{"id":1103,"date":"2012-10-24T21:12:54","date_gmt":"2012-10-24T21:12:54","guid":{"rendered":"http:\/\/algerienetwork.com\/algerie\/?p=1103"},"modified":"2012-10-24T21:12:54","modified_gmt":"2012-10-24T21:12:54","slug":"bayouna-gloire-et-decheance-de-la-dounyazad-algerienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/algerienetwork.com\/jamouli\/bayouna-gloire-et-decheance-de-la-dounyazad-algerienne\/","title":{"rendered":"Bayouna ; Gloire et D\u00e9ch\u00e9ance de la Dounyazad Alg\u00e9rienne"},"content":{"rendered":"<h3><span style=\"color: #993300;\"><strong>Jamouli Ouzidane\u00a0<\/strong><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>\u00ab\u00a0La m\u00e9chancet\u00e9 suppose une d\u00e9termination morale, une intention et une certaine r\u00e9flexion. L&rsquo;imb\u00e9cile, ou la brute ne s&rsquo;attarde pas \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir ou \u00e0 raisonner. Il agit par instinct, comme un b\u0153uf de labour, convaincu qu&rsquo;il fait le bien, qu&rsquo;il a toujours raison, et fier d&#8217;emmerder, sauf votre respect, tout ce qu&rsquo;il voit diff\u00e9rer de lui, que ce soit par la couleur, la croyance, la langue, la nationalit\u00e9 ou, la mani\u00e8re de se distraire.\u00a0\u00bb, L&rsquo;ombre du vent de Carlos Ruiz Zaf\u00f3n<\/em><\/p>\n<p>Biyouna, de son vrai nom Baya Bouzar est n\u00e9e dans le quartier alg\u00e9rois de Belcour le 13 septembre 1952. D&rsquo;autres sources nous disent en 1954 en pleine guerre d&rsquo;Alg\u00e9rie. Elle est n\u00e9e dans une famille modeste. Sa m\u00e8re vendait des billets dans le th\u00e9\u00e2tre alg\u00e9rois \u00ab\u00a0le Dounyazad\u00a0\u00bb. Sa s\u0153ur, Leila Djazaria, \u00e9tait une c\u00e9l\u00e8bre chanteuse qui avait dans\u00e9 pour Farid El Attrach dans les films \u00ab\u00a0lahn houbi\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0ayza tagawaz\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Notre Bayouna nationale, Notre Douyazad alg\u00e9rienne \u00e9tait une artiste compl\u00e8te et rare dans la sc\u00e8ne alg\u00e9rienne. Elle \u00e9tait en effet chanteuse, danseuse et actrice de th\u00e9\u00e2tre et aussi de cin\u00e9ma. Elle passe toujours d&rsquo;un art \u00e0 un autre avec aisance.<\/p>\n<p>Elle avait cette singularit\u00e9 ; sa pleine gorge dont elle parlait avec fiert\u00e9 ; \u00ab\u00a0<em>Ma gueule, c&rsquo;est mon fonds de commerce<\/em>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>Elle a commenc\u00e9 t\u00f4t dans le chant avec la prestigieuse troupe de Fadela Dziria, ensuite, elle cr\u00e9e une troupe avec son ami Flifla, et finalement, elle cr\u00e9e sa propre troupe pour des f\u00eates de mariages. Elle a aussi dans\u00e9 au Copacabana tr\u00e8s jeune.<\/p>\n<p>Bayouna commen\u00e7a sa carri\u00e8re de cin\u00e9ma gr\u00e2ce \u00e0 Mustapha Badie dans le r\u00f4le de Fatma, dans La Grande Maison (1973) de Mohamed Dib. Ensuite, sa carri\u00e8re prend de l&rsquo;\u00e9lan ; Leila et les autres de Sid Ali Mazi en 1978, La Voisine de Ghaouti Bendedouche en 2000, Le Harem de madame Osmane en 1999 o\u00f9 elle joue le r\u00f4le de Meriem, Viva Laldj\u00e9rie en 2003&#8230;<\/p>\n<p>Elle revient ensuite \u00e0 la chanson ; en 2001, l&rsquo;album <em>Raid Zone<\/em> avec le compositeur John Bagnolett, participation au spectacle de Fellag Op\u00e9ra d&rsquo;Casbah, <em>une Blonde dans la casbah.<\/em> \u00a0Elle revient \u00e0 la TV en 2002 avec <em>Nass Mlah City.