est approuv\u00e9e par la Conf\u00e9rence de San-Remo sur le Moyen Orient, tenue par les Alli\u00e9s en avril 1920. Et le trait\u00e9 de S\u00e8vres dans son article 95 reconna\u00eet les dispositions de Balfour, auxquelles la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations (SDN) apporte son soutien le 22 juillet 1922. Un \u00ab Comit\u00e9 ex\u00e9cutif arabe \u00bb rassemblant des Musulmans et des Chr\u00e9tiens, est cr\u00e9\u00e9 pour contrer la politique pro-sioniste de l\u2019Angleterre.<\/p>\n<p>De tr\u00e8s nombreux heurts vont marquer cette p\u00e9riode. Plusieurs commissions envoy\u00e9es par la SDN se rendront sur place. La commission King-Crane se d\u00e9clare d\u00e9favorable au programme excessif du sionisme et demande la r\u00e9duction et la limitation de l\u2019immigration juive en Palestine.<br \/>\nLe 24 juillet 1922, la Grande-Bretagne d\u00e9pose sa candidature aupr\u00e8s du Conseil de la Soci\u00e9t\u00e9 des Nations pour exercer un mandat sur la Palestine. Le texte du mandat contenant 28 articles et un long pr\u00e9ambule, est adopt\u00e9 par le Conseil de la SDN le 29 septembre 1923. Le mandat reprend dans son pr\u00e9ambule la \u00ab D\u00e9claration Balfour \u00bb et assigne \u00e0 la Grande-Bretagne, dans son article 2, la responsabilit\u00e9 \u00ab de mettre le pays dans des conditions politiques, \u00e9conomiques et administratives qui assureraient l\u2019\u00e9tablissement du Foyer national juif \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019opposition au mandat britannique<\/strong><br \/>\nLes Anglais tenteront de mettre sur pied des institutions pour diriger le pays ; ils proposent la mise en place d\u2019un Conseil l\u00e9gislatif local comprenant huit repr\u00e9sentants musulmans, deux chr\u00e9tiens, deux juifs et dix fonctionnaires. Les Arabes s\u2019y opposent. Ils exigent la constitution d\u2019un gouvernement national repr\u00e9sentatif, en vue de contr\u00f4ler l\u2019immigration juive en Palestine, alors que les Juifs la rejettent pour des raisons paritaires. Les Anglais renoncent \u00e0 cette id\u00e9e et choisissent de cr\u00e9er le \u00ab Foyer national juif \u00bb.<\/p>\n<p>Les violences n\u00e9es de l\u2019implantation de colonies juives de plus en plus nombreuses, donnent \u00e0 chaque fois lieu \u00e0 une commission d\u2019enqu\u00eate qui g\u00e9n\u00e9ralement se termine par un m\u00e9morandum ou par un Livre blanc. A la suite des manifestations de mai 1921, le \u00ab Churchill m\u00e9morandum \u00bb tente de rassurer les Arabes qui ont formul\u00e9 trois requ\u00eates : 1) l\u2019arr\u00eat imm\u00e9diat de l\u2019immigration juive, 2) l\u2019interdiction du transfert des terres arabes aux Juifs, 3) la formation d\u2019un gouvernement d\u00e9mocratique o\u00f9 les Arabes seront majoritaires (les Palestiniens ont la sup\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique). Il n\u2019est pas question, pr\u00e9cise le document, de \u00ab rendre la Palestine aussi juive que l\u2019Angleterre est anglaise \u00bb.<br \/>\nCependant, l\u2019immigration se poursuit, en d\u00e9pit des revendications arabes. En ao\u00fbt 1929, des \u00e9meutes \u00e9clatent \u00e0 J\u00e9rusalem et \u00e0 H\u00e9bron. Une nouvelle commission d\u2019enqu\u00eate conduite par Shaw se rend en Palestine. Elle publie un Livre blanc qui pr\u00e9voit la limitation des ventes de terres. En vain. La colonisation de terres continue.<\/p>\n<p>Dans le monde, les regards se tournent vers l\u2019Allemagne o\u00f9 le nazisme acc\u00e8de au pouvoir en 1933. La guerre est d\u00e9j\u00e0 dans les esprits. Cette p\u00e9riode est propice \u00e0 l\u2019implantation de nombreuses colonies juives. En mars 1936, une grande r\u00e9volte \u00e9clate en Palestine, le pays est compl\u00e8tement paralys\u00e9 pendant 174 jours.