» « Sarkozy, Israël et les juifs », cinq ans après ». Par Maria Poumier.

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Depuis la parution de Sarkozy, Israël et les juifs, en 2009, malheureusement, les choses n’ont fait qu’empirer en France. Nous avons changé de président; François Hollande est moins fanfaron et moins cynique que le précédent, mais malheureusement sa modestie et son sérieux triste ne suffisent pas à faire de lui un rempart contre les tempêtes, un rempart auquel les Français puissent s’adosser avec confiance. Benjamin Netanyahu se permet de le réprimander, et de le faire savoir à la presse, parce qu’il a osé recommander de la retenue dans les massacres de cette année à Gaza. Sarkozy recevait les chefs de la police israélienne à Paris Gideon Esra et Mosché Karadi, pour utiliser leur expérience contre les manifestations en France. François Hollande recevait en juin 2014 Avigdor Liberman, le ministre des Affaires étrangères israélien, qui préparait les massacres de Gaza et voulait s’assurer son consentement.

Paul-Eric Blanrue n’a pas l’intention de consacrer un livre à François Hollande, ce n’est qu’un président intérimaire, il ne doit son élection qu’à la gestion désastreuse de son prédécesseur, et aux mésaventures viriles du candidat que les juifs et Israël avaient mandaté pour prendre la place de Sarkozy: le financier Dominique Strauss-Kahn, qui aurait été non seulement le premier président juif de France, mais aussi le premier à avoir déclaré le plus tranquillement du monde qu’il se demandait chaque matin au réveil ce qu’il pourrait faire pour l’État d’Israël, sans craindre le reproche d’une double allégeance, tant le soutien juif lui était acquis, et lui semblait suffisant. Cela impliquait un soutien médiatique sans faille, une « popularité » artificielle devant laquelle on était tenté de baisser les bras, en attendant que ses inévitables échecs en tant que président nous en débarrassent. Faute d’avoir le brillant de Strauss Kahn, et aussi pour paraître plus crédible que lui, Hollande a fait miroiter aux Français qu’il combattrait la haute finance. Il n’en avait nullement les moyens, et n’a rien fait en ce sens, bien entendu.

Ainsi donc, la vassalisation de la France n’a fait que s’approfondir. Le livre de Blanrue était un cri d’alarme. On aurait pu croire que la servilité de Sarkozy face au lobby pro-israélien relevait d’une attirance personnelle, et faisait partie des travers d’un personnage douteux que ses défaites et les scandales auxquels il avait pris une part décisive condamnaient à brève échéance à passer à la trappe. Malheureusement, non seulement, tel un diable monté sur ressort, quoique sévèrement mis en boîte et à l’étroit, il relève encore la tête et a bien l’intention de se présenter aux prochaines élections présidentielles en « sauveur », face aux désastres que laissera le président sortant.

En attendant, le lobby pro-israélien nous a installé frauduleusement un nouvel homme de main aux côtés du président Hollande, au cas où celui-ci tenterait de manifester la moindre indépendance afin de regagner quelque popularité auprès des électeurs; nous avons Manuel Valls, activiste de gauche repenti, prêt à toutes les bassesses et illégalités pour confisquer le pouvoir à son profit.


Manuel Valls et Anne Gravoin, celle qui, grave, voit plus loin…

De Sarkozy, Thierry Meyssan et Paul-Eric Blanrue avaient révélé que c’était un personnage formé et formaté par la CIA; de Manuel Valls, Hicham Hamza et Emmanuel Ratier nous ont révélé qu’il est la marionnette du CRIF, qui lui a confié la tâche de venir à bout de la dissidence populaire, incarnée, pour ce qui est de la jeunesse aux instincts sûrs, par Dieudonné, et pour ce qui est de la face plus réfléchie des jeunes et des autres, par Alain Soral, le plus réactif au sein d’une constellation nombreuse et diverse qui partage l’épouvante devant les méfaits du sionisme, tant au plan spirituel que pour les dégâts qu’il occasionne dans notre diplomatie et notre vitalité économique.