<\/em> Elle revient encore au Cin\u00e9ma ; en France dans le filme de Nadir Mokn\u00e8che, <em>D\u00e9lice Paloma<\/em> dans le r\u00f4le de madame Aldjeria. En 2007 elle a un petit r\u00f4le dans <em>Rendez-vous avec le destin<\/em>. D\u00e9but 2009, elle joue <em>La C\u00e9lestine<\/em> au Vingti\u00e8me Th\u00e9\u00e2tre (Paris XXe).<\/p>\n<p>En janvier 2012, Bayouna fait son apparition de femme libre chez Laurent Ruquier dans On n&rsquo;est pas couch\u00e9. Cette apparition va lui couter toute sa r\u00e9putation. On ne lui pardonne pas d\u2019\u00eatre une femme libre et reconnue dans la sc\u00e8ne internationale. Des personnes occultent se mirent \u00e0 la diffamer en anonymes dans les r\u00e9seaux sociaux et une haine populiste va \u00eatre fabriqu\u00e9e et instrumentalis\u00e9e par les m\u00e9dias au service d&rsquo;un pouvoir occulte pour des raisons occultes.<\/p>\n<p>Toutefois, le peuple alg\u00e9rien de l&rsquo;Alg\u00e9rie profonde reste fid\u00e8le \u00e0 cette femme artiste qui a consacr\u00e9 toute sa vie \u00e0 l&rsquo;art et qui a tant \u00e9gay\u00e9 les familles alg\u00e9riennes avec sa grande gueule. <em>Fatma<\/em> est rentr\u00e9e dans l&rsquo;histoire de l\u2019Alg\u00e9rie profonde ! C&rsquo;est la grande gueule de Bayouna qui a fait sa gloire et sa d\u00e9ch\u00e9ance dans une culture de pudeur o\u00f9 la femme doit rester dans un cadre bien d\u00e9fini pour elle. Mais Bayouna ne va pas se taire ; elle s&rsquo;est tue pendant des mill\u00e9naires et elle ne va pas raconter des histoires magiques des mille et une nuit comme Sh\u00e9h\u00e9razade la soumise et la prisonni\u00e8re du roi. Dounyazad a d\u00e9cid\u00e9 de parler et d&rsquo;assumer avec courage sa libert\u00e9, ses d\u00e9sirs et ses ambitions avec une grande gueule &#8230;<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/YAOnusypEzg\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p>Filmographie<br \/>\nCette section est vide, insuffisamment d\u00e9taill\u00e9e ou incompl\u00e8te. Votre aide est la bienvenue !<\/p>\n<p>Cin\u00e9ma<\/p>\n<p>1978 : Le\u00efla et les autres de Sid Ali Mazi<br \/>\n2000 : La Voisine de Ghaouti Bendedouche<br \/>\n2000 : Le Harem de Madame Osmane de Nadir Mokn\u00e8che<br \/>\n2004 : Viva Laldj\u00e9rie de Nadir Mokn\u00e8che<br \/>\n2006 : Beur Blanc Rouge de Mahmoud Zemmouri<br \/>\n2007 : D\u00e9lice Paloma de Nadir Mokn\u00e8che<br \/>\n2010 : Il reste du jambon ? d&rsquo;Anne De Petrini<br \/>\n2010 : Holiday de Guillaume Nicloux<br \/>\n2011 : La Source des femmes de Radu Mihaileanu, en s\u00e9lection au festival de Cannes<br \/>\n2011 : Beur sur la ville de Djamel Bensalah<\/p>\n<p>T\u00e9l\u00e9vision<\/p>\n<p>1973 : La Grande Maison de Mustapha Badie<br \/>\n2002-2005 : Nass Mlah City de Djaafar Gacem<br \/>\n2004 : Nass Mlah City 2 de Djaafar Gacem<br \/>\n2005 : Nass Mlah City 3 de Djaafar Gacem<br \/>\n2005 : Rue des Figuiers de Yasmina Yahiaoui<br \/>\n2007 : La Commune de Philippe Triboit (s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e)<br \/>\n2009 : A\u00efcha de Yamina Benguigui<br \/>\n2010 : Gar\u00e7on manqu\u00e9 de David Delrieux<br \/>\n2010 : Nsibti Laziza<br \/>\n2011 : A\u00efcha : job \u00e0 tout prix de Yamina Benguigui<br \/>\n2011 : A\u00efcha : la grande d\u00e9brouille de Yamina Benguigui<br \/>\n2012 : A\u00efcha : Vacances infernales de Yamina Benguigui<br \/>\n2012 : La Baie d&rsquo;Alger de Merzak Allouache<\/p>\n<p>Algerie Network<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jamouli Ouzidane\u00a0 \u00ab\u00a0La m\u00e9chancet\u00e9 suppose une d\u00e9termination morale, une intention et une certaine r\u00e9flexion. 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