Karim Younes
Les interventions au moyen-orient comme en Afrique ont -elles évité ou provoqué la destruction des institutions, des infrastructures civiles et militaires, le pourrissement économique, l’émiettement de la cohésion nationale, l’anéantissement des valeurs fondatrices des États, et, en définitive, à la mise au pas derrière les pays qui pilotent ce siècle?
Les multinationales n’alimentent-elles pas les révoltes?ne choisissent-elles pas leurs « élites», qui, prises au piège de la dépendance, serviront leurs maîtres en dilapidant les richesses qui appartiennent aux peuples?(Exemple en Irak, et maintenant en Libye.Quant à l’Afrique,,les déchirements ne sont-ils pas alimentées par une décolonisation approximative,les intérêts des anciens possesseurs ne sont-ils pas garantis par l’agitation qui nous sidère entretenue depuis des décades?
L’un des enjeux les plus cruciaux auquel est confronté le monde d’aujourd’hui est le multilatéralisme que les évènements sur la scène moyen-orientale ont remis en cause dans son rôle de fondement des relations entre les États et de fondement du système de leur sécurité collective.
Ce système, patiemment construit par la communauté internationale, et qui a laborieusement capitalisé des acquis positifs majeurs au cours de ses soixante dernières années d’existence, est aujourd’hui menacé par l’unilatéralisme, en particulier lorsque celui-ci régit des questions aussi importantes pour les peuples que la paix internationale.
L’autre enjeu est cette unipolarité en matière de gouvernance du monde, totalement en contresens des attentes de l’humanité qui, au lendemain de la guerre froide, pensait en avoir fini avec l’incapacitante bipolarité d’une planète où s’affrontaient deux blocs, et fondait tous ses espoirs dans la perspective d’une organisation multipolaire du monde.
L’ordre international durable auquel aspire la communauté mondiale ne peut ses construire sur une logique de puissance avec la force invincible comme seul moyen de convaincre.
Karim Younes

