Au cœur de ce sombre panorama, le livre de Blanrue n’a pas vieilli; il est construit comme un avertissement sur les méthodes sionistes d’infiltration, d’empoisonnement de notre classe politique. L’auteur l’a courageusement prolongé par une intense activité de soutien aux résistants les plus acharnés contre les racines du mensonge sioniste: soutien à Robert Faurisson, auquel il a consacré un documentaire qui lui vaut poursuite en justice, soutien à Vincent Raynouard, historien emprisonné pendant plus d’un an en France, qui continue, imperturbable, à faire l’éducation de ses contemporains par des vidéos à l’argumentaire implacable, débordants de documents d’archives principalement allemandes et américaines de la seconde guerre mondiale. Ces héroïques « révisionnistes » centrent sans faiblir leur réfutation de la moindre légitimité de l’État d’Israël sur l’étude des étapes et moyens mis en place pour imposer au monde une mythologie victimaire délirante indispensable à la propagande de l’État terroriste sioniste, vaste opération d’intoxication massive et rentable connue comme « shoah business ». Visant à la racine, ils ébranlent incontestablement l’édifice de la névrose occidentale qui explique en partie l’apathie, pour ne pas dire la connivence de nos sociétés avec l’entité criminelle occupant la Palestine.

Le livre de Blanrue, paru en 2009 en Belgique, parce qu’il n’y avait pas d’éditeur français assez courageux pour le publier et en faire une promotion efficace, a fait l’objet d’un black out, d’une censure non officielle, mais effective, chaque journaliste se détournant prudemment du sujet, sauf exception (dont celle d’Alain Gresch, au Monde diplomatique). On pourrait croire qu’il n’a guère eu d’écho.
Oui, nous gouvernants continuent d’accepter la soumission à l’empire financier qui veut faire de Jérusalem sa capitale mondiale, et éradiquer tout vestige de souveraineté nationale.

Oui, nos gouvernants prétendent que nous continuions à financer l’État d’Israël, celui-là même qui bombarde, à échéances régulières tout ce que les Palestiniens de Gaza parviennent à édifier, grâce aux financements européens: installations portuaires, aéroport, hôpitaux, écoles, routes, centres de production. Ainsi le contribuable français a-t-il payé pour le bourreau et pour la victime, inlassablement, depuis les années 1970, après que le général de Gaulle, dernier résistant frontal s’opposant à l’accroissement du pouvoir militaire d’Israël, ait été évincé de la vie politique française. Et ce sont les socialistes qui ont fermé les yeux sur le détournement de nos réalisations nucléaires afin qu’Israël en profite gratuitement, et puisse à partir de la là terroriser ses voisins, et donc couper les ailes à la résistance palestinienne, et empoisonner la diplomatie de l’Europe.

Oui, nos gouvernements prétendent toujours nous interdire de réfléchir et de faire partager nos connaissances sur la profondeur du mensonge sioniste. La loi Gayssot, de 1990, continue de bloquer la recherche sur les relations réelles entre juifs, dirigeants sionistes et dirigeants allemands pendant la seconde guerre mondiale. Si le fantasme des chambres à gaz ne traumatise plus les nouvelles générations, aguerries par internet à détecter les opérations de terrorisme mental et à décrypter les montages d’images mentales atroces censées bloquer tout recul critique, les autorités auxquelles se plie docilement Manuel Valls avouent vouloir mettre en œuvre un réseau d’intimidation qui ne se limite plus aux historiens, aux savants, et aux éditeurs. Ainsi, il faut faire taire Dieudonné, Alain Soral, le dessinateur Joe le Corbeau, les chansonniers et tous ceux qui ont une réelle audience massive grâce à un excellent usage d’internet, en les attaquant par des moyens détournés, frauduleusement, par le harcèlement financier, par des tracasseries fiscales et administratives, en sus des actions en justice contre ce qu’ils produisent commanditées par le CRIF ou son agent de moralité la LICRA.

Jusqu’où ce processus dictatorial ira-t-il? Le livre de Blanrue avait été salué par certains comme un ouvrage qui aiderait les juifs de France à se détacher de la fascination pour Israël; la communauté juive de France est la plus importante d’Europe, et vient juste après celles d’Israël et des USA, en nombre, en statut et en proportion par rapport à la population totale; faire basculer celle-ci semblait être la condition pour un rééquilibrage de notre réflexion publique. Miser sur ce lectorat paraissait indispensable pour trouver un éditeur, il y a cinq ans, et nul ne s’était risqué à aller la solliciter, sauf la courageuse maison « Oser dire ». En fait, c’est l’auteur et l’internet qui ont fait la promotion efficace de l’ouvrage, en sautant par dessus les barrages des journalistes tétanisés, et le livre a travaillé les consciences juives de façon souterraine, mais certaine, parce qu’il reposait sur des références inattaquables, et incontournables. Puis le livre a trouvé un écho et un soutien franc dans le monde arabe et persanophone: Algérie, Tunisie, Égypte, Iran l’ont traduit, commenté et diffusé.