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le plan de partage<\/strong><br \/>\nUne nouvelle commission dirig\u00e9e par Peel est envoy\u00e9e sur le terrain. Dans son rapport, elle propose la cantonisation du pays : un canton arabe et un canton juif dans un Etat f\u00e9d\u00e9ral. Le gouvernement britannique rejette cette proposition. A l\u2019approche de la guerre, en 1938, l\u2019Angleterre envoie une nouvelle commission (la commission Woodhead) avant la tenue de la Conf\u00e9rence de Londres en f\u00e9vrier 1939. Un troisi\u00e8me \u00ab Livre blanc \u00bb qui porte le nom de MacDonald m\u00e9morandum est publi\u00e9 en mai de la m\u00eame ann\u00e9e. Il pr\u00e9voit un Etat unique avec 2\/3 de populations arabes et 1\/3 de populations juives, la cessation de l\u2019immigration juive apr\u00e8s une p\u00e9riode de cinq ans et la limitation des ventes de terres aux juifs.<\/p>\n<p>Un r\u00e8glement foncier promulgu\u00e9 en f\u00e9vrier 1940 stipule que les ventes de terres aux Juifs sont interdites en zone A, restreintes en zone B et libres en zone C. Ce \u00ab Livre blanc \u00bb est d\u00e9finitivement rejet\u00e9 en mai 1942 par la \u00ab Conf\u00e9rence de Biltmore \u00bb r\u00e9unie \u00e0 New York. Elle revendique un Etat juif sur la totalit\u00e9 de la Palestine. Le terrorisme juif se d\u00e9veloppe contre les Britanniques qui demandent en novembre 1945 l\u2019appui des Am\u00e9ricains. Une fois de plus, une commission (la commission Morrison-Brady) se rend sur place. Elle confirme le maintien du protectorat britannique et avance l\u2019id\u00e9e de la cr\u00e9ation d\u2019une f\u00e9d\u00e9ration provinciale arabe et juive. Ce plan est propos\u00e9 \u00e0 la \u00ab Conf\u00e9rence de la Table ronde \u00bb qui eut lieu le 10 septembre 1946. Les Juifs constituaient alors 31% de la population et d\u00e9tenaient autour de 5,5% du territoire. Devant les actes de violences des partisans du sionisme, Londres d\u00e9cide le 2 novembre 1947 de transmettre l\u2019affaire \u00e0 l\u2019Organisation des Nations Unies, qui vient d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9e, et annonce la fin de son mandat sur la Palestine le 15 mai 1948. L\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ONU cr\u00e9e \u00e0 son tour commission sp\u00e9ciale qui regroupe onze Etats. Cette commission visite les centres arabes et juifs en Palestine et consulte les pays voisins.<\/p>\n<p>A la fin de ses travaux, la Commission recommande \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU de renoncer \u00e0 la tutelle sur la Palestine et de proc\u00e9der au partage du territoire entre un Etat arabe et un Etat juif, J\u00e9rusalem ayant un statut international. L\u2019Etat arabe devait comprendre la Galil\u00e9e occidentale, la Cisjordanie et la zone littorale de Gaza. L\u2019Etat juif devait, quant \u00e0 lui, comprendre la Galil\u00e9e orientale, la zone littorale de Ha\u00effa \u00e0 Tel Aviv et le d\u00e9sert du N\u00e9guev.<\/p>\n<p>La population palestinienne \u00e9tait alors de 1.500.000 personnes et la population juive de 650.000 personnes. Ce plan devait entrer en vigueur au plus tard le 1er ao\u00fbt 1948, il a \u00e9t\u00e9 vot\u00e9 par l\u2019Assembl\u00e9e de l\u2019ONU le 29 septembre 1947.<\/p>\n<p>35 pays avaient vot\u00e9 pour, 13 contre (six Etats arabes, quatre Etats musulmans, plus Cuba, la Gr\u00e8ce et l\u2019Inde) et A0 pays se sont abstenus (la Chine, la Grande-Bretagne, la Yougoslavie, l\u2019Ethiopie et six Etats latino-am\u00e9ricains).