Le journal américain The Los Angeles Times a affirmé que les visites que le président Mohamed Morsi envisageait d’effectuer en Chine et en Iran suscitaient des craintes de voir « l’Egypte révolutionnaire » se détourner de l’Occident et des Etats-Unis, surtout que Pékin et Téhéran sont ensembles « sur la rive opposée » des intérêts occidentaux.
Le premier président islamiste Mohamed Morsi entend entreprendre la semaine prochaine une visite en Chine, en réponse à une invitation du président Hu Jintao dont le pays cherche à renforcer ses investissements en Egypte. Ceci permettra au Caire de se passer des prêts et aides.
Morsi se rendra ensuite à Téhéran pour assister au sommet du Mouvement des Non-Alignés. Deux mois après son arrivée au pouvoir, Morsi suit une politique de rapprochement avec Téhéran et exprime son aspiration à pouvoir se passer des milliards de dollars américains et des aides étrangères.
Le rapprochement accru avec Téhéran est le point le plus clair dans la politique étrangère de Morsi. Aucun président égyptien ne s’était rendu à Téhéran depuis la révolution de 1979. Tout comme l’Iran, la Chine peut être un partenaire prêt à aider l’Egypte islamiste.
La Chine n’a pas bien réussi auprès des pays du printemps arabe et a perdu des investissements de milliards de dollars dans le secteur de l’énergie en Libye. Le soutien accordé par Pékin au régime Al-Assad en Syrie a aidé ce dernier à la répression sanglante de la révolution populaire. Rappelons que Pékin avait opposé son veto aux résolutions du Conseil de sécurité contre la Syrie.
Bien que l’Egypte souffre du manque de sécurité et que son économie est dans un état détériorée, la promotion des relations chinoises avec la nation islamique permettra à Pékin d’être présent en mer méditerranée pour protéger ses investissements en Méditerranée et en mer noire.
Morsi voit des avantages dans la diversification des sources d’aide à l’Egypte. La politique chinoise est basée sur l’intérêt national et contrairement aux Etats-Unis, Pékin ne critique pas les restrictions grandissantes imposées par Morsi à la liberté de la presse et d’expression et aux droits de la femme, ainsi que la maltraitance des minorités. De surcroit, la Chine a d’énormes liquidités monétaires et l’Egypte a besoin d’investissements étrangers.

