Aujourd’hui, l’esprit de résistance français a retrouvé une bonne dose d’autonomie: nous attaquons frontalement les tabous, nous bravons les interdits, la méthode Dieudonné s’est imposée. Ainsi par exemple, on nous interdit de chanter « Shoananas », la chanson qui transmue le culte puant de l’Holocauste en tube cathartique, en joyeuse ritournelle à la mode pour les fêtes de l’été, qui nous délivre des soucis de l’hiver. Qu’à cela ne tienne, cet été, nous brandissons des ananas festifs et dansons en faisant de gracieuses quenelles tropicales sans plus daigner désormais nous référer à la fameuse shoah, qui de fait, n’intéresse plus personne. Le sujet a disparu, tout simplement, il ne se maintient dans le discours officiel et imposé que dans le rôle de révélateur, d’outil de répression préventive de l’esprit critique, pour faire le tri parmi les jeunes, et parmi leurs enseignants, entre esprits dociles voire serviles, et curieux voire particulièrement vifs dans les écoles.

On a de bonnes raisons de supposer que la fronde généralisée, malgré la réapparition de l’interdiction préventive de telle ou telle réunion publique ou privée, débouchera, non pas sur le retour de Sarkozy au pouvoir, mais sur un changement radical d’équipe, avec les succès récents du parti de Marine Le Pen, qui interprète fort bien les thèmes du mécontentement populaire en matière économique et sociale, et qui a nettement plus d’imagination que ses concurrents. Mais il n’est pas sûr qu’elle puisse approfondir la résistance face aux pressions israéliennes, ce qui requiert des épaules de colosse. Paul Eric Blanrue s’apprête à faire des révélations sur ce sujet…

Le problème est que la démocratie française, tant admirée dans le monde à une époque, n’est plus guère représentative de la nation réelle, dans ce qui s’avère chaque jour un peu plus comme un nouveau système totalitaire, qui manipule les ambitions de chaque peuple en matière de souveraineté, et s’emploie à pervertir chaque expression de la volonté populaire; en ce moment, il s’agit, en France comme ailleurs, d’exacerber les tensions ethniques et religieuses, d’induire un pessimisme tragique, de rendre inimaginable la bonne entente et l’élan autour d’un projet commun. Sarkozy, qui nous semblait le pire président possible, est un individu corrompu et corrupteur. Les scandales du financement de sa campagne électorale par le colonel Kadhafi, qu’il s’empressa de faire assassiner ensuite, et par la plus riche héritière de France, à qui l’âge faisait perdre la tête, enfin par des arrosages et des fraudes avec la société Bygmalion, peuvent être surpassés par les scandales qui entourent le président actuel, malgré son manque d’envergure, ou les suivants.

C’est parce que nos dirigeants sont des otages, consentants ou non, de ce que l’on appelle l’État profond, qui n’est que l’ensemble des services secrets US s’immisçant dans notre pays pour le désarticuler en tant que collectivité vivante, par des méthodes criminelles, à l’abri des regards. C’est une structure terroriste de l’Otan, conçue dans une logique militaire contre nos mécanismes démocratiques nationaux propres, et qui ne reconnaît pas de frontières, qui ne considère les gens que nous élisons, pour le meilleur et pour le pire, que comme des pions jetables après usage.

La chance des années qui viennent est que la discorde s’est maintenant installée, entre US et Israël; leurs rapports étaient jadis de métropole impériale à colonie d’avant garde. Leurs services secrets sont intimement imbriqués, mais il y a maintenant rivalités et surenchères entre eux, sur fond d’intérêts nationaux contradictoires, tandis que l’idéologie néo-judaïque qu’ils avaient répandue ensemble a complètement perdu son hégémonie, et que tout autour d’eux, que ce soit dans l’islam, dans l’Europe continentale orthodoxe, dans l’Amérique latine catholique et en Orient extrême, d’autres visions du monde et de l’avenir ont repris le dessus.