<\/p>\n<p>Les Etats arabes r\u00e9unis en sommet dans la capitale \u00e9gyptienne le 9 d\u00e9cembre 1947 dans le cadre de la Ligue arabe, d\u00e9clarent ne pas \u00eatre li\u00e9s par cette d\u00e9cision et d\u00e9cident d\u2019emp\u00eacher la concr\u00e9tisation de ce plan de partage.<\/p>\n<p>La Palestine est d\u00e9coup\u00e9e en v\u00e9ritable damier. Des troubles \u00e9clatent, la Grande-Bretagne refuse d\u2019apporter son aide \u00e0 l\u2019ONU en vue de l\u2019application du plan de partage, les Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique envisagent alors de surseoir \u00e0 ce plan et de placer de nouveau la Palestine sous tutelle temporaire. L\u2019Union Sovi\u00e9tique par la voix de son ministre des Affaires \u00e9trang\u00e8res Andre\u00ef Gromyko d\u00e9nonce l\u2019attitude am\u00e9ricaine et se prononce pour l\u2019application du plan de partage.\u00a0<strong> <\/strong><\/p>\n<p><strong>La cr\u00e9ation de l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl<\/strong><br \/>\nQuant \u00e0 eux, les Anglais annoncent leur d\u00e9part au plus tard le 20 mai 1948, l\u2019Agence juive en profite pour un gouvernement provisoire. Les Palestiniens r\u00e9sistent, et les organisations terroristes juives comme la Hagana (60.000 membres), l\u2019Irgun Zvei Leumi (5000 membres) et la Stern (300 membres), responsables de l\u2019attentat contre le \u00ab King David Hotel \u00bb \u00e0 J\u00e9rusalam en juillet 1946, causant la mort d\u2019une centaine de personnes, d\u00e9clenchent une violence extraordinaire contre la population arabe en vue de provoquer son exode. Plusieurs centaines de Palestiniens quittent d\u2019ailleurs leurs maisons pour \u00e9chapper \u00e0 la violence juive et aux tueries. Le 9 avril 1948, 250 hommes, femmes et enfants sont massacr\u00e9s \u00e0 Deir Yassine. Menahem Begin qui conduisait l\u2019attaque contre ce village indiquait dans un ouvrage publi\u00e9 en 1951 \u00e0 New York que \u00ab l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 dans la \u00ab victoire \u00bb de Deir Yassine \u00bb. Le 15 mai 1948, l\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl est proclam\u00e9, les populations palestiniennes prises de panique quittent le pays et s\u2019installent dans les pays arabes voisins. 400.000 Palestiniens quittent ainsi leurs villages et leurs foyers pour devenir des r\u00e9fugi\u00e9s. Les Etats arabes sont contraints pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 des habitants arabes livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames. La premi\u00e8re guerre isra\u00e9lo-arabe est d\u00e9clench\u00e9e.<\/p>\n<p>Les hostilit\u00e9s se poursuivaient toujours quand les Nations Unies d\u00e9signent le 20 mai 1948 le comte Bernadotte pour mener une m\u00e9diation en vue d\u2019un cessez-le-feu. Une premi\u00e8re tr\u00eave de quatre semaines est intervenue ; les bellig\u00e9rants sont \u00e0 cours d\u2019armes et de munitions. La tr\u00eave est rompue par les Isra\u00e9liens le 9 juillet 1948, qui en profite pour occuper Tel-Aviv, la Galil\u00e9e et une parti de J\u00e9rusalem, Bernadotte obtient une nouvelle tr\u00eave le 18 juillet 1948 et engage des conversations pour \u00e9laborer un nouveau plan de partage de la Palestine.<\/p>\n<p>Le comte Bernadotte jug\u00e9 comme \u00e9tant hostile aux int\u00e9r\u00eats juifs, est assassin\u00e9 en m\u00eame temps que son assistant fran\u00e7ais, le colonel Serot, le 17 septembre 1948 dans la partie de la ville sainte occup\u00e9e par les soldats isra\u00e9liens. L\u2019Am\u00e9ricain Ralph Bunche lui succ\u00e8de dans cette mission, il soumet \u00e0 l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale des Nations Unies un plan diff\u00e9rent de celui de 1947 vot\u00e9 par l\u2019organisation internationale.