Le côté sombre de François Mitterrand

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Le 8 janvier 1996 disparaissait François Mitterrand. Il était le 21e président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995. Les algériens de ma génération n’ont pas bon souvenir de ce président français. Il y a différentes raisons de le détester affirmaient il y a quelques jours dans facebook différents internautes, dont monsieur Mohamed balhi en avait décelé trois :

« – 1.Alors ministre de l’Intérieur, pendant l’insurrection des Algériens, François Mitterrand, malgré les demandes de grâce, « laisse sans broncher aller à la guillotine des nationalistes algériens, qu’ils aient ou non du sang sur les mains : 45 décapitations en 500 jours. » (Chiffres révélés dans le livre de François Malye et Benjamin Stora, extrait d’un article du Point)

Parmi les guillotinés Fernand Iveton, militant du parti communiste algérien, exécuté le 11 février 1957 ; et Larbi Ben M’hidi, liquidé – « pendaison maquillée en suicide », par le général Aussaress, un secret d’Etat gardé durant quarante ans ! –

2- Il a bluffé Chadli Bendjedid en lui proposant de lui acheter du pétrole et du gaz à des prix avantageux, ce qui a rendu fous furieux les Allemands.

L’Algérie a tourné le dos à l’Allemagne et perdu un contrat gazier évalué à 40 milliards de dollars! Les Algériens ont perdu toute crédibilité en lâchant l’Allemagne qui ne voulait pas dépendre de la seule URSS.

3- En 1991, il s’est ingéré dans les affaires intérieures algériennes avec son fameux « Il faut revenir au processus électoral ».

Depuis cette date, tout islamiste du FIS qui partait en France était alors accueilli comme un réfugié politique cependant que d’autres citoyens éprouvaient des difficultés pour obtenir le visa.

En encourageant le FIS, Mitterrand voulait se venger du FLN; dans son inconscient il n’a jamais supporté l’indépendance de l’Algérie.

Si l’on ne peut qu’être d’accord avec monsieur Balhi à propos des deux premiers points sur le troisième beaucoup d’éminents spécialistes de l’Algérie doutent que l’ex président français feu monsieur Mitterrand ait encouragé le processus électoral en 1992 en Algérie.

Je me permets de vous rapporter les propos de l’historien algérien lounis aggoun dans le livre qu’il avait écrit conjointement avec monsieur jean baptiste Rivoire :

« Le feu vert de paris : officiellement la France déplore le coup d’état : lors d’une conférence de presse au Luxembourg le 14 janvier le président de la république française François Mitterrand qualifie ainsi l’arrêt du processus électoral « d’acte pour le moins anormal »

en indiquant qu’ « il faut renouer les fils d’une vie démocratique »en Algérie. Prise de position bien tiède qui n’en déclenchera pas moins l’ire de la presse algérienne. En vérité en sous-main les généraux reçoivent la bénédiction de paris. »

Cela ne reste bien sûr que l’avis de ces auteurs. Pour notre part au vu de tout ce que nous connaissons de l’histoire nous douterons beaucoup que les puissants de l’Occident toujours intéressés par les ressources des pays du Sud songeraient un jour à encourager la démocratie en ces pays.

Amokrane Nourdine

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