Avons-nous pour autant retrouvé nos repères traditionnels, pour nous orienter sûrement dans le chaos inédit qui nous submerge? Nous avons toujours autant besoin de l’imagination critique d’origine juive, pour autant qu’elle soit centrée comme la nôtre sur notre patrie physique, nos compatriotes en chair et en os, la déférence envers nos martyrs, quel que soit le camp pour lequel ils se sont battus, car ils mouraient pour le même rêve indispensable.

Il y a une pierre de touche, pour s’y retrouver dans la jungle des nouvelles alliances à nouer, c’est la Palestine. C’est la Terre sainte immémoriale, centre géographique vers où convergent les énergies des quatre dimensions, des quatre logiques qui se disputent l’humanité: le sud, le nord, orient, occident. C’est un aimant spirituel. Elle a vocation à attirer les pires crimes, comme à Gaza la torturée en ce moment, Gaza où naquirent les premières églises chrétiennes, c’est à dire dédiées à Jésus le crucifié. Pour que la malédiction s’inverse, la boussole c’est le respect des autochtones, des héritiers légitimes de ce lieu si périlleux pour le monde entier. Les meilleurs penseurs juifs le savent, qui ne veulent pour les juifs que la dispersion féconde, dans la loyauté envers chaque peuple, chaque pays, chaque patrie, et la restitution pleine et entière de la Palestine aux Palestiniens. Ils s’expriment toujours sans concession dans le mouvement Neturei Karta.

Le successeur de Sarkozy, en tant que robot israélien télécommandé (mais parfois désorienté par la vivacité de la riposte populaire!!!), c’est Manuel Valls (1).

Mais nous y voyons de plus en plus clair, il est pour nous transparent. Le livre de Blanrue reste un manuel pour déchiffrer la misère de la France. Il appartient à ses lecteurs. Il va être réédité en Iran. Ses lecteurs sont très bien placés pour en tirer profit, tant ils connaissent de près la criminalité israélienne; qu’il leur soit utile pour le bien de leur pays, pour son rayonnement, dont nous, Français, avons si grandement besoin.

Paris, le 23 août 2014

Maria Poumier

 

(1) Les publications israéliennes en France nous tiennent à jour de chaque étape de la soumission de nos dirigeants:
Dernières visites d’Etat en Israël
François Hollande, en Israël, du 17 au 19 novembre 2013. Nicolas Sarkozy, en Israël, du 22 au 24 juin 2008. Shimon Pérès, en France, du 10 au 14 mars 2008.
Dernières visites de dirigeants israéliens en France
Avigdor Liberman, ministre des Affaires étrangères, du 12 au15 février 2014, et 26 juin 2014.
Uzi Landau, ministre du tourisme, du 30 janvier au 2 février 2014
M. Meïr Cohen, ministre des affaires sociales, du 7 au 9 octobre 2013
M. Youval Steinitz, ministre des affaires stratégiques et du renseignement, chargé des relations internationales, les 3 et 4 juillet 2013
M. Yaacov Peri, ministre des sciences et technologies, du 16 au 19 juin 2013 ;
M. Moshé Yaalon, ministre de la défense, les 16 et 17 juin 2013 ;
M. Yaïr Lapid, ministre des finances, le 31 mai 2013 ;
M. Shimon Peres, du 8 au 13 mars 2013 ;
M. Shalom Simhon, ministre de l’industrie, du commerce et de l’emploi, le 12 janvier 2013 ;
M. Benjamin Netanyahou, du 31 octobre au 1er novembre 2012 ;
M. Dan Méridor, Premier ministre adjoint et ministre chargé des services de renseignement et de la commission à l’énergie atomique, du 3 au 5 octobre 2012.
Dernières visites de dirigeants français en Israël
M. Peillon, ministre de l’Education nationale, du 30 janvier au 1er février 2014.
M. Laurent Fabius, le 25 août 2013, qui a rencontré le Président Shimon Pérès, le Premier Ministre B. Netanyahu, le Ministre de la Défense M. Yaalon, la Ministre de la Justice chargée des négociations avec les Palestiniens, T. Livini, le Ministre des Finances Y. Lapid, le Ministre des affaires stratégiques et du renseignement, chargé des relations internationales, Y. Steinitz et le chef du parti travailliste, S. Yechimovich.
Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée chargée des Français de l’Etranger, du 21 au 23 avril 2013http://www.israelvalley.com/news/2014/06/26/43662/france-israel-le-ministre-avigdor-lieberman-est-a-paris-des-discussions-sensibles.

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