<\/p>\n<p>Dans ce nouveau plan, le pr\u00e9sident Truman refuse d\u2019apporter son soutien \u00e0 Ralph Bunche, les \u00e9lections pr\u00e9sidentielles sont tr\u00e8s proches. L\u2019Etat d\u2019Isra\u00ebl triomphe, il est admis comme cinquante neuvi\u00e8me membre de l\u2019Organisation des Nation Unies le 11 mai 1949, par 37 voix contre 18 et 9 abstentions.<\/p>\n<p>Sur le terrain, des armistices sont sign\u00e9s d\u00e8s le 24 f\u00e9vrier 1949 entre l\u2019Egypte et Isra\u00ebl, le 23 mars entre le Liban et Isra\u00ebl, le 3 avril la Transjordanie et Isra\u00ebl et le 20 juillet entre la Syrie et Isra\u00ebl. L\u2019Arabie-Saoudite et l\u2019Irak avaient refus\u00e9 de signer ces accords. D\u00e8s lors, Isra\u00ebl occupe et contr\u00f4le 77,40% du territoire au lieu des 56,47% que lui accordait le plan de partage du 29 novembre 1947. Le roi Abdellah de Transjordanie annexe la Cisjordanie le 16 d\u00e9cembre 1949. Malgr\u00e9 les protestations des partisans du mufti de J\u00e9rusalem, Hadj Amin Husseini, et de l\u2019Egypte de Farouk, l\u2019annexion est ratifi\u00e9e par le parlement jordanien le 24 avril 1950. En septembre 1951 se tient \u00e0 Paris une conf\u00e9rence de la commission de conciliation de l\u2019ONU, qui n\u2019aboutit \u00e0 aucun r\u00e9sultat concret.\u00a0 Les d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s arabes et isra\u00e9liens si\u00e9geaient s\u00e9par\u00e9ment. Une dizaine de jours \u00e0 peine avant l\u2019exp\u00e9dition de Suez, les forces militaires isra\u00e9liennes p\u00e9n\u00e8trent dans le village de Kafr Kassem le 19 octobre 1956 et proc\u00e8dent au massacre des habitants. 51 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et 13 autres gravement bless\u00e9s.<br \/>\n<strong>Suez et la guerre froide<\/strong><br \/>\nLe 26 juillet, Gamal Abdel Nasser annonce la nationalisation du canal de Suez, qui \u00e9courte de 12 ans la concession accord\u00e9e \u00e0 la Compagnie du canal de suez constitu\u00e9e par des int\u00e9r\u00eats fran\u00e7ais et anglais. Le pr\u00e9sident \u00e9gyptien pr\u00e9voyait l\u2019indemnisation des actionnaires. Cette d\u00e9cision est tr\u00e8s mal accueillie par Londres et Paris qui r\u00e9gissent par la force. Les Am\u00e9ricains sont contre l\u2019exp\u00e9dition militaire qu\u2019Anglais, Fran\u00e7ais et Isra\u00e9liens ont pr\u00e9par\u00e9e lors d\u2019une conf\u00e9rence secr\u00e8te r\u00e9unissant le 24 octobre 1956 \u00e0 S\u00e8vres Selwyn Lloyd, Guy Mollet et Ben Gourion. Un sc\u00e9nario est mis au point. Le 29 octobre 1956, Isra\u00ebl d\u00e9clenche une offensive en vue d\u2019occuper Gaza et le Sina\u00ef jusqu\u2019\u00e0 Charm Ech Cheikh. Un ultimatum est adress\u00e9 par la France et la Grande-Bretagne aux deux bellig\u00e9rants. L\u2019Egypte refuse d\u2019obtemp\u00e9rer. Londres et Paris attaquent l\u2019Egypte \u00e0 partir de Chypre.