Des centaines de milliers de postes à pourvoir au Canada

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Reuters/David Stobbe
Le Canada est l’un des pays au monde qui a les meilleures perspectives de croissance, selon l’OCDE. Le ministre de l’Emploi, Jason Kenney, a de son côté confirmé la bonne santé de l’économie canadienne, prévoyant même un retour à l’équilibre budgétaire l’an prochain, ce qui ferait du Canada le premier membre du G7 à atteindre cet équilibre. « On mise sur une accélération de la croissance du PIB à 2,3% en 2014 et à 2,5% en 2015 », assure Sonny Scarfone, analyste économique à la Banque TD. Il faut s’attendre à une croissance de l’emploi de 0,9% cette année et de 1,4% l’an prochain, poursuit-il, ce qui fera baisser le taux de chômage à 6,9% en 2014 et 6,6% en 2015.

Certaines provinces se démarqueront en matière d’emploi, selon Manpower: celles de l’Ouest ainsi que l’Ontario et les Maritimes. Les métiers les plus recherchés seront « les soudeurs, les électriciens et les mécaniciens, ainsi que les professions liées au service à la clientèle et à la vente. Et, de manière générale, tous les métiers spécialisés, quel que soit le domaine », constate Martine Lachance, directrice d’une succursale de Manpower. Même situation dans les secteurs de l’énergie, des mines et de la foresterie, dont les besoins se chiffrent à 300 000 travailleurs au total. Ailleurs, dans les TIC, par exemple, c’est d’ici 2016 qu’il faudra recruter 106 000 personnes.

De bonnes nouvelles qui s’accompagnent toutefois de défis. Le secteur de la construction prévoit l’embauche de 300 000 travailleurs manuels d’ici à 2020. Quant à la chaîne d’approvisionnement, il manquera 357 000 travailleurs d’ici à la fin de la décennie.

Victimes de leur succès
Selon le Conference Board du Canada, la province de l’Ontario à elle seule perd 24 milliards de dollars en activités économiques faute de main-d’oeuvre compétente. L’Alberta et la Saskatchewan également sont victimes de leur succès, et le manque de bras et de cerveaux se fait déjà cruellement sentir.

Car la bombe à retardement démographique a explosé. Pour la première fois de l’histoire du Canada, ceux qui quittent le marché du travail seront plus nombreux que ceux qui y entrent. Si, pour Sonny Scarfone, le vieillissement de la population constitue un problème généralisé dans les pays développés, il estime qu’au Canada, les barrières interprovinciales sont encore plus problématiques. Certaines compétences ne sont en effet pas reconnues d’une province à l’autre, ce qui met un frein à la migration des travailleurs et entrave considérablement le marché de l’emploi.

Bien sûr, l’immigration reste une des principales solutions pour pallier la pénurie de main-d’oeuvre. D’ailleurs, le Canada se targue de maintenir le taux d’immigration par habitant le plus élevé des pays développés. Toutefois, le gouvernement fédéral est conscient des lacunes de son système d’immigration, qu’il qualifie de lent et rigide, et a entrepris une réforme, davantage fondée sur la demande, impliquant les provinces et les entreprises. Il vient notamment de mettre sur pied un volet d’immigration pour les métiers spécialisés, offrant aux personnes qui ont des compétences techniques et pratiques, plutôt qu’aux seuls détenteurs d’un diplôme d’études post-secondaires, la possibilité de venir travailler au Canada.

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