Quoi qu’en disent Radio-Canada, les immigrationnistes, les gauchistes et les autres médias, ceci est une très bonne nouvelle pour le Québec. Peut-on espérer que l’objectif de 55,000 immigrants par année admis au Québec ne soit pas atteint? Enfin c’est ce que souhaitent l’équipe québécoise d’Altermedia Canada et un nombre croissant de Québécois.]
Selon des données compilées par Radio-Canada, un travailleur qualifié qui souhaite immigrer au Québec devra attendre plus longtemps que s’il avait choisi de s’installer ailleurs au Canada, peu importe le pays dont il provient.
Benjamin Hiard, un Français qui rêve de s’établir dans Pontiac, l’a appris à ses dépens. Il travaille déjà au Québec grâce à un visa temporaire. Il a entrepris ses démarches d’immigration, il y a un an et demi. « Je suis passé par l’étape québécoise qui m’a pris quasiment 11 mois, ensuite j’ai fait une demande au fédéral. Quatre mois plus tard, on n’a pas ouvert mon dossier. » [Preuve de manipulation : on donne en exemple (à chaque fois) un immigrant français, sachant que le lecteur moyen se sentira concerné par les malheurs d’un cousin français, alors que l’immigration de ressortissants français représente à peine 10% de l’immigration annuelle.]
Un étranger qui souhaite devenir résident permanent doit d’abord répondre aux critères du Québec, puisque la province sélectionne ses propres immigrants. Le fédéral se charge ensuite de l’étape finale, soit la vérification des dossiers médical et criminel. Cette étape devrait se faire assez rapidement, mais la réalité est tout autre.
« On a une disparité dans les délais de traitement qui est inéquitable pour le Québec », confirme l’avocat en immigration », Patrice Brunet.
Par exemple, un travailleur qualifié du Maroc, après avoir été sélectionné par le Québec, devra attendre 19 mois de plus avant que le fédéral ne complète son dossier. S’il avait choisi d’immigrer ailleurs au Canada, tout le processus n’aurait pris que 13 mois, soit six de moins.
« Il doit y avoir un dialogue entre les deux ministres de l’Immigration du Québec et du fédéral pour qu’il y ait une harmonisation des délais de traitement », soutient Me Brunet.
Québec et Ottawa disent que ces retards sont d’ordre administratif, mais ils sont incapables d’expliquer pourquoi il est toujours plus long de s’établir en sol québécois.

