<\/p>\n<p>L\u2019agression de Suez a lieu en pleine crise hongroise (guerre froide oblige), en pleine guerre d\u2019Alg\u00e9rie. La France en a, du reste, profit\u00e9 pour proc\u00e9der au premier d\u00e9tournement d\u2019avion de l\u2019histoire, celui transportant quatre leaders du Front de Lib\u00e9ration Nationale, se rendant de Rabat \u00e0 Tunis pour une conf\u00e9rence intermaghr\u00e9bine. L\u2019Union Sovi\u00e9tique d\u00e9nonce l\u2019exp\u00e9dition de Suez et appara\u00eet comme le principal alli\u00e9 de l\u2019Egypte qui a besoin de se r\u00e9armer. Les Etats-Unis r\u00e9agissent par la doctrine Eisenhower (doctrine dite du containment) selon laquelle Washington apporterait son aide \u00e0 \u00ab tout pays menac\u00e9 par un pays domin\u00e9 par le communisme internationale \u00bb. L\u2019entr\u00e9e en sc\u00e8ne de Moscou provoque le changement d\u2019attitude de l\u2019Arabie Saoudite et de la Jordanie favorables au \u00ab syst\u00e8me lib\u00e9ral \u00bb. L\u2019Union Sovi\u00e9tique r\u00e9plique par la doctrine Chepilov. Du 3 d\u00e9cembre 1956 au 12 mars 1957, Isra\u00ebl proc\u00e8de \u00e0 un retrait par \u00e9tapes de ses troupes de Gaza et du Sina\u00ef. Les Casques bleus prennent position le long de la fronti\u00e8re isra\u00e9lo-\u00e9gyptienne \u00e0 Gaza.<\/p>\n<p>Partout dans les Etats arabes, les partisans de Nasser l\u2019emportent sur ceux qui se sont align\u00e9s sur la doctrine Eisenhower. En 1957, les troupes anglaises interviennent en Jordanie pour r\u00e9primer les manifestations populaires contre le roi qui vient d\u2019annuler les \u00e9lections l\u00e9gislatives remport\u00e9es par les Nass\u00e9riens.<\/p>\n<p>Le Liban est en pleine guerre civile qui menace l\u2019existence de l\u2019Etat, les Am\u00e9ricains envoient des Marines \u00e0 la demande de Camille Chamoun. En Irak, la monarchie est renvers\u00e9e le 14 juillet 1958 par des hommes favorables au pr\u00e9sident \u00e9gyptien.<\/p>\n<p>La fin des ann\u00e9es 50, a incontestablement constitu\u00e9 le moment fort de l\u2019arabisme, du baathisme et du nass\u00e9risme, id\u00e9ologies la\u00efcisantes, \u00ab progressistes et modernistes \u00bb.<\/p>\n<p>Les r\u00e9gimes arabes entrent dans une guerre id\u00e9ologique sans merci les uns par rapport aux autres. Le Moyen Orient est divis\u00e9 en deux camps : \u00ab les progressistes proches de Moscou et les conservateurs proches de Washington \u00bb.<br \/>\nEntre temps, Isra\u00ebl soutenu par les Etats-Unis se surarme et pr\u00e9pare la guerre qui ne tardera pas \u00e0 \u00e9clater.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>R\u00e9solution 242 et plan Rogers<\/strong><br \/>\nLe d\u00e9tournement par Isra\u00ebl des eaux du Jourdain provoque une r\u00e9action imm\u00e9diate des Etats arabes qui se r\u00e9unissent au Caire en 1964. La Ligue arabe encourage Ahmad Choukeiri \u00e0 cr\u00e9er l\u2019Organisation de Lib\u00e9ration de la Palestine (OLP) qui f\u00e9d\u00e8re tous les mouvements palestiniens du Fath (victoire) de Yasser Arafat au FDPLP de Nayef Hawathmeh en passant par le FPLP de Georges Habbache. La r\u00e9sistance palestinienne s\u2019affirme et entreprend des op\u00e9rations contre l\u2019arm\u00e9e isra\u00e9lienne.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Gamal Abdel Nasser proc\u00e8de \u00e0 la fermeture du golfe d\u2019Aqaba et exige de l\u2019ONU l\u2019\u00e9vacuation de ses troupes stationn\u00e9es sur le territoire \u00e9gyptien. Le 5 juin 1967, des dizaines d\u2019avions isra\u00e9liens surprennent la chasse \u00e9gyptienne qui est clou\u00e9e au sol. Sans soutien a\u00e9rien, la fameuse cinqui\u00e8me arm\u00e9e \u00e9gyptienne est mise en d\u00e9route, Isra\u00ebl occupe, en six jours, Gaza, jusque l\u00e0 sous administration du Caire, le Sina\u00ef, le Golan pris \u00e0 l\u2019arm\u00e9e syrienne et la Cisjordanie enlev\u00e9e \u00e0 la Jordanie.<\/p>\n<p>L\u2019Administration isra\u00e9lienne a tripl\u00e9 ses possessions territoriales avec cette op\u00e9ration. C\u2019est de nouveau l\u2019exode pour 220.000 Palestiniens qui quittent Gaza et la Cisjordanie.