Pour illustrer cette déplorable réalité ; il suffit de se souvenir que lorsque Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’Etat sous l’administration Clinton, qui se dit avoir une éducation catholique mais dont les origines juives ont été révélés après sa nomination. Clinton, visiblement, surpris s’est dit persuadé que les origines de sa secrétaire d‘Etat n’auront pas d’incidence sur la gestion du conflit.
Sous l’autorité de Madeleine Albright, Dennis Ross est nommé envoyé spécial du président américain au Moyen-Orient entre 1998 et 2000. De mère juive, militant sioniste notoire- pour un américain, layadjouz (ce n’est pas licite) de dire activiste-, il est le co-fondateur de l’AIPAC, le plus puissant de tout les lobbys sionistes aux Etats-Unis. Il est aussi membre du Think Tank américain WINEP (Washington Institute for Near East Policy, c’est-à-dire le bastion où s’élabore la politique américaine dans le proche Orient pour le bénéfice exclusif d’Israël), Résultats : Dennis Ross ne se manifestait que pour exercer des pressions sur Yasser Arafat afin de le museler et favoriser une intensification planifiée des implantations des colonies.
Les records de réalisations correspondent à cette période où Denis Ross faisait de la diversion pendant que les bulldozers israéliens terrassaient. Aujourd’hui Dennis Ross, après avoir été haut conseiller auprès de deux précédents présidents américain, Bill Clinton et George HW Bush., a mis en veilleuse son bipartisme pour s’impliquer fortement auprès du candidat Barack Obama dont il est devenu l’un des plus proches conseillers (Julian Borger, Guardian, 05.11.2008).
Pour Rahm Emanuel, le futur secrétaire général à la Maison-Blanche, écoutons son père expliquer dans le quotidien populaire israélien Maariv,du 06.11.2009, ce qu’il faut attendre de lui : « Bien sûr qu’il va influer sur le président pour qu’il soit pro-israélien (…) Pourquoi ne le ferait-il pas ? Qu’est-ce qu’il y a, il est arabe ? Il ne va pas balayer les parquets de la Maison-Blanche ! »(AFP 14/11/2008). Passons donc sur les propos racistes pour lesquelles naturellement le nouvel homme clé de la nouvelle administration s’est excusé pour son père Israélien et relevons la franchise des propos du papa.
C’est un vétéran du « Etzel », un groupe clandestin ultra-nationaliste juif qui a mené une « guérilla contre les troupes britanniques avant la création de l’Etat d’Israël en 1948». C’est par cet euphémisme que les biographes du nouvel homme fort de l’équipe Obama nous expliquent que son père est un ancien terroriste. Rahm Emanuel, lui-même, a effectué, En 1997, une courte période de service militaire en Israël. Dans ces conditions, Il serait plus perspicace pour Barack Obama de faire sous-traiter sa politique au Moyen Orient par le gouvernement Israélien. Cela aérerait son agenda pour qu’il puisse attendre ses enfants à la sortie des classes, au lieu de faire semblant.
Barack Obama a l’usufruit de la Maison-Blanche en contrepartie du coup de jeune qu’il donne au rêve américain mais n’en détient pas forcément les rênes. Il l’a si bien compris qu’il donne des gages en prévenant les désirs d’avenir de ceux qui peut-être furent un appoint décisif pour son élection. Le zèle qu’il fait sur Jérusalem participe de cette reconnaissance pour service rendu. Autrement dit, les arabes n’ont pas fini de morfler ; entre Bush père et fils et Barack Obama, ils tombent de Charybde en Scylla.
Mais mal lui en prendra si d’aventure il répond aux sollicitations d’un Dennis Ross pour attaquer l’Iran. On sait que ce dernier est un fervent partisan de l’intervention américaine. Songer qu’après deux guerres américaines pour le bénéfice exclusif d’Israël en Irak, une troisième contre l’Iran ouvrirait la voie devant le grand Israël. Cependant, je nuancerai mon point de vue. Tout au plus, ils iront chercher des poux dans la tête du président syrien, Bashar Al-Assad, pour qu’il fasse son deuil du Golan. La question du nucléaire iranien sert de contre feux à la cuisine israélienne en Palestine. On occupe les esprits de tous les pacifistes de la planète avec un incendie pendant qu’Israël fait mijoter la question palestinienne à sa manière. Le cas échéant où l’Amérique devienne définitivement le sous-traitant d’Israël, pour faire sauter l’obstacle iranien, je conseillerai volontiers et humblement, Lillah Fissabil Allah, à Barack Hussein Obama de méditer sur ce que lui inspirera cette fragrance perse qu’exhale le jardin des roses de Saadi :
O sage ! Crains celui qui te craint, l’aurais-tu emporté Sur cent pareils à lui. Par peur qu’on ne l’écrase Le serpent mord le pied du berger qu’il redoute Et le chat, sans espoir, se jette aux yeux du tigre.
Abdelouahab Mokhbi: Algerienetwork

