<\/p>\n<p>Les peuples arabes sont frapp\u00e9s de stupeur et de consternation devant cette lourde d\u00e9faite : des milliers de morts et des centaines d\u2019avions et de chars d\u00e9truits.<\/p>\n<p>Le 22 novembre 1967, le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU se r\u00e9unit \u00e0 New York et adopte la r\u00e9solution 242 qui exige le trait des forces isra\u00e9liennes des territoires r\u00e9cemment occup\u00e9s et l\u2019instauration d\u2019une \u00ab paix juste et durable \u00bb. La version anglaise de cette r\u00e9solution laisse planer l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 sur l\u2019\u00e9vacuation (de) ou (des) territoires occup\u00e9s.<\/p>\n<p>Ne reconnaissant pas explicitement le droit du peuple palestinien \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination, l\u2019OLP a rejet\u00e9 la r\u00e9solution 242 qui ne parle que d\u2019un \u00ab juste r\u00e8glement du probl\u00e8me des r\u00e9fugi\u00e9s \u00bb. Selon les termes de la r\u00e9solution 242, un m\u00e9diateur \u2013 l\u2019ambassadeur su\u00e9dois Jarring \u2013 est d\u00e9sign\u00e9 par le Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU. Le refus d\u2019Isra\u00ebl d\u2019\u00e9vacuer tous les territoires occup\u00e9s par la force, fait \u00e9chouer la mission de M. Jarring. Des attaques et des infiltrations sont entreprises par les Fidayin install\u00e9s \u00e0 la fronti\u00e8re jordanienne. Le camp de Karameh est devenu embl\u00e9matique \u00e0 ce propos. Le 21 mars 1968, une colonne de blind\u00e9s isra\u00e9liens qui franchit la fronti\u00e8re pour d\u00e9truire le camp a \u00e9t\u00e9 d\u00e9faite par les Fidayin palestiniens et les soldats jordaniens. En 1968, un avion de la compagnie a\u00e9rienne isra\u00e9lienne El Al est attaqu\u00e9 en Gr\u00e8ce, sur l\u2019a\u00e9roport d\u2019Ath\u00e8nes.<\/p>\n<p>Une semaine \u00e0 peine investiture, le nouveau pr\u00e9sident de l\u2019Administration am\u00e9ricaine Richard Nixon exprime publiquement, le 27 janvier 1969, son inqui\u00e9tude devant le risque d\u2019explosion au Moyen Orient. L\u2019opinion publique arabe est farouchement hostile aux Etats-Unis consid\u00e9r\u00e9s \u00e0 juste titre comme un soutien ind\u00e9fectible et inconditionnel d\u2019Isra\u00ebl qui re\u00e7oit les armes am\u00e9ricaines les plus sophistiqu\u00e9es. En septembre 1969, Tel-Aviv r\u00e9ceptionne des dizaines d\u2019avions de type F-4 qui serviront \u00e0 bombarder les populations du Liban. Devant les manifestations d\u2019indignation et le rapprochement de nombreux Etats arabes de l\u2019Union Sovi\u00e9tique, Richard Nixon demande \u00e0 son Secr\u00e9taire d\u2019Etat William Rogers d\u2019\u00e9laborer un plan de paix rendu publique le 9 d\u00e9cembre 1969. William Rogers propose que l\u2019Egypte et Isra\u00ebl d\u00e9finissent un calendrier d\u2019\u00e9vacuation du Sina\u00ef et proc\u00e8dent \u00e0 la d\u00e9militarisation des zones frontali\u00e8res afin d\u2019en \u00ab assurer la s\u00e9curit\u00e9 \u00bb. Le 18 d\u00e9cembre, William Rogers propose l\u2019\u00e9vacuation de la Cisjordanie par Isra\u00ebl et leur totale d\u00e9militarisation.<\/p>\n<p>Brahim Younessi<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La sp\u00e9cificit\u00e9 de la Palestine o\u00f9 retrouvent les trois grandes religions monoth\u00e9istes du monde et o\u00f9 se combattent les nationalismes arabe et juif, rend le probl\u00e8me complexe, mais surtout passionnel. Les deux mouvements sont apparus presque au m\u00eame moment \u00e0 la fin du XIX\u00e8me si\u00e8cle. 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